Nrmagazine
Le Grand Magicien - Image de fond
Le Grand Magicien (2011) - Affiche
Langue originale
Chinese
Titre original
大魔術師
Budget
15 000 000,00 $
Pays d’origine
CN, HK
Sociétés de production
Audio
日本語, 普通话
Pays producteurs
Mots-clés

Le Grand Magicien(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

22/12/2011
•
2heure 8min
6 / 10

« Le Grand Magicien » (titre original : « 大魔术师 » / « Dai moh seut si ») est une comédie d’action sino-hongkongaise coécrite et réalisée par Derek Yee, également crédité sous le nom Derek Tung-Sing Yee (Source : Wikipédia, 2021 ; IMDb, 2011). Le film est adapté d’un roman publié en 2009 par l’écrivain Zhang Haifan, sur lequel s’appuie le scénario élaboré par Derek Yee, Chun Tin-nam et Lau Ho-leung (Source : Wikipédia, 2012). Il s’agit d’une production conjointe de plusieurs sociétés, parmi lesquelles Emperor Motion Pictures, Polybona Films, Bona Entertainment et Film Unlimited, illustrant un modèle de coproduction courant dans le cinéma de Hong Kong et de Chine continentale au début des années 2010 (Source : Wikipédia, 2021). Le long métrage affiche une **durée** de 128 minutes et se situe à la frontière de plusieurs genres : comédie, action, romance et film de guerre à tonalité historique (Source : Wikipédia, 2021 ; IMDb, 2011). La version originale est tournée majoritairement en mandarin, tandis que le film circule à l’international sous le titre anglais « The Great Magician » (Source : IMDb, 2011 ; AlloCiné, 2013).

Le rôle principal est confié à Tony Leung Chiu-wai, qui interprète le magicien Chang Hsien, personnage central autour duquel se nouent les alliances et les trahisons (Source : IMDb, 2011 ; Wikipédia, 2021). Le seigneur de la guerre Lei Bully est incarné par Lau Ching-wan, acteur associé de longue date au cinéma hongkongais, qui compose une figure de potentat à la fois autoritaire et soucieux de reconnaissance (Source : IMDb, 2011 ; Kurosawa-cinema.com, 2020). Zhou Xun tient le rôle de Liu Yin, fiancée du magicien et objet des convoitises du chef militaire, personnage féminin placé au croisement des enjeux amoureux et stratégiques (Source : IMDb, 2011 ; Wikipédia, 2021). Le casting réunit également Paul Chun dans le rôle du maître magicien Liu Wanyao, figure tutélaire dont le savoir fait l’objet de convoitises, et Wu Gang dans celui de Liu Kunshan, majordome manipulateur qui instrumentalise la magie pour servir ses propres intérêts (Source : IMDb, 2011 ; Wikipédia, 2012). Cette distribution s’inscrit dans une dynamique de star-system hongkongais, mobilisant des interprètes déjà identifiés par le public pour des films mêlant spectacle populaire et reconstitution historique (Source : IMDb, 2011 ; AlloCiné, 2013).

Contexte narratif et historique

L’action de « Le Grand Magicien » se déroule à Pékin dans les années qui suivent la chute de la dynastie Qing et la Révolution de 1911, période marquée par la fragmentation du pays entre différents seigneurs de la guerre (Source : Wikipédia, 2012 ; Kurosawa-cinema.com, 2020). Le film situe plus précisément son intrigue dans la continuité de la mort de Yuan Shikai, événement qui ouvre une phase d’instabilité politique où les chefs militaires se disputent territoires et légitimité (Source : Kurosawa-cinema.com, 2020). Dans ce contexte, le personnage de Lei Bully incarne un seigneur local cherchant à consolider son pouvoir, notamment par des alliances avec les Japonais et par le contrôle de troupes recrutées de manière coercitive (Source : Kurosawa-cinema.com, 2020 ; Wikipédia, 2012). Le scénario dépeint par ailleurs l’action de groupes révolutionnaires républicains, déterminés à renverser le seigneur de la guerre pour restaurer une forme d’ordre central, ce qui ancre le récit dans les tensions politiques de la jeune République de Chine (Source : Wikipédia, 2012). La présence d’artistes et de magiciens à Pékin, décrits comme nombreux et concurrents, donne au film son cadre spectaculaire, où le divertissement devient un terrain d’affrontement symbolique entre pouvoir militaire, aspirations révolutionnaires et intérêts individuels (Source : AlloCiné, 2013 ; Letterboxd, 2011).

