Medianeras est un long métrage de comédie dramatique romantique écrit et réalisé par le cinéaste argentin Gustavo Taretto et coproduit par l’Argentine, l’Espagne et l’Allemagne. (Source : Wikipédia, 2016) Le film est issu du développement d’un court métrage homonyme réalisé par Taretto en 2005, dont il prolonge les motifs urbains et les préoccupations autour de la solitude et de l’architecture de Buenos Aires. (Source : Screen Daily, 2011) La production associe notamment les sociétés Eddie Saeta S.A., Rizoma Films, Pandora Filmproduktion, l’Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales (INCAA) et Televisió de Catalunya, ce qui inscrit l’œuvre dans un cadre de coproduction internationale qui facilite sa circulation sur le circuit des festivals européens et latino-américains. (Source : Wikipédia, 2016) D’une durée d’environ 95 minutes, le film se présente comme une variation contemporaine sur la comédie sentimentale, marquée par une attention aux décors urbains, aux dispositifs médiatiques et à la dimension architecturale de la ville. (Source : Wikipédia, 2016 ; Trigon-Film, 2010)
La musique originale est composée par Gabriel Chwojnik, qui accompagne le ton mélancolique et introspectif du récit tout en s’inscrivant dans une esthétique légère, conforme au registre de la comédie romantique. (Source : Wikipédia, 2016) Le tournage se déroule à Buenos Aires, essentiellement dans des quartiers centraux où l’on voit coexister immeubles modernes, façades aveugles — les « medianeras » du titre — et espaces publics parfois sous-exploités. (Source : Trigon-Film, 2010) La mise en scène recourt à des plans qui isolent les personnages derrière des fenêtres, des écrans ou des parois, soulignant les barrières physiques et symboliques qui structurent leurs existences quotidiennes. (Source : Screen Daily, 2011) Le film sort en 2011 en Argentine et entame ensuite une carrière dans plusieurs pays européens, dont la France, où il est distribué en salles et programmé dans des circuits d’art et essai. (Source : Wikipédia, 2016 ; AlloCiné, 2011)
Intrigue et thématiques
Martín, interprété par Javier Drolas, est un concepteur de sites Internet qui travaille principalement à domicile et présente un rapport anxieux à l’extérieur, une forme d’agoraphobie le conduisant à limiter ses déplacements à l’essentiel. (Source : Trigon-Film, 2010 ; IMDb, 2011) Mariana, jouée par Pilar López de Ayala, est une architecte qui peine à trouver un emploi dans sa discipline et qui, en attendant, gagne sa vie en réalisant des vitrines de magasins, ce qui l’amène à manipuler des mannequins et des dispositifs de mise en scène de corps absents. (Source : Trigon-Film, 2010 ; Wikipédia, 2016) Tous deux tentent de se remettre d’une rupture sentimentale récente et réorganisent leurs espaces domestiques en fonction de ces situations de transition, révélant une forme de désordre affectif et matériel. (Source : Trigon-Film, 2010 ; aVoir-aLire, 2011) Bien qu’ils habitent la même rue et fréquentent certains lieux similaires, leurs interactions restent d’abord indirectes, médiatisées par l’architecture, les écrans et des coïncidences qui ne se concrétisent pas immédiatement. (Source : Trigon-Film, 2010)
Le film utilise l’architecture de Buenos Aires comme un élément central du récit, les façades latérales aveugles — les « medianeras » — devenant une métaphore de la fragmentation urbaine et de la difficulté à établir des liens durables. (Source : Wikipédia, 2016 ; Le Monde, 2011) Les nouvelles technologies de communication occupent une place importante, le personnage de Martín étant immergé dans un environnement numérique qui lui permet d’interagir à distance tout en renforçant parfois son retrait du monde physique. (Source : IMDb, 2011 ; Screen Daily, 2011) La narration commente également, par la voix off, la prolifération des écrans et l’organisation de la ville, en établissant des parallèles entre le chaos visuel des façades et le désordre intérieur des protagonistes. (Source : Le Monde, 2011 ; aVoir-aLire, 2011) Sans multiplier les retournements dramatiques, le film suit la manière dont ces deux trajectoires parallèles convergent progressivement vers une rencontre possible, en s’inscrivant dans le cadre d’une comédie romantique qui observe les effets de l’urbanisme et de la médiatisation sur les relations contemporaines. (Source : Trigon-Film, 2010 ; Wikipédia, 2016)
