“Des secrets indescriptibles sont cachés dans la Cité interdite.”
La Cité interdite, sorti en 2007 en France et sur les marchés internationaux, est réalisé par Zhang Yimou, cinéaste chinois associé à la “cinquième génération” et déjà connu pour des œuvres comme Hero et Le Secret des poignards volants. (Source : Wikipédia, 2007 ) Coécrit par Zhang Yimou, Bian Zhihong et Wu Nan, le scénario adapte librement la pièce L’Orage du dramaturge Cao Yu, publiée en 1934, transposée ici à la cour impériale au sein de la dynastie Tang tardive, autour de l’an 928. (Source : Wikipédia, 2007 ) Le film est coproduit par plusieurs sociétés, dont Beijing New Picture Film Co, EDKO Film et Elite Group Enterprises, avec un budget estimé à environ 45 millions de dollars américains, un niveau de financement qui en fait, à sa sortie, l’une des productions les plus coûteuses du cinéma chinois. (Source : Wikipédia, 2007 )
Cette même année, la production s’inscrit dans un mouvement de grandes fresques historiques sino-hongkongaises, succédant notamment à Wu ji, la légende des cavaliers du vent de Chen Kaige et à Hero, également signé Zhang Yimou, que La Cité interdite dépasse alors en budget avant d’être elle-même supplantée par Les Trois Royaumes de John Woo. (Source : Wikipédia, 2007 ) Le tournage met en jeu d’importants moyens logistiques : vastes décors de palais, foule de figurants, armures et costumes élaborés, ainsi qu’un dispositif technique conçu pour un format 35 mm en Cinemascope (2,35:1) et un mixage sonore en Dolby SR, Dolby SR-DTS et SDDS. (Source : Wikipédia, 2007 ) L’ancrage historique reste volontairement stylisé, l’équipe assumant un traitement spectaculaire de la cour impériale, quitte à prendre des libertés documentées avec la reconstitution stricte de la période Tang. (Source : Wikipédia, 2007 )
Intrigue, personnages et enjeux dramatiques
L’histoire se déroule en 928, pendant la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes, et se concentre sur l’empereur Ping, souverain d’origine modeste monté sur le trône après une ascension militaire, et son épouse, l’impératrice Phoenix. (Source : Wikipédia, 2007 ) L’empereur a renvoyé sa première femme pour épouser la princesse de Liang, devenue impératrice, mais il nourrit pour elle une profonde méfiance et impose à cette dernière un traitement médical préparé par ses soins, censé soigner une maladie mais en réalité empoisonné et destiné à la rendre folle puis à la tuer en l’espace d’un mois. (Source : Wikipédia, 2007 ) En parallèle, l’impératrice entretient depuis trois ans une liaison avec le prince héritier Wan, fils que l’empereur a eu avec sa première épouse, tandis que ce dernier tente de fuir le palais et noue une relation avec Jiang Chan, la fille du médecin impérial. (Source : Wikipédia, 2007 )
Le deuxième fils, le prince Jai, revenu victorieux des frontières, se trouve pris entre sa loyauté filiale et la demande de soutien que lui adresse sa mère pour organiser un soulèvement, symbolisé par la fabrication de dix mille écharpes ornées de chrysanthèmes à destination d’un général allié. (Source : Wikipédia, 2007 ) Le plus jeune, le prince Cheng (ou Yu selon certaines versions), observe en retrait les tensions croissantes et interviendra brutalement dans la lutte de succession. (Source : Wikipédia, 2007 ) À mesure que la fête des chrysanthèmes approche, les complots s’enchaînent : révélation de l’identité de la première épouse de l’empereur, massacre à l’auberge, répression des troupes fidèles à l’impératrice, puis insurrection de l’armée aux armures dorées menée par Jai et écrasée par une force impériale supérieure. (Source : Wikipédia, 2007 ) La dernière partie resserre le récit autour du banquet impérial, où se cristallisent trahisons, aveux et suicides, jusqu’à un dénouement qui laisse l’ordre officiel intact mais la famille impériale brisée. (Source : Wikipédia, 2007 )
Distribution artistique et équipe technique
Le film repose sur une distribution emmenée par Chow Yun-fat, qui incarne l’empereur Ping, souverain autoritaire, stratège et manipulateur, et par Gong Li, dans le rôle de l’impératrice Phoenix, figure centrale de la conjuration et de la tragédie familiale. (Source : Wikipédia, 2007 ) Jay Chou interprète le prince Jai, fils aîné de l’impératrice, officier militaire respecté dont la loyauté se fissure sous le poids des révélations maternelles. (Source : Wikipédia, 2007 ) Liu Ye joue le prince héritier Wan, pris dans un conflit intérieur entre son statut, sa liaison avec l’impératrice et son attachement à Jiang Chan, incarnée par Man Li. (Source : Wikipédia, 2007 )
