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Le collier de Kali (1913) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 26/09/1913
Sociétés de production
Pays producteurs

Le collier de Kali(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

26/09/1913
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10 / 10

Sorti en 1913, Le Collier de Kali est un film muet français en noir et blanc réalisé par Victorin Jasset pour la Société Française des Films Éclair, inscrit dans le registre du mélodrame à tonalité exotique alors en plein essor dans le cinéma hexagonal d’avant-guerre (Source : Wikipédia, consulté 2026). Le film met en scène un collier sacré lié à la déesse hindoue Kali, dont le vol entraîne une série de persécutions et de malheurs frappant la famille qui s’en est emparée, suivant une logique narrative où la transgression d’un ordre religieux ou symbolique appelle une forme de châtiment puis de réparation (Source : E Muto Fu, 2022). Sans entrer dans les détails de résolution, le récit conduit progressivement le protagoniste à restituer le bijou à une prêtresse portant le nom de la divinité, ce qui ouvre sur un apaisement des tensions et un retour à l’ordre initial (Source : E Muto Fu, 2022). Par sa structure dramatique et ses motifs, l’œuvre s’inscrit dans un imaginaire orientaliste très répandu à l’époque, combinant intrigue familiale, menace extérieure et élément pseudo‑surnaturel associé à l’Inde (Source : E Muto Fu, 2022). Le film est aujourd’hui principalement connu par les archives et les mentions critiques qui en subsistent, ainsi que par sa place dans la filmographie de Jasset et par la présence, au générique, d’une très jeune Simone Genevois, future interprète de Jeanne d’Arc à l’écran (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; Histoire du Vésinet, consulté 2026).

Contexte de production et place dans l’œuvre de Victorin Jasset

Victorin Jasset compte parmi les réalisateurs majeurs du cinéma français des années 1910, associé notamment à la Société Française des Films Éclair, où il développe à la fois des séries policières et des drames d’aventure (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; E Muto Fu, 2022). Le Collier de Kali est réalisé en 1913, année particulièrement active pour Jasset, qui tourne également des œuvres comme Balaoo et d’autres films à tonalité feuilletonesque, confirmant son intérêt pour les récits mêlant exotisme, fantastique et suspense (Source : E Muto Fu, 2022). Le film est produit par Éclair, société fondée en 1907 et rapidement devenue l’un des pôles importants de la production française, notamment dans le domaine du film à épisodes et des récits d’action structurés autour de rebondissements (Source : Wikipédia, consulté 2026). À travers ce titre, Jasset prolonge un travail formel amorcé dans ses séries policières, en particulier sur la construction de l’espace, l’usage des décors et la mise en scène de poursuites, transposé ici dans un cadre narratif centré sur un objet sacré et ses conséquences dramatiques (Source : E Muto Fu, 2022). La sortie du film en 1913 le situe à la veille de la Première Guerre mondiale, à un moment où la production française se trouve encore en position dominante sur les marchés internationaux, avant le basculement progressif au profit des studios américains (Source : Wikipédia, consulté 2026).

Fiche technique et caractéristiques formelles

Le Collier de Kali est un film muet tourné en noir et blanc sur pellicule 35 mm, présenté dans un format d’image d’environ 1,33:1, standard de l’époque, et exploité avec accompagnement musical en salle, comme il est d’usage pour les productions muettes des années 1910 (Source : Wikipédia, consulté 2026). La réalisation est assurée par Victorin Jasset, tandis que le scénario est signé Robert Boudrioz, scénariste et futur réalisateur qui collabore à plusieurs films de la période, parmi lesquels ce titre de 1913 (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; Wikipédia – Robert Boudrioz, consulté 2026). La photographie est confiée au chef‑opérateur Lucien Andriot, technicien qui poursuivra ensuite une carrière internationale, en particulier aux États‑Unis, où il travaillera sur de nombreuses productions hollywoodiennes durant l’ère du muet et au‑delà (Source : Wikipédia, consulté 2026). Le métrage du film est indiqué à 1 185 mètres, ce qui correspond, selon les vitesses de projection de l’époque, à un moyen ou long métrage d’une durée approximative de cinquante minutes, inscrivant l’œuvre dans un format narratif déjà développé par rapport aux vues plus courtes du début des années 1900 (Source : Wikipédia, consulté 2026). Classé comme drame, le film s’appuie sur une dramaturgie reposant sur la montée progressive de la menace et sur un système de causes et de conséquences lié au vol du collier, dans une ligne qui rejoint d’autres productions contemporaines jouant sur la culpabilité et la malédiction (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; E Muto Fu, 2022).

