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Adieu ma concubine - Image de fond
Adieu ma concubine (1993) - Affiche
Langue originale
Chinese
Titre original
霸王别姬
Budget
4 000 000,00 $
Revenus
6 400 000,00 $
Classification
tp
Pays d’origine
CN, HK
Sorties en France
  • Avant-première : 20/05/1993
  • Cinéma : 26/10/1993 (TP)
  • Support physique : 21/05/2024
  • Support physique : 13/09/2011
  • Télévision : 01/02/2025
Sociétés de production
Audio
普通话
Pays producteurs
Mots-clés

Adieu ma concubine(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

01/01/1993
•
tp
•
2heure 51min
7.9 / 10
“L'histoire passionnée de deux amis de toujours et de la femme qui les sépare.”

Adieu ma concubine est un film sino-hongkongais réalisé par Chen Kaige, figure associée à la « cinquième génération » du cinéma chinois, et coproduit par des sociétés de Chine continentale et de Hong Kong (Source : Wikipédia, 2003). Le long métrage est adapté d’un roman de l’autrice Lilian Lee, qui co-signe également le scénario, ce qui ancre l’œuvre dans une tradition littéraire contemporaine attentive aux tensions entre individu et histoire (Source : UBC Wiki, 2024 ; Wikipédia, 2003). Le tournage se déroule au début des années 1990, période durant laquelle le cinéma chinois bénéficie d’une plus grande visibilité internationale tout en restant soumis à des mécanismes de contrôle interne, notamment autour de la représentation de la sexualité et de la mémoire politique (Source : Swarthmore College, 2025). Par ailleurs, la durée finale du film – environ 170 minutes – manifeste une ambition narrative au long cours, permettant de couvrir près d’un demi-siècle d’événements historiques et de suivre l’évolution des personnages sur la durée (Source : Wikipédia, 2003 ; Le Rio, 2023). La production s’inscrit enfin dans un mouvement plus large de coproductions entre Hong Kong et la Chine continentale à l’approche de la rétrocession de 1997, illustrant une circulation accrue des capitaux, des talents et des récits entre les deux espaces cinématographiques (Source : Our China Story, 2024).

Intrigue, personnages et structure narrative

Le récit s’ouvre sur l’enfance de deux garçons, Douzi et Shitou, confiés à une école d’opéra de Pékin où ils subissent un entraînement physique et psychologique rigoureux destiné à former des interprètes professionnels (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, 2003). Au fil des années, Douzi, destiné aux rôles féminins, devient Cheng Dieyi, tandis que Shitou, formé aux rôles guerriers, prend le nom de Duan Xiaolou, et tous deux se spécialisent dans la pièce Adieu ma concubine, dont ils deviennent des interprètes emblématiques (Source : Le Rio, 2023 ; UBC Wiki, 2024). L’arrivée de Juxian, ancienne prostituée que Xiaolou épouse, introduit une nouvelle dynamique, en redéfinissant la place de Dieyi, dont l’attachement à son partenaire navigue entre désir, dépendance et fidélité à la scène (Source : Le Rio, 2023 ; Wikipédia, 2003). En parallèle, la structure narrative suit les grandes séquences de l’histoire chinoise – occupation japonaise, guerre civile, arrivée au pouvoir du Parti communiste, Révolution culturelle – qui modifient les conditions d’exercice de l’opéra, réorientent les alliances et exposent les personnages à des campagnes de dénonciation publique (Source : UBC Wiki, 2024 ; Swarthmore College, 2025). Cette progression temporelle permet de mettre en relation les transformations de la troupe et les basculements idéologiques, tout en montrant comment la pièce-titre sert de miroir dramatique aux trajectoires des protagonistes (Source : UBC Wiki, 2024).

