“Dans la lutte pour la liberté, chacun a joué un rôle.”
« Une belle rencontre » est l’intitulé français de « Their Finest », long métrage réalisé par la cinéaste danoise Lone Scherfig, tourné principalement au Royaume-Uni et sorti initialement en 2016 (Source : IMDb, 2017). Le film est adapté du roman « Their Finest Hour and a Half » de l’autrice britannique Lissa Evans, publié en 2009, qui revisite l’histoire du cinéma de propagande britannique à travers le prisme d’un personnage féminin de scénariste (Source : IMDb, 2017). Le scénario est signé par Gaby Chiappe, qui condense et recompose le matériau du livre pour en faire un drame choral articulé autour du travail d’écriture et du tournage d’un film inspiré d’un épisode de Dunkerque (Source : IMDb, 2017). La production réunit plusieurs structures britanniques et européennes, parmi lesquelles BBC Films, Number 9 Films et Pinewood Pictures, confirmant l’inscription du projet dans un paysage de coproductions anglo-européennes tournées vers des récits historiques accessibles au grand public (Source : IMDb, 2017). Le film a été présenté sur le circuit des festivals, notamment au Festival international du film de Toronto en 2016, ce qui a contribué à lancer sa carrière internationale avant sa sortie en salles dans divers territoires, dont la France au printemps 2017 sous le titre « Une belle rencontre » (Source : IMDb, 2017).
Intrigue et enjeux narratifs
L’intrigue se déroule à Londres en 1940, alors que la ville subit les bombardements allemands du Blitz, contexte dans lequel le ministère de l’Information cherche à produire des films susceptibles de soutenir le moral de la population (Source : Apple TV, 2017 ; IMDb, 2017). Catrin Cole, interprétée par Gemma Arterton, est engagée pour écrire des dialogues jugés plus authentiques pour les personnages féminins d’un projet inspiré d’un fait divers lié à l’évacuation de Dunkerque, ce qui l’amène à collaborer avec le scénariste Tom Buckley, incarné par Sam Claflin (Source : IMDb, 2017). Progressivement, Catrin se retrouve au cœur des arbitrages artistiques et politiques, devant composer avec les exigences du ministère, les impératifs commerciaux, la présence imposée d’un acteur américain et les ego d’un comédien vieillissant, Ambrose Hilliard, joué par Bill Nighy (Source : IMDb, 2017). Le film articule les scènes de bureau et de plateau avec des séquences montrant la vie civile sous les bombardements, de sorte que le travail de fiction s’inscrit constamment en regard d’une réalité meurtrière et instable (Source : IMDb, 2017). La narration suit l’évolution de Catrin, d’abord cantonnée à une fonction auxiliaire, puis progressivement reconnue comme une professionnelle à part entière au sein de l’équipe, ce qui permet au film d’interroger les places respectives des femmes et des hommes dans l’industrie cinématographique de l’époque (Source : IMDb, 2017).
Distribution artistique et équipe technique
Le casting réunit une distribution britannique de premier plan, conduite par Gemma Arterton, qui incarne Catrin Cole, figure centrale du récit, aux côtés de Sam Claflin dans le rôle du scénariste Tom Buckley et de Bill Nighy dans celui de l’acteur Ambrose Hilliard (Source : IMDb, 2017). Autour de ce trio, le film fait intervenir des seconds rôles interprétés notamment par Jack Huston, Jake Lacy, Richard E. Grant, Helen McCrory et Rachael Stirling, qui composent le paysage professionnel et institutionnel gravitant autour de la production du film de propagande (Source : IMDb, 2017). Lone Scherfig, déjà connue pour « An Education » et « One Day », signe la mise en scène, tandis que Gaby Chiappe adapte le roman de Lissa Evans pour le cinéma, consolidant la dimension littéraire du projet (Source : IMDb, 2017). La photographie est assurée par Sebastian Blenkov, qui privilégie une palette visuelle reconstituant l’atmosphère des studios britanniques et de Londres en temps de guerre, tandis que la musique de Rachel Portman accompagne les tonalités mêlées de gravité et de légèreté du récit (Source : IMDb, 2017). Le film bénéficie par ailleurs d’un travail de direction artistique et de costumes qui restitue les années 1940, appuyé sur une reconstitution des décors de tournage et des espaces administratifs du ministère, participant à l’ancrage historique de la fiction (Source : IMDb, 2017).
