« As bestas » est réalisé par Rodrigo Sorogoyen, cinéaste espagnol né en 1981, qui signe également le scénario avec sa collaboratrice régulière Isabel Peña, poursuivant ainsi un partenariat amorcé sur des films comme « Que Dios nos perdone » et « El Reino » (Source : Wikipédia, 2022). Le film est une coproduction hispano-française associant notamment les sociétés Arcadia Motion Pictures, Caballo Films, Cronos Entertainment et Le Pacte, ce dernier assurant la distribution en France (Source : Wikipédia, 2022 ; Le Pacte, 2022). La distribution réunit Denis Ménochet et Marina Foïs dans les rôles du couple français, face aux acteurs espagnols Luis Zahera et Diego Anido, qui incarnent les frères voisins au cœur du conflit (Source : Wikipédia, 2022 ; AlloCiné, 2022). Le long métrage, d’une durée de 137 minutes, mêle plusieurs langues – français, espagnol et galicien – reflétant la situation d’expatriation et l’ancrage régional de l’histoire (Source : Wikipédia, 2022). Tourné en 2021 dans la région du Bierzo Leonés, dans la province de León, le film cherche à restituer le relief, le climat et la rudesse des paysages ruraux du nord-ouest de l’Espagne (Source : Wikipédia, 2022).
La photographie du film, confiée à un chef opérateur qui travaille régulièrement avec Sorogoyen, privilégie les lumières naturelles, les intérieurs sombres et les compositions resserrées pour traduire les rapports de force entre les personnages, même si les détails complets de la direction de la photographie sont davantage mis en avant dans la filmographie globale du cinéaste que dans les éléments promotionnels accessibles (Source : IMDb, 2022 ; Wikipédia, 2022). La bande originale accompagne ce dispositif par une présence discrète, laissant une large place aux sons du vent, des animaux et des machines agricoles, ce que plusieurs critiques décrivent comme un usage marqué du son direct et de l’ambiance naturelle pour renforcer la tension (Source : La Croix, 2022 ; critiques presse AlloCiné, 2022). Le montage, construit sur de longues séquences de confrontation verbale, fait écho au goût du réalisateur pour les scènes dialoguées étirées déjà perceptible dans ses films précédents, selon les analyses de la presse spécialisée espagnole et française (Source : critiques presse AlloCiné, 2022 ; La Croix, 2022). Par ailleurs, la structure du récit, qui opère un basculement de point de vue en milieu de film, a été soulignée par plusieurs commentateurs comme un choix formel important mais demeure décrite sans révéler les événements précis qui l’accompagnent (Source : IMDb, 2022 ; SensCritique, 2022). Cet ensemble confère à l’œuvre une identité formelle reconnaissable dans le paysage du thriller européen contemporain, sans s’éloigner des codes d’un cinéma de genre réaliste (Source : La Croix, 2022 ; Le Monde, 2023).
Synopsis détaillé sans divulgâcher
Le film suit Antoine et Olga, un couple de Français d’âge mûr installé depuis plusieurs années dans un petit village de Galice, où ils exploitent une ferme en agriculture dite écoresponsable et restaurent des maisons abandonnées pour favoriser le repeuplement local (Source : Le Pacte, 2022 ; SensCritique, 2022). Le récit s’ouvre sur une communauté rurale marquée par le déclin démographique, la précarité et la perspective d’un projet d’implantation d’éoliennes qui promet une compensation financière aux habitants prêts à céder leurs terres (Source : Le Monde, 2023 ; La Croix, 2022). Antoine refuse d’accepter ce projet, tandis que certains voisins, dont deux frères vivant à proximité immédiate, y voient une opportunité économique et considèrent la position du couple comme un obstacle à la seule perspective de revenus significatifs (Source : Le Pacte, 2022 ; La Croix, 2022). Cette divergence se traduit d’abord par des tensions quotidiennes, des remarques agressives et des gestes d’intimidation, décrits par la critique comme une montée graduelle de la violence psychologique (Source : critiques presse AlloCiné, 2022 ; IMDb, 2022). La première partie du film s’attache à ce climat d’hostilité croissante, sans expliciter d’emblée les conséquences ultimes de ce conflit, préservant ainsi la progression dramatique pour le spectateur (Source : SensCritique, 2022 ; La Croix, 2022).
