CrissCross est réalisé par le chef opérateur et cinéaste britannique Chris Menges, déjà reconnu pour son travail de directeur de la photographie avant son passage à la mise en scène, qui signe ici l’un de ses longs métrages de fiction sortis au début des années 1990 (Source : Wikipédia, 2006). Le scénario est adapté d’un roman homonyme de l’écrivain Scott Sommer, qui en assure lui-même l’écriture pour le cinéma, ce qui inscrit l’œuvre dans la continuité d’un matériau littéraire déjà centré sur la relation mère-fils et le milieu de la drogue (Source : Wikipédia, 2006 ; TheSkyKid.com, 2024). La production est assurée par la société Hawn/Sylbert Movie Company, associée à MGM-Pathé Communications et à Metro-Goldwyn-Mayer, ce qui ancre le film dans un circuit de production hollywoodien classique du début des années 1990 (Source : IMDb, 2026). Le tournage se déroule en Floride, principalement à Key West, ce qui permet au film de tourner en décors naturels dans les Florida Keys et de refléter visuellement le cadre géographique spécifique du récit (Source : IMDb, 2026).
Le film est tourné en langue anglaise et classé dans les genres « drame » et « crime/drame » par plusieurs bases de données spécialisées, ce qui reflète la coexistence d’une intrigue familiale et d’éléments liés au trafic de stupéfiants (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; SensCritique, 2025). Sa durée est d’environ 1 h 40, une longueur standard pour un long métrage de fiction destiné au marché américain (Source : IMDb, 2026 ; SensCritique, 2025). La sortie en salles aux États-Unis a lieu le 8 mai 1992 dans un nombre limité de cinémas, positionnant le film sur un segment intermédiaire entre production indépendante et distribution de studio à faible exposition (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; Box Office Mojo, 2026). La classification MPA en « R » signale la présence de thèmes adultes, de violence et de contenus liés à la drogue, ce qui correspond au sujet traité et restreint mécaniquement une partie du public potentiel (Source : Box Office Mojo, 2026).
Intrigue et enjeux narratifs
Le récit se déroule à Key West en 1969, moment où la mission Apollo 11 et l’alunissage imminent occupent l’espace médiatique américain, ce contexte historique servant de toile de fond symbolique à l’éveil du jeune protagoniste (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; SensCritique, 2025). Tracy Cross, mère célibataire interprétée par Goldie Hawn, tente de maintenir une certaine stabilité après le départ de son mari, un vétéran du Vietnam qui se retire dans un monastère, laissant la famille sans soutien financier régulier (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; Wikipédia, 2006). Pour faire face aux difficultés économiques, elle travaille d’abord comme serveuse dans un petit motel puis, sous la pression de ses dettes, finit par se produire comme stripteaseuse dans un club local, ce qui affecte directement son image aux yeux de son fils (Source : TheSkyKid.com, 2024 ; IMDb, 2026). En parallèle, son fils Chris enchaîne les petits boulots, dont des livraisons de poisson pour la cuisine d’un hôtel, afin de contribuer aux revenus du foyer (Source : IMDb, 2026).
Au fil de ces livraisons, l’adolescent découvre que les poissons qu’il transporte sont bourrés de cocaïne, révélant l’existence d’un trafic organisé auquel participe la direction de l’établissement (Source : IMDb, 2026 ; TheSkyKid.com, 2024). Constatant la précarité de sa mère, il conçoit alors un système de revente de cette drogue, pensant pouvoir ainsi lui permettre de cesser ses activités de striptease et d’améliorer leurs conditions de vie (Source : IMDb, 2026 ; Rotten Tomatoes, 2010). La dynamique familiale se complexifie avec l’arrivée de Joe, un homme qui entame une relation avec Tracy et suscite la méfiance de Chris, avant que son identité d’agent infiltré chargé de démanteler le réseau de drogue ne soit progressivement révélée (Source : Wikipédia, 2006). Cette convergence entre enquête policière et initiatives illégales de l’adolescent conduit à une opération de livraison qui dégénère en fusillade, au cours de laquelle Chris échappe de peu à la mort, avant d’être placé en garde à vue et mis sous probation, ce qui marque un tournant dans sa trajectoire (Source : Wikipédia, 2006).
Distribution et personnages principaux
Le film repose en grande partie sur la performance de Goldie Hawn, qui incarne Tracy Cross, figure de mère célibataire confrontée à une série de choix contraints dans un environnement économique et affectif marqué par l’absence du père (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2026). Cette interprétation s’inscrit dans une période où l’actrice, surtout associée à la comédie, explore des registres plus dramatiques, ce que plusieurs critiques soulignent comme un contre-emploi par rapport à son image de « star » légère des années précédentes (Source : IMDb, 2006 – critiques utilisateurs ; Letterboxd, 2025). Le rôle du fils, Chris, est tenu par David Arnott, qui incarne un adolescent partagé entre loyauté filiale, désir de protection et tentation de l’argent rapide, dans un contexte où les adultes apparaissent soit défaillants, soit instrumentalisateurs (Source : Wikipédia, 2006). Keith Carradine interprète John, le père vétéran du Vietnam qui abandonne la cellule familiale pour se retirer dans un monastère, introduisant la dimension post-traumatique et religieuse dans l’arrière-plan de l’histoire (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; Wikipédia, 2006).
