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Une séparation - Image de fond
Une séparation (2011) - Affiche
Langue originale
Persian
Titre original
جدایی نادر از سیمین
Budget
5 000 000,00 $
Revenus
24 426 169,00 $
Classification
12
Pays d’origine
IR
Sorties en France
  • Cinéma : 08/06/2011
  • Numérique : 01/08/2022 (12)
  • Numérique : 01/04/2017
  • Support physique : 08/11/2011
Sociétés de production
Audio
فارسی
Pays producteurs
Mots-clés

Une séparation(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

15/02/2011
•
12
•
2heure 3min
7.9 / 10

Une séparation (titre original : Jodāyi-e Nader az Simin) est un film iranien écrit et réalisé par Asghar Farhadi, tourné en persan et produit par les sociétés Iranien Joda Film et Memento Films Production pour la partie internationale (Source : Wikipédia, 2011). La durée du long métrage est d’environ 123 minutes, ce qui le situe dans un format classique pour un film de fiction destiné aux circuits festivaliers et à l’exploitation en salles (Source : IMDb, 2026). Le tournage s’est déroulé à Téhéran, dans des décors essentiellement urbains et domestiques, reflétant la volonté du cinéaste d’ancrer l’action dans un environnement contemporain identifiable et réaliste (Source : Wikipédia, 2011). Le film a été présenté pour la première fois en compétition officielle à la 61e Berlinale, en février 2011, avant de sortir en salles dans plusieurs pays européens au cours de la même année, notamment en France où il est distribué par Memento Films (Source : Berlinale, 2011 ; Le Monde, 2011). En France, il est exploité sous le titre Une séparation, traduction qui met l’accent sur le conflit conjugal tout en préservant l’ambiguïté plus large du titre original (Source : AlloCiné, 2011).

La direction de la photographie est assurée par Mahmoud Kalari, chef opérateur reconnu du cinéma iranien, dont le travail privilégie une lumière naturaliste et un cadrage souvent à l’épaule, au plus près des corps et des visages (Source : Wikipédia, 2011). Le montage est signé Hayedeh Safiyari, collaboratrice régulière de Farhadi, qui articule les scènes de la sphère privée et celles du tribunal en maintenant une continuité dramatique sans recours à des effets de rupture ostentatoires (Source : Wikipédia, 2011). La bande originale reste discrète, Farhadi optant pour une utilisation minimale de la musique non diégétique afin de laisser la tension naître principalement des situations, des dialogues et des silences (Source : ARTE Boutique, 2019). La production s’inscrit dans la continuité d’un cinéma iranien d’auteur qui, depuis les années 1990, a trouvé une reconnaissance internationale en festivals via des réalisateurs comme Abbas Kiarostami ou Jafar Panahi, tout en naviguant dans un cadre de censure et de contraintes institutionnelles (Source : Unifrance, 2011). Le film se positionne ainsi à la croisée d’une industrie nationale contrainte et d’un circuit global d’expositions, festivals et prix, qui ont largement contribué à sa visibilité (Source : Asia Pacific Screen Awards, 2011).

Intrigue, thématiques et construction dramaturgique

L’intrigue s’ouvre sur la demande de divorce formulée par Simin, qui souhaite quitter l’Iran avec son mari Nader et leur fille Termeh, tandis que Nader refuse d’abandonner son père atteint de la maladie d’Alzheimer, ce qui conduit la justice à refuser la séparation immédiate du couple (Source : Le Monde, 2011). En parallèle, Nader engage Razieh, une femme issue d’un milieu plus modeste, pour s’occuper de son père, introduisant une dynamique de classe et de genre au cœur du récit (Source : ARTE Boutique, 2019). Un incident survenant en l’absence de Nader – la chute du père, puis une violente altercation à son retour – débouche sur une fausse couche de Razieh et sur une plainte pour agression, transformant le drame conjugal en affaire judiciaire (Source : Wikipédia, 2011). Le film suit dès lors la confrontation de deux couples devant les tribunaux, où s’accumulent déclarations contradictoires, omissions volontaires et serments sur le Coran, sans qu’une vérité unique ne soit jamais définitivement établie (Source : ARTE Boutique, 2019). La structure narrative repose sur une progression en cercles concentriques : chaque nouvelle scène de confrontation dévoile un élément supplémentaire, qui reconfigure le regard du spectateur sur les personnages et leurs motivations (Source : Le Monde, 2011).

