Sorti en salles le 17 avril 1991 en France, Gawin est un long métrage fantastique français réalisé par Arnaud Sélignac, centré sur la relation entre un père et son enfant atteint d’une maladie incurable. Le film raconte l’histoire de Félix, six ans, dont le rêve est de rencontrer un extra-terrestre ; son père Nicolas imagine alors une mise en scène élaborée pour transformer ce souhait en réalité, allant jusqu’à se déguiser en voyageur de l’espace et à faire passer les paysages alpins pour une autre planète (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025). Dans ce récit, la dimension fantastique se mêle au quotidien hospitalier et familial, sans verser explicitement dans le registre du merveilleux, mais en cultivant une ambiguïté entre illusion paternelle et croyance enfantine (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025). Le film appartient ainsi à une veine du cinéma français du début des années 1990 qui explore la maladie et l’enfance à travers un prisme métaphorique, en s’appuyant sur un dispositif narratif resserré autour du noyau familial (Source : Unifrance, 1991). Sans dévoiler son dénouement, le récit suit la progression de la maladie de Félix et la radicalisation de la stratégie du père, jusqu’à l’intervention d’un personnage mystérieux, Xerkès, dont les pouvoirs supposés viennent brouiller davantage la frontière entre réalité et fiction (Source : Unifrance, 1991).
Fiche artistique et technique
Gawin est réalisé par Arnaud Sélignac, cinéaste français qui signe également le scénario en collaboration avec l’écrivain Alexandre Jardin, crédité comme co-scénariste (Source : IMDb, 2025 ; Source : Unifrance, 1991). Le film met en vedette Jean-Hugues Anglade dans le rôle de Nicolas, le père de Félix, confirmant la présence de l’acteur au sein du cinéma français de l’époque, après plusieurs rôles marquants à la fin des années 1980 (Source : IMDb, 2025 ; Source : Unifrance, 1991). À ses côtés, le comédien d’origine polonaise Wojciech Pszoniak, crédité ici sous la forme Wojtek Pszoniak, incarne Xerkès, un habitant de la montagne doté de pouvoirs guérisseurs, rôle qui s’inscrit dans une filmographie marquée par des collaborations internationales (Source : Unifrance, 1991 ; Source : Wikipédia, 2004). Catherine Samie figure également au générique, aux côtés d’Yves Afonso, Thierry Ravel, Joséphine Draï et d’un comédien crédité sous le seul prénom Bruno, constituant un ensemble de seconds rôles ancrés dans le paysage du cinéma et du théâtre français (Source : Unifrance, 1991).
Le film est produit par Corto Films, International Production et Locofilms, des sociétés qui assurent la fabrication d’une œuvre conçue pour le circuit commercial français (Source : IMDb, 2025). Il est tourné en format 35 mm et en couleur, selon les données techniques publiées par Unifrance, ce qui le situe dans les standards de production du début des années 1990 (Source : Unifrance, 1991). La durée annoncée par Unifrance est de 1 h 35 min, tandis que la fiche IMDb évoque une durée de 1 h 30 min, léger écart fréquemment observé entre différentes bases de données (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025). Le numéro de visa d’exploitation délivré en France, 68292, l’agrément et sa date de délivrance, le 2 avril 1991, confirment l’inscription institutionnelle du film dans le dispositif de régulation cinématographique français (Source : Unifrance, 1991). La langue originale est le français, et le film est identifié comme une production de nationalité française, avec un titre alternatif japonais, ラストファンタジー, mentionné sur certaines bases de données internationales (Source : IMDb, 2025).
Intrigue, personnages et enjeux dramaturgiques
Le récit suit Félix, un enfant de six ans atteint d’une maladie incurable, dont le rêve formulé est de rencontrer un extra-terrestre, ambition que son père décide de prendre au sérieux au lieu de la ramener à une simple fantaisie enfantine (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025). Nicolas, interprété par Jean-Hugues Anglade, met en place un dispositif complexe : il récupère une soucoupe volante dans une fête foraine, l’installe dans la cour familiale et se déguise lui-même en Gawin, un voyageur de l’espace censé venir d’une autre planète (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025). Parallèlement, le film montre les réticences de la mère et des médecins, qui perçoivent cette entreprise comme une fuite face à la réalité médicale, ce qui introduit une tension entre l’imaginaire mis en scène par le père et l’environnement hospitalier rationnel (Source : IMDb, 2025). Cette tension narrative structure l’essentiel des interactions autour de Félix, partagé entre l’univers hospitalier et l’expérience quasi initiatique proposée par son père (Source : Unifrance, 1991).
Dans une seconde partie, Nicolas drogue légèrement l’enfant pour le transporter, à bord de la soucoupe fixée sur un véhicule, jusqu’à la vallée de Chamonix, qu’il présente à son fils comme une planète lointaine, accentuant le dispositif illusionniste (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025). À son réveil, Félix croit être arrivé sur le monde d’origine de Gawin, ce qui renforce son attachement à la figure de l’extra-terrestre et donne au film une dimension à la fois fantastique et psychologique (Source : IMDb, 2025). C’est dans ce cadre montagnard que surgit Xerkès, personnage énigmatique interprété par Wojciech Pszoniak, présenté comme un habitant doté de pouvoirs guérisseurs, qui accueille l’enfant affaibli (Source : Unifrance, 1991). La possibilité d’un « miracle » est alors évoquée dans le synopsis diffusé par Unifrance, qui indique que les pouvoirs du vieil homme permettent de guérir Félix, conclusion qui inscrit le film dans une tradition de récits où la maladie et la guérison sont envisagées par le biais d’une médiation symbolique (Source : Unifrance, 1991).
