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Blindness - Image de fond
Blindness (2008) - Affiche
Langue originale
English
Budget
25 000 000,00 $
Revenus
19 844 979,00 $
Classification
u
Pays d’origine
CA, BR, JP
Sorties en France
  • Avant-première : 14/05/2008
  • Cinéma : 08/10/2008
  • Numérique : 01/02/2016
  • Numérique : 02/09/2022 (U)
  • Support physique : 27/05/2009
Sociétés de production
Audio
日本語, English
Pays producteurs
Mots-clés

Blindness(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

14/05/2008
•
u
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2heure 1min
6.5 / 10
“Il y a plus terrifiant que de perdre la vue. Être le seul à voir.”

« Blindness » est un long métrage de fiction réalisé par le cinéaste brésilien Fernando Meirelles, connu notamment pour « Cidade de Deus » et « The Constant Gardener », et produit comme une coproduction internationale impliquant le Canada, le Brésil et le Japon (Source : Wikipédia, 2008). Le scénario est écrit par le Canadien Don McKellar, qui signe l’adaptation officielle du roman de José Saramago paru en 1995, après un long processus de négociation des droits au cours duquel l’auteur a imposé un certain nombre de garanties quant au respect de l’esprit de son œuvre (Source : Wikipédia, 2008). Le projet réunit plusieurs sociétés de production et de financement, parmi lesquelles Rhombus Media pour la partie canadienne et O2 Filmes pour la composante brésilienne, avec le soutien de partenaires institutionnels et de fonds propres destinés à un film présenté comme une œuvre d’envergure internationale (Source : Box Office Mojo, 2008). Tourné principalement au Canada et au Brésil, le film mobilise une équipe technique déjà associée à Meirelles, notamment le directeur de la photographie César Charlone, qui avait collaboré avec lui sur « Cidade de Deus » et dont le travail sera par la suite distingué à Camerimage (Source : IMDb Awards, 2008). La mise en chantier du film s’inscrit dans un mouvement plus large d’adaptations de romans de Saramago au cinéma et à la télévision, mais « Blindness » constitue l’une des premières tentatives d’en transposer un récit à grande échelle dans le cadre d’une production multinationale anglophone (Source : Unifrance, 2008).

Intrigue et univers narratif

L’intrigue de « Blindness » s’ouvre sur un conducteur frappé d’une cécité soudaine, décrite comme une « blancheur laiteuse », qui se propage rapidement à d’autres individus, entraînant les autorités à instaurer une quarantaine dans un ancien hôpital désaffecté sous contrôle militaire (Source : IMDb, 2008). Parmi les personnages centraux figurent un ophtalmologiste, désigné simplement comme le « docteur », son épouse qui feint d’être contaminée pour l’accompagner, un homme au bandeau noir, un jeune voleur, ainsi qu’un groupe de patients rassemblés dans différentes salles, organisés en « quartiers » aux fonctions et comportements distincts (Source : Wikipédia, 2008). À l’intérieur de ce huis clos, la pénurie de ressources et l’absence de règles claires provoquent une lente désintégration de l’ordre, marquée par l’apparition de violences, de formes de domination et de négociations informelles autour de la nourriture et de la sécurité (Source : Wikipédia, 2008). Par la suite, l’épidémie s’étend hors des murs de l’institution, et les protagonistes découvrent une ville vidée de ses cadres habituels, où la gestion des déchets, l’accès à l’eau et la circulation deviennent des enjeux centraux de survie (Source : IMDb, 2008). L’absence de noms propres pour les personnages, identifiés par leurs caractéristiques ou leur fonction, renforce la dimension allégorique et donne au récit une portée volontairement universelle, détachée d’un cadre national particulier (Source : Wikipédia, 2008).

