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Le Secret de l'enfant fourmi - Image de fond
Le Secret de l'enfant fourmi (2012) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 01/05/2012
  • Support physique : 27/10/2012
Sociétés de production
Agat Films & Cie / Ex Nihilo
Audio
Français
Pays producteurs
Mots-clés

Le Secret de l'enfant fourmi(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

01/05/2012
•
1heure 45min
6.6 / 10

Sorti en France au printemps 2012, Le Secret de l’enfant fourmi est un drame de Christine François qui suit, sur plusieurs années, le destin croisé d’une Française et d’un enfant béninois confrontés aux réalités de l’infanticide rituel au nord du Bénin (Source : Wikipédia, 2012 ; Le Monde, 2012). Au fil d’un récit articulé entre Afrique de l’Ouest et Hexagone, le film met en scène l’adoption d’un bébé considéré comme « enfant-sorcier » et l’enquête intime menée quelques années plus tard pour comprendre les conditions de son abandon (Source : Unifrance, 2015 ; Le Monde, 2012). Sans recourir au registre documentaire, l’œuvre s’inspire d’un témoignage réel pour explorer, par la fiction, les tensions entre croyances traditionnelles, cadre légal de l’adoption internationale et construction identitaire d’un enfant déraciné (Source : AlloCiné, 2012 ; Le Monde, 2012). Elle interroge de manière continue le décalage entre les représentations occidentales de la protection de l’enfance et les pratiques rituelles encore recensées dans certaines communautés du pays bariba (Source : Wikipédia, 2012 ; TAP Poitiers, 2012).

Contexte de production et genèse

Premier long métrage de cinéma de la réalisatrice française Christine François, Le Secret de l’enfant fourmi est développé à partir d’un matériau documentaire, en l’occurrence le témoignage d’une jeune Française devenue mère adoptive d’un enfant menacé par des pratiques d’infanticide rituel au Bénin (Source : Le Monde, 2012 ; aVoir-aLire, 2012). Le scénario est cosigné par Christine François, Sophie Fillières, Gaëlle Macé et Maurice Rabinowicz, ce qui inscrit le projet dans une écriture collective habituelle dans une partie du cinéma d’auteur français contemporain (Source : Wikipédia, 2012). La cinéaste revendique un goût pour un certain réalisme, nourri par l’observation et un ancrage fort dans les lieux de tournage, tout en conservant une structure de fiction classique organisée en trois temps, entre deux séjours en Afrique et une parenthèse en France (Source : AlloCiné – secrets de tournage, 2012 ; Abus de Ciné, 2019). Le film est produit par Agat Films & Cie, société active dans la production de cinéma d’auteur et de films à dimension sociale, dans un cadre de cofinancement typique du secteur français (Source : Wikipédia, 2012). Cette même année 2012, la sortie du film s’inscrit dans un paysage où les questions d’adoption internationale, de post-colonialisme et de représentation de l’Afrique occupent une place visible dans les débats critiques (Source : Le Monde, 2012 ; AlloCiné, 2012).

Intrigue et thématiques

Le récit s’ouvre sur un voyage de Cécile, Française d’une trentaine d’années, qui se rend dans le nord du Bénin afin de retrouver un ancien compagnon, avant de se confronter à une situation inattendue : une jeune mère, affolée, lui confie un bébé avant de s’enfuir dans la brousse (Source : Unifrance, 2015 ; Télérama/Dailymotion, 2012). Face à l’absence de prise en charge locale pour l’enfant et après un passage par un orphelinat tenu par des religieuses, Cécile choisit d’adopter le bébé, qu’elle prénomme Lancelot, et de l’élever en France (Source : TAP Poitiers, 2012 ; Le Monde, 2012). Quelques années plus tard, à l’approche des 7 ans de l’enfant, des cauchemars récurrents, des comportements jugés inquiétants et des tensions dans le quotidien familial amènent la mère adoptive à envisager un retour sur les lieux de naissance de Lancelot (Source : Wikipédia, 2012 ; Le Monde, 2012). Le film suit alors l’enquête qu’elle mène pour percer le secret entourant l’abandon de l’enfant, découvrant progressivement les pratiques infanticides rituelles visant des nouveau-nés perçus comme porteurs de signes maléfiques, en raison de la position lors de l’accouchement, de la poussée des dents ou d’une naissance prématurée (Source : Wikipédia, 2012 ; AlloCiné – secrets de tournage, 2012). En parallèle, l’œuvre s’attache aux effets de ce passé sur la construction identitaire de Lancelot et sur les relations entre la mère et le fils, entre sentiment d’appartenance, altérité et poids des représentations culturelles (Source : Le Monde, 2012 ; aVoir-aLire, 2012).

Fiche artistique et interprétation

Le rôle principal de Cécile est confié à l’actrice française Audrey Dana, dont le personnage porte la trajectoire morale et émotionnelle du film, depuis une errance sentimentale jusqu’à l’engagement dans une démarche d’adoption et de retour vers le Bénin (Source : Télérama/Dailymotion, 2012 ; Le Canard Enchaîné, 2012, cité par Wikipédia). En regard, Robinson Stévenin interprète Didier, l’ex-compagnon expatrié que Cécile vient initialement rejoindre et qui s’inscrit dans la dimension affective et biographique du personnage principal (Source : Abus de Ciné, 2019 ; Télérama/Dailymotion, 2012). Elie Lucas incarne Lancelot, l’enfant adopté, figure centrale du film dont le parcours est montré à deux âges clés, entre vulnérabilité et confrontation avec les représentations de « l’enfant-sorcier » (Source : Télérama/Dailymotion, 2012 ; Wikipédia, 2012). Le casting réunit également Yann Trégouët, Catherine Gandois, Vivianne Tatangue, Fati Ganiki, Mohamed Imorouchabi et Gérard Hounou, combinant comédiens professionnels français et interprètes béninois, ce qui contribue à ancrer le récit dans une diversité de registres de jeu (Source : Télérama/Dailymotion, 2012 ; Abus de Ciné, 2019). Par ailleurs, la présence de nombreux seconds rôles locaux participe à l’approche réaliste revendiquée par la réalisatrice, notamment dans la représentation des villageois, des religieuses et des autorités, même si certains critiques notent des figures parfois schématisées (Source : AlloCiné – critiques presse, 2012 ; Le Monde, 2012).