Distribution artistique et interprétations

Le film réunit un trio d’interprètes au statut déjà affirmé ou en consolidation sur la scène asiatique, avec Leslie Cheung dans le rôle de Cheng Dieyi, Zhang Fengyi dans celui de Duan Xiaolou et Gong Li dans le personnage de Juxian (Source : Wikipédia, 2003 ; Le Rio, 2023). Leslie Cheung, figure majeure du cinéma de Hong Kong, apporte à Dieyi une dimension de star transnationale, renforcée par sa notoriété comme acteur et chanteur dans la région et au-delà (Source : UBC Wiki, 2024). Gong Li, collaboratrice régulière de plusieurs cinéastes de la cinquième génération, notamment Zhang Yimou, apparaît ici dans un rôle central qui prolonge sa présence dans des œuvres interrogeant la condition féminine et les rapports de pouvoir dans la Chine du XXe siècle (Source : UBC Wiki, 2024 ; Our China Story, 2024). Zhang Fengyi, déjà actif dans le cinéma chinois des années 1980, incarne un Xiaolou pris entre exigences professionnelles, opportunités politiques et engagements sentimentaux, ce qui lui permet de traverser différentes phases du récit avec une continuité dramatique marquée (Source : Wikipédia, 2003). Autour de ce noyau, le film fait appel à plusieurs comédiens secondaires et à une troupe importante d’acteurs pour les séquences de masse, les scènes de troupe et les moments de dénonciation, ce qui souligne la dimension collective du cadre historique mis en scène (Source : Wikipédia, 2003 ; AlloCiné, s.d.).

Thématiques, esthétique et rapport à l’opéra

Adieu ma concubine articule de manière centrale la question de l’identité de genre et de rôle, en s’appuyant sur la tradition de l’opéra de Pékin où des hommes interprètent des personnages féminins, comme c’est le cas pour le personnage de Dieyi sur scène (Source : UBC Wiki, 2024). Le film interroge les frontières entre performance et vécu, en montrant comment la partition de la concubine Yu, jouée de manière répétée, finit par se confondre avec la subjectivité de Dieyi hors scène (Source : UBC Wiki, 2024). Par ailleurs, la mise en scène de Chen Kaige accorde une place essentielle aux espaces de théâtre – coulisses, scènes, salles de répétition – qui deviennent des observatoires privilégiés des changements politiques, les slogans, les uniformes et les symboles idéologiques y faisant irruption à différentes périodes (Source : Swarthmore College, 2025). Le travail sur la lumière, les couleurs et les costumes, notamment dans les séquences d’opéra, souligne une esthétique stylisée qui contraste avec la représentation plus frontale de la violence politique, comme les séances de critique publique et les destructions de biens culturels (Source : UBC Wiki, 2024 ; Swarthmore College, 2025). Enfin, le film explore les thèmes de la loyauté, de la trahison et de la survie, en montrant comment les personnages ajustent leurs prises de position, leurs alliances et leurs aveux en fonction des changements de régime et des risques encourus, sans proposer de jugement moral explicite (Source : UBC Wiki, 2024).

Réception critique, prix et circulation internationale

Présenté au 46e Festival de Cannes, Adieu ma concubine remporte en 1993 la Palme d’or, ex æquo avec The Piano de Jane Campion, devenant ainsi le premier film de langue chinoise à obtenir cette distinction (Source : Our China Story, 2024 ; Radii, 2018 ; Wikipédia, 2003). Cette récompense confère à Chen Kaige une visibilité internationale accrue et marque une étape dans la reconnaissance des cinéastes de la cinquième génération sur la scène des festivals européens (Source : Our China Story, 2024). Le film reçoit ensuite de nombreux prix, dont le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère et le BAFTA du meilleur film en langue non anglaise, ainsi que des nominations aux Oscars dans les catégories meilleur film en langue étrangère et meilleure photographie lors de la 66e cérémonie (Source : Wikipédia, 2003 ; Le Rio, 2023). Sur le plan critique, l’œuvre obtient des évaluations largement positives dans la presse internationale ; le critique Roger Ebert lui attribue quatre étoiles en saluant l’ampleur de son récit et la manière dont il combine enjeux politiques et trajectoires individuelles (Source : Wikipédia, 2003). Dans les pays sinophones, l’accueil est également marqué par une forte appréciation du public : sur la plateforme chinoise Douban, le film atteint une note moyenne élevée, avec un volume conséquent de spectateurs, ce qui en fait l’un des titres les plus commentés et les mieux notés du cinéma mondial sur ce site (Source : UBC Wiki, 2024). Cette même réception s’accompagne toutefois de débats sur la représentation de l’homosexualité et sur certains aspects de la mise en scène, illustrant la diversité des lectures et des sensibilités suscitées par le film (Source : Swarthmore College, 2025).

