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Drive My Car - Image de fond
Drive My Car (2021) - Affiche
Langue originale
Japanese
Titre original
ドライブ・マイ・カー
Budget
1 300 000,00 $
Revenus
15 356 046,00 $
Classification
u
Pays d’origine
JP
Sorties en France
  • Avant-première : 11/07/2021
  • Cinéma : 18/08/2021 (U)
  • Numérique : 24/02/2022
  • Numérique : 16/05/2022 (10)
  • Numérique : 21/03/2025
  • Support physique : 01/03/2022
  • Télévision : 01/05/2024
Sociétés de production
Bitters EndC&I entertainmentCulture EntertainmentnekojarashiQuarasBungeishunjuNippan Group HoldingsThe Asahi ShimbunL'espace Vision
Audio
普通话, English, Deutsch, Bahasa indonesia, 日本語, 한국어/조선말, Bahasa melayu, Tagalog
Pays producteurs
Mots-clés

Drive My Car(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

18/08/2021
•
u
•
2heure 59min
7.4 / 10
“Combien de milliers de kilomètres pour l’oublier ?”

Drive My Car est réalisé par Ryūsuke Hamaguchi, qui cosigne le scénario avec Takamasa Ōe, à partir de la nouvelle éponyme publiée par Haruki Murakami dans le recueil Hommes sans femmes en 2014 (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021). Le film est produit notamment par C&I Entertainment et Bitters End et s’inscrit dans une période de forte visibilité internationale pour le cinéma japonais d’auteur, dans laquelle Hamaguchi s’est déjà imposé avec des œuvres comme Happy Hour et Asako I & II (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021). La préparation de Drive My Car implique un travail important d’adaptation, puisque le matériau d’origine est un texte court, que le cinéaste étend et reconfigure en récit ample, en intégrant notamment le motif central de la mise en scène d’Oncle Vania (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021). Sur le plan logistique, le tournage est initialement pensé en partie en Corée du Sud, à Busan, avant que la pandémie de Covid‑19 ne contraigne l’équipe à repenser le dispositif et à relocaliser l’essentiel des prises de vues au Japon, notamment dans la préfecture de Hiroshima (Source : ScreenDaily, 2022). Cette même année, la production doit gérer les contraintes sanitaires sur le plateau, en particulier lors des scènes nécessitant de nombreux figurants pour représenter le public du théâtre, ce qui entraîne un protocole strict de distanciation et la mobilisation de la commission du film de Hiroshima (Source : ScreenDaily, 2022).

Intrigue, structure narrative et motifs thématiques

Le récit s’ouvre sur la relation entre Yūsuke Kafuku, acteur et metteur en scène, et son épouse Oto, scénariste pour la télévision, qui partagent un mode de création singulier, puisqu’elle lui dicte des histoires et des dialogues qu’il enregistre dans sa voiture (Source : Festival de Cannes, 2021 ; Drive My Car – Wikipédia, 2021). Après la mort subite d’Oto, Yūsuke accepte une résidence dans un festival de théâtre à Hiroshima, où il se voit confier la mise en scène d’Oncle Vania dans une version multilingue, combinant japonais, coréen, langue des signes coréenne et d’autres idiomes (Source : Festival de Cannes, 2021 ; Drive My Car – Wikipédia, 2021). Sur place, les organisateurs lui imposent une chauffeuse, Misaki Watari, chargée de conduire sa Saab 900, qui devient un espace central du film, à la fois lieu de répétition – grâce à la bande enregistrée de la pièce – et espace de dialogue progressivement plus intime entre le metteur en scène et la conductrice (Source : Rotten Tomatoes, 2021 ; RogerEbert.com, 2021). Parallèlement, la distribution de la pièce inclut Kōji Takatsuki, acteur de télévision plus jeune ayant un lien antérieur avec Oto, ce qui introduit dans le dispositif scénique un réseau de tensions personnelles qui se rejouent à travers les scènes de Tchekhov (Source : Rotten Tomatoes, 2021 ; Drive My Car – Wikipédia, 2021). En articulant la progression de la pièce et les déplacements en voiture, le film explore de manière méthodique des thèmes comme le deuil, la culpabilité, la mémoire, mais aussi les modalités de circulation de la parole entre des individus séparés par la langue, la classe d’âge ou l’histoire personnelle (Source : RogerEbert.com, 2021 ; Drive My Car – Wikipédia, 2021).

