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Faux-semblants - Image de fond
Faux-semblants (1988) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
Dead Ringers
Budget
13 000 000,00 $
Revenus
8 038 508,00 $
Classification
12
Pays d’origine
CA
Sorties en France
  • Cinéma : 08/02/1989 (12)
  • Numérique : 04/09/2017 (12)
  • Support physique : 06/12/2000 (12)
  • Support physique : 17/01/2012 (12)
Sociétés de production
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Faux-semblants(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

23/09/1988
•
12
•
1heure 56min
7.1 / 10
“Deux corps. Deux esprits. Une âme.”

Faux-semblants est réalisé par David Cronenberg à partir d’un scénario coécrit avec Norman Snider, d’après le roman Twins de Bari Wood et Jack Geasland, lui-même inspiré de l’affaire réelle des jumeaux gynécologues américains Stewart et Cyril Marcus décédés en 1975 (Source : Wikipédia, 2004). Le film est produit par Mantle Clinic II, Morgan Creek Productions et Téléfilm Canada, inscrivant le projet dans une économie de coproduction nord-américaine caractéristique du cinéma de Cronenberg à cette période (Source : Wikipédia, 2004). Tourné à Toronto, le long métrage reprend un décor urbain déjà familier chez le cinéaste, qui y avait situé notamment Videodrome et La Mouche, tout en accentuant ici la dimension clinique des espaces intérieurs (Source : Cinémathèque québécoise, 2022). La musique originale est composée par Howard Shore, collaborateur régulier du réalisateur, dont la partition soutient la lente montée d’un malaise psychologique plutôt que le choc frontal (Source : Wikipédia, 2004). Par ailleurs, le projet s’inscrit dans un moment où Cronenberg, après le succès critique et public de La Mouche en 1986, dispose d’une latitude accrue pour explorer des sujets plus intimistes et ambigus, dans un cadre générique restant celui du thriller psychologique et fantastique (Source : Cinémathèque québécoise, 2022).

Intrigue et thématiques

Le récit suit Beverly et Elliot Mantle, gynécologues jumeaux, qui exercent au sein d’une clinique spécialisée en fertilité et se considèrent comme deux moitiés d’un même organisme, partageant certaines patientes sans que celles-ci soient conscientes de la substitution (Source : AlloCiné, 2023). L’arrivée de Claire Niveau, actrice renommée souffrant d’une malformation utérine rendant difficile sa grossesse, déclenche un déplacement des affects lorsque Beverly, habituellement le plus réservé, développe un attachement exclusif (Source : AlloCiné, 2023). En parallèle, le film décrit la montée d’une dépendance de Beverly aux médicaments, alimentée par la relation avec Claire et par la culpabilité liée aux pratiques trompeuses des deux frères (Source : Wikipédia, 2004). La dynamique se renverse progressivement : Elliot, jusqu’alors dominant et sûr de lui, se retrouve entraîné dans la spirale de dégradation physique et mentale de son jumeau, remettant en cause leur identité fusionnelle (Source : Wikipédia, 2004). À travers ce dispositif, l’œuvre interroge la frontière entre normalité et pathologie, la question d’un corps féminin médicalisé et instrumentalisé, ainsi que l’idée de double au cœur de la filmographie de Cronenberg, sans recourir à un registre fantastique traditionnel (Source : Cinémathèque québécoise, 2022).

Distribution artistique et technique

Jeremy Irons incarne à la fois Beverly et Elliot Mantle, offrant deux variations d’un même personnage, l’un introverti et fragile, l’autre plus extraverti et manipulateur, distinction perceptible par des nuances de posture, de diction et de regard (Source : AlloCiné, 2023). Geneviève Bujold interprète Claire Niveau, actrice dont la carrière et la santé intime se trouvent étroitement liées, ajoutant une dimension professionnelle à la question de la performance et de l’image du corps (Source : Wikipédia, 2004). Le casting réunit également Heidi von Palleske, Barbara Gordon et Shirley Douglas dans des rôles secondaires qui gravitent autour de la clinique et des sphères personnelle et médicale des jumeaux (Source : IMDb, 2023). Sur le plan technique, la photographie exploite une palette de couleurs froides et des espaces épurés, ce qui renforce l’impression d’un univers contrôlé où la dérive se manifeste par de subtils décalages visuels (Source : Cinémathèque québécoise, 2022). En outre, les effets visuels et les choix de mise en scène permettent de faire coexister les deux personnages interprétés par Irons dans le même cadre, recourant à des prises de vues multiples et à un travail de montage particulièrement soigneux pour l’époque (Source : AlloCiné, 2023).

Réalisation et mise en scène

David Cronenberg aborde Faux-semblants dans la continuité de ses recherches sur le corps et la psyché, mais en réduisant la dimension explicitement organique au profit d’une violence plus feutrée, centrée sur le langage médical et les procédures (Source : Cinémathèque québécoise, 2022). La mise en scène s’appuie sur des cadres souvent fixes, une progression narrative lente et une utilisation répétée des intérieurs de la clinique, qui deviennent le théâtre d’une progressive désagrégation de la relation entre les jumeaux (Source : Cinémathèque québécoise, 2022). Les instruments gynécologiques modifiés, conçus pour des « femmes mutantes » dans le film, participent à une iconographie inquiétante sans pour autant basculer dans l’horreur graphique, conservant une distance clinique (Source : Wikipédia, 2004). Par ailleurs, Cronenberg exploite la symétrie et la duplication dans la composition des plans afin de matérialiser visuellement la gémellité, tout en introduisant des dissymétries croissantes à mesure que les personnages se délitent (Source : Cinémathèque québécoise, 2022). Le travail de montage et de direction d’acteurs soutient cette approche en maintenant un équilibre entre le registre du drame psychologique et celui du thriller, sans accentuer artificiellement les moments de crise (Source : Cinémathèque québécoise, 2022).

