Sorti dans les salles françaises le 26 août 2026, « Bombonera » est le premier long métrage de fiction de Syrine Boulanouar après le documentaire « Ballon sur bitume ». Distribué par Zinc, ce film de quatre-vingt-sept minutes suit un entraîneur imposteur et une adolescente de quatorze ans dans l’univers du streetfoot, à la veille d’un tournoi décisif. (Source : CNC, 2026 ; UGC, 2026)
« Bombonera », une adolescente dans l’arène du streetfoot
Enzo vit sans domicile fixe et survit en montant des arnaques autour de jeunes joueurs de ballon. Il connaît les terrains de quartier, les recruteurs et les rêves que suscite le football chez ceux qui veulent y trouver une sortie. Son existence précaire le pousse à considérer les capacités des adolescents comme une possibilité de gagner rapidement de l’argent. (Source : AlloCiné, 2026 ; Pathé, 2026)
Lisa a quatorze ans et souhaite jouer parmi les garçons lors d’un important tournoi de streetfoot. Enzo repère sa technique pendant la sélection des équipes dans un stade conçu pour cette compétition. Son talent dépasse immédiatement celui des jeunes joueurs habitués aux terrains de rue, ce qui fait d’elle une recrue convoitée et une cible potentielle pour les calculs de l’ancien escroc. (Source : UGC, 2026 ; CNC, 2026)
Enzo monte alors une équipe pour atteindre la finale du tournoi. Il recrute Lisa, mais aussi Ibrahima, Touktouk, Chaz et Bouddha, jeunes joueurs dont les tempéraments et les techniques s’accordent difficilement. La préparation des matchs transforme peu à peu l’entreprise opportuniste du personnage en relation de mentorat, sans faire disparaître les intérêts qui ont motivé son geste initial. (Source : Offi, 2026 ; Cinéma Actu, 2026)
Le film fait de Lisa une figure qui refuse la place assignée aux filles dans un milieu encore très masculin. Son désir ne se résume pas à participer au tournoi : elle veut gagner sa place dans l’équipe par sa technique et sa détermination. Le sport devient le terrain d’une confrontation avec les préjugés, les rivalités de quartier et les usages du football de rue. (Source : CNC, 2026 ; Le Journal de Saône-et-Loire, 2026)
Syrine Boulanouar transforme le streetfoot en fiction
Syrine Boulanouar réalise « Bombonera » et écrit le scénario avec Karim Boukercha. Le cinéaste avait consacré « Ballon sur bitume », documentaire coréalisé avec Jesse Adang en 2016, aux joueurs de football de rue. Le passage à la fiction conserve ce territoire, mais construit une intrigue autour d’un entraîneur en rupture, d’une jeune joueuse et de l’ambition d’un tournoi. (Source : CNC, 2026)
- Réalisation : Syrine Boulanouar.
- Scénario : Syrine Boulanouar et Karim Boukercha.
- Genre : drame sportif et fiction de quartier.
- Pays de production : France.
- Durée : une heure vingt-sept.
- Production : Unité.
- Distribution française : Zinc Films.
- Soutien du CNC : avance sur recettes avant réalisation.
Le CNC a accordé une avance sur recettes avant réalisation au projet. Cette aide accompagne un premier film de fiction dont le budget et la diffusion relèvent d’un modèle indépendant. La sortie s’effectue sur quatre-vingt-huit copies en France, ce qui limite sa présence face aux productions américaines de la fin août tout en assurant une circulation dans les salles d’art et essai comme dans les multiplexes. (Source : CNC, 2026 ; Critique Film, 2026)
Le titre renvoie à La Bombonera, surnom du stade Alberto J. Armando de Buenos Aires, enceinte historique du Boca Juniors. Le mot signifie littéralement « bonbonnière » en espagnol. Syrine Boulanouar transpose cette référence à une petite arène de football de rue, lieu où les matchs se jouent sur une surface réduite et où la proximité des joueurs accentue les rivalités. (Source : Libération, 2026)
Soufiane Guerrab, Emma Boumali et Vimala Pons dans « Bombonera »
Soufiane Guerrab interprète Enzo, homme marginal qui se présente comme un recruteur et un entraîneur, alors que son passé est fait de combines et de fausses promesses. Emma Boumali joue Lisa, la jeune footballeuse dont le potentiel donne un sens nouveau à l’existence d’Enzo. Le duo organise le film autour d’une relation instable, prise entre l’exploitation du talent et la transmission d’une confiance. (Source : Offi, 2026 ; AlloCiné, 2026)
- Soufiane Guerrab : Enzo.
- Emma Boumali : Lisa.
- Vimala Pons : la mère de Lisa.
- Daouda Diakhate : Ibrahima.
- Thomas Aprahamian : Touktouk.
- Louai El Amrousy : Chaz.
- Boubacar Kabo : Bouddha.
