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Vera Drake - Image de fond
Vera Drake (2004) - Affiche
Langue originale
English
Budget
11 000 000,00 $
Revenus
13 300 000,00 $
Classification
tp
Pays d’origine
GB
Sorties en France
  • Cinéma : 09/02/2005
  • Numérique : 01/07/2026 (TP)
  • Télévision : 28/03/2006 (TP)
  • Télévision : 29/07/2026
Sociétés de production
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Vera Drake(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

22/10/2004
•
tp
•
2heure 5min
7.2 / 10
“Épouse. Mère. Criminelle.”

« Vera Drake » est un film britannique de fiction écrit et réalisé par Mike Leigh, cinéaste connu pour son travail sur l’Angleterre contemporaine et pour sa méthode de création fondée sur l’improvisation et le développement des personnages avec les acteurs (Source : European Film Academy, 2004 ; Wikipédia, 2004). Le film est produit par Alain Sarde pour la société de production Thin Man Films, en coproduction avec des partenaires britanniques et européens, dans la continuité d’une série de collaborations entre Leigh et des producteurs impliqués dans le cinéma d’auteur européen (Source : European Film Academy, 2004). Le tournage s’est déroulé au Royaume-Uni, avec une attention particulière portée à la reconstitution du Londres de 1950, notamment dans les décors d’intérieurs modestes, les rues, les lieux de travail et les espaces institutionnels comme les tribunaux ou les hôpitaux (Source : NCBI – Medical Humanities, 2004). La direction de la photographie est assurée par Dick Pope, collaborateur régulier de Leigh, dont le travail sur ce film a été distingué par le Golden Frog au festival Camerimage, prix consacré à l’excellence de l’image (Source : Camerimage via Wikipédia, 2004). Par ailleurs, le montage de Jim Clark, le design de production d’Eve Stewart et les costumes de Jacqueline Durran participent à la construction d’un environnement visuel cohérent avec la période représentée (Source : European Film Academy, 2004 ; BAFTA, 2005).

Intrigue, personnages et enjeux dramatiques

Le récit se concentre sur Vera, femme de ménage d’origine modeste, vivant avec son mari Stan et leurs deux enfants adultes dans un appartement exigu, dans un contexte de rationnement et de reconstruction d’après-guerre (Source : NCBI – Medical Humanities, 2004 ; IMDb, 2004). Vera consacre son temps à son travail, à sa mère âgée, à ses voisins et à des connaissances qu’elle aide discrètement, en pratiquant des avortements clandestins à l’aide d’un dispositif rudimentaire, sans percevoir d’argent pour cette activité qu’elle considère comme une forme de solidarité envers des femmes « en difficulté » (Source : Wikipédia, 2004 ; IMDb – Plot, 2004). En parallèle, Lily, intermédiaire qui la met en contact avec ces femmes, perçoit des sommes pour ses services, sans que Vera en soit informée, ce qui introduit un décalage entre la perception qu’a l’héroïne de son geste et la réalité économique de cette pratique dans certains milieux (Source : Wikipédia, 2004). L’une des interventions de Vera sur une jeune femme, Pamela, conduit à une complication médicale grave, ce qui amène l’hôpital à avertir la police, et ouvre un second mouvement narratif centré sur l’enquête, l’arrestation et les procédures judiciaires (Source : IMDb – Plot, 2004 ; NCBI – Medical Humanities, 2004). En contrepoint, une intrigue secondaire suit Susan, fille d’une famille bourgeoise, qui obtient une interruption de grossesse par la voie légale, via un médecin et un psychiatre, soulignant les différences de traitement entre classes sociales et les conditions d’accès aux soins (Source : Wikipédia, 2004).

Distribution artistique et équipe technique

Imelda Staunton incarne Vera, rôle central de ce long métrage, entourée de Phil Davis dans le rôle de Stan, son mari, et de Daniel Mays dans celui de leur fils Sid, tous deux au cœur de la cellule familiale qui structure la première partie du film (Source : IMDb, 2004 ; European Film Academy, 2004). Eddie Marsan interprète Reg, figure importante dans l’entourage de la famille Drake, tandis que Heather Craney, Richard Graham, Anna Keaveney ou encore Ruth Sheen participent à la description d’un environnement populaire et de réseaux de solidarité de quartier (Source : IMDb – Full cast, 2004). La direction d’acteurs repose sur le travail collectif caractéristique de Mike Leigh, qui construit les personnages avec les comédiens en amont du tournage, même si le scénario final fait l’objet d’un script écrit et déposé, notamment pour les besoins de financement et de sélection en festival (Source : entretiens Mike Leigh cités par European Film Academy, 2004). Du côté technique, Dick Pope signe la **cinématographie**, Jim Clark le montage et Eve Stewart la direction artistique, tandis que la création des costumes, très commentée dans la presse spécialisée, revient à Jacqueline Durran (Source : European Film Academy, 2004 ; BAFTA, 2005). L’ensemble vise une cohérence entre jeu, mise en scène, photographie et costumes, de manière à rendre perceptibles les contraintes matérielles de l’époque, des intérieurs sobres aux vêtements usés, en passant par les couleurs atténuées de l’hiver londonien (Source : NCBI – Medical Humanities, 2004).

