Nrmagazine
Frontières (2017) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
BF
Sorties en France
  • Cinéma : 23/05/2018
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs

Frontières(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

12/11/2017
•
1heure 30min
5.3 / 10

Long métrage franco-burkinabè sorti en 2017, Frontières suit le trajet en autocar de quatre femmes qui traversent l’Afrique de l’Ouest et se découvrent des expériences communes face aux violences, aux contrôles et aux rapports de pouvoir qui structurent leur quotidien, sans toutefois céder au registre du film manifeste, privilégiant le cadre du road movie dramatique pour inscrire ces trajectoires individuelles dans un espace régional en mutation (Source : Wikipédia, 2025; Africultures, 2017; African Film & Arts Foundation, 2025).

Fiche artistique et technique

Réalisé et écrit par la cinéaste burkinabè Apolline Traoré, Frontières est coproduit entre le Burkina Faso et la France et s’inscrit dans une filmographie qui interroge régulièrement la circulation, l’exil et la condition féminine en Afrique de l’Ouest (Source : Wikipédia, 2025; Africultures, 2017). Le film est porté par un quatuor d’interprètes principales composé d’Amélie Mbaye, Naky Sy Savané, Adizetou Sidi et Unwana Udobeong, chacune incarnant une femme issue d’un contexte national et social distinct mais confrontée à des contraintes similaires (Source : Wikipédia, 2025; Africultures, 2017; IMDb, 2018). La durée de l’œuvre est de 90 minutes, conformément au format du long métrage de fiction, et le film est classé comme road movie dramatique, ce qui conditionne sa structure narrative en segments de voyage et de haltes successives (Source : Wikipédia, 2025; Africultures, 2017). Par ailleurs, la production est notamment assurée par Araucania Films et Les Films Selmon, ce qui inscrit le projet dans un dispositif de coproduction franco-burkinabè qui facilite sa circulation en festivals et sur certains réseaux de distribution francophones (Source : Wikipédia, 2025; Africultures, 2017).

Le générique réunit une équipe majoritairement issue de la région, confirmant la volonté de représenter un point de vue ancré dans les réalités ouest-africaines tout en s’adressant à un public international (Source : Africultures, 2017). La réalisatrice signe également le scénario, ce qui renforce la cohérence entre la mise en scène et l’écriture des personnages, articulée autour de parcours féminins en situation de mobilité contrainte ou choisie (Source : Africultures, 2017). Le film est présenté comme une fiction, et non comme un documentaire, même si son dispositif de route et ses situations au plus près des personnages l’inscrivent dans une veine réaliste, attentive aux détails des pratiques de voyage transfrontalières (Source : Africultures, 2017; African Film & Arts Foundation, 2025). En parallèle, la classification en comédie dramatique dans certaines bases de données souligne la présence de moments de relâchement et de solidarité, qui coexistent avec la représentation de violences symboliques et matérielles (Source : Africultures, 2017).

Synopsis et construction narrative

L’intrigue se déroule sur un trajet en autocar reliant Dakar, Bamako, Cotonou et Ouagadougou jusqu’à Lagos, suivant ainsi un axe routier majeur de l’espace ouest-africain où se croisent commerce informel, migration régionale et contrôles administratifs répétés (Source : Africultures, 2017; African Film & Arts Foundation, 2025; SensCritique, s.d.). Trois puis quatre femmes se rencontrent progressivement à bord du bus, chacune rejoignant le voyage avec ses motivations propres, tandis que le récit observe comment, au fil des arrêts et des frontières, leurs destins se nouent et se recomposent (Source : Africultures, 2017; Wikipédia, 2025). Le film montre les différents postes de contrôle, les zones de transit et les lieux intermédiaires comme des espaces de tensions mais aussi de négociation, où s’actualisent les rapports de genre, de pouvoir et de corruption (Source : African Film & Arts Foundation, 2025; Africultures, 2017). Sans recourir au spectaculaire, la narration met en avant une succession de situations ordinaires – marchandages, fouilles, intimidations – que les personnages doivent affronter individuellement ou collectivement (Source : African Film & Arts Foundation, 2025; Africultures, 2017).

À travers ces épisodes, le scénario insiste sur les risques encourus par des femmes voyageant seules ou entre elles, notamment les menaces de violences physiques, les tentatives de harcèlement sexuel et les pressions exercées par des représentants de l’autorité aux points de passage (Source : African Film & Arts Foundation, 2025). Cependant, le film accorde une place importante à la solidarité qui se construit entre les protagonistes, lesquelles élaborent des stratégies pour se protéger, contourner certains obstacles et maintenir la continuité du voyage (Source : African Film & Arts Foundation, 2025; Africultures, 2017). Le road movie devient ainsi un cadre permettant de relier plusieurs pays et contextes tout en conservant l’unité d’un groupe de personnages dont la trajectoire commune se constitue au fil du trajet (Source : Wikipédia, 2025; Africultures, 2017). Cette même structure par étapes rend visibles les différences de pratiques administratives et de comportements aux divers postes frontières, tout en soulignant la récurrence de certains mécanismes de domination à l’échelle régionale (Source : African Film & Arts Foundation, 2025; Africultures, 2017).

