“Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre !”
Diffusée au Canada à partir du 5 septembre 1967 sur CTV, puis au Royaume-Uni du 29 septembre 1967 au 1er février 1968 sur ITV, « Le Prisonnier » compte 17 épisodes de 52 minutes et place Patrick McGoohan au centre d’un dispositif télévisuel où espionnage, allégorie et drame psychologique se croisent sans se laisser réduire. La série britannique naît dans l’ombre de Destination Danger, avec George Markstein et McGoohan au générique de la création revendiquée, puis impose un lieu clos baptisé le Village, dominé par le Numéro 2. (Source : Wikipedia, 2024)
« Le Prisonnier » de Patrick McGoohan : création, mystère d’auteur et série britannique de 1967
Le projet naît en 1966, pendant le tournage de la 3e saison de Destination Danger. McGoohan y joue déjà le premier rôle, Markstein travaille comme consultant, et l’idée d’un agent qui démissionne avant d’être happé par un système de surveillance s’impose dans cet espace de production. Le générique ne tranche rien, puisqu’aucune mention « Créé par… » n’y figure. (Source : Wikipedia, 2024)
L’incertitude a nourri la réception de la série dès sa sortie. McGoohan et Markstein ont multiplié les interviews, chacun se présentant comme concepteur principal, tandis que critiques et fans cherchaient à départager les versions. En 1978, John J. O’Connor attribue la paternité à McGoohan dans le New York Times, quand Dave Rogers défend en 1989 la revendication de Markstein, et que Rupert Booth avance plus tard une lecture partagée, sans clore le débat. (Source : Wikipedia, 2024)
La fiction emprunte au roman d’espionnage des usages bien connus, puis les déforme par touches successives. Dans le Village, le Numéro 6 refuse le badge, oppose un silence obstiné aux demandes de renseignements et cherche le Numéro 1, tout en affrontant des rituels collectifs comme le carnaval, le jeu d’échecs ou les concours d’artisanat. Ce cadre transforme la guerre froide en laboratoire de contrôle, avec ses habitants numérotés, ses couleurs vives et ses gestes de troupeau. (Source : Wikipedia, 2024)
« Le Prisonnier » avec Patrick McGoohan : Numéro 6, Village, Numéro 2 et distribution
Patrick McGoohan incarne le Numéro 6 en version originale, Jacques Thébault le doublant pour la version française. Face à lui, Angelo Muscat campe le maître d’hôtel, Peter Swanwick le superviseur, Denis Shaw le magasinier et Fenella Fielding une annonceuse ou téléphoniste selon les épisodes. Les Numéros 2 se succèdent, avec leurs visages changeants et leur fonction de négociateurs, d’interrogateurs ou de gardiens. (Source : Wikipedia, 2024)
Le point de départ reste précis : un agent du renseignement britannique démissionne, rejoint son appartement londonien au volant d’une Lotus Seven, puis s’effondre après l’inhalation d’un gaz anesthésiant diffusé par la serrure. Il se réveille séquestré dans un lieu de villégiature factice, où chaque habitant porte un numéro et accepte un ordre social réglé comme une procédure. Le refus du héros de se soumettre au système devient le moteur de chaque épisode. (Source : Wikipedia, 2024)
Le tournage rassemble plusieurs réalisateurs, dont Don Chaffey, David Tomblin, Robert Asher et Peter Graham Scott. Cette pluralité de signatures accompagne une série pensée comme un objet d’instabilité formelle, traversé par des écarts de ton et des approches visuelles variables. L’ensemble reste lié par la figure de l’enfermement et par la pression exercée sur une identité que le Village tente de réduire à un numéro. (Source : Wikipedia, 2024)
« Le Prisonnier » et son héritage : guerre froide, contre-culture et science-fiction télévisuelle
Le contexte de la guerre froide pèse sur la série dès ses premiers épisodes, sans jamais se limiter au simple espionnage. Les thèmes de la contre-culture des sixties se mêlent à une mise en scène surréaliste, et l’ensemble a influencé la production de programmes de science-fiction, de fantastique et une partie de la culture populaire. La série a d’abord été présentée comme un thriller proche de Destination Danger, puis a déplacé ce modèle vers une forme plus critique et plus étrange. (Source : Wikipedia, 2024)
McGoohan a cité plusieurs sources d’inspiration, dont La Ville fantôme, épisode de Destination Danger situé dans une école d’espionnage en Europe de l’Est, et une prison écossaise liée au Special Operations Executive rencontrée par Markstein dans ses recherches. Ces éléments convergent vers une idée unique : un lieu conçu pour dissoudre la volonté des internés, puis un protagoniste qui oppose à cette machine un refus continu. Le Village devient alors une image de la discipline moderne, traitée par le détour du récit d’aventures. (Source : Wikipedia, 2024)
En France, la rediffusion sur M6 en 1991 a relancé les lectures autour de Patrick McGoohan. Sylvie Dauvillier, dans Télérama, décrit alors une série sortie de l’imagination d’un homme qui assume plusieurs fonctions, du jeu au poste de réalisateur pour certains épisodes. La formule dit assez le caractère instable de cette œuvre télévisuelle, restée attachée à une signature discutée et à un modèle narratif qu’elle a nettement déplacé. (Source : Télérama, 1991)
- Titre original : The Prisoner
- Titre français : Le Prisonnier
- Type : série TV
- Année : 1967
- Durée : 52 minutes
- Genre : mystère, drame, science-fiction-fantastique
- Créateurs : George Markstein, Patrick McGoohan
- Acteur principal : Patrick McGoohan
- Acteurs secondaires : Angelo Muscat, Peter Swanwick, Denis Shaw, Fenella Fielding
- Réalisateurs : Don Chaffey, David Tomblin, Robert Asher, Peter Graham Scott
- Diffusion initiale : Canada, 5 septembre 1967 ; Royaume-Uni, 29 septembre 1967 au 1er février 1968
Saisons
(1)Critique sur Le Prisonnier
Où regarder en streaming Le Prisonnier
Le Prisonnier est disponible en streaming par abonnement sur INA madelen Amazon Channel et INA madelen. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Le Prisonnier figurent Night Maid, interprété par Patsy Smart, Ex-Admiral, interprété par Frederick Piper et Guardian, interprété par Peter Brace. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






































