“Une amitié dangereuse”
Pur-sang (Thoroughbreds en version originale) est un thriller dramatique indépendant américain écrit et réalisé par Cory Finley, qui signe avec ce film son premier long métrage de cinéma après un parcours initial dans le théâtre et l’écriture dramatique. (Source : Wikipédia, 2017) Le tournage, effectué à la mi-2016 principalement dans la région de Boston et à Wellesley dans le Massachusetts, précède de peu la mort accidentelle de l’acteur Anton Yelchin, à qui le film est dédié au générique. (Source : IMDb, 2018 ; Wikipédia, 2017) Produit par les sociétés June Pictures, B Story et Big Indie Pictures, le film s’inscrit dans un paysage de production indépendante nord-américaine tourné vers des récits de genre stylisés et centrés sur de jeunes protagonistes. (Source : Wikipédia, 2017) Finley adapte ici l’une de ses propres pièces, transposant une dynamique d’espace quasi unique et de dialogues ciselés dans un langage cinématographique privilégiant les intérieurs, les cadrages composés et une progression narrative plutôt resserrée. (Source : Wikipédia, 2017) )
La première mondiale a lieu au Festival de Sundance le 21 janvier 2017, où le film est présenté sous le titre Thoroughbred, avant d’être retitré Thoroughbreds lorsque Focus Features en acquiert les droits de distribution. (Source : Wikipédia, 2017) Cette même année, le film circule dans plusieurs manifestations internationales, notamment au BFI London Film Festival, où la critique anglo-saxonne relève la singularité de son ton, à la croisée de la comédie noire et du thriller psychologique. (Source : BFI / UK Film Review, 2017) En France, la sortie en salles intervient le 27 juin 2018 sous le titre Pur-sang, avec une campagne d’exploitation orientée vers le public des cinémas d’art et d’essai et des amateurs de films de genre indépendants. (Source : YouTube – bande-annonce française, 2018 ; Wikipédia, 2018) Le choix de conserver le sens littéral du titre original dans sa traduction française inscrit explicitement l’œuvre dans un imaginaire lié à la pureté de race et aux codes équestres, présents dès les premières scènes. (Source : Le Bleu du Miroir, 2018)
Intrigue et thématiques principales
Le récit se structure autour de la relation entre Lily, lycéenne issue d’un milieu très aisé, et Amanda, adolescente marginalisée après avoir euthanasié son cheval de façon brutale, acte qui lui vaut une réputation de froideur et la réputation d’être dépourvue d’empathie. (Source : IMDb, 2018 ; Le Bleu du Miroir, 2018) Invitées à se revoir à la suite d’un arrangement financier conclu entre la mère d’Amanda et Lily, les deux jeunes filles passent d’abord par une phase d’observation mutuelle, où chacune teste les limites morales de l’autre. (Source : IMDb, 2018) Le projet de meurtre du beau-père, Mark, se met progressivement en place lorsqu’Amanda formule, avec un détachement calculé, l’idée d’éliminer cet homme perçu par Lily comme un obstacle à sa liberté et à ses ambitions académiques. (Source : Wikipédia, 2017)
Parallèlement, le film donne une place significative au personnage de Tim, petit trafiquant et délinquant sexuel condamné, que les protagonistes approchent pour exécuter leur plan, faisant de lui un intermédiaire ambigu entre classes sociales et entre légalité et criminalité. (Source : Wikipédia, 2017) La mise en scène insiste sur la dimension ritualisée de leurs rencontres, souvent situées dans les salons et couloirs d’une maison cossue, où la richesse matérielle contraste avec l’anomie affective et morale des protagonistes. (Source : Reviewsphere, 2018) Les thématiques de l’aliénation émotionnelle, de la performativité des sentiments et de la pression sociale au sein des élites suburbaines structurent ainsi l’ensemble de la narration, qui combine un dispositif de huis clos élargi à quelques extérieurs avec une tension latente plutôt que des explosions spectaculaires de violence. (Source : Reviewsphere, 2018 ; Rotten Tomatoes, 2018) Le film s’inscrit dans une tradition de comédie noire américaine qui interroge les privilèges de classe et les logiques de contrôle familial, tout en restant focalisé sur la psychologie de ses deux protagonistes féminines. (Source : Rotten Tomatoes, 2018)
Distribution artistique et direction d’acteurs
