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Les Herbes sèches - Image de fond
Les Herbes sèches (2023) - Affiche
Langue originale
Turkish
Titre original
Kuru Otlar Üstüne
Budget
3 720 000,00 $
Classification
tp
Pays d’origine
TR
Sorties en France
  • Avant-première : 19/05/2023
  • Cinéma : 12/07/2023 (TP)
Sociétés de production
Audio
Türkçe
Pays producteurs
Mots-clés

Les Herbes sèches(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

12/07/2023
•
tp
•
3heure 17min
7.7 / 10

« Les Herbes sèches » porte le titre original « Kuru Otlar Üstüne » et est réalisé par Nuri Bilge Ceylan, cinéaste turc dont la filmographie est régulièrement présentée en compétition au Festival de Cannes depuis le début des années 2000 (Source : Wikipédia, 2023 ; Festival de Cannes, 2023). Le scénario est cosigné par Nuri Bilge Ceylan, Ebru Ceylan et Akın Aksu, dans la continuité d’un mode d’écriture collaborative déjà à l’œuvre sur plusieurs œuvres précédentes du réalisateur (Source : Wikipédia, 2023). Le film est une coproduction entre la Turquie, la France, l’Allemagne et la Suède, avec notamment la participation de la Radio-télévision de Turquie (TRT) et d’Arte France Cinéma parmi les sociétés de production, ce qui l’inscrit dans un réseau de coproductions européennes déjà familier du cinéaste (Source : Wikipédia, 2023). Sa durée de 197 minutes le rapproche d’autres fresques au long cours de Nuri Bilge Ceylan, comme « Il était une fois en Anatolie » ou « Winter Sleep », toutes deux remarquées sur la Croisette pour leur ampleur narrative (Source : Wikipédia, 2023 ; Cinedweller, 2023). Le film est classé dans le genre **dramatique**, avec un ancrage marqué dans le réalisme social et psychologique, sans pour autant se revendiquer d’une école ou d’un courant précis dans sa communication officielle (Source : Wikipédia, 2023).

Le tournage se déroule en Anatolie orientale, dans des zones rurales enneigées qui prolongent l’intérêt récurrent du réalisateur pour les paysages anatoliens, déjà central dans « Uzak » ou « Il était une fois en Anatolie » (Source : Festival de Cannes, 2023 ; MediArte News, 2023). Nuri Bilge Ceylan occupe pour la première fois la position de producteur principal sur l’un de ses longs métrages, tandis que Mediha Didem Türemen assure la fonction de productrice exécutive, ce qui marque une évolution dans l’organisation de sa structure de production (Source : Wikipédia, 2023). La fabrication du film s’inscrit dans un contexte de coproduction internationale où les partenaires européens jouent un rôle financier et de diffusion important, notamment pour l’exploitation en salles en France et en Allemagne (Source : Unifrance, fiche film, 2023). La sortie française est fixée au 12 juillet 2023, après sa présentation cannoise, avec une durée intégrale conservée, ce qui témoigne d’un choix de distribution aligné sur la vision du cinéaste en matière de montage (Source : Bande-annonce française, 2023 ; Cinedweller, 2023).

Distribution artistique et personnages

Le rôle principal de Samet est interprété par Deniz Celiloğlu, acteur turc qui collabore ici pour la première fois avec Nuri Bilge Ceylan sur un long métrage, comme l’indique la fiche de production officielle (Source : Wikipédia, 2023). Samet est présenté comme un enseignant célibataire, affecté dans un village isolé, dont les relations avec ses élèves oscillent entre proximité, ironie et distance, avant d’être réévaluées à la lumière de l’accusation qui le vise (Source : Festival de Cannes, 2023 ; Abus de Ciné, 2024). Merve Dizdar incarne Nuray, une professeure, figure politisée et amputée d’une jambe, dont le personnage articule des enjeux de résilience, de rapport au collectif et de confrontation idéologique avec Samet (Source : MediArte News, 2023 ; Abus de Ciné, 2024). Musab Ekici interprète Kenan, un autre enseignant du village, dont la présence offre un contrepoint professionnel et affectif dans les dynamiques triangulaires qui structurent le récit (Source : Wikipédia, 2023).