Dans un second temps, la narration se déplace plus nettement vers le point de vue d’Olga, qui doit faire face aux répercussions du conflit sur sa vie quotidienne et sur ses liens avec la communauté locale (Source : IMDb, 2022 ; SensCritique, 2022). Le scénario évite d’exposer en détail certains événements au cœur de l’intrigue lorsqu’il est présenté dans les documents promotionnels et les résumés de presse, ce qui permet de préserver la dimension de thriller pour les spectateurs qui n’ont pas encore vu le film (Source : Le Pacte, 2022 ; AlloCiné, 2022). Les enjeux matériels liés aux terres et aux éoliennes restent profondément imbriqués avec des ressentiments plus anciens concernant l’arrivée d’étrangers dans un village économiquement fragilisé, révélant un fossé entre les aspirations d’un couple venu « se rapprocher de la nature » et celles de paysans qui se sentent abandonnés par les institutions (Source : Le Monde, 2023 ; La Croix, 2022). Plusieurs critiques évoquent une exploration des dynamiques de domination, de l’humiliation et du sentiment d’injustice qui structurent les rapports entre les deux familles, sans pour autant livrer une lecture univoque des responsabilités (Source : critiques presse AlloCiné, 2022 ; La Croix, 2022). Cette construction narrative, qui associe drame intime et thriller social, ancre « As bestas » dans une tradition de récits ruraux où les tensions collectives se concentrent sur un noyau restreint de personnages (Source : Le Monde, 2023 ; La Croix, 2022).
Contexte de production et ancrage géographique
« As bestas » est tourné dans le Bierzo Leonés, dans la province de León, une région située à la lisière de la Galice, dont les paysages vallonnés et les villages isolés constituent le décor principal du film (Source : Wikipédia, 2022). Le choix de ce territoire répond à la volonté de représenter une Espagne rurale en marge des grands centres urbains, marquée par l’exode et la raréfaction des services publics, ce que plusieurs articles de presse relient à la notion de « España vacía » – l’Espagne vide – fréquemment évoquée dans le débat public espagnol (Source : Le Monde, 2023 ; La Croix, 2022). En parallèle, la présence de la langue galicienne à l’écran, aux côtés du castillan et du français, souligne la dimension plurilingue et frontalière de cette zone, et renforce la perception d’un couple étranger inséré dans une communauté déjà elle-même linguistiquement et culturellement spécifique (Source : Wikipédia, 2022 ; La Croix, 2022). Le film se nourrit aussi d’un fait divers réel survenu en Galice, relaté notamment par un article du Monde qui revient sur un meurtre lié à un conflit de voisinage et à un projet d’éoliennes, même si le scénario prend ses distances avec les détails précis de l’affaire (Source : Le Monde, 2023). Sorogoyen et Peña s’inspirent ainsi de cette matière documentaire pour construire une fiction qui transpose les enjeux de ce cas particulier dans une dramaturgie plus ample (Source : Le Monde, 2023 ; IMDb, 2022).
La production associe des partenaires espagnols et français, ce qui permet une diffusion élargie sur les deux territoires et un positionnement dans les circuits de festivals européens (Source : Wikipédia, 2022 ; Le Pacte, 2022). Le tournage en décors naturels implique l’usage de fermes, de chemins ruraux et de bâtisses anciennes, souligné par plusieurs critiques comme un élément central de l’atmosphère du film (Source : La Croix, 2022 ; critiques presse AlloCiné, 2022). Le dispositif de mise en scène, qui privilégie des plans rapprochés lors des confrontations verbales et des plans plus larges sur les paysages lors des scènes de travail agricole ou de déplacement, est régulièrement décrit dans les articles comme un moyen de relier l’enfermement psychologique des personnages à l’isolement physique de leur environnement (Source : La Croix, 2022 ; Le Monde, 2023). En outre, le recours à des acteurs locaux pour certains seconds rôles, mentionné dans les analyses critiques, contribue à ancrer le film dans un tissu social identifiable par le public espagnol (Source : IMDb, 2022 ; La Croix, 2022). Ce contexte de production renforce l’inscription de « As bestas » dans un courant de cinéma européen qui interroge les fractures territoriales et les tensions entre transition énergétique, économie rurale et mémoire locale (Source : Le Monde, 2023 ; La Croix, 2022).
Parcours en festivals et distinctions
« As bestas » est présenté au Festival de Cannes 2022 dans la section Cannes Première, marquant la première sélection de Rodrigo Sorogoyen sur la Croisette, ce qui contribue à accroître sa visibilité internationale (Source : Wikipédia, 2022 ; Festival de Cannes via Wikipédia, 2022). Le film poursuit ensuite un important parcours en festivals, où il remporte plusieurs prix, notamment à San Sebastián, Chicago et Tokyo, comme le mentionnent les résumés critiques d’IMDb qui recensent son palmarès international (Source : IMDb, 2022). En Espagne, l’œuvre se distingue particulièrement lors de la 37e cérémonie des Goyas, organisée en 2023, où elle remporte plusieurs récompenses majeures, dont le Goya du meilleur film, du meilleur réalisateur pour Sorogoyen, du meilleur acteur dans un second rôle pour Luis Zahera, et du meilleur scénario original pour Sorogoyen et Peña (Source : Wikipédia, 2023 – Premios Goya ; IMDb, 2022). Le film obtient également des prix techniques, ce qui confirme sa place centrale dans la production cinématographique espagnole de l’année 2022 (Source : Wikipédia, 2023 – Premios Goya). Cette même année, il figure parmi les œuvres espagnoles les plus commentées dans la presse spécialisée européenne, souvent cité comme l’un des titres représentatifs du renouveau du thriller rural dans le cinéma ibérique (Source : La Croix, 2022 ; critiques presse AlloCiné, 2022).