Approche formelle et ancrage documentaire

Le film se caractérise par un dispositif visuel qui privilégie des décors naturels, notamment dans le nord du Bénin, et un tournage en conditions réelles, cherchant à restituer les ambiances de brousse, de village et d’orphelinat, ainsi que le contraste avec la vie en France (Source : AlloCiné – secrets de tournage, 2012 ; TAP Poitiers, 2012). Christine François s’appuie sur un réalisme qu’elle revendique, tout en assumant une construction dramatique en trois actes, encadrant la partie française par deux segments africains qui structurent le voyage de Cécile et de Lancelot (Source : Abus de Ciné, 2019 ; aVoir-aLire, 2012). Inspirée par un phénomène documenté de pratiques d’infanticide rituel dans le pays bariba, la mise en scène cherche à tenir ensemble la distance de la fiction et la précision de certaines observations, qu’il s’agisse de rituels, de discussions autour des croyances ou des dispositifs de prise en charge des enfants (Source : Wikipédia, 2012 ; Le Monde, 2012). Cette même année, plusieurs analyses soulignent que le film tente de concilier dimension pédagogique et récit intime, en articulant les scènes de confrontation aux croyances locales et celles qui suivent la vie quotidienne de la famille en France (Source : AlloCiné – critiques presse, 2012 ; aVoir-aLire, 2012). Le choix d’alterner séquences de tension dramatique, moments de voyage et scènes domestiques contribue à inscrire le film dans une tradition de drame social à portée internationale (Source : Abus de Ciné, 2019 ; TAP Poitiers, 2012).

Réception critique et diffusion

À sa sortie en salles en France, le 2 mai 2012, Le Secret de l’enfant fourmi reçoit un accueil critique nuancé, salué pour son sujet mais discuté dans son traitement formel (Source : Wikipédia, 2012 ; Le Monde, 2012). Le Monde cinéma souligne l’importance de porter à l’écran la question des infanticides rituels, tout en estimant que la transposition en fiction « manque de justesse » et que certains effets de mise en scène affaiblissent la force documentaire du propos (Source : Le Monde, 2012). Le Canard Enchaîné met en avant, pour sa part, l’interprétation d’Audrey Dana et insiste sur la dimension de film de mère et de film d’amour, évoquant un récit où la protagoniste devient une « guerrière » face aux superstitions qui entourent son enfant (Source : Le Canard Enchaîné, 2012, cité par Wikipédia). D’autres médias, comme Le Figaro Magazine, parlent d’un premier long métrage maîtrisé et sans pathos excessif, tandis que des supports spécialisés relèvent la volonté de sensibiliser le public français au phénomène des « enfants-sorciers » (Source : Le Figaro Magazine, 2012, cité par Wikipédia ; AlloCiné – critiques presse, 2012). Sur AlloCiné, la moyenne des notes de la presse se situe autour de 2,8 sur 5, indiquant une réception partagée, entre intérêt pour le sujet et réserves sur la dramaturgie (Source : AlloCiné – critiques presse, 2012 ; aVoir-aLire, 2012).

Inscription thématique et postérité

En abordant frontalement les infanticides rituels liés aux croyances de sorcellerie au nord du Bénin, le film s’inscrit dans un courant de fictions qui prennent appui sur des réalités sociales peu connues du public européen (Source : Wikipédia, 2012 ; Le Monde, 2012). Il participe à la visibilité médiatique d’un phénomène documenté par des ONG et par des travaux ethnographiques, en montrant comment certains enfants, nés avec des signes considérés comme annonciateurs de malheur, peuvent être désignés comme « appartenant aux démons » (Source : AlloCiné – secrets de tournage, 2012 ; TAP Poitiers, 2012). En parallèle, l’œuvre interroge la notion d’adoption internationale, en mettant en scène les décalages de perception entre institutions françaises, communautés locales et subjectivité de l’enfant, pris entre plusieurs appartenances (Source : Le Monde, 2012 ; aVoir-aLire, 2012). Quelques années plus tard, Le Secret de l’enfant fourmi continue d’être cité dans les articles et dossiers consacrés à la représentation des « enfants-sorciers » au cinéma, notamment pour son approche par le point de vue d’une mère européenne confrontée à des pratiques rituelles (Source : Abus de Ciné, 2019 ; AlloCiné, 2012). Sa diffusion en festivals, en salles d’art et essai et en programmation culturelle, comme au TAP de Poitiers, contribue enfin à inscrire le film dans un circuit où les enjeux de droits de l’enfant, de croyances et de circulations entre Nord et Sud occupent une place durable (Source : TAP Poitiers, 2012 ; Unifrance, 2015).

Critique sur Le Secret de l'enfant fourmi

6.6 / 10
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Où regarder en streaming Le Secret de l'enfant fourmi

Le Secret de l'enfant fourmi est disponible à la location sur Canal VOD et Orange VOD et à l'achat sur Canal VOD et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Le Secret de l'enfant fourmi figurent Cécile, interprété par Audrey Dana, Didier Germain, interprété par Robinson Stévenin et Lancelot, interprété par Élie Lucas Moussoko. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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