La distribution est complétée par des interprètes non-professionnels et des seconds rôles issus du théâtre et de la télévision turcs, notamment pour incarner les élèves et les habitants du village, même si ces noms sont moins mis en avant dans la promotion internationale du film (Source : Unifrance, 2023). La direction d’acteurs se caractérise par un usage prolongé des plans fixes et des dialogues détaillés, donnant une place importante aux échanges en champ-contrechamp, conformément à la mise en scène décrite par plusieurs critiques spécialisées (Source : aVoir-aLire, 2023 ; Abus de Ciné, 2024). Merve Dizdar reçoit le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2023 pour ce rôle, récompense qui met en avant la composition du personnage de Nuray et renforce la visibilité du film auprès de la presse internationale (Source : Festival de Cannes, Palmarès 2023 ; MediArte News, 2023). Cette distinction s’inscrit dans une continuité de la reconnaissance cannoise de la direction d’acteurs chez Nuri Bilge Ceylan, déjà distinguée à plusieurs reprises pour des distributions antérieures (Source : Festival de Cannes, archives, 2003–2014).

Contexte narratif et thématiques

L’intrigue se déroule dans un village reculé d’Anatolie orientale, marqué par un hiver long et rigoureux, qui encadre visuellement le parcours de Samet et contribue à l’atmosphère de stagnation ressentie par le personnage (Source : Festival de Cannes, 2023 ; MediArte News, 2023). Le film suit la vie quotidienne d’un enseignant de collège, au sein d’une institution scolaire où les relations entre professeurs, élèves et administration dévoilent des hiérarchies implicites et des tensions latentes (Source : Wikipédia, 2023 ; Abus de Ciné, 2024). Lorsque Samet est accusé d’avoir eu des gestes déplacés envers une élève, Sevim, la situation engage des enjeux de réputation, de pouvoir et de responsabilité, sans que le récit ne recoure à une démonstration univoque des faits, comme le notent plusieurs analyses critiques (Source : aVoir-aLire, 2023 ; Abus de Ciné, 2024). La rencontre de Samet avec Nuray, au-delà de la dimension sentimentale potentielle, ouvre un champ de confrontation idéologique, où se croisent désillusion politique, engagement militant et scepticisme individuel (Source : MediArte News, 2023).

Les thématiques abordées incluent la désillusion professionnelle, l’attente d’une mobilité sociale et géographique, ainsi que la difficulté à s’extraire d’un environnement perçu comme contraignant, ce que reflète l’obsession de Samet pour une mutation à Istanbul (Source : Festival de Cannes, 2023 ; Wikipédia, 2023). Le film interroge également le rapport de l’enseignant à ses élèves, dans un contexte où l’autorité pédagogique se superpose à des enjeux affectifs, d’admiration et de projection, en particulier à travers la relation avec Sevim (Source : Abus de Ciné, 2024). Certains critiques évoquent une réflexion plus large sur l’intellectualité isolée et le repli sur soi, qui traverse plusieurs personnages adultes, chacun négociant à sa manière le compromis entre convictions et réalité sociale (Source : aVoir-aLire, 2023 ; MediArte News, 2023). Sur le plan symbolique, le décor des « herbes sèches » et de la neige persistante est souvent lu comme un prolongement visuel de l’aridité émotionnelle et de l’état d’attente qui pèsent sur le protagoniste (Source : MediArte News, 2023).

Réception critique et parcours en festivals

« Les Herbes sèches » est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2023, marquant le retour de Nuri Bilge Ceylan sur la Croisette près de dix ans après la Palme d’or obtenue pour « Winter Sleep » en 2014 (Source : Festival de Cannes, 2023). Le film y obtient le Prix d’interprétation féminine, attribué à Merve Dizdar, ce qui constitue la principale récompense officielle reçue à Cannes pour ce long métrage (Source : Festival de Cannes, Palmarès 2023 ; MediArte News, 2023). Dans la presse française et internationale, la réception se caractérise par des analyses approfondies de la durée et de la densité dialoguée du film, plusieurs critiques soulignant l’ambition de sa construction narrative et la place centrale accordée à la parole (Source : Abus de Ciné, 2024 ; aVoir-aLire, 2023). Sur des plateformes spécialisées comme AlloCiné, le film recueille une moyenne de notes spectateurs située autour de 4 sur 5, ce qui témoigne d’une appréciation globalement favorable du public cinéphile, même si les avis restent partagés sur la longueur (Source : AlloCiné, 2023).