Intrigue, motifs narratifs et imaginaire orientaliste

L’intrigue de Le Collier de Kali repose sur le vol d’un collier sacré associé à la déesse Kali, dont la profanation déclenche une série d’événements menaçants visant l’homme qui s’en est emparé pour satisfaire son épouse, ainsi que leur famille (Source : E Muto Fu, 2022). Au fil du récit, le protagoniste se trouve confronté à des persécutions et à des drames supposément liés à la malédiction attachée à l’objet, croyant notamment avoir perdu son enfant puis sa femme, cette dernière sombrant dans la folie sous l’effet du chagrin (Source : E Muto Fu, 2022). Le scénario joue sur un registre de terreur croissante et d’angoisse domestique, où la menace extérieure se répercute dans l’espace familial, articulant ainsi la dimension « exotique » de la malédiction et les conséquences intimes sur les personnages européens qui ont transgressé un interdit religieux (Source : E Muto Fu, 2022). La résolution passe par la restitution du collier à une prêtresse qui porte elle aussi le nom de Kali, figure médiatrice entre le monde occidental représenté par la famille et l’univers religieux indien, ce qui permet d’aboutir au pardon et à la réintégration de l’ordre initial (Source : E Muto Fu, 2022). Ce schéma narratif s’inscrit dans un imaginaire orientaliste partagé par plusieurs films du temps, où l’Inde et l’« Orient » servent de cadre symbolique à des récits centrés sur le sacrilège, la vengeance divine et la réparation finale, à l’image d’autres œuvres ultérieures comme Il gioiello di Khama de Palermi, avec lequel la critique a établi un parallèle (Source : E Muto Fu, 2022).

Distribution et trajectoires des interprètes

La distribution de Le Collier de Kali réunit plusieurs acteurs réguliers du cinéma français des années 1910, issus notamment du vivier de la Société Française des Films Éclair (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; IMDb, consulté 2026). Josette Andriot y incarne le personnage de Kali, rôle central dans la dynamique du récit, l’actrice étant déjà connue pour ses participations à des films d’aventure et à des séries policières, en particulier sous la direction de Jasset (Source : Wikipédia, consulté 2026). Maryse Dauvray interprète Henriette Darsac, tandis que Charles Krauss tient le rôle de Charles Darsac, le couple étant placé au cœur des épreuves liées au collier et à la malédiction qui l’entoure (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; IMDb, consulté 2026). Le casting comprend également Camille Bardou, crédité dans le rôle de Dour, dans la continuité de sa présence dans d’autres productions de la même période, où il apparaît fréquemment dans des emplois de soutien au sein de récits feuilletonesques ou d’aventure (Source : IMDb, consulté 2026; E Muto Fu, 2022). Enfin, le film compte la participation de Simone Genevois, mentionnée par la biographie consacrée à l’actrice comme apparaissant dans Le Collier de Kali alors qu’elle n’est encore qu’un enfant, ce qui en fait l’une de ses premières apparitions à l’écran avant sa reconnaissance dans La Merveilleuse Vie de Jeanne d’Arc de Marco de Gastyne en 1929 (Source : Histoire du Vésinet, consulté 2026).

Réception, diffusion et postérité

Les sources disponibles indiquent que Le Collier de Kali sort en France le 26 septembre 1913, la date figurant dans certaines chronologies du cinéma français qui répertorient les sorties hebdomadaires de films muets de cette période (Source : KronoBase, consulté 2026). Si la documentation contemporaine sur l’accueil précis du film reste limitée, son inscription dans les bases de données spécialisées, de Wikipédia à IMDb et à divers répertoires filmographiques, atteste de sa circulation au sein du réseau commercial de l’époque et de sa prise en compte dans l’historiographie du cinéma muet français (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; IMDb, consulté 2026). Dans les études et textes critiques consacrés aujourd’hui à Victorin Jasset, le film est souvent évoqué comme un exemple de son versant « exotique » et mélodramatique, à côté d’autres titres comme Balaoo ou certaines adaptations sérielles, même si ce pan de sa filmographie est généralement moins commenté que ses œuvres policières (Source : E Muto Fu, 2022). La rareté présumée des copies et le caractère lacunaire des archives expliquent en partie le faible nombre d’analyses détaillées, le film étant surtout appréhendé à travers des résumés de trame, des mentions biographiques ou des notices techniques (Source : E Muto Fu, 2022 ; Wikipédia, consulté 2026). Toutefois, sa mention dans les parcours d’interprètes comme Simone Genevois et dans la filmographie de Robert Boudrioz contribue à maintenir une visibilité historique, en en faisant un jalon parmi les productions qui illustrent, au début des années 1910, la combinaison de **mélodrame** familial et d’imaginaire orientaliste dans le cinéma français (Source : Histoire du Vésinet, consulté 2026 ; Wikipédia – Robert Boudrioz, consulté 2026).

Critique sur Le collier de Kali

10 / 10
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Casting et distribution

Découvrez la distribution et l'équipe technique de Le collier de Kali, ainsi que les talents devant et derrière la caméra qui ont donné vie à ce film.

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