La distribution de Pur-sang repose principalement sur le duo formé par Olivia Cooke et Anya Taylor-Joy, entouré d’Anton Yelchin et de Paul Sparks dans des rôles secondaires déterminants. (Source : IMDb, 2018) Olivia Cooke incarne Amanda, personnage revendiquant son absence de sentiments et dont le jeu repose sur une diction contrôlée et un regard souvent fixe, tandis qu’Anya Taylor-Joy interprète Lily, héritière appliquée dont la façade policée laisse progressivement apparaître un rapport instrumental à la morale. (Source : IMDb, 2018 ; UK Film Review, 2017) Anton Yelchin, dans l’un de ses derniers rôles au cinéma, prête ses traits à Tim, jeune homme en marge, impliqué dans de petites affaires illégales et aspirant à une forme de mobilité sociale. (Source : Wikipédia, 2017) Paul Sparks joue Mark, le beau-père de Lily, figure d’autorité dont l’hostilité diffuse contribue à cristalliser le ressentiment de l’adolescente et à justifier, à ses yeux, le projet criminel. (Source : IMDb, 2018)
Autour de ces quatre interprètes gravitent Francie Swift dans le rôle de Cynthia, la mère de Lily, et Kaili Vernoff dans celui de la mère d’Amanda, deux adultes qui incarnent des formes distinctes de parentalité distante et de gestion pragmatique des problèmes adolescents. (Source : IMDb, 2018) La direction d’acteurs de Cory Finley s’appuie sur une économie de gestes et sur des échanges de répliques parfois très écrits, hérités de sa pratique théâtrale, ce que plusieurs critiques ont relevé en insistant sur la précision des dialogues. (Source : Reviewsphere, 2018) Les scènes à deux, notamment entre Amanda et Lily, structurent l’essentiel du film et reposent sur des variations de rythme, de silences et de micro-tensions plutôt que sur des confrontations ouvertes, ce qui renforce la dimension psychologique et verbale du récit. (Source : Reviewsphere, 2018) Enfin, la présence posthume d’Anton Yelchin, à qui le film est dédié, a été largement mentionnée dans les articles de presse, contribuant à situer l’œuvre dans la trajectoire interrompue de l’acteur. (Source : Wikipédia, 2017)
Écriture, mise en scène et esthétique
Le scénario de Pur-sang, signé Cory Finley, se caractérise par une structure en actes discrets et un usage marqué des ellipses, laissant hors champ certaines étapes du plan criminel pour se concentrer sur les discussions préparatoires et leurs conséquences psychologiques. (Source : Wikipédia, 2017) Le film revendique un ton de comédie noire, combinant des échanges dialogués où l’humour froid se mêle à une réflexion sur la morale et la responsabilité, avec une tension de thriller qui se manifeste par une montée progressive de la menace. (Source : Rotten Tomatoes, 2018 ; Reviewsphere, 2018) Visuellement, la mise en scène privilégie les intérieurs spacieux de la maison familiale, filmés avec des travellings lents et des cadres composés, qui accentuent l’impression d’enfermement psychologique malgré la superficie des lieux. (Source : Reviewsphere, 2018) Cette approche formelle rejoint une tendance du cinéma indépendant américain à explorer les espaces domestiques aisés comme des territoires de contrôle et d’isolement plutôt que de confort. (Source : Reviewsphere, 2018) )
La bande originale, signée par Erik Friedlander, recourt à un mélange de percussions, de motifs répétitifs et de sonorités parfois dissonantes, contribuant à installer une atmosphère de malaise retenu et de tension sous-jacente. (Source : Wikipédia, 2017) Les choix de montage soutiennent cette orientation, avec des coupes qui privilégient les ruptures de ton et les changements de point de vue sur les mêmes événements, plutôt que la seule reconstitution chronologique des faits. (Source : Wikipédia, 2017) Plusieurs critiques ont souligné le caractère « théâtral » de certaines scènes, où la caméra semble se retirer légèrement pour laisser place à la dynamique verbale et à la chorégraphie des corps dans l’espace, confirmant l’origine scénique du matériau. (Source : UK Film Review, 2017) L’ensemble produit une esthétique où la stylisation sonore et visuelle accompagne une écriture centrée sur la parole, la manipulation et la mise à l’épreuve des frontières morales dans un cadre social très codifié. (Source : Rotten Tomatoes, 2018 ; UK Film Review, 2017)
Accueil critique et place dans le paysage cinématographique