Distribution artistique et direction d’acteurs

Le rôle principal de Yūsuke Kafuku est interprété par Hidetoshi Nishijima, acteur japonais dont la filmographie couvre aussi bien le cinéma indépendant que des productions plus grand public, et qui trouve ici l’un de ses rôles les plus exposés à l’international (Source : IMDb – Drive My Car, 2021 ; Drive My Car – Wikipédia, 2021). Misaki Watari, la chauffeuse, est incarnée par Tōko Miura, comédienne et chanteuse qui apporte au personnage une présence discrète et retenue, souvent mentionnée dans la critique pour la précision de son jeu dans les scènes en voiture (Source : RogerEbert.com, 2021 ; IMDb – Drive My Car, 2021). Le film réunit également Reika Kirishima dans le rôle d’Oto, Masaki Okada en Kōji Takatsuki, ainsi que des interprètes d’origines diverses pour la troupe du festival, notamment Park Yu-rim, Jin Dae-yeon et Sonia Yuan, ce qui reflète la dimension réellement internationale du casting (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021 ; IMDb – Drive My Car, 2021). La direction d’acteurs de Ryūsuke Hamaguchi repose sur un travail approfondi de répétition des textes, avec un dispositif où les acteurs lisent longuement les dialogues de manière neutre avant de les rejouer, selon des déclarations du cinéaste en conférence de presse à Cannes (Source : Festival de Cannes – Conférence de presse, 2021). Cette méthode, déjà éprouvée sur des films précédents, permet un jeu très calibré, où les variations de ton, de silence et de regard prennent une importance centrale dans la dramaturgie (Source : Festival de Cannes – Conférence de presse, 2021 ; RogerEbert.com, 2021).

Dimension formelle, mise en scène et traitement de l’espace

Sur le plan formel, Drive My Car se caractérise par une durée de 179 minutes, qui permet à Hamaguchi de déployer une mise en scène fondée sur de longs plans, une attention aux temps morts et un usage structurant des trajets en voiture (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021). La Saab 900 rouge, filmée de manière récurrente dans des mouvements lents et des cadrages très composés, devient un motif visuel central et un espace dramatique à part entière, où se rejouent les échanges entre Yūsuke et Misaki, entre texte enregistré et parole spontanée (Source : RogerEbert.com, 2021). En parallèle, le film accorde une place importante aux salles de répétition, aux coulisses et à la scène du théâtre, où la version multilingue d’Oncle Vania se construit par étapes, avec un système de surtitrage intégré à la diégèse (Source : Festival de Cannes, 2021 ; Rotten Tomatoes, 2021). Le choix des lieux de tournage à Hiroshima, avec les routes côtières, le port et les espaces urbains peu saturés, résulte d’un repérage mené après l’abandon du projet de tournage en Corée, l’équipe ayant été séduite par les possibilités offertes par la région, selon le producteur Teruhisa Yamamoto (Source : ScreenDaily, 2022). Enfin, la bande sonore, qui combine la voix enregistrée d’Oto, les dialogues multilingues et une musique discrète, accompagne la progression du récit sans chercher à surligner les émotions, ce que plusieurs analyses critiques ont relevé comme caractéristique de la mise en scène de Hamaguchi (Source : RogerEbert.com, 2021 ; Film-Book via IMDb News, 2021).