Le magicien Chang Hsien revient en Chine après une formation en Europe, élément qui inscrit le personnage dans une circulation transnationale des savoirs et des techniques de spectacle au début du XXe siècle (Source : IMDb, 2011 ; Wikipédia, 2012). Cette trajectoire permet de confronter des procédés d’illusion modernisés, inspirés des grandes scènes européennes, à un contexte chinois en pleine recomposition politique (Source : Wikipédia, 2012). La figure de Liu Kunshan, majordome de Lei Bully, illustre quant à elle l’instrumentalisation de la magie à des fins de contrôle social, puisqu’il se sert de tours pour terroriser des prisonniers et les contraindre à rejoindre les rangs de l’armée du seigneur de la guerre (Source : Wikipédia, 2012). Le récit met également en scène l’emprisonnement de Liu Wanyao, maître magicien et père de Liu Yin, dont les secrets professionnels deviennent une ressource stratégique pour ceux qui cherchent le pouvoir (Source : Wikipédia, 2012). Ainsi, la magie n’est pas seulement un motif esthétique, mais un enjeu concret de domination, de résistance et de négociation dans le cadre historique de l’époque des seigneurs de la guerre (Source : Wikipédia, 2012 ; Kurosawa-cinema.com, 2020).

Intrigue et motifs thématiques

Au cœur de l’intrigue, le seigneur de la guerre Lei Bully détient Liu Yin, qu’il souhaite épouser en tant que septième femme, tout en refusant de recourir à la contrainte physique pour obtenir son consentement (Source : Wikipédia, 2012 ; Letterboxd, 2011). L’arrivée du magicien Chang Hsien, ancien fiancé de Liu Yin, bouleverse cet équilibre, car ses performances spectaculaires attirent l’attention de la population et des autorités locales (Source : IMDb, 2011 ; AlloCiné, 2013). Chang collabore en secret avec des espions liés au gouvernement républicain, qui voient dans ses spectacles une opportunité pour attirer Lei Bully dans un piège et le capturer (Source : Wikipédia, 2012). En parallèle, le magicien poursuit un objectif personnel : récupérer la femme qu’il aime et libérer son mentor Liu Wanyao, retenu prisonnier par Liu Kunshan, lequel cherche à s’approprier un tour réputé particulièrement puissant (Source : Wikipédia, 2012). Le film articule ainsi différentes lignes narratives — politique, sentimentale, professionnelle — que les tours de magie relient et brouillent à la fois, en jouant sur les changements d’alliances et les faux-semblants (Source : IMDb, 2011 ; Kurosawa-cinema.com, 2020).

Les motifs thématiques principaux concernent le pouvoir de l’illusion, la manipulation et la question du consentement dans un système polygame dominé par la figure du seigneur de la guerre (Source : Wikipédia, 2012 ; Kurosawa-cinema.com, 2020). Les spectacles de Chang Hsien, présentés comme brillants et sophistiqués, servent de couverture à des opérations politiques, tout en interrogeant la frontière entre divertissement inoffensif et usage stratégique de la tromperie (Source : IMDb, 2011 ; AlloCiné, 2013). La relation triangulaire entre Chang, Liu Yin et Lei Bully met en évidence la tension entre choix individuel et contraintes sociales, dans un environnement où les unions participent aussi d’une logique de prestige et de domination (Source : Wikipédia, 2012). Par ailleurs, le personnage de Liu Kunshan, intermédiaire opportuniste, souligne la manière dont des techniques de spectacle peuvent être détournées pour asseoir une autorité morale ou religieuse, en exploitant la crédulité ou la peur des prisonniers (Source : Wikipédia, 2012). L’ensemble propose une réflexion sur la capacité des images et des illusions à structurer le rapport au pouvoir, dans un moment historique où la République reste fragile et disputée (Source : Wikipédia, 2012 ; Kurosawa-cinema.com, 2020).

Production, diffusion et réception

« Le Grand Magicien » est produit dans un contexte de développement soutenu des coproductions sino-hongkongaises, avec un budget estimé à 15 millions de dollars américains selon les données d’IMDb (Source : IMDb, 2011). Le film sort en Chine le 22 décembre 2011, période stratégique pour le box-office local en raison des fêtes de fin d’année (Source : IMDb, 2011 ; Wikipédia, 2021). Distribué notamment par Bona Film Group, le long métrage bénéficie d’une diffusion commerciale sur le marché chinois et dans plusieurs territoires asiatiques, avant d’être exporté sous le titre « The Great Magician » sur les marchés internationaux (Source : Wikipédia, 2021 ; Box Office Mojo, s.d.). Sur le plan commercial, les chiffres recensés par IMDb font état d’un box-office mondial avoisinant 1,74 million de dollars, ce qui est inférieur au montant du budget estimé, même si ces données ne prennent pas nécessairement en compte l’ensemble des recettes annexes (Source : IMDb, 2011). La durée de 128 minutes et le mélange de registres — comédie, drame, action — inscrivent le film dans une tradition de divertissement populaire à grand spectacle propre à une partie de la production hongkongaise de la décennie (Source : Wikipédia, 2021 ; AlloCiné, 2013).