Thématiques, représentation des femmes et mise en scène
« Une belle rencontre » aborde de front la question du rôle des femmes dans l’industrie du cinéma britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, en centrant son récit sur une scénariste confrontée à la fois au sexisme ordinaire et aux attentes institutionnelles liées à la propagande (Source : IMDb, 2017). Le film met en scène la division du travail d’écriture entre dialogues « masculins » et « féminins », reflétant les stéréotypes de genre de l’époque tout en montrant le déplacement progressif de Catrin vers une position de responsabilité créative plus large (Source : IMDb, 2017). En parallèle, le récit souligne le pouvoir du cinéma en temps de guerre, en le montrant comme un instrument de persuasion mais aussi comme un espace où se négocient représentations de la nation, de la classe sociale et du courage ordinaire (Source : IMDb, 2017). La mise en scène de Lone Scherfig joue de la mise en abyme, alternant les scènes de tournage, les discussions de scénario et les projections internes, ce qui permet de rendre visibles les multiples médiations qui conduisent à la fabrication d’un film destiné au grand public (Source : IMDb, 2017). Cette approche permet également de faire coexister des tonalités contrastées, entre comédie de studio, drame de guerre et chronique de mœurs, sans que le récit ne s’éloigne du cadre historique précis de la Grande-Bretagne des années 1940 (Source : IMDb, 2017).
Diffusion, titres internationaux et accueil critique
Le film est sorti au Royaume-Uni en 2017 après un passage par plusieurs festivals, et a été exploité en France à partir d’avril 2017 sous le titre « Une belle rencontre », titre différent du titre original « Their Finest » mais conservant la référence à une rencontre déterminante dans le parcours de la protagoniste (Source : IMDb, 2017 ; JustWatch, 2021). Distribué internationalement, il a circulé dans divers territoires européens et nord-américains, porté par la notoriété de ses interprètes principaux et par le succès critique antérieur de Lone Scherfig (Source : IMDb, 2017). Sur IMDb, le film obtient une note d’environ 6,8/10, sur la base de plusieurs dizaines de milliers de votes d’utilisateurs, ce qui témoigne d’un accueil globalement favorable du public sur cette plateforme de référence (Source : IMDb, 2017). La presse généraliste et spécialisée a souligné la solidité de l’interprétation de Gemma Arterton, la performance de Bill Nighy dans un registre d’acteur sur le retour, ainsi que l’intérêt du film pour l’histoire du cinéma de propagande britannique, même si certaines critiques ont évoqué une approche jugée classique ou académique (Source : SensCritique, 2025 ; IMDb, 2017). En France, la présence du film sur les plateformes de vidéo à la demande et de streaming, sous son titre localisé, contribue à sa circulation continue auprès d’un public intéressé par les récits historiques et les coulisses de l’industrie du cinéma (Source : JustWatch, 2021).
Place dans la filmographie de Lone Scherfig et dans les récits de guerre
Dans la filmographie de Lone Scherfig, « Une belle rencontre » s’inscrit dans une continuité thématique autour de personnages féminins confrontés à des structures sociales contraignantes, déjà présente dans « An Education » ou « Italian for Beginners » (Source : IMDb, 2017). Le film confirme l’intérêt de la réalisatrice pour des récits situés à des moments charnières de l’histoire, où les trajectoires individuelles se nouent avec des enjeux collectifs, ici ceux de la propagande et de la mobilisation en temps de guerre (Source : IMDb, 2017). Par son attention portée aux détails de la production et de l’écriture, l’œuvre rejoint une tradition de films méta-cinématographiques, dans laquelle se trouvent notamment des récits consacrés aux studios britanniques et au rôle du cinéma dans la construction d’un imaginaire national durant la Seconde Guerre mondiale (Source : IMDb, 2017). « Une belle rencontre » propose cependant un angle spécifique en choisissant comme point d’entrée la figure d’une scénariste, ce qui permet de replacer l’écriture au centre du dispositif et de rendre visibles des contributions souvent restées en retrait dans l’historiographie dominante du cinéma (Source : IMDb, 2017). Par ces différents aspects, le film occupe une place identifiable dans le paysage des fictions historiques récentes, en combinant étude de mœurs, réflexion sur les récits patriotiques et exploration des rapports de genre au sein d’une industrie culturelle en mutation (Source : IMDb, 2017).
Critique sur Une Belle rencontre
Où regarder en streaming Une Belle rencontre
Une Belle rencontre est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, à la location sur Apple TV Store, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Apple TV Store, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Une Belle rencontre figurent Catrin Cole, interprété par Gemma Arterton, Tom Buckley, interprété par Sam Claflin et Ambrose Hilliard / Uncle Frank, interprété par Bill Nighy. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.