Distribution artistique et interprétation
La distribution repose principalement sur le duo formé par Javier Drolas et Pilar López de Ayala, dont les personnages portent l’essentiel de la narration et des commentaires sur la ville. (Source : IMDb, 2011 ; Wikipédia, 2016) Javier Drolas incarne Martín, figure masculine introvertie, marquée par une forme de retrait social, tandis que Pilar López de Ayala prête ses traits à Mariana, personnage féminin en recomposition professionnelle et affective après une séparation. (Source : IMDb, 2011 ; Trigon-Film, 2010) Autour de ce duo, le film convoque plusieurs seconds rôles, parmi lesquels Inés Efron dans le rôle d’Ana, Rafael Ferro en Rafa, Carla Peterson en Marcela et Adrián Navarro en Lucas, qui viennent ponctuer le parcours des protagonistes et introduire des interactions ponctuelles. (Source : Wikipédia, 2016 ; Fandango, 2011) Les figures de psychiatre, de traumatologue ou d’ex-compagne, interprétées notamment par Miguel Dedovich et Romina Paula, structurent en arrière-plan le rapport des personnages au soin, au souvenir et à la parole autour des ruptures. (Source : IMDb, 2011)
La mise en scène privilégie des situations ordinaires où les acteurs évoluent fréquemment seuls dans le cadre, ce qui met en évidence les gestes répétitifs du quotidien et les stratégies de chacun pour habiter un espace urbain perçu comme saturé. (Source : Screen Daily, 2011 ; Le Monde, 2011) Les dialogues, souvent réduits à l’essentiel, sont complétés par une voix off qui commente la ville, les immeubles et les choix architecturaux, conférant à la distribution un rôle double : incarner des figures singulières tout en illustrant des expériences urbaines plus générales. (Source : Le Monde, 2011 ; aVoir-aLire, 2011) Le casting s’inscrit dans le paysage du cinéma argentin contemporain, plusieurs interprètes ayant déjà travaillé dans des productions nationales et régionales, ce qui contribue à ancrer le film dans un réseau de collaborations locales et transnationales. (Source : IMDb, 2011 ; Wikipédia, 2016) L’ensemble participe à une tonalité qui combine observation intime des personnages et commentaire plus large sur la condition urbaine à Buenos Aires au début des années 2010. (Source : Le Monde, 2011 ; Screen Daily, 2011)
Réception critique, diffusion et contexte
Medianeras est présenté dans plusieurs festivals internationaux, où il retient l’attention pour sa manière d’aborder la solitude urbaine et les relations à l’ère d’Internet, même si le détail des sélections et des prix varie selon les sources disponibles. (Source : Screen Daily, 2011 ; Wikipédia, 2016) La critique internationale souligne fréquemment le dispositif narratif parallèle, l’utilisation de Buenos Aires comme décor actif et la dimension réflexive du commentaire sur l’architecture et les écrans. (Source : Screen Daily, 2011 ; Le Monde, 2011) Dans la presse française, le film est notamment chroniqué par Le Monde, qui insiste sur la représentation de deux jeunes gens vivant dans des immeubles sans âme au centre-ville et promis l’un à l’autre par le scénario, tout en restant longtemps séparés par la configuration de la ville. (Source : Le Monde, 2011) Des médias spécialisés comme aVoir-aLire s’intéressent à la manière dont le film décrit le désordre intérieur des personnages et de leurs appartements comme un reflet de leurs difficultés à se situer dans le tissu urbain et affectif. (Source : aVoir-aLire, 2011)
