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The good heart - Image de fond
The good heart (2009) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
The Good Heart
Budget
3 800 000,00 $
Classification
r
Pays d’origine
DK, US, FR, IS
Sociétés de production
Audio
English, Italiano
Pays producteurs
Mots-clés

The good heart(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

11/09/2009
•
r
•
1heure 35min
6.4 / 10

« The Good Heart » est produit par la société française Ex Nihilo, avec Dominique Barneaud à la production, en coproduction avec Zik Zak Filmworks pour l’Islande et Nimbus Film pour le Danemark, ce qui en fait une œuvre issue d’un montage financier européen, tournée toutefois majoritairement aux États-Unis (Source : Agat Films – Ex Nihilo, 2009 ; Unifrance, 2009). Le film bénéficie d’une durée de 1 h 35, format classique du long métrage de fiction, et s’inscrit dans la continuité du travail de Dagur Kári après « Nói Albínói » et « Dark Horse », deux films déjà repérés sur le circuit des festivals internationaux (Source : Agat Films – Ex Nihilo, 2009 ; Unifrance, 2009). Le tournage se déroule principalement à New York, dans des décors urbains et des espaces intérieurs recréant l’atmosphère d’un bar de quartier isolé, ce qui contribue à inscrire le récit dans un environnement concret tout en préservant une dimension légèrement décalée, propre au cinéma de Kári (Source : Screen Daily, 2010). En parallèle, le cinéaste continue de cultiver un régime d’images à la fois simples et stylisées, avec une photographie froide et des lumières contrastées, qui s’accordent avec la tonalité mélancolique et parfois caustique du scénario (Source : Screen Daily, 2010). Le recours à la langue anglaise et à un casting international s’inscrit dans une stratégie de circulation élargie, visant à permettre au film d’exister à la fois sur les marchés nord-américain et européen, tout en conservant un ancrage auteuriste marqué (Source : Unifrance, 2009 ; Screen Daily, 2010).

Réalisateur et équipe artistique

Dagur Kári, né en 1973 en France et formé à la National Film School of Denmark, signe à la fois le scénario et la mise en scène de « The Good Heart », poursuivant une filmographie imprégnée d’un goût pour les personnages marginaux et les situations décalées (Source : Unifrance, 2009 ; Screen Daily, 2010). Avant ce film, il s’est fait connaître avec « Nói Albínói » (2003) et « Dark Horse » (2005), deux œuvres remarquées pour leur regard singulier sur des individus en marge et pour leur écriture visuelle sobre (Source : Unifrance, 2009). La musique du film est assurée par le groupe Slowblow, auquel Kári est lié de longue date, prolongeant ainsi une collaboration entamée sur ses précédents longs métrages et contribuant à l’identité sonore reconnaissable de son cinéma (Source : Screen Daily, 2010). La direction de la photographie, au service d’un cadre serré sur les corps et les espaces confinés, participe à l’installation d’un climat d’entre-deux, entre réalisme social et fable urbaine, sans accentuer de manière ostentatoire les effets de style (Source : Screen Daily, 2010). L’ensemble de l’équipe artistique s’inscrit dans une logique de continuité avec les pratiques des coproductions européennes d’auteur de la fin des années 2000, où la circulation des techniciens et des créateurs entre différents territoires nationaux est devenue une donnée structurelle (Source : Unifrance, 2009).

Distribution artistique et personnages

Le rôle de Jacques, patron de bar misanthrope marqué par plusieurs infarctus, est interprété par l’acteur écossais Brian Cox, dont la carrière s’étend du théâtre shakespearien aux productions hollywoodiennes, ce qui lui confère un profil d’interprète capable d’articuler rudesse et fragilité (Source : IMDb, 2010 ; Unifrance, 2009). Lucas, jeune sans-abri en errance, est incarné par Paul Dano, acteur américain déjà repéré dans « Little Miss Sunshine » et « There Will Be Blood », qui apporte au personnage une présence plus retenue, contrastant avec la véhémence de Cox (Source : IMDb, 2010 ; Rotten Tomatoes, 2010). Le personnage d’April, hôtesse de l’air en rupture de trajectoire, est confié à l’actrice française Isild Le Besco, dont la présence renforce la dimension internationale du casting et introduit une tonalité plus flottante dans le trio central (Source : Unifrance, 2009 ; IMDb, 2010). Autour de ce noyau, le film réunit notamment Clark Middleton, Damian Young, Nicolas Bro, Bill Buell et Susan Blommaert, qui incarnent des figures secondaires peuplent le bar et l’hôpital, inscrivant l’action dans un univers de silhouettes récurrentes et de trajectoires brèves (Source : Unifrance, 2009 ; IMDb, 2010). La galerie de personnages s’organise ainsi autour de rapports de filiation symbolique, d’alliances fragiles et de tensions souterraines, qui structurent la progression dramatique sans que le film ne recoure à de grands retournements spectaculaires (Source : IMDb, 2010 ; Screen Daily, 2010).