Contexte de production et place dans la carrière des auteurs
Gawin s’inscrit dans la production française du début des années 1990, période marquée par une diversité de propositions autour de l’enfance, souvent abordée par le prisme de la maladie, de la différence ou du rapport à l’imaginaire (Source : Unifrance, 1991). Arnaud Sélignac, qui en signe la réalisation, a travaillé pour le cinéma et la télévision, et choisit ici un récit centré sur un dispositif spectaculaire intime, davantage fondé sur la mise en scène de la croyance que sur les effets spéciaux (Source : Unifrance, 1991). La collaboration avec Alexandre Jardin au scénario relie le film à une sensibilité littéraire contemporaine, marquée par un intérêt pour les relations familiales et la dimension romanesque des trajectoires individuelles (Source : IMDb, 2025). Le recours à un décor naturel comme la vallée de Chamonix, mentionnée explicitement dans le synopsis, ancre le film dans un territoire identifiable tout en le requalifiant symboliquement en planète étrangère, ce qui correspond à un usage fréquent du paysage alpin dans le cinéma français comme espace à la fois réel et métaphorique (Source : Unifrance, 1991).
La présence de Wojciech Pszoniak, acteur polonais installé en France, souligne par ailleurs la circulation des interprètes européens dans le cinéma français de ces années-là ; sa filmographie mentionne notamment Gawin parmi ses rôles au tournant des années 1990 (Source : Wikipédia, 2004). Jean-Hugues Anglade, déjà repéré dans plusieurs productions françaises majeures, consolide avec ce rôle l’image d’un acteur capable d’incarner des figures de pères ou d’hommes confrontés à des situations extrêmes, dans un registre à la fois dramatique et intimiste (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025). Le film, distribué dans le circuit national, bénéficie d’un cadre institutionnel classique, comme l’atteste la délivrance de son visa d’exploitation et son statut de film « sorti » dans les bases de données professionnelles (Source : Unifrance, 1991). Ce contexte de production et de diffusion contribue à situer Gawin non comme une superproduction, mais comme un film de milieu de gamme, porté par des acteurs reconnus et orienté vers un public familial ou adolescent sensible aux récits initiatiques (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025).
Réception et circulation du film
Les bases de données spécialisées comme IMDb et Unifrance ne signalent pas de récompenses majeures pour Gawin, ce qui laisse penser que le film n’a pas connu de parcours marqué par les grands festivals internationaux ou les prix nationaux les plus médiatisés (Source : IMDb, 2025 ; Source : Unifrance, 1991). Toutefois, il demeure répertorié dans plusieurs bases de données cinématographiques, y compris des encyclopédies en ligne comme la version galloise de Wikipédia, qui le présente comme un film de fantasy réalisé par Arnaud Sélignac et sorti en 1991, preuve d’une certaine circulation internationale, même limitée (Source : Wikipédia, 2022 ; Source : Unifrance, 1991). L’existence d’un titre alternatif japonais, ラストファンタジー, suggère une exploitation ou une vente à l’international, notamment sur le marché asiatique, même si les détails de cette distribution ne sont pas documentés dans les sources consultables (Source : IMDb, 2025). Cette diffusion restreinte, mais réelle, inscrit le film dans la catégorie des œuvres exportées ponctuellement, sans atteindre le statut de succès international (Source : Unifrance, 1991).
Les informations publiques disponibles ne détaillent pas l’accueil critique français à la sortie, ce qui limite la possibilité de caractériser précisément les réactions de la presse spécialisée (Source : Unifrance, 1991 ; Source : IMDb, 2025). Néanmoins, la présence de résumés et de notations par les utilisateurs sur certaines plateformes montre que le film conserve une trace dans la mémoire cinéphile, en particulier pour son sujet centré sur la maladie d’un enfant et le recours à la fiction pour affronter la finitude (Source : IMDb, 2025). Dans ce contexte, l’œuvre peut être perçue, au sein de la filmographie d’Arnaud Sélignac, comme un exemple de récit où le cinéma accompagne une réflexion sur la puissance des images et des mises en scène privées dans la gestion du réel (Source : Unifrance, 1991). La combinaison de motifs fantastiques, de décors alpins et d’un enjeu intimiste continue de lui valoir une visibilité modeste mais persistante dans les répertoires francophones et internationaux (Source : Unifrance, 1991 ; Source : Wikipédia, 2022).
Critique sur Gawin
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Gawin figurent Nicolas / Gawin, interprété par Jean-Hugues Anglade, Felix, interprété par Bruno et Pierre / Xerkes, interprété par Wojciech Pszoniak. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



