“Les solutions pour la planète existent !”
2040 est un long métrage documentaire australien réalisé, écrit et porté à l’écran par Damon Gameau, connu auparavant pour le film documentaire That Sugar Film, sorti en 2014, qui examinait les effets du sucre sur la santé (Source : Wikipédia, 2019 ; IMDb, 2020). Le film est distribué en Australie par Madman Entertainment et s’inscrit dans la tradition des documentaires engagés qui articulent démarche pédagogique et exploration personnelle (Source : Wikipédia, 2019). D’une durée de 92 minutes, il est présenté en langue anglaise et s’adresse à un public large, incluant spectateurs familiaux et publics scolaires, comme en témoignent les dossiers pédagogiques publiés en parallèle de sa sortie (Source : Wikipédia, 2020 ; Dossier pédagogique 2040, s.d.). La date de sortie en salles en Australie est fixée à 2019, dans un contexte de forte médiatisation des enjeux climatiques et de multiplication des mobilisations citoyennes autour de la question du réchauffement global (Source : Wikipédia, 2019). La production s’inscrit dans une dynamique de collaboration avec des partenaires institutionnels, éducatifs et associatifs, qui utiliseront le film comme support de sensibilisation, ce qui contribue à sa diffusion internationale au-delà du circuit traditionnel des salles (Source : Modern Films, 2018 ; Films pour la Terre, s.d.).
Synopsis et dispositif narratif
Le film se présente comme un documentaire hybride dans lequel Damon Gameau imagine ce que pourrait être le quotidien de sa fille Velvet lorsqu’elle aura 21 ans, en 2040, si un ensemble de solutions climatiques existantes étaient déployées à grande échelle, tout en conservant une structure narrative accessible, sans détailler tous les lieux ni toutes les personnes rencontrées (Source : Wikipédia, 2019 ; Dossier pédagogique 2040, s.d.). Le récit est construit comme une lettre filmée adressée à l’enfant, articulant scènes d’entretiens, séquences explicatives et projections visuelles d’un futur possible, qualifié d’« exercice de rêverie fondée sur des faits » par la communication autour du film (Source : Wikipédia, 2019). Le réalisateur y parcourt différents pays pour explorer des solutions concrètes, notamment dans les domaines de l’énergie, de la mobilité, de l’agriculture ou encore de l’aménagement urbain, en mettant en avant des technologies et pratiques déjà opérationnelles, sans entrer dans un détail technique exhaustif pour chacune d’elles (Source : Dossier pédagogique 2040, s.d. ; Films pour la Terre, s.d.). Par ailleurs, le film alterne projections de futurs souhaitables et explications des mécanismes du réchauffement climatique, en recourant à des visualisations, à des schémas et à des images de synthèse afin de rendre compréhensibles des phénomènes complexes pour un large public (Source : Dossier pédagogique 2040, s.d.). Cette approche narrative, centrée sur la figure de l’enfant et sur un horizon temporel proche, vise à replacer la question climatique dans une temporalité vécue, en parlant directement des conditions de vie de la génération qui atteindra l’âge adulte autour de 2040 (Source : Dossier pédagogique 2040, s.d. ; It’s Time – Festival of Climate Action, 2020).
Thématiques et enjeux environnementaux
Au cœur de 2040 se trouve la question des solutions déjà disponibles face au changement climatique, que le film met en avant plutôt que de se concentrer uniquement sur les scénarios de catastrophe, en abordant par exemple la transition énergétique, les mobilités décarbonées et la régénération des écosystèmes (Source : Wikipédia, 2019 ; Films pour la Terre, s.d.). Le documentaire s’intéresse notamment aux réseaux d’énergie décentralisés, à la production locale d’électricité par les ménages et aux modèles de partage de ressources, qui sont présentés comme autant de pistes pour réduire les émissions et renforcer la résilience des communautés, sans détailler l’intégralité des modèles économiques sous-jacents (Source : Films pour la Terre, s.d. ; Dossier pédagogique 2040, s.d.). En parallèle, le film aborde la question de l’agriculture régénératrice et de la restauration des sols, en soulignant le rôle des pratiques agricoles dans le stockage du carbone et la protection de la biodiversité, en s’appuyant sur des exemples concrets d’initiatives existantes (Source : Dossier pédagogique 2040, s.d.). Cette même année de sortie, les débats autour de la justice climatique et des inégalités d’exposition aux risques sont très présents dans l’espace public, et le film s’inscrit dans cette toile de fond en évoquant les dimensions sociales de la transition, notamment la gouvernance communautaire et la participation citoyenne (Source : Dossier pédagogique 2040, s.d. ; Films pour la Terre, s.d.). Enfin, le documentaire propose une réflexion sur la notion de « régénération », terme repris dans la campagne qui entoure la diffusion du film sous la forme d’un mouvement appelé « The Regeneration », qui invite les spectateurs à prolonger l’expérience au-delà de la salle par des engagements individuels et collectifs (Source : It’s Time – Festival of Climate Action, 2020 ; Modern Films, 2018).