Distribution artistique et direction d’acteurs

La distribution réunit un ensemble d’interprètes internationaux, au premier rang desquels Julianne Moore, qui incarne l’épouse du médecin et demeure le seul personnage voyant du film, assumant une place centrale dans la trajectoire du groupe (Source : IMDb, 2008). Mark Ruffalo interprète le médecin, figure de médiation au début de l’épidémie, progressivement dépassé par la situation, tandis que Gael García Bernal apparaît dans le rôle d’un personnage désigné comme le « barman », acteur clé dans les rapports de force qui s’établissent à l’intérieur de la quarantaine (Source : IMDb, 2008). La distribution comprend également Danny Glover, crédité comme « l’homme au bandeau noir », qui apporte un contrepoint narratif en tant que personnage déjà partiellement privé de la vue avant l’épidémie, ainsi qu’Alice Braga, dont le personnage est identifié comme une travailleuse du sexe aveugle (Source : Wikipédia, 2008). Plusieurs acteurs japonais, dont Yusuke Iseya et Yoshino Kimura, participent au casting, reflétant la dimension coproduction du projet et la volonté de réunir des interprètes issus de différentes régions du monde (Source : FilmAffinity, 2008). La direction d’acteurs s’attache à faire sentir la perte progressive des repères sensoriels par le travail sur la gestuelle, la diction et l’occupation de l’espace, dans un dispositif où la cécité est représentée à travers le jeu plutôt que par des effets spéciaux envahissants (Source : IMDb, 2008).

Esthétique visuelle, mise en scène et musique

La mise en scène de Fernando Meirelles repose sur un dispositif visuel qui traduit l’aveuglement par un usage récurrent de surexpositions, de flous et d’images blanchies, élaborés en étroite collaboration avec le directeur de la photographie César Charlone (Source : Wikipédia, 2008). Ce travail sur la lumière et la perception contribue à matérialiser à l’écran la cécité décrite dans le roman, en privilégiant une approche sensorielle qui cherche à déstabiliser les repères du spectateur sans recourir à une obscurité totale (Source : Camerimage, 2008). La caméra adopte souvent une mobilité marquée, alternant entre plans rapprochés des corps et vues plus larges des espaces dégradés, afin de traduire l’enfermement et la perte d’orientation des personnages dans un environnement urbain devenu difficilement lisible (Source : IMDb, 2008). La bande originale est signée par le compositeur argentin Marco Antonio Guimarães et contribue, par un travail sur les textures sonores et les motifs récurrents, à renforcer l’atmosphère de crise et de dérèglement sans s’appuyer sur des thèmes mélodiques identifiables de manière immédiate (Source : FilmAffinity, 2008). Le montage privilégie une progression par blocs, alternant séquences de désordre à l’intérieur de la quarantaine et moments plus calmes, où les interactions entre les personnages permettent d’observer les modalités d’adaptation à la nouvelle situation (Source : IMDb, 2008).

Diffusion, festivals et box-office

« Blindness » est présenté en ouverture du 61e Festival de Cannes en mai 2008, en séance inaugurale de la compétition officielle, une position qui lui confère une forte visibilité médiatique et l’inscrit d’emblée dans le circuit des grandes œuvres attendues de l’année (Source : Festival de Cannes, 2008). Le film concourt pour la Palme d’or, ce qui marque la reconnaissance par le comité de sélection de la dimension ambitieuse de cette adaptation d’un auteur nobélisé, même s’il ne repart pas avec un prix majeur du palmarès (Source : Festival de Cannes, 2008). Sa sortie en salles intervient ensuite dans plusieurs territoires au cours de l’automne 2008, avec notamment une sortie en France le 8 octobre 2008 et une sortie au Japon en novembre 2008, conformément au calendrier d’une coproduction à déploiement progressif (Source : Box Office Mojo, 2008). Sur le plan économique, le film est produit pour un budget estimé à 25 millions de dollars et enregistre un box-office mondial d’environ 19,8 millions de dollars, dont 3,35 millions sur le marché nord-américain, ce qui en fait une opération financièrement déficitaire en exploitation salle (Source : Box Office Mojo, 2008). Cette performance contraste avec la visibilité offerte par Cannes et souligne l’écart possible entre l’exposition festivalière et la réception commerciale pour un film au dispositif formel exigeant (Source : Bomb Report, 2008).

