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Carandiru - Image de fond
Carandiru (2003) - Affiche
Langue originale
Portuguese
Budget
4 100 000,00 $
Revenus
10 781 635,00 $
Classification
r
Pays d’origine
BR, AR
Sorties en France
  • Avant-première : 19/05/2003
  • Cinéma : 02/06/2004
Sociétés de production
Audio
Português
Pays producteurs
Mots-clés

Carandiru(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

11/04/2003
•
r
•
2heure 26min
7.6 / 10

Réalisé par Héctor Babenco, cinéaste d’origine argentine naturalisé brésilien, Carandiru est produit comme une coproduction entre le Brésil, l’Argentine et l’Italie et sort en 2003, dans le prolongement de l’intérêt du réalisateur pour les marges sociales déjà perceptible dans Pixote et Kiss of the Spider Woman (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2003). Le film adapte le livre Estação Carandiru du médecin Drauzio Varella, best-seller brésilien fondé sur son expérience de médecin bénévole en milieu carcéral et sur les témoignages de détenus qu’il a recueillis dans cette prison de São Paulo (Source : Wikipédia, 2007). Le tournage est organisé directement dans l’enceinte de l’ancienne prison de Carandiru, ce qui contribue à ancrer le dispositif de mise en scène dans un espace réel, marqué par la mémoire collective du massacre de 1992, au cours duquel 111 détenus sont tués lors d’une intervention policière après une mutinerie (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2003). Cette dimension documentaire, associée à un récit de fiction choral, place le projet à la croisée du cinéma social brésilien et du film de prison, dans un contexte de forte visibilité internationale du cinéma brésilien au début des années 2000, notamment après le succès critique de Cidade de Deus (La Cité de Dieu) (Source : Wikipédia, 2007 ; MUBI, s.d.).

Intrigue et structure narrative

Le récit se construit autour du personnage du docteur, inspiré de Drauzio Varella, chargé d’un programme de prévention contre le VIH au sein de la prison de Carandiru, ce qui lui donne accès à différents pavillons et à une mosaïque de trajectoires individuelles (Source : AlloCiné, 2004 ; IMDb, 2003). À partir de cette position d’observateur, le film déploie une structure en épisodes centrés sur des détenus qui racontent leur passé, leurs relations amoureuses ou familiales, ainsi que les circonstances qui les ont conduits à l’incarcération (Source : IMDb, 2003 ; Wikipédia, 2007). Ces récits intègrent des registres variés — de la chronique intime aux conflits violents — et montrent l’organisation interne de la prison, marquée par la surpopulation, l’autogestion partielle de certaines zones et des codes de respect ou de représailles entre prisonniers (Source : AlloCiné, 2004 ; MUBI, s.d.). La dernière partie revient sur l’épisode du massacre, qui sert de point de convergence dramatique à ces trajectoires, en soulignant la disproportion entre la mutinerie et la réponse des forces de l’ordre, telle que rapportée par l’ouvrage source et la documentation publique sur l’événement (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2003).

Personnages et interprètes

Le film s’appuie sur une distribution majoritairement brésilienne, avec notamment Luiz Carlos Vasconcelos dans le rôle du médecin, entouré de Rodrigo Santoro, Milton Gonçalves et Wagner Moura parmi les interprètes principaux (Source : Wikipédia, 2007). Ces comédiens incarnent des personnages de détenus aux profils contrastés, de jeunes hommes impliqués dans la criminalité urbaine à des figures plus âgées ayant développé une position d’autorité informelle à l’intérieur de la prison (Source : IMDb, 2003 ; Wikipédia, 2007). La distribution comprend aussi une galerie de seconds rôles — dont Enrique Diaz, Caio Blat et d’autres acteurs issus de la scène brésilienne — qui contribuent à l’effet de chronique collective en multipliant les points de vue sur la vie derrière les barreaux (Source : IMDb, 2003). Ce choix d’un ensemble choral, plutôt qu’un protagoniste unique héroïsé, s’inscrit dans une démarche de représentation d’un milieu social élargi, chaque personnage apportant un fragment d’information sur l’organisation de Carandiru et sur les rapports de force qui la traversent (Source : MUBI, s.d. ; Wikipédia, 2007).