- Mamadou Sidibé : Santino.
- Sacko Camara : PiedTendre.
Vimala Pons incarne la mère de Lisa, personnage attentif à l’influence qu’Enzo exerce sur sa fille. Sa présence rappelle que l’adolescente ne se définit pas uniquement par ses performances sportives et qu’elle doit négocier sa place avec les adultes qui l’entourent. Le rapport entre Lisa et Enzo se trouve donc soumis à la surveillance familiale autant qu’aux règles du tournoi. (Source : Offi, 2026)
Daouda Diakhate, Thomas Aprahamian, Louai El Amrousy et Boubacar Kabo composent l’équipe qui accompagne Lisa. Leur réunion reflète l’esprit collectif du streetfoot, discipline où les gestes individuels comptent, mais où la circulation du ballon et la confiance entre joueurs décident de l’issue des rencontres. Les personnages existent aussi par leurs surnoms, qui ancrent la fiction dans une culture de terrain et de bande. (Source : Cinéma Actu, 2026 ; Offi, 2026)
Bande-annonce de « Bombonera » et réalisme des terrains
La bande-annonce présente Enzo dans les marges de la ville, puis Lisa au moment où elle entre sur le terrain face à des garçons plus âgés. Les images privilégient les dribbles, les petits espaces et les échanges rapides qui caractérisent le streetfoot. Le tournoi forme un objectif identifiable, mais les séquences montrent aussi l’entraînement et les tensions à l’intérieur du groupe. (Source : 20 Minutes, 2026 ; Pathé, 2026)
Le streetfoot, né de pratiques informelles sur les terrains urbains, diffère du football traditionnel par le nombre réduit de joueurs, l’espace limité et l’importance accordée à la technique individuelle. Boulanouar connaît cet univers par son documentaire antérieur et cherche à le faire entrer dans la fiction sans le transformer en simple décor. Le film accorde une place importante aux gestes, aux codes d’équipe et aux sélections de joueurs. (Source : CNC, 2026)
Zinc distribue « Bombonera » en France depuis le mercredi 26 août 2026. UGC, Pathé et l’Officiel des spectacles confirment une durée de quatre-vingt-sept minutes et une exploitation en salles. Une date de première mise en salle au 5 août apparaît dans certaines fiches, mais la sortie nationale de référence est fixée au 26 août. (Source : UGC, 2026 ; Offi, 2026)
Le film n’est pas disponible sur une plateforme de streaming au moment de sa sortie. Les premières informations sur son exploitation prévoient une disponibilité en vidéo à la demande vers la fin de l’année 2026, selon le calendrier habituel des sorties françaises. La découverte du film reste donc liée aux séances en salle à la fin du mois d’août. (Source : Serie News, 2026)
Critique de « Bombonera » : le foot de rue entre film sportif et chronique sociale
Libération voit dans « Bombonera » un film sportif qui emprunte au polar urbain et aux récits de mentorat. Le journal rapproche le principe narratif de « La Couleur de l’argent », en remplaçant le billard par les passements de jambes. Le choix de faire de Lisa une jeune fille transforme toutefois cette figure de prodige masculin en enjeu de représentation dans l’espace sportif. (Source : Libération, 2026)
Le Journal de Saône-et-Loire souligne le rôle d’Enzo, décrit comme un ancien des quartiers qui tente d’éviter aux jeunes certains pièges qu’il connaît déjà. Le film tient ainsi la ligne d’un récit de rédemption, où l’entraîneur apprend à exercer une responsabilité réelle auprès de l’équipe. Cette direction demeure liée au parcours de Lisa, dont la place sur le terrain reste constamment contestée. (Source : Le Journal de Saône-et-Loire, 2026)
IDBOOX formule un jugement plus sévère sur le scénario, estimant que le film s’éparpille entre les ressorts du thriller, du tournoi sportif et de la chronique sociale. Le site reconnaît l’investissement d’Emma Boumali dans le rôle de Lisa, mais regrette que certains personnages secondaires soient peu développés. Cette réserve vise la construction de l’intrigue davantage que l’idée de consacrer un film au streetfoot. (Source : IDBOOX, 2026)
La note de 7,5 sur 10 mentionnée sur NR Magazine ne correspond pas à la moyenne visible sur AlloCiné au lendemain de la sortie. La plateforme française indique 3,5 sur 5 à partir de trente notes de spectateurs, donnée encore limitée par la très courte durée d’exploitation. « Bombonera » intéressera surtout les publics attirés par le football de rue, les récits de tournoi et les films où une adolescente défie les règles tacites d’un collectif masculin. (Source : AlloCiné, 2026)
Critique sur Bombonera
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Bombonera figurent Chaz, interprété par Louai El Amrousy, Touktouk, interprété par Thomas Aprahamian et Bouddha, interprété par Boubacar Kabo. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.









