Nrmagazine
Une petite coupe - Image de fond
Une petite coupe (2020) - Affiche
Langue originale
German
Titre original
Ein kleiner Schnitt
Pays d’origine
DE
Sorties en France
  • Télévision : 18/04/2021
Sociétés de production
Audio
Deutsch
Pays producteurs

Une petite coupe(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

22/10/2020
•
9min
7 / 10

« Une petite coupe » est réalisé par Marleen Valien, cinéaste basée à Berlin, formée à la Filmakademie Baden‑Württemberg après des études en communication à l’Université des arts de Berlin, ce qui la situe dans le paysage du jeune cinéma d’auteur germanophone contemporain (Source : Lark Creative, 2024). Le film est tourné sous le titre original « Ein kleiner Schnitt », avec une durée annoncée de 9 minutes, en couleur, et appartient au genre de la comédie courte, comme l’indiquent les spécifications techniques disponibles dans les bases de données cinématographiques (Source : IMDb, 2020; Source : IMDb Technical Specs, 2020 ). Sur le plan de la production, il s’inscrit dans une filmographie de courts-métrages où l’autrice développe un travail marqué par des visuels luxuriants et des palettes de couleurs riches, notamment dans « Hot Dog » et « Not the 80s », également diffusés en festivals internationaux (Source : Lark Creative, 2024). Le scénario est écrit par Mathis van den Berg, crédité comme auteur du script, ce qui confère au projet une collaboration entre une réalisatrice issue du système des écoles de cinéma allemandes et un scénariste travaillant sur des récits courts à forte efficacité dramatique (Source : IMDb, 2020). La distribution réunit notamment Josephine Thiesen, Konrad Singer et Louis Hofmann, ce dernier étant déjà identifié pour ses rôles dans des productions allemandes et internationales, ce qui contribue à la visibilité du film au sein des programmations de courts (Source : IMDb, 2020).

Intrigue et cadre narratif

L’action de « Une petite coupe » se déroule en 1749, au cœur d’un fastueux édifice baroque, où la duchesse Sophie charge le financier Rubenstein de convaincre son époux de subir une circoncision, ce dernier souffrant d’un phimosis qui nécessite une intervention médicale (Source : Télé-Loisirs, 2020). Le film met ainsi en présence une commanditaire aristocratique, un intermédiaire juif conscient des enjeux religieux et sociaux de l’acte, et un jeune souverain impulsif, peu disposé à accepter une telle opération, ce qui crée une dynamique de négociation tendue mais traitée sur le mode comique (Source : Télé-Loisirs, 2020; Source : IMDb, 2020). La narration repose sur un dispositif resserré, où l’essentiel du récit se concentre sur les échanges verbaux et la mise en scène des rapports de pouvoir à l’intérieur d’un espace unique, un « baroque building » dont la magnificence contraste avec la nature intime de la demande formulée (Source : IMDb, 2020). Le personnage du directeur financier, décrit comme **coincé** ou rigide, se trouve pris entre son obligation de loyauté envers la duchesse et la nécessité de ménager l’orgueil de son jeune maître, ce qui structure la progression dramatique du court-métrage (Source : IMDb, 2020). Sans recourir à un développement de long métrage, le film exploite les codes du huis clos et du théâtre de cour pour faire converger enjeux médicaux, normes religieuses et stratégies politiques dans une situation brève mais fortement caractérisée (Source : Télé-Loisirs, 2020).

Personnages et interprétation

Le rôle de Sophie, la duchesse, est interprété par Josephine Thiesen, qui incarne une figure de pouvoir féminin à la fois soucieuse de la santé de son époux et attentive à la réputation de la cour, ce qui confère au personnage une dimension stratégique au-delà de la simple inquiétude conjugale (Source : IMDb, 2020). Konrad Singer prête ses traits à Israel Rubenstein, directeur financier juif chargé de la médiation, dont la position sociale intermédiaire l’oblige à composer avec des injonctions contradictoires, entre fidélité à ses convictions et devoir de service (Source : IMDb, 2020). Louis Hofmann interprète Wilhelm, le jeune souverain concerné par l’intervention, décrit comme « hot-headed », c’est‑à‑dire impulsif et difficile à convaincre, ce qui alimente les tensions comiques et dramatiques du récit (Source : IMDb, 2020). En parallèle, Stella Marie Markert, créditée sous le nom de Stella Markert, joue une servante (Zofe), personnage secondaire qui participe à l’ancrage du récit dans l’univers codifié de la domesticité de cour, tout en offrant des contrepoints aux échanges entre les protagonistes principaux (Source : IMDb, 2020). L’ensemble de la distribution s’inscrit dans un dispositif où chaque personnage joue une fonction narrative précise, du commanditaire à l’exécutant réticent, en passant par l’intermédiaire **diplomate**, contribuant à la clarté dramaturgique du court-métrage malgré la brièveté de sa durée (Source : IMDb, 2020).