Le médecin impérial est interprété par Ni Dahong, tandis que Chen Jin campe son épouse, personnage-clé par sa révélation de la première union de l’empereur et par le lien de parenté qu’elle expose au grand jour entre Wan et Chan. (Source : Wikipédia, 2007 ) La direction de la photographie est assurée par Zhao Xiaoding, déjà collaborateur de Zhang Yimou, qui déploie une image saturée de couleurs vives, dominées par l’or et le rouge. (Source : Wikipédia, 2007 ) Les décors signés Tingxiao Huo et les costumes conçus par Chung Man Yee participent à cette ambition visuelle, avec des ensembles de palais monumentaux, des armures et parures extrêmement travaillées. (Source : Wikipédia, 2007 ) La musique est composée par Shigeru Umebayashi, tandis que le montage est confié à Long Cheng, et Jay Chou enregistre par ailleurs la chanson “菊花台” (Júhuā tái, “Terrasses de chrysanthèmes”), publiée sur son album Still Fantasy pour accompagner le film. (Source : Wikipédia, 2007 )
Esthétique, références historiques et libertés prises
Si l’intrigue se situe sous la dynastie Tang, plusieurs éléments de mise en scène et de représentation s’éloignent volontairement de la stricte exactitude historique, comme le soulignent les commentaires critiques autour du film. (Source : Wikipédia, 2007 ) Les longs faux ongles portés par l’impératrice, par exemple, renvoient plutôt à des codes esthétiques popularisés sous la dynastie Ming, quelques siècles plus tard. (Source : Wikipédia, 2007 ) De même, la généralisation de l’or dans les costumes et décors, alors que cette couleur était réservée à l’empereur et frappée d’interdits pour les autres, s’inscrit dans une logique de stylisation plutôt que de reconstitution. (Source : Wikipédia, 2007 )
Les armures de plates portées par de nombreux personnages relèvent également d’un anachronisme, ce type d’équipement étant davantage associé à l’Europe à partir du XVe siècle tandis que l’armement chinois privilégiait historiquement les cottes de mailles et armures d’écailles. (Source : Wikipédia, 2007 ) Ces libertés nourrissent une esthétique qualifiée de très lyrique, parfois rapprochée d’un registre baroque, fondée sur l’accumulation d’images spectaculaires, de foules en costumes et de compositions géométriques dans la cour du palais. (Source : Wikipédia, 2007 ) La présence massive des chrysanthèmes renvoie au titre chinois, tiré du dernier vers d’un poème de Huang Chao évoquant une cité “entièrement parée de chrysanthèmes jaunes pareils à des armures d’or”, motif que le film décline à travers les festivités, les écharpes brodées et la scénographie de la rébellion. (Source : Wikipédia, 2007 ) Par ailleurs, la bande originale contribue à renforcer un climat oppressant, à la fois solennel et martial, qui accompagne les scènes de rituels comme les affrontements armés. (Source : Wikipédia, 2007 )
Réception, box-office et distinctions
À sa sortie, La Cité interdite connaît une exploitation internationale notable, accompagnée d’un important succès en Chine continentale, où il enregistre environ 8,1 millions d’entrées en salle. (Source : Wikipédia, 2007 ) Sur le territoire américain, le film rassemble environ 962 300 entrées, tandis que la Corée du Sud compte près de 954 387 spectateurs, pour un total non exhaustif estimé à 11,96 millions d’entrées à l’échelle internationale, en incluant 1 850 583 entrées recensées dans l’espace européen (EUR OBS). (Source : Wikipédia, 2007 ) Le box-office est relayé comme le plus élevé, à sa sortie, pour une production chinoise de ce type, avec des recettes globales évaluées à 76 millions de dollars. (Source : Wikipédia, 2007 )
Sur le plan des distinctions, le film obtient une nomination aux Oscars 2006 dans la catégorie Meilleurs costumes, ce qui souligne la visibilité internationale de son travail de création vestimentaire. (Source : Wikipédia, 2007 ) Il reçoit treize nominations aux Hong Kong Film Awards 2007, témoignant de son poids dans la production régionale de l’époque. (Source : Wikipédia, 2007 ) Plusieurs guildes professionnelles américaines et internationales le distinguent également, notamment l’Art Directors Guild pour la direction artistique, la Costume Designers Guild pour les costumes de film d’époque, ainsi que la Motion Picture Sound Editors pour le montage sonore d’un film étranger. (Source : Wikipédia, 2007 ) Le film figure enfin parmi les œuvres retenues pour le Grand Prix de l’Union de la critique de cinéma et apparaît dans les nominations aux Satellite Awards, notamment pour la photographie et les costumes, ce qui confirme l’attention portée à ses aspects visuels et techniques par la critique spécialisée. (Source : Wikipédia, 2007 )
Critique sur La Cité interdite
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de La Cité interdite figurent Emperor Ping, interprété par Chow Yun-fat, Empress Phoenix, interprété par Gong Li et Prince Zhai, interprété par Jay Chou. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.


