Sur le plan thématique, le film aborde la question de la responsabilité morale dans une société où les normes religieuses, les impératifs familiaux et les contraintes économiques s’entrechoquent (Source : ARTE Boutique, 2019). Les antagonismes de classe – entre un foyer urbain relativement aisé et une famille vivant dans une situation plus précaire – se doublent d’un clivage entre modes de vie plus laïcisés et pratiques religieuses plus strictes (Source : Le Monde, 2011). La figure de Termeh, fille du couple Nader et Simin, incarne les dilemmes d’une génération prise entre loyauté familiale et aspiration à une plus grande autonomie, notamment à travers la scène finale où elle doit choisir avec lequel de ses parents elle souhaite vivre (Source : Wikipédia, 2011). Farhadi refuse de désigner un coupable univoque, en construisant des personnages dont les mensonges partiels et les contradictions résultent autant de la peur des conséquences sociales et judiciaires que d’un désir de se protéger ou de protéger leur famille (Source : ARTE Boutique, 2019). Cette dramaturgie de l’ambiguïté, qui repose largement sur la multiplication des points de vue et sur l’usage de l’ellipse, inscrit le film dans une tradition du cinéma de procès et du drame moral, tout en restant solidement ancré dans le contexte iranien contemporain (Source : Le Monde, 2011).

Distribution artistique et interprétations

Le rôle de Nader est interprété par Peyman Moaadi, dont le jeu met en avant le mélange de rigidité et de vulnérabilité d’un homme partagé entre sens du devoir et colère, performance qui lui vaut notamment l’Ours d’argent du meilleur acteur collectif à Berlin en 2011 (Source : Berlinale, 2011 ; Wikipédia, 2011). Leila Hatami incarne Simin, épouse déterminée à offrir un avenir différent à sa fille, et reçoit, avec les autres interprètes féminines, l’Ours d’argent de la meilleure actrice pour l’ensemble de la distribution féminine (Source : Berlinale, 2011). Sareh Bayat, dans le rôle de Razieh, compose un personnage profondément religieux, traversé par des scrupules moraux, pris entre la nécessité économique et la peur de transgresser des interdits religieux, interprétation fréquemment relevée par la critique pour sa précision (Source : ARTE Boutique, 2019 ; AlloCiné, 2011). Shahab Hosseini interprète Hodjat, mari impulsif de Razieh, figure marquée par la précarité et l’instabilité, dont la violence verbale et les éclats de colère sont contrebalancés par une fragilité sociale explicite (Source : Wikipédia, 2011). La jeune Sarina Farhadi, fille du réalisateur, incarne Termeh et reçoit plusieurs mentions dans les prix de critique pour sa capacité à exprimer le doute et la loyauté filiale sans recours à des effets démonstratifs (Source : Palm Springs International Film Festival, 2012 ; Wikipédia, 2011).

La distribution fonctionne comme un véritable ensemble, dimension reconnue par divers prix attribués au « cast » dans son entier, à commencer par les récompenses collectives d’interprétation masculine et féminine à la Berlinale (Source : Berlinale, 2011). Cette approche d’ensemble s’inscrit dans la mise en scène de Farhadi, qui privilégie les scènes de groupe et les dialogues choraux, où la circulation de la parole et des regards construit la tension dramatique (Source : ARTE Boutique, 2019). Les acteurs évoluent dans des espaces étroits – appartements, couloirs d’hôpital, bureaux de juges – qui contraignent leurs mouvements et accentuent la sensation d’enfermement physique et social (Source : Le Monde, 2011). La caméra portée, souvent placée à hauteur d’homme, accompagne ces déplacements tout en préservant une part d’opacité : certains événements clés restent hors champ, laissant le spectateur partager l’incertitude des personnages (Source : ARTE Boutique, 2019). Ce dispositif renforce la cohérence entre écriture, direction d’acteurs et esthétique visuelle, en faisant de l’ensemble de la distribution l’un des principaux vecteurs de la densité dramatique du film (Source : Wikipédia, 2011).

Réception critique, carrière en festivals et distinctions

Présenté en compétition officielle à la 61e Berlinale, Une séparation y remporte l’Ours d’or du meilleur film, ainsi que deux Ours d’argent collectifs pour la meilleure actrice et le meilleur acteur, consacrant à la fois la mise en scène de Farhadi et l’interprétation de l’ensemble de la distribution (Source : Berlinale, 2011 ; Wikipédia, 2011). Le film reçoit par ailleurs le Prix du jury œcuménique, ce qui souligne l’intérêt porté à sa dimension éthique et à sa réflexion sur la justice, la vérité et la responsabilité (Source : Berlinale, 2011). En France, la critique de la presse généraliste et spécialisée est largement positive, plusieurs titres saluant la précision de l’écriture et la manière dont le film articule drame intime et portrait social de l’Iran contemporain (Source : Le Monde, 2011 ; AlloCiné, 2011). Le site AlloCiné recense une moyenne élevée des notes de la presse française, avec des articles qui mettent l’accent sur la tension constante du récit, la direction d’acteurs et le refus de simplifier les enjeux moraux (Source : AlloCiné, 2011). Au-delà du circuit festivalier, le long métrage connaît une carrière internationale notable, avec des sorties dans de nombreux pays européens, en Amérique du Nord et en Asie, attestée par les multiples prix et nominations recensés dans les bases de données spécialisées (Source : IMDb, 2026 ; FilmAffinity, 2023).