À sa sortie en salles en mars 2018 aux États‑Unis, Thoroughbreds reçoit un accueil critique globalement favorable, comme en témoigne son taux d’avis positifs sur la plateforme Rotten Tomatoes et plusieurs comptes rendus de presse mettant en avant la maîtrise de son ton et la qualité de son écriture. (Source : Rotten Tomatoes, 2018) Des publications spécialisées et des sites de critique en ligne relèvent notamment la performance des deux actrices principales, jugée cohérente avec l’ambition du film de proposer un portrait nuancé de la jeunesse privilégiée américaine. (Source : UK Film Review, 2017 ; Reviewsphere, 2018) La presse insiste également sur le caractère prometteur de la mise en scène de Cory Finley, souvent qualifié de cinéaste à suivre dans le champ du cinéma indépendant après ce premier long métrage. (Source : Reviewsphere, 2018) Sur IMDb, le film obtient une note moyenne d’environ 6,6/10, reflet d’une réception publique modérée mais plutôt positive sur les plateformes grand public. (Source : IMDb, 2018)
En France, la sortie sous le titre Pur-sang en juin 2018 suscite des articles dans la presse cinéphile et sur des sites critiques qui soulignent la singularité de la proposition au sein de l’offre de thrillers adolescents. (Source : Le Bleu du Miroir, 2018) La combinaison de comédie noire, de drame psychologique et de réflexion sociale sur la haute bourgeoisie américaine est fréquemment relevée comme un élément distinctif, à une période où les représentations de la jeunesse sur grand écran oscillent entre réalisme social et récits fantastiques. (Source : Rotten Tomatoes, 2018 ; Le Bleu du Miroir, 2018) Le film s’inscrit ainsi dans une série d’œuvres contemporaines sur l’adolescence et la violence symbolique des milieux aisés, tout en gardant une échelle resserrée, quasi domestique, qui l’ancre dans le registre du huis clos psychologique. (Source : Reviewsphere, 2018) La dédicace à Anton Yelchin et le statut de dernier film américain de l’acteur renforcent enfin, dans une partie de la réception, la dimension mémorielle associée à ce titre au sein de la filmographie récente. (Source : Wikipédia, 2017)
Fiche technique et principales informations
Pur-sang est un long métrage américain de 92 minutes, produit par June Pictures, B Story et Big Indie Pictures, et distribué notamment par Focus Features aux États‑Unis. (Source : Wikipédia, 2017 ; IMDb, 2018) Le film est écrit et réalisé par Cory Finley, avec une musique composée par Erik Friedlander, et une photo et un montage conçus pour servir une narration centrée sur les intérieurs résidentiels et le face‑à‑face entre les protagonistes. (Source : Wikipédia, 2017) Tourné en anglais, il est exploité sous différents titres selon les territoires, dont Pur-sang en France et Pura sangre dans certains pays hispanophones. (Source : IMDb, 2018) La sortie américaine en salles intervient le 9 mars 2018, plus d’un an après la première mondiale à Sundance, tandis que la sortie française suit le 27 juin 2018, accompagnée d’une bande-annonce sous son titre français. (Source : Wikipédia, 2017 ; YouTube – bande-annonce française, 2018)
- Titre original : Thoroughbreds (États‑Unis) (Source : Wikipédia, 2017) )
- Titre français : Pur-sang (Source : Wikipédia, 2017) )
- Réalisation et scénario : Cory Finley (Source : Wikipédia, 2017) )
- Musique : Erik Friedlander (Source : Wikipédia, 2017) )
- Durée : 92 minutes (Source : Wikipédia, 2017) )
- Genre : thriller dramatique, comédie noire (Source : Wikipédia, 2017 ; Rotten Tomatoes, 2018)
- Interprètes principaux : Olivia Cooke (Amanda), Anya Taylor-Joy (Lily), Anton Yelchin (Tim), Paul Sparks (Mark) (Source : IMDb, 2018)
- Première mondiale : Festival de Sundance, 21 janvier 2017 (Source : Wikipédia, 2017) )
- Sortie en salles États‑Unis : 9 mars 2018 (Source : Wikipédia, 2017 ; IMDb, 2018)
- Sortie en salles France : 27 juin 2018 (Source : YouTube – bande-annonce française, 2018)
- Production : June Pictures, B Story, Big Indie Pictures (Source : Wikipédia, 2017) )
- Pays de production : États‑Unis (Source : Wikipédia, 2017) )
- Dédicace : à la mémoire d’Anton Yelchin (Source : Wikipédia, 2017) )
Critique sur Pur-sang
Récompenses et Nominations
Où regarder en streaming Pur-sang
Pur-sang est disponible en streaming par abonnement sur MUBI et MUBI Amazon Channel, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Pur-sang figurent Amanda, interprété par Olivia Cooke, Lily, interprété par Anya Taylor-Joy et Tim, interprété par Anton Yelchin. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




