Intrigue et thématiques centrales

L’intrigue de « The Good Heart » s’ouvre sur la tentative de suicide de Lucas et le cinquième infarctus de Jacques, réunis par hasard dans la même chambre d’hôpital, ce qui fonde d’emblée un lien entre survivance physique et désarroi moral (Source : IMDb, 2010 ; Unifrance, 2009). Jacques, sans héritiers et conscient de sa fragilité, décide de prendre Lucas comme apprenti et potentiel successeur, à condition que ce dernier adopte ses règles strictes de gestion du bar et sa vision très fermée du monde, ce qui installe un récit de transmission marqué par la méfiance et la dureté (Source : Unifrance, 2009). Le bar devient un espace central, à la fois refuge et théâtre de micro-conflits, où se déploient les interactions entre habitués, qui reflètent des formes de solitude, de dépendance et de marginalité propres aux grandes villes contemporaines (Source : Screen Daily, 2010 ; Rotten Tomatoes, 2010). L’arrivée d’April, que Lucas recueille malgré l’interdiction d’accueillir des inconnus, introduit au sein de ce dispositif clos un élément de désordre affectif et social, remettant en cause l’autorité de Jacques et les règles du lieu (Source : Unifrance, 2009 ; Rotten Tomatoes, 2010). À travers ces trajectoires, le film aborde de manière indirecte la question du corps défaillant, des liens intergénérationnels et des formes de solidarité possible à la lisière d’un système urbain où les institutions apparaissent en retrait, laissant aux individus la responsabilité de leurs arrangements privés (Source : IMDb, 2010 ; Screen Daily, 2010).

Contexte de sortie et circulation en festivals

« The Good Heart » est présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto en 2009, dans une section réservée aux œuvres de fiction indépendantes, ce qui confirme l’inscription de Dagur Kári dans le paysage du cinéma d’auteur international (Source : Toronto International Film Festival, 2009 ; Screen Daily, 2010). En France, le film sort en salles le 17 mars 2010, distribué par Le Pacte, dans un contexte de programmation où les coproductions européennes en langue anglaise occupent une place croissante dans l’offre de cinéma d’art et essai (Source : Unifrance, 2009 ; Le Pacte, 2010). La durée de 94 à 95 minutes selon les sources et la classification du film comme drame permettent son intégration aisée dans les circuits de distribution spécialisés, notamment en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord (Source : IMDb, 2010 ; Screen Daily, 2010). Le film circule également dans plusieurs festivals internationaux, où il est présenté comme une coproduction entre l’Islande, la France, le Danemark, l’Allemagne et les États-Unis, illustrant les logiques de financement transnationales caractéristiques de la fin des années 2000 (Source : Screen Daily, 2010 ; Unifrance, 2009). Cette circulation contribue à renforcer la visibilité de Dagur Kári auprès des programmateurs et des institutions, tout en situant le film dans une constellation d’œuvres qui explorent, à la même période, les marges sociales et les espaces urbains interstitiels (Source : Screen Daily, 2010).

Accueil critique et réception

Sur la plateforme Rotten Tomatoes, « The Good Heart » obtient un taux d’avis critiques favorables d’environ 32%, ce qui témoigne d’un accueil partagé, certains critiques soulignant la qualité du jeu des acteurs tandis que d’autres pointent une écriture jugée parfois démonstrative (Source : Rotten Tomatoes, 2010). Sur IMDb, le film recueille une note d’environ 6,8/10, reflet d’un public restreint mais relativement constant, intéressé par les récits de personnages et par le cinéma d’auteur anglophone (Source : IMDb, 2010). Les critiques publiées dans la presse spécialisée mettent en avant la performance de Brian Cox, souvent décrite comme l’un des points forts du film, et évoquent la cohérence de la direction d’acteurs, y compris dans les seconds rôles (Source : Screen Daily, 2010 ; Rotten Tomatoes, 2010). Plusieurs analyses soulignent également le ton mélancolique et la manière dont Dagur Kári combine un certain humour noir avec une observation plus tendre de ses personnages, sans que cette tonalité hybride ne fasse consensus parmi les commentateurs (Source : Screen Daily, 2010). Dans le paysage de sa sortie, « The Good Heart » apparaît ainsi comme une œuvre intermédiaire, ni confidentielle ni véritablement installée dans le grand public, qui s’adresse prioritairement aux spectateurs familiers des circuits de festivals et des films de coproduction européenne en langue anglaise (Source : Rotten Tomatoes, 2010 ; Unifrance, 2009).

Place dans la filmographie de Dagur Kári

« The Good Heart » occupe une position charnière dans la filmographie de Dagur Kári, située entre ses premiers longs métrages tournés en islandais ou en danois et des projets ultérieurs comme « Virgin Mountain », qui reviendront à un ancrage plus direct dans le contexte nordique (Source : Unifrance, 2009 ; Screen Daily, 2010). Le film prolonge plusieurs motifs déjà présents dans « Nói Albínói » et « Dark Horse », notamment l’attention portée aux personnages solitaires, aux espaces périphériques et à une forme de douceur cachée sous des comportements abrasifs (Source : Unifrance, 2009). Il marque toutefois un déplacement important vers un environnement urbain nord-américain et vers un casting plus international, ce qui élargit la portée géographique du cinéma de Kári tout en mettant à l’épreuve ses constantes stylistiques (Source : Screen Daily, 2010 ; IMDb, 2010). Cette même année et dans les années suivantes, le réalisateur alterne entre projets ancrés dans son pays d’origine et collaborations internationales, ce qui reflète une trajectoire typique des cinéastes issus de petites cinématographies nationales cherchant à concilier expression personnelle et visibilité globale (Source : Unifrance, 2009 ; Screen Daily, 2010). Dans cette perspective, « The Good Heart » peut être envisagé comme une étape de consolidation, où le cinéaste teste la transposabilité de ses thèmes et de son écriture dans un cadre linguistique et industriel différent, sans rompre avec ses préoccupations initiales autour de la fragilité, de la marginalité et des liens inattendus entre les individus (Source : Screen Daily, 2010 ; IMDb, 2010).

Critique sur The good heart

6.4 / 10
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Où regarder en streaming The good heart

The good heart est disponible à la location sur Amazon Video, Canal VOD, Orange VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD, Orange VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de The good heart figurent Jacques, interprété par Brian Cox, Lucas, interprété par Paul Dano et Sarah, interprété par Stephanie Szostak. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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