Contextes de production et d’inscription géopolitique

Produit au Burkina Faso et en France, Frontières s’inscrit dans une dynamique de coproductions reliant les cinémas africains francophones aux réseaux de financement et de diffusion européens, ce qui lui permet de circuler à la fois sur le continent africain et dans l’espace francophone européen (Source : Wikipédia, 2025; Africultures, 2017). Le choix d’un itinéraire Dakar–Bamako–Cotonou–Ouagadougou–Lagos renvoie à des routes commerciales et migratoires existantes, qui structurent les échanges au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et mettent en jeu des régimes de circulation spécifiques (Source : Africultures, 2017; African Film & Arts Foundation, 2025). En parallèle, la mise en récit de multiples contrôles aux frontières souligne les écarts entre les textes qui régulent la libre circulation dans la région et les pratiques concrètes auxquelles sont confrontés les voyageurs, en particulier les femmes (Source : African Film & Arts Foundation, 2025). Cette tension entre principe de mobilité et obstacles répétés fait du film un espace de représentation d’une géographie politique où les lignes de démarcation nationales s’incarnent dans des pratiques quotidiennes (Source : African Film & Arts Foundation, 2025; Africultures, 2017).

Le tournage en Afrique de l’Ouest, avec une distribution majoritairement africaine, participe à la construction d’un regard situé sur ces circulations, à distance des représentations médiatiques centrées sur les routes migratoires vers l’Europe (Source : Africultures, 2017; African Film & Arts Foundation, 2025). En outre, le film se place dans la continuité de la présence burkinabè au sein du FESPACO, festival de Ouagadougou qui constitue un lieu majeur de visibilité pour les cinémas du continent, même si les mentions de programmation ou de prix doivent être rapportées avec prudence et vérifiées pour chaque édition (Source : Africultures, 2017; FESPACO via African Women in Cinema, 2017). Quelques années plus tard, des institutions culturelles comme l’Alliance Française d’Atlanta et le festival de la Francophonie ont programmé le film en ligne, ce qui témoigne d’un intérêt durable pour son sujet et son ancrage régional (Source : African Film & Arts Foundation, 2025). Ainsi, la circulation internationale de l’œuvre s’appuie autant sur des réseaux de festivals que sur des partenariats institutionnels valorisant des productions francophones africaines contemporaines (Source : African Film & Arts Foundation, 2025; Africultures, 2017).

Thématiques, enjeux de représentation et réception

Le film aborde de manière centrale la question de la condition féminine dans un espace marqué par la domination patriarcale, en montrant comment les protagonistes doivent composer avec des menaces de violence, des formes de chantage et des contraintes économiques tout en affirmant leur autonomie relative (Source : African Film & Arts Foundation, 2025; Africultures, 2017). Les situations de voyage servent à mettre en lumière les inégalités d’accès aux ressources, la place des femmes dans les économies formelles et informelles, ainsi que les violences symboliques qui accompagnent les interactions avec certaines figures d’autorité (Source : African Film & Arts Foundation, 2025). Par ailleurs, le film met en évidence la capacité de ces personnages à s’organiser, à négocier et à se soutenir mutuellement, ce qui inscrit la représentation dans une perspective où l’agentivité féminine coexiste avec la vulnérabilité structurelle (Source : African Film & Arts Foundation, 2025; Africultures, 2017). Dans ce cadre, le road movie apparaît comme un dispositif permettant de confronter ces questions à des contextes nationaux variés, tout en conservant un fil narratif commun (Source : Wikipédia, 2025; Africultures, 2017).

Sur le plan critique, le film est répertorié sur des bases de données internationales comme IMDb, où il obtient une note proche de 7/10 selon les évaluations des utilisateurs, ce qui atteste d’une visibilité auprès d’un public cinéphile, même si cette donnée ne constitue pas une mesure académique de la réception (Source : IMDb, 2018; IMDb, 2025). Des plateformes spécialisées et des sites consacrés aux cinémas africains, tels qu’Africultures ou African Women in Cinema, relaient la présence du film dans les programmations et soulignent la place de la réalisatrice dans le paysage cinématographique burkinabè contemporain (Source : Africultures, 2017; African Women in Cinema, 2017). En outre, la programmation dans des événements comme le festival de la Francophonie contribue à inscrire le film dans un ensemble d’œuvres mobilisées pour interroger les réalités sociales et politiques de l’Afrique de l’Ouest au sein de réseaux culturels francophones (Source : African Film & Arts Foundation, 2025). La réception apparaît ainsi articulée entre reconnaissance sur les circuits dédiés aux cinémas africains et diffusion auprès de publics plus larges via des initiatives de projection en ligne et des festivals internationaux (Source : Africultures, 2017; African Film & Arts Foundation, 2025).

Critique sur Frontières

5.3 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Où regarder en streaming Frontières

Frontières est disponible en streaming par abonnement sur Cine+ OCS Amazon Channel , à la location sur Amazon Video et Canal VOD et à l'achat sur Amazon Video et Canal VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Frontières figurent Self, interprété par Adizélou Sidi et Self, interprété par Unwana Udobang. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Actualités connexes