Sur le plan des distinctions, Une séparation obtient notamment l’Oscar du meilleur film en langue étrangère lors de la 84e cérémonie, en 2012, devenant le premier film iranien à remporter cette récompense (Source : Academy Awards, 2012 ; Wikipédia, 2011). Il reçoit également le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère en 2012, consolidant sa place dans le paysage du cinéma d’auteur mondial (Source : Golden Globes, 2012). Aux Asian Film Awards, il remporte le prix du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Asghar Farhadi, et obtient d’autres nominations parmi lesquelles celles pour la meilleure actrice (Source : Asian Film Awards, 2012 ; Wikipédia, 2011). En France, le film est distingué par le César du meilleur film étranger en 2012, ce qui confirme l’accueil favorable tant du côté critique que du côté des institutions (Source : Académie des César, 2012). Ces récompenses, complétées par de nombreux prix de critiques et de festivals – du Sydney Film Festival aux Guldbagge Awards suédois – situent l’œuvre dans une trajectoire internationale rarement atteinte par une production iranienne, tout en contribuant à l’émergence de Farhadi comme figure centrale du cinéma mondial du début du XXIe siècle (Source : FilmAffinity, 2023 ; IMDb, 2026).

Asghar Farhadi : parcours et place dans le cinéma iranien

Né en 1972 à Ispahan, Asghar Farhadi s’impose au tournant des années 2000 comme l’un des cinéastes iraniens les plus visibles sur la scène internationale, après des études en mise en scène de théâtre et en cinéma à l’université de Téhéran (Source : Wikipédia, 2011). Avant Une séparation, il réalise notamment Danse dans la poussière (2003), Les Enfants de Belle Ville (2004), La Fête du feu (2006) et À propos d’Elly (2009), ce dernier étant déjà récompensé à Berlin par le prix du meilleur réalisateur et à Tribeca (Source : Unifrance, 2011). Son cinéma se caractérise par une attention constante aux dilemmes moraux, à la complexité des relations familiales et aux effets des cadres sociaux et juridiques sur les trajectoires individuelles (Source : ARTE Boutique, 2019). Une séparation marque un moment charnière de cette filmographie, en amplifiant la dimension judiciaire et en approfondissant l’entrelacement des enjeux de classe, de genre et de religion déjà présents dans ses œuvres précédentes (Source : Le Monde, 2011). À la suite du succès international du film, Farhadi poursuit une carrière partagée entre l’Iran et l’Europe, avec des films comme Le Passé (2013), tourné en France, ou Le Client (2016), à nouveau tourné à Téhéran, qui remportent eux aussi des prix majeurs à Cannes et aux Oscars (Source : Unifrance, 2016 ; Academy Awards, 2017).

Dans le paysage du cinéma iranien, Farhadi occupe une position singulière, à la fois héritier des grands auteurs des années 1990 et figure d’un cinéma plus « urbain » qui interroge les classes moyennes et les contradictions d’une société en mutation rapide (Source : Unifrance, 2011). Son travail s’inscrit dans une tradition de mise en scène réaliste, mais privilégie une dramaturgie serrée, souvent comparée à un théâtre moral où chaque personnage possède des raisons partiellement légitimes et des zones d’ombre (Source : ARTE Boutique, 2019). Le succès international d’Une séparation a contribué à élargir la visibilité du cinéma iranien auprès de publics qui connaissaient surtout les œuvres de cinéastes comme Abbas Kiarostami ou Mohsen Makhmalbaf, en proposant un récit plus ancré dans des formes de drame familial susceptibles de trouver un écho universel (Source : Le Monde, 2011). Par ailleurs, la reconnaissance institutionnelle obtenue par le film – de Berlin à Hollywood – a renforcé la place de Farhadi dans les débats sur la représentation de l’Iran à l’écran, entre contraintes politiques, attentes internationales et enjeux de circulation des films (Source : Academy Awards, 2012 ; Berlinale, 2011). Une séparation demeure, dans ce parcours, une œuvre pivot, souvent citée comme point de référence pour appréhender les tensions contemporaines du cinéma iranien et ses formes narratives dominantes au début des années 2010 (Source : FilmAffinity, 2023 ; IMDb, 2026).

Critique sur Une séparation

7.9 / 10
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Où regarder en streaming Une séparation

Une séparation est disponible en streaming par abonnement sur Canal+, Molotov TV, Cine+ OCS Amazon Channel et SFR Play, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Une séparation figurent Nader, interprété par Payman Maadi, Simin, interprété par Leila Hatami et Hojjat, interprété par Shahab Hoseyni. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Ali-Asghar Shahbazi - Photo
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