Esthétique, mise en scène et approche comique

Sur le plan esthétique, « Une petite coupe » s’inscrit dans une démarche très marquée par le goût de Marleen Valien pour des images sensuelles et des palettes chromatiques riches, telles qu’elles sont décrites dans les présentations de son travail de réalisatrice de courts, de publicités et de clips (Source : Lark Creative, 2024). Le choix d’un décor baroque, avec son architecture chargée et ses codes aristocratiques, offre un contraste visuel avec le motif médical de la circoncision, déplacé dans un environnement de cour où tout relève du rituel et de la représentation (Source : IMDb, 2020). La mise en scène exploite ce décalage pour développer un humour de situation, fondé à la fois sur la gêne, les malentendus et la frontalité du sujet, en s’appuyant sur une direction d’acteurs qui joue sur la retenue du financier et l’emportement du jeune souverain (Source : IMDb, 2020). Le film est explicitement catalogué comme une comédie courte, ce qui oriente la réception vers une lecture où la dimension potentiellement taboue du corps masculin et de l’intervention chirurgicale est abordée de manière distanciée, par le rire, tout en restant ancrée dans un contexte historique précis (Source : IMDb, 2020). Par ailleurs, cette approche rejoint le profil plus général de Valien, dont les courts « Hot Dog » et « Not the 80s » sont présentés comme des « explorations luxuriantes de la sexualité et du passage à l’âge adulte », indiquant une continuité thématique dans l’attention portée au corps, au désir et aux rites de passage (Source : Lark Creative, 2024).

Réception, diffusion et place dans la carrière de Marleen Valien

« Une petite coupe » figure dans la filmographie de Marleen Valien aux côtés de courts-métrages tels que « Hot Dog » et « Not the 80s », ces derniers ayant été sélectionnés dans des manifestations majeures comme Sundance, Tribeca ou Clermont‑Ferrand, ce qui situe la réalisatrice dans le champ du court-métrage international reconnu (Source : Lark Creative, 2024). Le film est crédité d’une note de 7,4 sur 10 sur IMDb, sur la base d’une cinquantaine de votes, ainsi que d’une nomination à un prix de festival, éléments qui témoignent d’une réception globalement favorable au sein d’un public de cinéphiles spécialisés dans le format court (Source : IMDb, 2020). Sa diffusion s’effectue principalement via les circuits de festivals et les plateformes de recommandation de courts-métrages, où le synopsis mettant en avant l’année 1749, la duchesse Sophie et le financier Rubenstein est régulièrement repris, notamment dans la presse télévisuelle et les guides de programmes (Source : Télé-Loisirs, 2020). Dans ce contexte, le film participe à la consolidation d’un profil d’autrice où le travail sur le corps, l’intimité et les rituels sociaux se déploie sur des durées réduites mais visuellement et dramaturgiquement denses (Source : Lark Creative, 2024). En parallèle, l’usage d’un humour assumé sur un sujet potentiellement sensible permet à l’œuvre de s’inscrire dans une tendance contemporaine du court-métrage européen, qui privilégie les récits concentrés, à la fois historiques et ancrés dans des enjeux contemporains de représentation du corps et de l’identité (Source : IMDb, 2020; Source : Lark Creative, 2024).

Critique sur Une petite coupe

7 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Une petite coupe figurent Wilhelm, interprété par Louis Hofmann, Rubenstein, interprété par Konrad Singer et Sophie, interprété par Josephine Thiesen. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Actualités connexes