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The Devil's Bath - Image de fond
The Devil's Bath (2024) - Affiche
Langue originale
German
Titre original
Des Teufels Bad
Pays d’origine
AT, DE
Sorties en France
  • Cinéma : 02/10/2024
Sociétés de production
Ulrich Seidl FilmproduktionHeimatfilmCoop99 Filmproduktion
Audio
Deutsch
Pays producteurs
Mots-clés

The Devil's Bath(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

08/03/2024
•
2heure 1min
6.6 / 10

The Devil’s Bath est un long métrage austro-allemand de 121 minutes réalisé et scénarisé par Veronika Franz et Severin Fiala, dévoilé en 2024 (Source : Wikipédia, 2024 ; AlloCiné, 2024). Le film est une coproduction entre l’Autriche et l’Allemagne, notamment portée par Ulrich Seidl Filmproduktion et Heimfilm, avec la participation d’ARTE (Source : IMDb, 2024). Il est tourné en langue allemande et s’inscrit dans le registre du drame d’horreur historique, croisant reconstitution d’époque et approche atmosphérique du genre. Le tournage a eu lieu notamment en Basse-Autriche, autour de Litschau, ce qui contribue à l’ancrage géographique précis et à la représentation d’un environnement rural exigeant (Source : IMDb, 2024).

Le scénario se fonde sur l’ouvrage historique Suicide by Proxy in Early Modern Germany: Crime, Sin and Salvation de Kathy Stuart, ainsi que sur des archives de procès criminels, notamment ceux d’Agnes Catherina Schickin (Wurtemberg, 1704) et d’Eva Lizlfellnerin (Puchheim, 1761-1762) (Source : Wikipedia, 2024). Cette documentation offre un cadre factuel à la trame narrative, en particulier autour de pratiques de crimes commis dans le but d’obtenir une exécution publique perçue comme voie de salut. La démarche du film consiste à transposer ces matériaux historiques dans une fiction centrée sur une protagoniste unique, tout en conservant les enjeux religieux et judiciaires des cas d’origine. Les réalisateurs, déjà connus pour Goodnight Mommy et Severin Fiala pour son travail dans le cinéma de genre, poursuivent ici leur exploration des dynamiques familiales et de la psyché dans un contexte plus explicitement historique (Source : Cineuropa, 2024).

Intrigue et thématiques

L’action se situe vers 1750 en Autriche, dans un milieu paysan où le rythme de vie est dicté par les saisons, le travail agricole et des normes religieuses très strictes (Source : Yahoo Entertainment, 2024 ; CinemaChords, 2024). Agnes, jeune femme pieuse, épouse Wolf et tente de se conformer aux attentes de son entourage : gérer le foyer, travailler aux champs, enfanter et se montrer obéissante en toutes circonstances. Cependant, la combinaison d’un environnement rude, de l’incompréhension de son mari et des critiques répétées de sa belle-mère l’entraîne dans une spirale de mélancolie et de retrait, accentuée par une pratique religieuse de plus en plus compulsive (Source : Yahoo Entertainment, 2024 ; Cineuropa, 2024). Le film observe la manière dont cette dérive intérieure s’inscrit dans une société où la dépression n’est pas pensée comme une maladie mais comme une faute morale ou un manque de foi.

Au fil du récit, Agnes développe la conviction que le suicide la condamnerait éternellement, alors qu’un crime suivi d’aveux, de pénitence et d’exécution officielle pourrait lui ouvrir la voie du salut, selon l’interprétation qu’elle fait de la doctrine religieuse de son temps (Source : Wikipedia, 2024 ; Kathy Stuart via Wikipedia, 2024). Cette logique, documentée historiquement sous le terme de « suicide par procuration », structure le parcours du personnage, qui se confronte à la fois à sa propre culpabilité et à la rigidité des institutions ecclésiastiques et judiciaires. Les cinéastes interrogent ainsi la manière dont les dogmes, les structures de pouvoir et les usages de la confession transforment la détresse individuelle en affaire publique et exemplaire (Source : Cineuropa, 2024). La dimension horrifique repose moins sur des effets spectaculaires que sur la représentation méthodique d’un engrenage mental et social menant à la violence.

Réalisme historique et sources d’inspiration

L’un des axes majeurs du film réside dans son ancrage dans un chapitre peu exploré de l’histoire européenne, celui des femmes ayant commis des crimes dans le but explicite d’être exécutées, espérant ainsi obtenir la rédemption après confession et sacrements (Source : Wikipedia, 2024 ; CinemaChords, 2024). Les cas d’Agnes Catherina Schickin et d’Eva Lizlfellnerin, étudiés dans les archives de procès, fournissent le matériau de base qui inspire la trajectoire d’Agnes à l’écran. Les interrogatoires conduits par des inquisiteurs et les protocoles consignés à l’époque permettent de reconstituer les motivations, les discours et les représentations religieuses de ces femmes, matériaux que le film réinvestit en les adaptant à un récit continu (Source : Cineuropa, 2024). En s’appuyant sur ces documents, l’œuvre propose une vision contextualisée du rapport entre crime, péché et salut dans l’Europe des Lumières, en marge des récits plus courants centrés sur les élites.