Dans le contexte plus large de la carrière de Nuri Bilge Ceylan, « Les Herbes sèches » s’inscrit dans une série de sélections cannoises où plusieurs films du réalisateur ont été primés : « Uzak » (Grand Prix et prix d’interprétation masculine en 2003), « Les Climats » (Prix FIPRESCI en 2006), « Les Trois Singes » (Prix de la mise en scène en 2008), « Il était une fois en Anatolie » (Grand Prix en 2011) et « Winter Sleep » (Palme d’or en 2014) (Source : Cinedweller, 2023 ; Festival de Cannes, archives). Cette continuité contribue à inscrire « Les Herbes sèches » dans une attente critique particulière, en amont de sa présentation, et dans une lecture qui prend en compte l’évolution du travail du cinéaste sur la durée (Source : MediArte News, 2023). Plusieurs articles mettent en avant la cohérence de l’univers de Nuri Bilge Ceylan, entre exploration des paysages anatoliens, observation minutieuse des relations de couple, de famille ou de travail, et questionnement récurrent sur la position de l’intellectuel face à la société turque contemporaine (Source : MediArte News, 2023 ; aVoir-aLire, 2023). En salle, le film bénéficie en France d’une distribution soutenue par des circuits d’art et essai, avec une communication centrée sur son statut de film de festival et sur la récompense cannoise de Merve Dizdar (Source : Unifrance, 2023 ; bande-annonce française, 2023).

Le film dans l’œuvre de Nuri Bilge Ceylan

« Les Herbes sèches » prolonge plusieurs motifs formels et thématiques déjà présents dans la filmographie de Nuri Bilge Ceylan, notamment l’attention portée aux paysages d’Anatolie, la durée étirée des scènes dialoguées et l’exploration des contradictions d’un protagoniste masculin souvent en crise intérieure (Source : Festival de Cannes, 2023 ; Cinedweller, 2023). Des films comme « Uzak », « Les Climats », « Il était une fois en Anatolie » et « Winter Sleep » ont déjà mis en scène des personnages confrontés à la solitude, à la désillusion et à une forme de décalage entre leurs aspirations et leur environnement, ce qui offre un cadre de lecture pour la trajectoire de Samet (Source : Cinedweller, 2023 ; MediArte News, 2023). Le choix de travailler pour la première fois avec Deniz Celiloğlu, Merve Dizdar et Musab Ekici pour les rôles principaux marque toutefois une inflexion dans la direction d’acteurs, en introduisant de nouveaux visages au sein d’un cinéma jusqu’ici souvent associé à certains interprètes récurrents (Source : Wikipédia, 2023). Le film se distingue également par la place accordée au milieu scolaire et à la figure de l’enseignant, thématique moins centrale dans les précédents longs métrages du cinéaste, davantage tournés vers les milieux urbains, les couples ou les familles (Source : Wikipédia, 2023 ; aVoir-aLire, 2023).

Sur le plan institutionnel, la coproduction entre la Turquie, la France, l’Allemagne et la Suède confirme la dimension internationale désormais installée de la carrière de Nuri Bilge Ceylan, qui travaille depuis plusieurs films avec des partenaires européens et bénéficie d’une diffusion régulière dans les grands festivals (Source : Wikipédia, 2023 ; Unifrance, 2023). La reconnaissance cannoise obtenue par « Les Herbes sèches » s’inscrit dans un continuum de distinctions qui renforcent son statut de figure majeure du cinéma d’auteur contemporain, tout en laissant place à des lectures contrastées de chaque nouvelle œuvre (Source : Festival de Cannes, archives ; Cinedweller, 2023). La durée de 197 minutes, en phase avec d’autres films « fleuves » de l’auteur, contribue à alimenter le débat critique autour de son rapport au temps, de son usage des silences et de la parole, ainsi que de la manière dont il choisit de développer les conflits intérieurs de ses personnages (Source : Abus de Ciné, 2024 ; aVoir-aLire, 2023). En ce sens, « Les Herbes sèches » apparaît, dans les analyses disponibles, comme une étape supplémentaire dans l’exploration des tensions entre désirs individuels, contraintes collectives et paysages anatoliens, qui structurent l’ensemble de sa filmographie depuis plus de deux décennies (Source : MediArte News, 2023 ; Festival de Cannes, 2023).

Critique sur Les Herbes sèches

7.7 / 10
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Où regarder en streaming Les Herbes sèches

Les Herbes sèches est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Les Herbes sèches figurent Samet, interprété par Deniz Celiloğlu, Nuray, interprété par Merve Dizdar et Kenan, interprété par Musab Ekici. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Onur Berk Arslanoğlu - Photo
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