Réception critique et diffusion internationale

Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2003, Carandiru est sélectionné pour la Palme d’or, ce qui lui confère une visibilité importante sur la scène internationale du cinéma d’auteur (Source : Filmaffinity, 2023 ; IMDb Awards, s.d.). Le film circule ensuite dans plusieurs festivals, notamment à La Havane et à Carthagène, où il reçoit des distinctions telles que l’Audience Award et le Glauber Rocha Award au Festival de La Havane, ainsi que le Golden India Catalina du meilleur film à Carthagène (Source : Wikipédia, 2006). Au Brésil, il obtient des nominations au Grande Prêmio do Cinema Brasileiro dans diverses catégories, dont meilleur film et meilleur réalisateur, ce qui signale sa place dans la production nationale de l’époque (Source : IMDb Awards, s.d.). En 2015, l’Association brésilienne des critiques de cinéma (Abraccine) inclut Carandiru à la 95e place de sa liste des 100 meilleurs films brésiliens de tous les temps, attestant d’une reconnaissance critique durable plus d’une décennie après sa sortie (Source : Wikipédia, 2006).

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Accueil public et impact culturel

Sur la base de son exploitation internationale, le long métrage recueille un accueil public significatif, avec une note de 7,6/10 attribuée par les utilisateurs d’IMDb et plus de 24 000 votes, indiquant une visibilité soutenue auprès des spectateurs intéressés par le cinéma brésilien et les récits carcéraux (Source : IMDb, 2003). En France, la sortie du film en juin 2004 s’accompagne d’un accueil critique généralement favorable sur les plateformes spécialisées, où les évaluations de la presse et du public situent l’œuvre dans une zone de réception positive, sans consensus unanime (Source : AlloCiné, 2004). Par ailleurs, le film contribue à renouveler l’attention portée au massacre de Carandiru de 1992, régulièrement mentionné dans la presse brésilienne et les débats sur la violence institutionnelle et les conditions de détention au Brésil (Source : Wikipédia, 2007). En intégrant cet épisode à une trame de fiction inspirée de témoignages, l’œuvre participe à la circulation internationale d’images de la prison brésilienne, dans un contexte où d’autres films de la même période abordent les inégalités sociales et la violence urbaine du pays (Source : Wikipédia, 2007 ; MUBI, s.d.).

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Esthétique, mise en scène et thématiques

La mise en scène de Héctor Babenco privilégie une approche réaliste, avec un tournage dans les espaces réels de l’ancienne prison de Carandiru, ce qui produit un cadre visuel marqué par l’exiguïté des cellules, la densité humaine et la dégradation des infrastructures (Source : MUBI, s.d. ; Wikipédia, 2007). Le dispositif narratif, articulé autour d’un médecin qui circule de pavillon en pavillon, permet de déployer une série de vignettes qui abordent des thèmes comme la surpopulation carcérale, la circulation des maladies, les rapports de pouvoir entre détenus et la présence fluctuante de l’autorité institutionnelle (Source : AlloCiné, 2004 ; IMDb, 2003). La dimension thématique s’organise également autour de la question de la dignité humaine dans un système pénitentiaire surchargé, en montrant des relations amoureuses, amicales ou familiales qui coexistent avec la violence, sans que le récit ne prenne explicitement position sur les politiques pénales (Source : Wikipédia, 2007). Enfin, l’inscription du film dans un corpus plus large de représentations de la violence d’État au Brésil lui vaut d’être régulièrement cité dans les travaux et rétrospectives consacrés au cinéma social brésilien des années 1980 aux années 2000, où il apparaît comme l’une des œuvres marquantes du retour en force du long métrage brésilien sur la scène internationale (Source : Wikipédia, 2006).

Critique sur Carandiru

7.6 / 10
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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Carandiru figurent Doutor (Physician), interprété par Luiz Carlos Vasconcelos, Chico, interprété par Milton Gonçalves et Nego Preto (Ebony), interprété par Ivan de Almeida. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Luiz Carlos Vasconcelos - Photo
Luiz Carlos Vasconcelos
Doutor (Physician)
Ivan de Almeida - Photo
Ivan de Almeida
Nego Preto (Ebony)
Aílton Graça - Photo
Aílton Graça
Majestade (Majesty)
Aida Leiner - Photo
Aida Leiner
Rosirene
Gero Camilo - Photo
Gero Camilo
Sem Chance (No Way)
Caio Blat - Photo
Caio Blat
Deusdete
Julia Ianina - Photo
Julia Ianina
Francineide
Floriano Peixoto - Photo
Floriano Peixoto
Antônio Carlos
Ricardo Blat - Photo
Ricardo Blat
Claudiomiro

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