Sur le plan critique, « Le Grand Magicien » recueille des avis nuancés, souvent partagés entre l’appréciation de son dispositif de divertissement et des réserves sur sa structure narrative (Source : IMDb, 2011 ; AlloCiné, 2013). Sur IMDb, le film obtient une note moyenne d’environ 5,9/10 basée sur plus de 2 000 évaluations, ce qui reflète une réception modérée du public international utilisateur de la plateforme (Source : IMDb, 2011). AlloCiné fait état d’une note spectateurs de 2,8/5, indiquant une perception similaire de la part des internautes francophones (Source : AlloCiné, 2013). Plusieurs critiques anglophones relèvent le décalage entre l’attente d’un drame historique sombre et la dimension plus légère, volontiers ludique, du film, centrée sur l’humour, la romance et la surenchère de tours de magie (Source : IMDb, 2011 ; Letterboxd, 2011). Des analyses publiées sur des sites spécialisés comme Kurosawa-cinema.com insistent par ailleurs sur la présence d’acteurs reconnus tels que Tony Leung Chiu-wai et Lau Ching-wan, dont la réunion à l’écran suscite un intérêt particulier chez les amateurs de cinéma hongkongais contemporain (Source : Kurosawa-cinema.com, 2020).

Place dans la carrière de Derek Yee et des interprètes

Derek Yee, né en 1957, aborde « Le Grand Magicien » après une carrière déjà marquée par des réalisations reconnues dans le cinéma hongkongais, comme « One Nite in Mongkok » (2004) ou « Protégé » (2007), qui explorent des univers urbains contemporains et des thématiques liées au crime et à la marginalité (Source : Wikipédia, 2021). Avec ce film de 2011, il se tourne vers une reconstitution historique située au début du XXe siècle, tout en conservant une attention au rythme narratif et à la construction de personnages pris dans des systèmes de pouvoir complexes (Source : Wikipédia, 2021 ; Kurosawa-cinema.com, 2020). Cette incursion dans le registre de la comédie d’action à décor de guerre des seigneurs s’inscrit dans une diversification de sa filmographie, qui alterne productions ancrées dans le présent et relectures de périodes historiques (Source : Wikipédia, 2021). Le recours à des effets spéciaux et à des scènes d’illusion élaborées témoigne également de l’intégration de technologies numériques et de dispositifs spectaculaires dans le cinéma hongkongais des années 2010 (Source : IMDb, 2011). Dans ce cadre, « Le Grand Magicien » occupe une place singulière, à la fois comme adaptation littéraire et comme synthèse de plusieurs tendances industrielles de son époque (Source : Wikipédia, 2021 ; Letterboxd, 2011).

Pour Tony Leung Chiu-wai, le rôle de Chang Hsien vient s’ajouter à une filmographie déjà marquante, comprenant notamment « In the Mood for Love » (2000), « Infernal Affairs » (2002) ou « Lust, Caution » (2007), qui ont consolidé sa réputation sur la scène internationale (Source : IMDb, 2011 ; Wikipédia, 2021). Lau Ching-wan, présent dans de nombreux polars et drames hongkongais, poursuit avec « Le Grand Magicien » un parcours où il interprète régulièrement des figures d’autorité ambivalentes, à la fois puissantes et vulnérables (Source : IMDb, 2011). Zhou Xun, dont la carrière navigue entre cinéma d’auteur et superproductions, renforce ici sa présence dans des fresques historiques chinoises, après des titres comme « Balzac et la Petite Tailleuse chinoise » (2002) et « Painted Skin » (2008) (Source : Wikipédia, 2021). La réunion de ces interprètes au sein d’une même œuvre renvoie à une stratégie de casting visant à associer des **acteurs** identifiés par le public asiatique et international pour des projets de grande visibilité (Source : IMDb, 2011 ; AlloCiné, 2013). De ce point de vue, « Le Grand Magicien » s’inscrit dans un mouvement plus large de productions sino-hongkongaises cherchant à concilier exigences de marché intérieur et circulation mondiale des films (Source : Wikipédia, 2021 ; Box Office Mojo, s.d.).

Critique sur Le Grand Magicien

6 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Où regarder en streaming Le Grand Magicien

Le Grand Magicien est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Le Grand Magicien figurent Chang Hsien, interprété par Tony Leung Chiu-Wai, Lei Bully, interprété par Lau Ching-wan et Liu Yin, interprété par Châu Tấn. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Lau Ching-wan - Photo
Lau Ching-wan
Lei Bully
Diêm Ny - Photo
Diêm Ny
Lei's Wife
Ngô Cương - Photo
Ngô Cương
Butler Liu
Daniel Wu Yin-Cho - Photo
Daniel Wu Yin-Cho
Captain Tsai
Tsui Hark - Photo
Tsui Hark
Warlord
Suet Lam - Photo
Suet Lam
Li Feng-jen
澤田拳也 - Photo
澤田拳也
Mitearai
Ben Ng - Photo
Ben Ng
Chang Hsien's Assistant
Zi Yi - Photo
Zi Yi
Li Yi

Actualités connexes