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Shame - Image de fond
Shame (2011) - Affiche
Langue originale
English
Budget
6 500 000,00 $
Revenus
3 909 002,00 $
Classification
12
Pays d’origine
GB
Sorties en France
  • Cinéma : 07/12/2011 (12)
  • Numérique : 01/07/2016 (12)
  • Numérique : 01/06/2021 (16)
  • Support physique : 18/04/2012 (12)
  • Support physique : 04/11/2020 (12)
  • Support physique : 02/09/2020 (12)
  • Télévision : 15/02/2016 (16)
  • Télévision : 04/09/2026 (16)
Sociétés de production
HanWay FilmsSee-Saw FilmsLipsync ProductionsAlliance FilmsFilm4 ProductionsUK Film Council
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Shame(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

02/10/2011
•
12
•
1heure 42min
6.9 / 10

Shame est le deuxième long métrage du cinéaste britannique Steve McQueen, révélé avec Hunger en 2008, où il retraçait la grève de la faim du militant irlandais Bobby Sands (Source : Wikipédia, 2011). Ce nouveau film naît de sa collaboration avec la scénariste Abi Morgan, avec laquelle il coécrit un récit centré sur l’addiction sexuelle masculine dans un environnement urbain mondialisé (Source : Wikipédia, 2011). Le projet est porté par les sociétés de production See-Saw Films et Film4, déjà impliquées dans des films d’auteur britanniques de portée internationale (Source : Wikipédia, 2011). Tourné à New York, le film inscrit un regard britannique sur une métropole américaine, tout en conservant un dispositif formel proche de celui de Hunger, notamment dans l’attention portée au corps et à la durée des plans (Source : Le Monde, 2011 ; Source : Critikat, 2018). Cette même année 2011, Steve McQueen s’impose ainsi comme l’une des voix marquantes du cinéma britannique contemporain, avant de poursuivre avec 12 Years a Slave, tourné ultérieurement mais souvent évoqué rétrospectivement comme un jalon dans une trajectoire déjà amorcée par Hunger et Shame (Source : Wikipédia, 2011). )

Fiche artistique, distribution et équipe technique

Le rôle principal de Brandon est interprété par Michael Fassbender, déjà dirigé par Steve McQueen dans Hunger, qui retrouve ici le cinéaste pour incarner un personnage presque constamment présent à l’écran (Source : Wikipédia, 2011). Carey Mulligan interprète Sissy, la sœur de Brandon, figure centrale de la dynamique familiale et émotionnelle du film, dont la vulnérabilité contraste avec le contrôle apparent du protagoniste (Source : Wikipédia, 2011). James Badge Dale incarne le supérieur hiérarchique de Brandon, tandis que Nicole Beharie prête ses traits à une collègue avec laquelle le personnage tente d’entretenir une relation moins compulsive, sans parvenir à sortir de ses schémas habituels (Source : IMDb, 2011 ; Source : Wikipédia, 2011). La musique originale est signée Harry Escott, dont la partition, souvent discrète, accompagne autant les dérives nocturnes que les moments de suspension, notamment lors de la séquence de chant interprétée par Carey Mulligan (Source : Wikipédia, 2011 ; Source : aVoir-aLire, 2011). La photographie, les décors et le montage – attribués respectivement à des collaborateurs réguliers du cinéma britannique – contribuent à un dispositif visuel épuré, qui privilégie la répétition des lieux et des gestes pour matérialiser l’enfermement du personnage (Source : Le Monde, 2011 ; Source : Critikat, 2018).

  • Réalisation : Steve McQueen (Source : Wikipédia, 2011) )
  • Scénario : Steve McQueen, Abi Morgan (Source : Wikipédia, 2011) )
  • Musique : Harry Escott (Source : Wikipédia, 2011) )
  • Interprètes principaux : Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale, Nicole Beharie (Source : Wikipédia, 2011) )
  • Production : See-Saw Films, Film4 (Source : Wikipédia, 2011) )
  • Pays de production : Royaume-Uni, Australie (Source : Wikipédia, 2011) )
  • Durée : 99 minutes (Source : Wikipédia, 2011) )

Intrigue, personnages et thématiques

L’intrigue se concentre sur le quotidien de Brandon, dont la dépendance se manifeste par une consommation compulsive de pornographie, des rencontres occasionnelles et des relations tarifées, organisées avec une rigueur quasi mécanique (Source : Le Monde, 2011 ; Source : Wikipédia, 2011). Parallèlement, l’arrivée de Sissy dans son appartement impose une cohabitation imprévue, qui met à nu les tensions familiales et révèle, sans flash-back explicite, un passé commun marqué par des blessures non dites (Source : Le Monde, 2011 ; Source : Critikat, 2018). Les déplacements de Brandon à travers la ville – métro, bureaux, bars, hôtels – structurent le récit et illustrent la manière dont la ville devient à la fois terrain de jeu et espace d’aliénation, chaque lieu pouvant potentiellement être investi par sa compulsion (Source : Le Monde, 2011). En parallèle, le film interroge la frontière entre désir et automatisme, en montrant un personnage pour lequel la sexualité, loin d’être associée au plaisir, devient un moyen d’anesthésie émotionnelle (Source : Critikat, 2018). Les interactions entre Brandon et Sissy, marquées par la proximité, la gêne et des éclats de violence verbale, donnent au film une dimension familiale qui dépasse le seul portrait d’addiction pour questionner la façon dont la honte circule au sein d’un même noyau intime (Source : Critikat, 2018 ; Source : Le Monde, 2011).

