“Mentez pour votre vie.”
Les Leçons persanes est un drame de guerre réalisé par Vadim Perelman, cinéaste né en Ukraine et naturalisé canadien, qui s’était auparavant fait connaître avec House of Sand and Fog au début des années 2000. Le scénario est écrit par Ilya Zofin, à partir de la pièce radiophonique Erfindung einer Sprache (Création d’une langue) de l’auteur allemand Wolfgang Kohlhaase, qui sert de base littéraire au dispositif narratif du film. (Source : Wikipédia, 2020) Le long métrage est une coproduction entre l’Allemagne, la Russie et la Biélorussie, ce qui se reflète dans son titre original multilingue : Persischstunden en allemand et Уроки фарси en russe. (Source : Wikipédia, 2020) Tourné dans le contexte d’une production européenne, le film s’inscrit dans une tradition de récits de la Shoah traitant de la survie en camp par le biais d’un stratagème individuel, tout en revendiquant une inspiration issue d’un matériau littéraire précis. (Source : MondoCiné, 2021 ; Cineuropa, 2020)
Présenté pour la première fois au public lors de la Berlinale 2020 dans la section Berlinale Special, le film se positionne dès son lancement dans le circuit des grands festivals européens, avec l’ambition d’allier récit historique et réflexion sur la mémoire. (Source : Wikipédia, 2020 ; Cineuropa, 2020) Il est également sélectionné pour représenter la Biélorussie dans la course à l’Oscar du meilleur film international lors de la 93e cérémonie des Academy Awards, avant d’être finalement disqualifié en raison de règles de nationalité concernant l’équipe artistique et technique. (Source : Wikipédia, 2020) Cette candidature avortée participe néanmoins à inscrire l’œuvre dans un paysage international, au-delà de son ancrage linguistique germanophone et de son cadre historique européen. (Source : Unifrance / reprises de données Wikipédia, 2020)
Intrigue et construction dramatique
L’action se déroule dans un camp de concentration allemand, où Gilles, arrêté en France et identifié comme Juif belge, échappe à la mort en échangeant un morceau de pain contre un livre en farsi, puis en se réclamant d’une origine persane au moment d’une exécution de masse. (Source : Wikipédia, 2020 ; aVoir-aLire, 2020) Cette imposture attire l’attention d’un capitaine, Klaus Koch, responsable de la cuisine du camp, qui nourrit le projet d’émigrer en Iran après la guerre et de gérer un café à Téhéran. (Source : TV-Programme, 2025 ; Cinéma Le Florival, 2022) Il exige de Gilles des leçons régulières de farsi, faisant de ce dernier un prisonnier à statut particulier, protégé mais constamment menacé de dénonciation. (Source : IMDb, 2020)
Ne maîtrisant pas la langue qu’il est censé enseigner, Gilles construit une langue imaginaire, mot à mot, en élaborant un système de vocabulaire et de grammaire cohérent aux yeux de l’officier. (Source : Wikipédia, 2020 ; TV-Programme, 2025) Dans certaines descriptions, il utilise les noms de déportés morts ou disparus comme base mnémotechnique pour ses faux mots persans, transformant la langue inventée en archive mémorielle des victimes. (Source : Wikipédia, 2020) Cette dimension donne au dispositif dramatique une dimension symbolique, la survie du personnage reposant sur la capacité à faire exister les noms des disparus à travers un code linguistique secret. En parallèle, le film montre la brutalité du camp, les exécutions sommaires et les humiliations quotidiennes infligées aux autres détenus, maintenant constamment la tension entre la relation singulière du duo et la violence du système concentrationnaire. (Source : Cineuropa, 2020 ; MondoCiné, 2021)
Distribution artistique et interprétations
Le rôle principal de Gilles/« Reza » est interprété par Nahuel Pérez Biscayart, acteur argentin déjà remarqué dans le cinéma européen pour ses rôles physiques et intenses, notamment dans 120 battements par minute. (Source : Wikipédia, 2020) Face à lui, Lars Eidinger incarne le capitaine Klaus Koch, officier allemand partagé entre ses responsabilités militaires et son projet de vie après-guerre, configuré ici autour de l’apprentissage du farsi. (Source : Wikipédia, 2020 ; aVoir-aLire, 2020) Jonas Nay, comédien allemand connu pour la série Deutschland 83, figure également au générique, dans un second rôle au sein de la hiérarchie du camp. (Source : Wikipédia, 2020)
Plusieurs critiques soulignent la dynamique de jeu entre Nahuel Pérez Biscayart et Lars Eidinger comme l’un des axes centraux du film, l’un incarnant la survie nerveuse d’un détenu, l’autre la rigidité d’un officier dont les failles apparaissent à mesure que les leçons se poursuivent. (Source : Cineuropa, 2020) Le récit repose largement sur les échanges entre ces deux personnages, la progression dramatique étant rythmée par les séances d’apprentissage, les tests de fidélité et les moments de suspicion. (Source : TV-Programme, 2025) La direction d’acteurs de Vadim Perelman privilégie des scènes en intérieur, dans les cuisines ou dans le bureau de Koch, cadrant au plus près les visages et les gestes pour accentuer la dimension presque théâtrale de cette relation asymétrique. (Source : aVoir-aLire, 2020 ; MondoCiné, 2021)
Inscription historique et dimensions thématiques
Le film s’inscrit dans la tradition des œuvres cinématographiques qui abordent la Shoah à travers le prisme de récits individuels de survie, en choisissant ici l’angle spécifique d’un mensonge linguistique comme stratégie de protection. (Source : Cineuropa, 2020 ; MondoCiné, 2021) Située en 1942, l’intrigue se déroule dans un moment où la politique d’extermination nazie est déjà pleinement à l’œuvre, ce que suggèrent les convois, les exécutions dans la forêt et la gestion des listes de déportés. (Source : Wikipédia, 2020) Le camp apparaît comme un lieu de bureaucratie meurtrière, où les registres, les listes et les ordres coexistent avec les espaces de cuisine et de stockage, donnant une image d’organisation administrative de la violence. (Source : Cineuropa, 2020)