Accueil critique, controverses et distinctions

À sa sortie, « Blindness » reçoit des critiques qualifiées de mitigées sur plusieurs agrégateurs, avec un score moyen de 45 sur 100 sur Metacritic, basé sur 31 critiques, et un taux d’avis positifs d’environ 44% sur Rotten Tomatoes pour 160 critiques recensées (Source : Wikipédia, 2008). De nombreux commentaires saluent le dispositif visuel et le jeu de la distribution, tout en pointant des réserves sur la transposition de l’allégorie romanesque et sur la gestion du rythme narratif dans la seconde partie du film (Source : The New York Times, 2008). Parallèlement, l’œuvre suscite des réactions d’associations de personnes aveugles ou malvoyantes, qui expriment des inquiétudes quant à certaines représentations de la cécité et à leurs implications symboliques, ce qui alimente un débat public sur la responsabilité des fictions dans la construction des imaginaires autour du handicap (Source : TV Tropes, 2008). Sur le plan des distinctions, Julianne Moore est nommée au Saturn Award de la meilleure actrice en 2009, tandis que César Charlone remporte le Silver Frog à Camerimage pour sa photographie, ce qui témoigne d’une reconnaissance ciblée du travail artistique du film (Source : IMDb Awards, 2008). Le film est également mentionné dans plusieurs listes de fin d’année de critiques, sans pour autant s’imposer comme l’un des titres les plus primés de la saison, ce qui confirme sa position intermédiaire entre œuvre d’auteur exposée en festival et production de genre à réception contrastée (Source : Wikipédia, 2008).

  • Fernando Meirelles : « Cidade de Deus » (2002), « The Constant Gardener » (2005), « Blindness » (2008) (Source : IMDb, 2008)
  • Julianne Moore : « Far from Heaven » (2002), « The Hours » (2002), « Children of Men » (2006), « Blindness » (2008) (Source : AlloCiné, 2008)
  • Mark Ruffalo : « You Can Count on Me » (2000), « Eternal Sunshine of the Spotless Mind » (2004), « Zodiac » (2007), « Blindness » (2008) (Source : IMDb, 2008)
  • Gael García Bernal : « Amores perros » (2000), « Y tu mamá también » (2001), « The Motorcycle Diaries » (2004), « Blindness » (2008) (Source : AlloCiné, 2008)
  • Danny Glover : « The Color Purple » (1985), « Lethal Weapon » (1987), « Beloved » (1998), « Blindness » (2008) (Source : IMDb, 2008)

Critique sur Blindness

6.5 / 10
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Où regarder en streaming Blindness

Blindness est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, SFR Play et Sooner, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Blindness figurent Doctor's Wife, interprété par Julianne Moore, Doctor, interprété par Mark Ruffalo et Man with Black Eye Patch, interprété par Danny Glover. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Julianne Moore - Photo
Julianne Moore
Doctor's Wife
Danny Glover - Photo
Danny Glover
Man with Black Eye Patch
Gael García Bernal - Photo
Gael García Bernal
Bartender / King of Ward Three
Maury Chaykin - Photo
Maury Chaykin
Accountant
Alice Braga - Photo
Alice Braga
Woman with Dark Glasses
Sandra Oh - Photo
Sandra Oh
Minister of Health
Yūsuke Iseya - Photo
Yūsuke Iseya
First Blind Man
Yoshino Kimura - Photo
Yoshino Kimura
First Blind Man's Wife
Niv Fichman - Photo
Niv Fichman
Israeli Scientist
Douglas Silva - Photo
Douglas Silva
Onlooker #1
Daniel Zettel
Onlooker #2

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