Censure, controverses et impact culturel

La trajectoire de Adieu ma concubine est marquée par plusieurs épisodes de censure et de restrictions, notamment en Chine continentale où le film fait l’objet de coupures et de suspensions de diffusion en raison de son traitement de la Révolution culturelle et de la représentation d’une relation affective entre hommes (Source : Wikipédia, 2003 ; Swarthmore College, 2025). Selon des analyses universitaires, ces interventions s’inscrivent dans un cadre plus large de contrôle des images portant sur la mémoire politique et sur les minorités sexuelles, la figure de Dieyi ayant suscité des débats quant à la manière dont l’œuvre traite l’homosexualité et le travestissement (Source : Swarthmore College, 2025). Parallèlement, le film est souvent mobilisé dans des études sur le cinéma chinois comme exemple d’articulation entre spectacle traditionnel et critique implicite des effets du pouvoir sur les individus, ce qui contribue à son intégration dans les corpus académiques consacrés à la culture visuelle de la fin du XXe siècle (Source : UBC Wiki, 2024). Dans la sphère de la cinéphilie, Adieu ma concubine est régulièrement cité dans des classements de films majeurs, et il bénéficie de ressorties, d’éditions restaurées et de rétrospectives qui accompagnent la circulation internationale du patrimoine cinématographique chinois (Source : Carlotta Films, s.d. ; UBC Wiki, 2024). Enfin, son influence se mesure également à la manière dont il a contribué à fixer, auprès d’un large public, une image de l’opéra de Pékin comme lieu où s’entrecroisent esthétique codifiée, enjeux de genre et trajectoires historiques, renforçant ainsi la présence de cette tradition scénique dans l’imaginaire cinématographique mondial (Source : UBC Wiki, 2024).

Critique sur Adieu ma concubine

7.9 / 10
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Récompenses et Nominations

0Victoires
1Nomination
César
0 victoires•1 nomination

Où regarder en streaming Adieu ma concubine

Adieu ma concubine est disponible en streaming par abonnement sur Sooner, à la location sur LaCinetek et à l'achat sur LaCinetek. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Adieu ma concubine figurent Cheng Dieyi / Xiao Douzi, interprété par Leslie Cheung, Duan Xiaolou / Xiao Shitou, interprété par Zhang Feng-Yi et Juxian, interprété par Gong Li. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Leslie Cheung - Photo
Leslie Cheung
Cheng Dieyi / Xiao Douzi
Zhang Feng-Yi - Photo
Zhang Feng-Yi
Duan Xiaolou / Xiao Shitou
Gong Li - Photo
Gong Li
Juxian
Lyu Qi - Photo
Lyu Qi
Master Guan
Yīng Dá - Photo
Yīng Dá
Manager
You Ge - Photo
You Ge
Master Yuan Shiqing
Han Lei - Photo
Han Lei
Xiao Si
Tong Di - Photo
Tong Di
Zhang the Eunuch
尹治 - Photo
尹治
Teenage Douzi
Ma Ming Wei - Photo
Ma Ming Wei
Young Douzi
Zhao Hai Long - Photo
Zhao Hai Long
Teenage Shitou
Fei Zhenxiang - Photo
Fei Zhenxiang
Young Shitou
杨永超 - Photo
杨永超
Young Xiao Laizi
黄斐 - Photo
黄斐
Old Master
Jiang Wen-Li - Photo
Jiang Wen-Li
Douzi's Mother

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