Esthétique visuelle, reconstitution historique et traitement du thème

Le film adopte une esthétique réaliste, caractérisée par une lumière douce, des intérieurs souvent confinés et une palette chromatique dominée par des tons sourds, choix qui accompagnent la représentation de la classe ouvrière londonienne au tournant des années 1950 (Source : NCBI – Medical Humanities, 2004 ; Camerimage, 2004). La reconstitution historique s’appuie sur des éléments précis : mobilier d’époque, vêtements, transports, objets du quotidien et références au rationnement, qui ancrent le récit dans le contexte des politiques sociales de l’après-guerre britannique (Source : NCBI – Medical Humanities, 2004 ; Wikipédia, 2004). Le traitement de l’avortement clandestin est présenté à travers des gestes répétitifs, des dialogues simples et des situations ordinaires, sans accentuation spectaculaire, ce qui replace la question dans le cadre des pratiques de soin informelles au sein des communautés populaires (Source : IMDb – Plot, 2004 ; NCBI – Medical Humanities, 2004). En contrepoint, les séquences se déroulant dans les milieux plus aisés et dans les circuits médicaux officiels exposent les conditions d’accès à l’interruption de grossesse lorsque celle-ci est justifiée par un motif thérapeutique et validée par un psychiatre, conformément aux dispositifs légaux de l’époque (Source : Wikipédia, 2004). Le film s’inscrit ainsi dans une tradition du cinéma social britannique, dans laquelle la mise en scène privilégie les gestes, les silences et les rapports de classe pour éclairer des enjeux moraux et politiques situés (Source : European Film Academy, 2004).

Parcours en festivals, récompenses et distinctions

« Vera Drake » est présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2004, où il obtient le Lion d’Or, principale distinction du festival, et où Imelda Staunton reçoit la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine (Source : La Biennale di Venezia, 2004 ; Wikipédia, 2004). La même année, le film est distingué aux European Film Awards, remportant notamment le prix de la meilleure actrice pour Imelda Staunton et étant nommé dans la catégorie meilleur film, ce qui le situe au premier plan du cinéma européen de la saison (Source : European Film Academy, 2004). Au Royaume-Uni, il connaît une importante reconnaissance aux British Independent Film Awards 2004, où il est récompensé comme meilleur film britannique indépendant, et où Mike Leigh obtient le prix du meilleur réalisateur, tandis que plusieurs interprètes sont également distingués (Source : British Independent Film Awards via Wikipédia, 2004). Aux BAFTA 2005, le film remporte trois prix : meilleur réalisateur pour Mike Leigh, meilleure actrice pour Imelda Staunton et meilleurs costumes pour Jacqueline Durran, tout en étant nommé dans des catégories majeures comme meilleur film, meilleur film britannique, meilleur acteur et meilleure actrice dans un second rôle, meilleur scénario original, meilleur montage, meilleur design de production et meilleur maquillage/coiffure (Source : BAFTA, 2005). Sur le plan international, « Vera Drake » reçoit trois nominations aux Oscars 2005 : meilleure actrice pour Imelda Staunton, meilleur réalisateur et meilleur scénario original pour Mike Leigh, confirmant sa visibilité dans le paysage du cinéma mondial (Source : Academy of Motion Picture Arts and Sciences – Oscars, 2005).

Accueil critique et réception publique

La critique internationale accueille « Vera Drake » de manière largement favorable, saluant la performance d’Imelda Staunton, la direction d’acteurs de Mike Leigh et la précision de la reconstitution historique (Source : Rotten Tomatoes, 2004 ; Metacritic, 2004). Sur Rotten Tomatoes, le film obtient un taux d’avis positifs élevé, tandis que Metacritic lui attribue une note agrégée reflétant une appréciation critique globalement très favorable de la part de la presse anglo-saxonne (Source : Rotten Tomatoes, 2004 ; Metacritic, 2004). Des publications spécialisées en cinéma et en culture, ainsi que des journaux généralistes, insistent sur la manière dont le film aborde l’avortement clandestin, non comme un sujet de polémique, mais à travers l’étude de personnages, de situations quotidiennes et de rapports sociaux (Source : NCBI – Medical Humanities, 2004 ; Chlotrudis Society for Independent Film, 2004). En France, le film est distribué sous le titre « Vera Drake » ou « Le secret de Vera Drake » selon les supports, et fait l’objet de critiques dans la presse, qui soulignent le jeu du casting et l’approche sociale de Leigh, dans la continuité de ses œuvres précédentes (Source : AlloCiné, 2004 ; Unifrance, 2004). Par ailleurs, son parcours en festivals, ses récompenses européennes et ses nominations aux Oscars contribuent à installer le film comme une référence du cinéma britannique du début des années 2000, fréquemment mentionnée dans les analyses consacrées à la représentation de l’avortement et aux films de Mike Leigh (Source : European Film Academy, 2004 ; Academy Awards, 2005).

Critique sur Vera Drake

7.2 / 10
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Récompenses et Nominations

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Où regarder en streaming Vera Drake

Vera Drake est disponible en streaming par abonnement sur TF1+, à la location sur Amazon Video, Canal VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Vera Drake figurent Vera Drake, interprété par Imelda Staunton, Stan, interprété par Phil Davis et Susan Wells, interprété par Sally Hawkins. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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