Arliss Howard apparaît dans le rôle de Joe, dont la double identité – compagnon de Tracy et agent des forces de l’ordre infiltré – structure une partie de la tension dramatique du récit (Source : Wikipédia, 2006). Steve Buscemi figure également au casting dans un rôle secondaire lié au milieu de la restauration et du trafic, ce qui contribue à ancrer le film dans un paysage de personnages marginaux ou précaires propre au cinéma américain du tournant des années 1990 (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2026). Autour de ce noyau central gravitent plusieurs seconds rôles, qui composent le décor social de Key West : employés de motel, clients de bars, membres du réseau de drogue et figures de l’autorité, tous contribuant à dessiner un milieu où la ligne entre survie économique et criminalité reste floue (Source : IMDb, 2026). Par ce dispositif, le film propose une galerie de personnages typés mais relativement sobres, où les trajectoires individuelles s’entrecroisent sur fond de mutation sociale et de désillusion après la guerre (Source : TheSkyKid.com, 2024 ; IMDb, 2026).
Réception critique et carrière en salles
À sa sortie, CrissCross connaît une exploitation limitée et n’atteint qu’un modeste résultat au box-office, avec un total d’environ 3,05 millions de dollars de recettes aux États-Unis et dans le monde, sans distribution internationale significative selon les données disponibles (Source : Box Office Mojo, 2026 ; Box Office Mojo, 1992 – classement annuel). Ce chiffre le place parmi les productions de second plan de l’année 1992, loin derrière les succès du moment, tout en témoignant d’une certaine visibilité sur le marché domestique grâce au soutien de MGM (Source : Box Office Mojo, 1992 – classement annuel). Le budget est estimé à 14 millions de dollars, ce qui signifie que le film n’atteint pas son seuil de rentabilité en exploitation salles, confirmant son statut de titre à la carrière commerciale restreinte (Source : IMDb, 2026). Du côté des agrégateurs contemporains, l’indice de satisfaction du public reste relativement bas, avec notamment un score de 23% rapporté sur Rotten Tomatoes, même si ce chiffre repose sur un volume limité d’avis recensés (Source : Rotten Tomatoes, 2010).
Les critiques évoquent souvent le choix de casting de Goldie Hawn dans un rôle sérieux comme un élément notable, certains commentaires de spectateurs soulignant l’écart avec ses rôles comiques antérieurs et l’approche plus sombre du personnage de Tracy (Source : IMDb, 2006 – critiques utilisateurs ; Letterboxd, 2025). En parallèle, des analyses publiées a posteriori insistent sur l’atmosphère de Key West et sur la dimension de chronique d’une relation mère-fils en contexte de marginalité, parfois jugées plus marquantes que l’intrigue policière elle-même (Source : TheSkyKid.com, 2024 ; Letterboxd, 2025). Aucune récompense majeure ou sélection dans les grands festivals internationaux n’est signalée dans les bases de données de référence consultées, ce qui confirme le parcours discret du film dans le circuit des prix et distinctions (Source : IMDb, 2026 ; AllMovie, consulté via agrégateurs). Toutefois, le film conserve une présence régulière dans les catalogues de plateformes et les bases cinéphiles, où il est occasionnellement redécouvert comme un témoignage d’un certain cinéma américain des années 1990 centré sur les espaces périphériques et les figures de la classe moyenne inférieure (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; SensCritique, 2025).
Thèmes, esthétique et inscription dans le cinéma des années 1990
Sur le plan thématique, CrissCross articule plusieurs motifs caractéristiques du cinéma américain du début des années 1990 : famille monoparentale, effets à long terme de la guerre du Vietnam sur les trajectoires individuelles et infiltration de l’économie de la drogue dans la vie quotidienne des classes populaires (Source : Wikipédia, 2006 ; Rotten Tomatoes, 2010). La présence constante en arrière-plan de la mission Apollo, avec ses images de conquête spatiale, dialogue avec la situation au sol des personnages, pris dans des logiques de survie et de désillusion, ce que plusieurs commentateurs relèvent comme une opposition structurante du film (Source : SensCritique, 2025 ; TheSkyKid.com, 2024). D’un point de vue formel, l’utilisation de décors naturels à Key West, les ambiances de bars, de motels et de clubs, ainsi que la mise en scène de la chaleur et de la lumière des Florida Keys contribuent à installer une esthétique de chronique locale, centrée sur un territoire précis (Source : IMDb, 2026 ; TheSkyKid.com, 2024). La dimension policière – infiltration, livraison truquée, fusillade – reste intégrée à ce cadre réaliste, sans basculer dans le spectaculaire propre aux grands thrillers de studio de la même période (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; IMDb, 2006 – critiques utilisateurs).
Dans la filmographie de Chris Menges, le film s’inscrit dans un intérêt constant pour des personnages confrontés à des contextes politiques ou sociaux tendus, que ce soit à travers son travail de directeur de la photographie ou ses réalisations (Source : Wikipédia, filmographie de Chris Menges, 2006). Pour Goldie Hawn, il représente une étape singulière dans un parcours dominé par la comédie, souvent mentionnée dans les analyses rétrospectives comme une tentative de diversification de ses rôles au tournant des années 1990 (Source : IMDb, 2006 – critiques utilisateurs ; Letterboxd, 2025). Si CrissCross ne s’impose pas comme une référence majeure de sa décennie, son mélange de drame familial, de chronique sociale et de récit criminel lui vaut d’être régulièrement cité dans des listes consacrées aux films méconnus ou « oubliés » des années 1990, notamment dans la sphère cinéphile en ligne (Source : TheSkyKid.com, 2024 ; SensCritique, 2025). Cette présence discrète mais continue contribue à maintenir le film dans la mémoire d’un public ciblé, intéressé par les œuvres qui explorent, à échelle réduite, les zones d’ombre de l’histoire récente américaine (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; Box Office Mojo, 1992 – classement annuel).
Critique sur CrissCross
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de CrissCross figurent Chris Cross, interprété par David Arnott, Tracy Cross, interprété par Goldie Hawn et Joe, interprété par Arliss Howard. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

