Sur les bases de données cinématographiques, le film obtient des évaluations globalement favorables, avec une note d’environ 7,5 sur 10 sur IMDb, établie à partir de plusieurs milliers de votes d’utilisateurs. (Source : IMDb, 2011) En France, AlloCiné recense un peu moins de 30 000 entrées en salles, ce qui situe l’œuvre dans une diffusion d’ampleur modeste mais régulière sur le territoire, principalement dans le réseau d’art et essai. (Source : AlloCiné, 2011) Au niveau mondial, IMDb indique un budget estimé à 11 millions de dollars pour un box-office cumulé d’environ 1 million de dollars, chiffres qui restent à considérer comme des estimations et qui ne donnent qu’un aperçu partiel de la rentabilité du film, notamment en raison des ventes internationales et des sorties non comptabilisées. (Source : IMDb, 2011) Dans le paysage du cinéma latino-américain du début des années 2010, Medianeras s’inscrit dans une série de films qui interrogent les métropoles, les liens virtuels et les recompositions sentimentales, en proposant une approche qui combine comédie romantique et réflexion sur l’urbanisme contemporain. (Source : Screen Daily, 2011 ; Wikipédia, 2016)
Filmographie sélective et prolongements
Le réalisateur Gustavo Taretto s’est d’abord fait connaître par des courts métrages avant de signer Medianeras en long métrage, prolongement direct de son court de 2005, également centré sur Buenos Aires et ses façades. (Source : Screen Daily, 2011 ; Wikipédia, 2016) Cette continuité formelle et thématique illustre un intérêt marqué pour la représentation de la ville comme organisme complexe, où la densité et la verticalité peuvent autant rapprocher que séparer les individus. (Source : Wikipédia, 2016) Javier Drolas et Pilar López de Ayala possèdent quant à eux des filmographies établies dans le cinéma argentin et espagnol, même si Medianeras constitue pour beaucoup de spectateurs un point d’entrée vers leurs travaux respectifs. (Source : IMDb, 2011) Le film a par ailleurs inspiré des références critiques à d’autres œuvres qui explorent les villes contemporaines et les rencontres manquées, même si ces rapprochements relèvent du commentaire critique plutôt que d’une filiation officielle revendiquée par l’équipe du film. (Source : Screen Daily, 2011 ; Le Monde, 2011)
- Gustavo Taretto : court métrage Medianeras (2005), long métrage Medianeras (2011). (Source : Screen Daily, 2011 ; Wikipédia, 2016)
- Javier Drolas : rôles dans plusieurs productions argentines pour le cinéma et la télévision, dont Medianeras (2011). (Source : IMDb, 2011)
- Pilar López de Ayala : filmographie en Espagne et en Amérique latine, incluant Medianeras (2011). (Source : IMDb, 2011)
En parallèle, la place de Medianeras dans les programmations de festivals et de cycles consacrés à Buenos Aires ou à l’urbanisme cinématographique contribue à entretenir sa visibilité au-delà de sa carrière initiale en salles. (Source : Screen Daily, 2011 ; Trigon-Film, 2010) Le film est régulièrement cité dans les dossiers critiques sur la représentation de la ville et des réseaux numériques au cinéma, en raison de son recours explicite à la métaphore des façades latérales et de son inscription dans l’ère de l’amour virtuel. (Source : Wikipédia, 2016 ; aVoir-aLire, 2011) Ce positionnement lui confère une place singulière dans le paysage des comédies romantiques du début des années 2010, à la croisée du cinéma d’auteur latino-américain et des préoccupations globales liées aux transformations des modes de vie urbains. (Source : Screen Daily, 2011 ; Le Monde, 2011)
Critique sur Medianeras
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Medianeras figurent Mariana, interprété par Pilar López de Ayala, Martín, interprété par Javier Drolas et Ana, interprété par Inés Efrón. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




