Réception critique, carrière en festivals et distinctions

Drive My Car est présenté en compétition officielle au 74ᵉ Festival de Cannes, en juillet 2021, où il remporte le prix du scénario, le Prix FIPRESCI de la compétition et le Prix du jury œcuménique, tout en étant en lice pour la Palme d’or (Source : Festival de Cannes, 2021 ; IMDb – Awards, 2021). Au-delà de Cannes, le film poursuit une carrière intensive en festivals et remporte de nombreuses récompenses, notamment le prix du meilleur film aux Asia Pacific Screen Awards et le Silver Hugo du jury au Festival international du film de Chicago (Source : IMDb – Awards, 2021). Le film est choisi comme candidat officiel du Japon à l’Oscar du meilleur film international, et s’impose ensuite comme lauréat de l’Oscar du meilleur film international lors de la 94ᵉ cérémonie, avec en outre des nominations dans les catégories meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario adapté (Source : Drive My Car – Liste des distinctions, Wikipédia, 2022). Il obtient également le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère et l’AACTA International Award du meilleur film asiatique, consolidant sa position dans le paysage critique international (Source : AACTA – YouTube, 2022 ; Drive My Car – Liste des distinctions, Wikipédia, 2022). Dans la presse spécialisée anglophone et francophone, le film est régulièrement cité parmi les œuvres majeures de l’année 2021, plusieurs classements de fin d’année le plaçant en tête ou dans les premières positions, en insistant sur la rigueur de sa mise en scène et son traitement des thèmes du deuil et du travail artistique (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021 ; RogerEbert.com, 2021).

Inscription dans l’œuvre de Ryūsuke Hamaguchi et contexte culturel

La sortie de Drive My Car intervient la même année que Wheel of Fortune and Fantasy, autre long métrage de Ryūsuke Hamaguchi récompensé à la Berlinale, ce qui confirme la place centrale du cinéaste dans le renouvellement du cinéma d’auteur japonais contemporain (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021). Les motifs de la parole, de la confession et des situations de groupe, déjà présents dans Happy Hour, sont ici réinscrits dans une structure où le théâtre, la répétition et la circulation entre plusieurs langues sont au cœur du dispositif (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021 ; Festival de Cannes, 2021). L’adaptation d’un texte de Haruki Murakami s’inscrit aussi dans un mouvement plus large d’intérêt international pour l’écrivain, dont plusieurs œuvres ont été transposées à l’écran, mais Hamaguchi et Ōe choisissent d’élargir considérablement le cadre narratif, en intégrant des éléments extérieurs à la nouvelle (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021). Dans un contexte de mondialisation accrue des circuits de festivals, la trajectoire de Drive My Car illustre la capacité d’un film japonais à combiner un ancrage local – à travers Hiroshima et la langue japonaise – avec une forte circulation internationale, soutenue par des cofinancements et par l’intérêt de nombreuses institutions de programmation (Source : ScreenDaily, 2022 ; Drive My Car – Liste des distinctions, Wikipédia, 2022). Le film contribue ainsi à repositionner le cinéma japonais dans le débat critique mondial, en dialogue avec d’autres cinématographies asiatiques et européennes, dans une période marquée par l’essor de coproductions et de projets multilingues (Source : Drive My Car – Wikipédia, 2021 ; IMDb – Awards, 2021).

Critique sur Drive My Car

7.4 / 10
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Où regarder en streaming Drive My Car

Drive My Car est disponible en streaming par abonnement sur MUBI et MUBI Amazon Channel, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Drive My Car figurent Yūsuke Kafuku, interprété par Hidetoshi Nishijima, Misaki Watari, interprété par 三浦透子 et Kōshi Takatsuki, interprété par Masaki Okada. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Hidetoshi Nishijima - Photo
Hidetoshi Nishijima
Yūsuke Kafuku
三浦透子 - Photo
三浦透子
Misaki Watari
Masaki Okada - Photo
Masaki Okada
Kōshi Takatsuki
Reika Kirishima - Photo
Reika Kirishima
Oto Kafuku
Park Yu-rim - Photo
Park Yu-rim
Lee Yoo-na
Jin Dae-yeon - Photo
Jin Dae-yeon
Gong Yoon-su
Sonia Yuan - Photo
Sonia Yuan
Janice Chang
Ahn Hwi-tae - Photo
Ahn Hwi-tae
Ryu Jong-ui
Perry Dizon - Photo
Perry Dizon
Roy Rossello
安部聡子 - Photo
安部聡子
Yuzuhara
Toshiaki Inomata - Photo
Toshiaki Inomata
Takashi Kimura
山村崇子 - Photo
山村崇子
Kaoru Komagata

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