Dans des entretiens, Vadim Perelman présente son film comme un hommage aux victimes de la Shoah, en insistant sur la dimension mémorielle de la langue inventée à partir des noms de déportés. (Source : Seminci, 2020) Cette construction narrative permet de croiser réflexion sur la mémoire, représentation de la violence de masse et questionnement sur le pouvoir des mots à préserver une trace des disparus, même au sein d’un système qui s’emploie à les effacer. La figure du capitaine Koch, passionné par une langue qu’il croit authentique et projetant sa vie future à Téhéran, met en lumière le décalage entre un imaginaire individuel et la réalité criminelle du régime qu’il sert. (Source : aVoir-aLire, 2020) Le film s’inscrit ainsi dans un ensemble d’œuvres qui interrogent, à travers des dispositifs de fiction, la possibilité de raconter la Shoah sans céder à la simplification ni à l’édulcoration de la violence historique. (Source : Cineuropa, 2020)
Réception critique et parcours en festivals
Les Leçons persanes est présenté en avant-première à la Berlinale 2020, dans la section Berlinale Special, où il reçoit un accueil partagé mais globalement attentif, plusieurs critiques soulignant la singularité de son dispositif narratif. (Source : Wikipédia, 2020 ; Cineuropa, 2020) La presse spécialisée met en avant la performance des deux acteurs principaux, souvent décrite comme l’un des atouts majeurs du film, en dépit de réserves émises sur la crédibilité de la prémisse. (Source : Cineuropa, 2020) Des médias comme aVoir-aLire et MondoCiné évoquent un récit « inspiré d’une histoire vraie » et insistent sur la tension constante entre l’angoisse de la découverte du mensonge et la représentation du quotidien du camp. (Source : aVoir-aLire, 2020 ; MondoCiné, 2021)
Le film circule ensuite dans plusieurs festivals, notamment la Semaine internationale de cinéma de Valladolid (Seminci), où Vadim Perelman le présente comme une œuvre dédiée aux victimes de l’Holocauste, et où il concourt pour la récompense principale, l’Épi d’or. (Source : Seminci, 2020) Il est également distribué en salles dans différents pays européens, sous le titre international Persian Lessons, trouvant un public dans le circuit des films d’auteur à thématique historique. (Source : IMDb, 2020 ; Wikipédia, 2020) La tentative de candidature aux Oscars pour le compte de la Biélorussie contribue à renforcer sa visibilité, même si la disqualification souligne les enjeux de nationalité dans la catégorie du film international. (Source : Wikipédia, 2020) Dans l’ensemble, la réception critique oscille entre reconnaissance de la force de son dispositif central et débat sur la manière dont il articule la fiction autour de la représentation de la Shoah. (Source : Cineuropa, 2020 ; aVoir-aLire, 2020)
Fiche technique et principales informations
Le film est crédité sous le titre français Les Leçons persanes, avec pour titres originaux Persischstunden en allemand et Уроки фарси en russe. (Source : Wikipédia, 2020) Il est réalisé par Vadim Perelman, sur un scénario signé Ilya Zofin à partir d’une œuvre de Wolfgang Kohlhaase. (Source : Wikipédia, 2020) La coproduction réunit principalement l’Allemagne, la Russie et la Biélorussie, ce qui se reflète dans le financement, les équipes artistiques et techniques, ainsi que dans la circulation internationale de l’œuvre. (Source : Wikipédia, 2020) La durée du film est de 127 minutes, et il est classé comme drame de guerre, ancré dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah. (Source : Wikipédia, 2020)
- Titre français : Les Leçons persanes (Source : Wikipédia, 2020)
- Titres originaux : Persischstunden, Уроки фарси (Source : Wikipédia, 2020)
- Réalisation : Vadim Perelman (Source : Wikipédia, 2020)
- Scénario : Ilya Zofin, d’après Wolfgang Kohlhaase (Source : Wikipédia, 2020)
- Pays de production : Allemagne, Russie, Biélorussie (Source : Wikipédia, 2020)
- Genre : drame de guerre (Source : Wikipédia, 2020)
- Durée : 127 minutes (Source : Wikipédia, 2020)
- Principaux interprètes : Nahuel Pérez Biscayart, Lars Eidinger, Jonas Nay (Source : Wikipédia, 2020)
- Première : Berlinale 2020, section Berlinale Special (Source : Wikipédia, 2020)
- Présentation en festival : Seminci Valladolid 2020 (Source : Seminci, 2020)
- Candidature aux Oscars : sélection bielorusse pour le meilleur film international, puis disqualification (Source : Wikipédia, 2020)
En réunissant un dispositif narratif centré sur une langue inventée, une mise en scène de la relation entre un détenu et un officier nazi, ainsi qu’un ancrage explicite dans la mémoire de la Shoah, Les Leçons persanes se positionne comme un drame de guerre qui interroge le rapport entre fiction, mémoire et représentation historique. (Source : Cineuropa, 2020 ; Seminci, 2020) Souhaites-tu une version plus courte, par exemple pour un encadré ou une notice de programme de salle ?
Critique sur Les Leçons persanes
Où regarder en streaming Les Leçons persanes
Les Leçons persanes est disponible à la location sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Les Leçons persanes figurent Gilles, interprété par Nahuel Pérez Biscayart, Klaus Koch, interprété par Lars Eidinger et Max, interprété par Jonas Nay. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
