En France, « As bestas » sort en salles le 20 juillet 2022, distribué par Le Pacte, et bénéficie d’une campagne de promotion centrée sur sa présentation cannoise et sur la performance de ses interprètes principaux (Source : Le Pacte, 2022 ; AlloCiné, 2022). Le succès critique se traduit par une note presse élevée sur AlloCiné, qui agrège les avis de 37 médias français, nombre important pour un film non-anglophone (Source : AlloCiné, 2022). La reconnaissance institutionnelle se prolonge à travers diverses sélections dans des festivals français et européens de cinéma d’auteur, même si la synthèse précise de tous les prix obtenus en France reste fragmentaire dans les bases de données publiques (Source : AlloCiné, 2022 ; IMDb, 2022). Sur la scène internationale, le film contribue à consolider la réputation de Sorogoyen, déjà remarqué pour « El Reino », lauréat de plusieurs Goyas en 2019, comme l’un des cinéastes espagnols les plus suivis de sa génération (Source : Wikipédia, 2022 – Rodrigo Sorogoyen ; IMDb, 2022). Ce parcours festivalier et cette moisson de récompenses situent « As bestas » dans une trajectoire de reconnaissance critique durable, au-delà de sa seule carrière en salle (Source : Wikipédia, 2023 – Premios Goya ; La Croix, 2022).
Réception critique et enjeux thématiques
La presse française et espagnole a majoritairement salué « As bestas » pour sa capacité à articuler tension dramatique et observation sociale, en décrivant le film comme un thriller rural intense, centré sur la montée d’un conflit de voisinage dans une Espagne rurale en crise (Source : La Croix, 2022 ; critiques presse AlloCiné, 2022). Plusieurs critiques soulignent la précision du portrait des personnages, la violence contenue des échanges verbaux et la manière dont le film explore les ressorts du ressentiment, de la peur de l’autre et de la frustration économique (Source : La Croix, 2022 ; Le Monde, 2023). Le traitement des relations entre le couple français et leurs voisins est souvent analysé sous l’angle de la xénophobie, de la méfiance envers les « néo-ruraux » et des inégalités de capital culturel, sans que le film ne soit décrit comme militant, mais plutôt comme une exploration de rapports de force complexes (Source : Le Monde, 2023 ; critiques presse AlloCiné, 2022). En parallèle, certains articles insistent sur la manière dont Sorogoyen met en scène la question de la transition énergétique, à travers le projet d’éoliennes, comme un révélateur des tensions entre enjeux globaux et réalités locales (Source : Le Monde, 2023 ; La Croix, 2022). Cette articulation entre dimensions économiques, identitaires et environnementales est régulièrement mentionnée comme l’un des axes centraux de la lecture du film (Source : La Croix, 2022 ; Le Monde, 2023).
Les performances d’acteurs, en particulier celles de Denis Ménochet, Marina Foïs et Luis Zahera, sont fréquemment mises en avant dans les critiques, qui évoquent un jeu physique et verbal très impliqué, soutenu par de longues scènes de dialogues tendus (Source : critiques presse AlloCiné, 2022 ; La Croix, 2022). La construction du récit en deux mouvements, avec un changement de focalisation, a suscité des commentaires sur la capacité du film à renouveler ses enjeux à mi-parcours, certains critiques y voyant une manière de déplacer la question de la survie immédiate vers celle de la persistance du traumatisme et de la mémoire (Source : IMDb, 2022 ; SensCritique, 2022). Sur les plateformes de référence, « As bestas » affiche une note de 7,5/10 sur IMDb et des évaluations globalement positives sur SensCritique, témoignant d’un accueil favorable du public cinéphile (Source : IMDb, 2022 ; SensCritique, 2022). Quelques analyses pointent sa durée et son rythme comme susceptibles de diviser, tout en reconnaissant l’ambition du projet de s’inscrire dans un temps long pour faire ressentir les tensions quotidiennes (Source : IMDb, 2022 ; critiques utilisateurs IMDb, 2023). De manière générale, le film apparaît dans les bilans de fin d’année de plusieurs médias comme l’une des œuvres marquantes de 2022 dans le domaine du thriller européen (Source : La Croix, 2022 ; Le Monde, 2023).
Critique sur As bestas
Où regarder en streaming As bestas
As bestas est disponible en streaming par abonnement sur TF1+ et Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de As bestas figurent Olga, interprété par Marina Foïs, Antoine, interprété par Denis Ménochet et Xan, interprété par Luis Zahera. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

