Distribution artistique et équipe de création
La présence de Damon Gameau à l’écran constitue l’un des éléments structurants du film, le réalisateur endossant à la fois le rôle de narrateur, de guide et de père s’adressant à sa fille, ce qui ancre le dispositif dans une relation personnelle tout en gardant une dimension informative (Source : IMDb, 2020 ; Wikipédia, 2019). La distribution inclut également Eva Lazzaro, qui interprète une version plus âgée de Velvet, figure permettant de matérialiser la projection vers 2040, ainsi que Zoë Gameau, qui apparaît dans son propre rôle dans certaines séquences, sans que le film ne s’inscrive pour autant dans le registre de la fiction classique (Source : Dailymotion – Bande-annonce, 2024 ; IMDb, 2020). Le générique mentionne également Davini Malcolm, créditée dans certains supports comme chamane, ce qui signale l’inclusion de séquences plus symboliques ou métaphoriques dans le montage, sans qu’un synopsis officiel ne détaillle ces scènes (Source : Dailymotion – Bande-annonce, 2024). La musique originale du film est composée par Bryony Marks, compositrice australienne qui a travaillé sur plusieurs productions pour le cinéma et la télévision, contribuant à l’atmosphère sonore du documentaire (Source : Wikipédia, 2019). Du côté technique, le film adopte un format 2,35:1 et un mixage sonore en Dolby Digital, des caractéristiques courantes pour une exploitation en salles, avec une photographie qui combine prises de vues documentaires, images d’animation et effets visuels pour illustrer les scénarios futurs (Source : IMDb, 2020 ; Modern Films, 2018).
Production, diffusion et exploitation pédagogique
Produit en Australie, 2040 bénéficie de l’appui de Madman Entertainment pour sa distribution nationale, puis d’accords avec différents distributeurs internationaux, comme Modern Films au Royaume-Uni, ce qui lui permet d’accéder aussi bien aux circuits commerciaux qu’aux séances spéciales en festivals et événements thématiques (Source : Wikipédia, 2019 ; Modern Films, 2018). Le film est sélectionné, entre autres, au Festival international du film de Berlin, au sein de la section Generation, qui met en avant des œuvres destinées à un jeune public ou centrées sur des personnages jeunes, ce qui confirme son positionnement vers une audience intergénérationnelle (Source : Modern Films, 2018). Il ouvre également le Human Rights Arts and Film Festival en Australie, événement consacré aux questions de droits humains, ce qui ancre clairement la réflexion environnementale du film dans un cadre plus large de préoccupations sociales et politiques (Source : Modern Films, 2018). En parallèle de son exploitation en salles, 2040 fait l’objet d’initiatives pédagogiques avec la publication de dossiers à destination des enseignants, qui proposent des pistes d’utilisation en classe autour des enjeux climatiques, des modes de consommation et des modèles de gouvernance, confirmant l’intention de faire du film un outil de sensibilisation (Source : Dossier pédagogique 2040, s.d.). Le titre donne également son nom à un ensemble d’actions réunies sous la bannière « The Regeneration », présentées sur des plateformes en ligne comme un prolongement du film, invitant les spectateurs à s’impliquer dans des projets ou des changements de comportement concrets (Source : It’s Time – Festival of Climate Action, 2020 ; Modern Films, 2018).