Veronika Franz et Severin Fiala ont indiqué qu’ils s’intéressaient particulièrement à la mélancolie et à la manière de placer le spectateur au plus près de la perception d’Agnes, sans désigner de « méchant » univoque : ni le mari, ni la belle-mère, ni les figures religieuses ne sont présentés comme des antagonistes caricaturaux, mais comme des individus pris dans les mêmes structures sociales et dogmatiques (Source : Cineuropa, 2024). Cette approche vise à faire émerger la responsabilité diffuse d’un système plutôt que celle d’un personnage unique. Le film montre aussi comment les pratiques de reliques, les superstitions locales et les croyances autour des corps suppliciés s’entremêlent avec la théologie officielle, notamment à travers la présence d’un cadavre exposé après un infanticide et des fragments corporels considérés comme talismans de fertilité (Source : Yahoo Entertainment, 2024). Cette articulation entre sources historiques et motifs de folklore rural confère au récit une dimension de « folk horror » qui reste cependant constamment arrimée à des données documentées.

Distribution, interprétation et mise en scène

Le rôle principal d’Agnes est interprété par Anja Plaschg, également connue sous le nom de Soap&Skin dans le domaine musical, qui signe par ailleurs la musique du film (Source : Wikipedia, 2024 ; Yahoo Entertainment, 2024). Elle est entourée notamment de Maria Hofstätter, qui incarne la belle-mère, et de David Scheid, qui joue le mari Wolf, figures centrales du cadre familial et social dans lequel évolue l’héroïne (Source : IMDb, 2024). La performance de Plaschg a été largement relevée dans la presse internationale pour son intensité et sa physicalité, particulièrement dans les scènes de prière, de crise et de confession, où la caméra capte de près son visage et ses gestes (Source : Yahoo Entertainment, 2024). Sa double implication, à l’écran et à la composition de la bande originale, contribue à l’unité tonale du film.

La mise en scène de Franz et Fiala privilégie les plans longs, les déplacements lents de la caméra et une palette de couleurs dominée par les gris, les verts sombres et les teintes terreuses, afin de traduire visuellement la rudesse du paysage et la claustration d’Agnes (Source : The Film Stage, 2024 ; Yahoo Entertainment, 2024). Les environnements domestiques, en particulier la maison conjugale et un sous-sol transformé en espace de prière, sont filmés comme des lieux à la fois intimes et oppressants. La photographie exploite les brumes, les reliefs escarpés et la verticalité des forêts pour installer une atmosphère de menace diffuse, tandis que certains détails corporels – blessures, lésions, corps suppliciés – renforcent la dimension horrifique sans recourir à un montage rapide (Source : Yahoo Entertainment, 2024). La musique, marquée par des cordes graves et des motifs répétitifs, soutient la progression vers un climat de plus en plus pesant (Source : Yahoo Entertainment, 2024 ; CinemaChords, 2024).

Parcours en festivals, distribution et accueil critique

The Devil’s Bath a été présenté en première mondiale en compétition officielle à la 74e Berlinale, le 20 février 2024, où il concourait pour l’Ours d’or (Source : Wikipedia, 2024). Il a ensuite connu sa sortie en salles en Autriche le 8 mars 2024, avant d’être programmé dans d’autres manifestations internationales, notamment au Tribeca Festival pour sa première nord-américaine (Source : IMDb, 2024 ; CinemaChords, 2024). Le film a également été diffusé sur la plateforme Shudder à partir du 28 juin 2024, ce qui a permis une exposition plus large auprès d’un public amateur de cinéma de genre (Source : CinemaChords, 2024). Par ailleurs, il a été choisi comme représentant de l’Autriche dans la course au meilleur film international aux 97e Oscars, sans figurer toutefois parmi les nominations finales (Source : Wikipedia, 2024).

L’accueil critique s’est globalement révélé favorable, plusieurs médias soulignant la rigueur de la reconstitution historique, la cohérence esthétique et la performance d’Anja Plaschg (Source : Yahoo Entertainment, 2024 ; AlloCiné, 2024). Sur certaines plateformes, le film est décrit comme une œuvre exigeante, lente et marquée par une violence parfois difficile à soutenir, mais également considérée comme une exploration approfondie d’un épisode méconnu de l’histoire sociale et religieuse européenne (Source : Yahoo Entertainment, 2024 ; The Disapproving Swede, 2025). En France, la note spectateurs recensée par AlloCiné s’établit autour de 3,3 sur 5, ce qui témoigne d’un accueil partagé mais intéressé de la part du public (Source : AlloCiné, 2024). Le film a par ailleurs été distingué par plusieurs prix nationaux, dont celui du meilleur film aux Austrian Film Awards 2024, confirmant sa place dans la production cinématographique autrichienne récente (Source : CinemaChords, 2024).

Critique sur The Devil's Bath

6.6 / 10
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Où regarder en streaming The Devil's Bath

The Devil's Bath est disponible à la location sur Amazon Video, Canal VOD, Rakuten TV, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD, Rakuten TV, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de The Devil's Bath figurent Agnes, interprété par Anja Plaschg, Mother-in-law Gänglin, interprété par Maria Hofstätter et Wolf, interprété par David Scheid. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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