Sortie, diffusion et accueil critique

Faux-semblants sort en 1988 en Amérique du Nord, puis est distribué en France à partir du 8 février 1989, où il est présenté sous son titre français (Source : IMDb, 2023). Le film reçoit un accueil critique favorable : l’agrégateur Rotten Tomatoes recense 86% de critiques positives pour une note moyenne de 7,7/10, tandis que Metacritic lui attribue un score de 86/100, indiquant un ensemble de critiques « unanimement favorables » (Source : Wikipedia, 2004). Sur AlloCiné, il bénéficie d’une note de 3,6/5 de la part des spectateurs, reflet d’une réception positive mais plus contrastée du côté du grand public (Source : AlloCiné, 2023). Quelques années plus tard, la place du film dans la carrière de Cronenberg est régulièrement soulignée : Rolling Stone l’inscrit en 1999 à la 95e place de sa liste des « 100 Maverick Movies », et la revue Total Film le classe 35e des « 50 Greatest Horror Movies of All Time », tandis qu’Entertainment Weekly le situe 20e dans son palmarès des « 25 scariest movies of all time » (Source : Wikipedia, 2004). En parallèle, le long métrage continue d’être programmé dans des institutions comme la Cinémathèque québécoise, où il est régulièrement présenté dans des rétrospectives consacrées au cinéaste, confirmant ainsi sa circulation durable dans les circuits de cinéphilie (Source : Cinémathèque québécoise, 2022).

Place dans la filmographie de David Cronenberg

Dans la filmographie de David Cronenberg, Faux-semblants occupe une position charnière entre les films de genre plus explicitement fantastiques de ses débuts et les œuvres ultérieures davantage ancrées dans le drame psychologique comme M. Butterfly ou Spider (Source : Cinémathèque québécoise, 2022). En 1986, La Mouche avait consolidé la reconnaissance internationale du cinéaste, tandis que Faux-semblants, en 1988, poursuit l’exploration des thèmes du corps, de l’altération et du double dans un registre moins spectaculaire (Source : Cinémathèque québécoise, 2022). Par la suite, des films tels que Le Festin nu (1991), Crash (1996) ou eXistenZ (1999) prolongent ces préoccupations en les déplaçant vers la littérature, la technologie ou l’accident, mais la figure des jumeaux Mantle demeure l’une des représentations les plus resserrées de la question de l’identité dans son œuvre (Source : Cinémathèque québécoise, 2022). En parallèle, la collaboration avec Howard Shore, déjà à l’œuvre sur plusieurs titres précédents, se confirme ici avant de se poursuivre sur l’ensemble des grandes réalisations du réalisateur dans les années 1990 et 2000 (Source : Wikipédia, 2004). Le film est ainsi souvent cité dans les rétrospectives et analyses consacrées à Cronenberg comme une synthèse de ses obsessions pour la **gémellité**, le corps médicalisé et la psyché fragmentée, tout en préfigurant un glissement vers un cinéma plus ouvertement dramatique (Source : Cinémathèque québécoise, 2022).

Postérité et réinterprétations

La postérité de Faux-semblants se manifeste également par sa relecture sérielle : en 2023, Prime Video diffuse une mini-série intitulée Dead Ringers, créée par Alice Birch, qui transpose le dispositif des jumeaux gynécologues en confiant le double rôle à Rachel Weisz, tout en réorientant le récit vers une perspective féminine (Source : AlloCiné, 2023). Cette adaptation conserve la profession et le principe de gémellité mais modifie le genre des protagonistes, ce qui reconfigure les enjeux liés au corps et à la reproduction dans un contexte contemporain (Source : Wikipédia, 2022). Sur le plan critique, la mini-série reçoit un accueil favorable, avec 85% de critiques positives sur Rotten Tomatoes et un score de 79/100 sur Metacritic, ce qui témoigne de la persistance de l’intérêt pour le matériau original de Cronenberg (Source : Wikipédia, 2022). En parallèle, le film de 1988 reste régulièrement commenté dans la presse spécialisée et dans les classements de films d’horreur ou de thrillers psychologiques marquants, où il apparaît comme une œuvre singulière par son approche clinique du fantastique (Source : Wikipedia, 2004). Cette continuité des références souligne la manière dont Faux-semblants a nourri, au fil des décennies, aussi bien les analyses universitaires que les relectures industrielles, consolidant sa place dans l’histoire du cinéma de genre nord-américain de la fin des années 1980 (Source : Cinémathèque québécoise, 2022).

Critique sur Faux-semblants

7.1 / 10
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Où regarder en streaming Faux-semblants

Faux-semblants est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, Shadowz et Shadowz Amazon Channel, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD et LaCinetek et à l'achat sur Amazon Video et LaCinetek. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Faux-semblants figurent Beverly Mantle / Elliot Mantle, interprété par Jeremy Irons, Claire Niveau, interprété par Geneviève Bujold et Cary, interprété par Heidi von Palleske. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Jeremy Irons - Photo
Jeremy Irons
Beverly Mantle / Elliot Mantle
Geneviève Bujold - Photo
Geneviève Bujold
Claire Niveau
Stephen Lack - Photo
Stephen Lack
Wolleck / Anders Wolleck
Damir Andrei - Photo
Damir Andrei
Birchall
Miriam Newhouse
Mrs. Bookman
David Hughes
Superintendent
Richard W. Farrell
Dean of Medicine
Warren Davis
Anatomy Class Supervisor
Marsha Moreau
Raffaella
Denis Akiyama - Photo
Denis Akiyama
Pharmacist

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