Accueil critique et réception publique
La réception critique de 2040 est globalement favorable, comme en témoigne la note de 100% de critiques positives recensée à un moment donné sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, sur la base d’une vingtaine de critiques, avec une moyenne d’environ 7,1 sur 10, ce qui indique un consensus plutôt positif sans record de notation (Source : Wikipédia, 2019). Le site Metacritic attribue au film un score d’environ 77 sur 100, calculé à partir de plusieurs critiques professionnelles, ce qui le classe dans la catégorie des œuvres accueillies de manière généralement favorable par la presse (Source : Wikipédia, 2019). Plusieurs articles anglophones soulignent le choix d’un ton volontairement orienté vers les solutions, qualifié d’« inhabituellement optimiste » pour un documentaire sur le climat, en contraste avec des approches plus alarmistes, tout en restant descriptifs sur les technologies présentées (Source : Wikipédia, 2019). En France, des critiques spécialisées insistent sur la dimension pédagogique de l’œuvre et sur sa capacité à rendre accessibles des notions complexes à un public non expert, certains commentateurs mentionnant également la continuité avec le travail mené par Damon Gameau sur That Sugar Film autour de la vulgarisation par le biais de dispositifs ludiques (Source : Abus de Ciné, 2019 ; AlloCiné, 2019). Sur le plan commercial, le film enregistre un box-office mondial de l’ordre de 1,36 million de dollars américains, selon les données compilées par les bases de données internationales, ce qui reste modeste à l’échelle des sorties mondiales mais cohérent avec son format documentaire et sa diffusion ciblée (Source : IMDb, 2020).
Filmographie sélective de Damon Gameau
- That Sugar Film – Documentaire, 2014, film traitant des effets du sucre sur la santé à travers une expérience personnelle menée par le réalisateur (Source : Wikipédia, 2019).
- 2040 – Documentaire, 2019, long métrage axé sur les solutions existantes au changement climatique et imaginant le futur d’une enfant en 2040 (Source : Wikipédia, 2019 ; IMDb, 2020).
Distinctions, sélections et impact
Le parcours de 2040 dans les festivals s’articule notamment autour de sa sélection officielle à la Berlinale, dans la section Generation, où il est présenté comme un film susceptible de susciter le débat auprès d’un jeune public sur l’avenir de la planète, sans qu’il soit systématiquement récompensé par des prix majeurs dans chaque manifestation (Source : Modern Films, 2018). Le film est également programmé au Seattle International Film Festival, au Stockholm International Film Festival et au Gold Coast Film Festival, ce qui participe à construire sa visibilité sur plusieurs continents et à l’inscrire dans une circulation internationale des documentaires environnementaux (Source : Wikipédia, 2019). Au Human Rights Arts and Film Festival, où il fait l’ouverture, 2040 est associé à une réflexion plus large sur les droits humains et l’équité face aux impacts du changement climatique, ce qui renforce son positionnement à la croisée du documentaire de société et du film de sensibilisation (Source : Modern Films, 2018). Par ailleurs, l’impact du film se mesure aussi aux programmes éducatifs et aux campagnes associées, notamment le mouvement « The Regeneration », qui mobilise des ressources en ligne et des actions locales pour encourager l’adoption de solutions évoquées dans le film, même si ces engagements ne se traduisent pas systématiquement par des indicateurs chiffrés consolidés à l’échelle mondiale (Source : It’s Time – Festival of Climate Action, 2020 ; Dossier pédagogique 2040, s.d.). Cette articulation entre diffusion en festivals, exploitation commerciale limitée et prolongement militant dans la sphère éducative et associative fait de 2040 un exemple de documentaire pensé comme un point de départ pour des initiatives concrètes plutôt que comme une œuvre strictement confinée au cadre de la salle de cinéma (Source : Modern Films, 2018 ; Films pour la Terre, s.d.).
Critique sur 2040
Où regarder en streaming 2040
2040 est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de 2040 figurent Himself, interprété par Damon Gameau, Older Velvet, interprété par Eva Lazzaro et Herself, interprété par Zoe Gameau. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.