Style visuel, mise en scène et musique

Steve McQueen privilégie une mise en scène composée de plans longs et de cadres fixes, qui laissent au spectateur le temps d’observer les gestes, les silences et les déplacements du personnage principal dans l’espace (Source : Le Monde, 2011). Par exemple, la séquence de course nocturne de Brandon dans les rues de New York, filmée sur la durée, manifeste l’intensité de sa crise intérieure sans recourir à des effets de montage rapides (Source : Le Monde, 2011). Par ailleurs, la photographie joue sur des lumières froides et des intérieurs épurés, accentuant le caractère aseptisé du quotidien du protagoniste, tandis que les scènes de nuit plongent souvent dans une pénombre qui accompagne la dérive (Source : aVoir-aLire, 2011). La musique de Harry Escott reste mesurée, laissant la place aux bruits de la ville et à la respiration des acteurs, à l’exception de quelques moments marquants, dont l’interprétation de « New York, New York » par Carey Mulligan, filmée en plan rapproché et prolongé (Source : aVoir-aLire, 2011 ; Source : Le Monde, 2011). L’ensemble confère au film une dimension quasi clinique, souvent relevée par la critique, où l’observation des comportements importe davantage que la progression dramatique traditionnelle (Source : Critikat, 2018).

Classement, censure et diffusion

À sa sortie, Shame est classé NC-17 aux États-Unis en raison de ses scènes de nudité frontale et de son traitement explicite de la sexualité, un classement rarement attribué qui limite la diffusion commerciale mais confirme la volonté du film de ne pas édulcorer son sujet (Source : Wikipédia, 2011). Steve McQueen et les producteurs choisissent de ne pas faire appel de cette décision, estimant que le film doit être présenté dans son intégralité, sans coupes destinées à obtenir une classification plus favorable (Source : Wikipédia, 2011). En France, le film sort en salles en 2011, distribué dans le circuit des cinémas d’art et essai, avec une interdiction aux mineurs, dans un contexte où la représentation explicite du sexe au cinéma fait régulièrement l’objet de débats publics (Source : Wikipédia, 2011). Cette même année, la presse européenne souligne le contraste entre l’approche frontale de la sexualité et la dimension profondément mélancolique de l’ensemble, ce qui contribue à distinguer Shame d’une simple œuvre provocatrice (Source : Le Monde, 2011). Le film s’inscrit ainsi dans une lignée de fictions abordant l’addiction à travers une figure masculine solitaire, en dialogue avec des œuvres traitant de la dépendance à l’alcool ou aux drogues, mais en transposant cette mécanique sur la sexualité dans un environnement urbain contemporain (Source : Critikat, 2018). )

Accueil critique et parcours en festivals

Présenté à la Mostra de Venise 2011, Shame vaut à Michael Fassbender le prix de la meilleure interprétation masculine, ce qui contribue à renforcer la visibilité internationale du film (Source : FilmAffinity, 2023). Le long métrage reçoit en majorité des critiques positives, avec un score de 71% de critiques favorables sur Rotten Tomatoes pour une moyenne de 7,3/10, tandis que Metacritic lui attribue une note de 72/100, indiquant un accueil globalement favorable (Source : Wikipédia, 2011 ; Source : Rotten Tomatoes, 2011). En France, Shame obtient une moyenne de 4 étoiles sur 5 sur 28 critiques recensées par AlloCiné, confirmant l’intérêt marqué de la presse nationale pour le travail de Steve McQueen (Source : Wikipédia, 2011). Le Monde décrit le film comme « une tragédie » et « une représentation stupéfiante de beauté de la vie misérable d’un privilégié, perdu dans la capitale du monde moderne », tandis que L’Express insiste sur un film « hypnotique » et « déstabilisant », qui combine récit et imaginaire pour s’imposer comme une œuvre importante (Source : Wikipédia, 2011 ; Source : Le Monde, 2011). D’autres titres, comme Le Parisien, émettent des réserves sur un scénario jugé trop démonstratif, ce qui souligne la diversité des lectures critiques et replace le film dans un débat plus large sur la représentation de l’intimité et de la souffrance au cinéma contemporain (Source : Wikipédia, 2011).

  • Mostra de Venise 2011 : Prix d’interprétation masculine pour Michael Fassbender (Source : FilmAffinity, 2023)
  • Detroit Film Critics Society Awards 2011 : Meilleur acteur pour Michael Fassbender, meilleure actrice dans un second rôle pour Carey Mulligan (Source : IMDb, 2025)
  • Satellite Awards 2011 : nominations pour le meilleur film, le meilleur réalisateur, le meilleur acteur et la meilleure actrice dans un second rôle (Source : IMDb, 2025)

Critique sur Shame

6.9 / 10
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Récompenses et Nominations

0Victoires
2Nominations

Où regarder en streaming Shame

Shame est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV et SFR Play, à la location sur Canal VOD, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Apple TV Store, Canal VOD, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Shame figurent Brandon, interprété par Michael Fassbender, Sissy, interprété par Carey Mulligan et David, interprété par James Badge Dale. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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