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La Croisière Jaune (1934) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 18/03/1934
Sociétés de production
Audio
Français, English
Pays producteurs
Mots-clés

La Croisière Jaune(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

18/03/1934
•
1heure 30min
6.4 / 10

Film documentaire emblématique de l’entre-deux-guerres, La Croisière jaune retrace l’expédition Citroën Centre-Asie, organisée entre 1931 et 1932 pour relier Beyrouth à Pékin en autochenilles le long de l’ancienne route de la soie, avec pour objectif affiché de démontrer les capacités techniques des véhicules Citroën et de collecter des données scientifiques sur les territoires traversés (Source : AlloCiné, 2023 ; Carlotta Films, 2022 ; Histoire par l’image, 2023). Sans entrer dans le détail des péripéties de l’itinéraire, le film suit deux colonnes – le groupe « Pamir » parti du Liban et le groupe « Chine » parti de Pékin – qui doivent converger au Xinjiang, au terme d’un trajet qui traverse le Moyen-Orient, le Turkestan, le Xinjiang et le désert de Gobi (Source : ADRC, 2023 ; Histoire par l’image, 2023). Présenté au public français en 1934 et issu d’un important travail de tournage sur le terrain, le long métrage se situe à la croisée du film de propagande industrielle, du récit de voyage et du documentaire ethnographique, en documentant à la fois les paysages, les populations rencontrées, les contraintes logistiques et la mise en scène d’une modernité motorisée en Orient (Source : Carlotta Films, 2022 ; Histoire par l’image, 2023 ; Regard Critique, 2023).

Genèse du projet et contexte de production

À l’origine de La Croisière jaune se trouve André Citroën, qui lance au début des années 1930 la Mission Citroën Centre-Asie, également présentée comme la « troisième mission Haardt–Audouin-Dubreuil », après les précédentes expéditions africaines destinées à promouvoir la marque automobile par des raids spectaculaires (Source : Histoire par l’image, 2023). L’expédition, conçue comme une démonstration de fiabilité des autochenilles sur des terrains réputés impraticables, a pour mission double de prouver les qualités techniques des véhicules et de ramener un vaste corpus d’informations scientifiques sur les régions traversées, mêlant géographie, ethnologie et archéologie (Source : Histoire par l’image, 2023 ; ADRC, 2023). Pour accompagner cette entreprise, Citroën met à disposition des équipes un matériel de prises de vues jugé à l’époque de pointe, confié notamment au cinéaste André Sauvage, déjà remarqué pour le documentaire Études sur Paris, afin de constituer un témoignage filmé exploitable commercialement et symboliquement (Source : Histoire par l’image, 2023). Cette collaboration se déroule cependant dans un cadre fortement contrôlé par le commanditaire : mécontent du premier montage, André Citroën retire le film des mains de Sauvage et confie le projet à Léon Poirier, appelé à remanier l’ensemble pour aboutir à la version de 1934, produite dans le contexte de la société Pathé-Natan (Source : ADRC, 2023 ; CinéSérie, 2024).

Réalisation, format et dispositif documentaire

Le film est officiellement crédité aux réalisateurs Léon Poirier et André Sauvage, reflétant une fabrication en deux temps : d’abord un tournage sur le terrain dirigé par Sauvage, puis une reprise artistique et industrielle orchestrée par Poirier à la demande de Citroën (Source : IMDb, 2025 ; CinéSérie, 2024 ; ADRC, 2023). Produit en France et sorti en 1934, La Croisière jaune se présente comme un documentaire en noir et blanc d’environ 98 minutes dans certaines versions restaurées, avec un format d’image 1.37:1 et une version française d’exploitation, notamment dans la circulation contemporaine assurée par Carlotta Films (Source : Carlotta Films, 2022 ; ADRC, 2023). Le dispositif filmique repose sur le suivi continu du convoi, combinant vues panoramiques de paysages, captations des difficultés mécaniques – démontage et remontage des véhicules, franchissement de fleuves, cols enneigés et zones désertiques – et scènes de rencontres avec des populations locales, selon un modèle de film-expédition caractéristique des années 1930 (Source : Regard Critique, 2023 ; vidéo d’archive YouTube, 2021). La narration met en relief la dimension collective de l’entreprise, en rappelant la présence d’environ quarante hommes, dont des savants, des médecins, des techniciens, un naturaliste, un historien ou encore des opérateurs d’images, réunis autour des figures de Georges-Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil en tant que chefs de mission (Source : Histoire par l’image, 2023 ; YouTube, 2021).

Synopsis factuel et déroulement de l’expédition

Le récit filmique suit l’expédition Citroën Centre-Asie partie en deux colonnes au printemps 1931, avec un premier groupe quittant Beyrouth le 4 avril 1931 sous la direction de Georges-Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil, tandis qu’un groupe dit « Chine » s’élance de Tianjin, près de Pékin, commandé par Victor Point (Source : AlloCiné, 2023 ; Histoire par l’image, 2023 ; YouTube, 2021). Les deux équipes doivent se rejoindre dans le Xinjiang, au terme d’un parcours qui traverse successivement le Moyen-Orient, le plateau iranien, les régions du Turkestan, le Xinjiang et le désert de Gobi, dans des environnements marqués par des conditions géographiques extrêmes, des fleuves difficiles à franchir et des reliefs escarpés (Source : ADRC, 2023 ; Regard Critique, 2023). Au fil du trajet, le film montre les obstacles rencontrés par les quatorze autochenilles – pentes abruptes, torrents en crue, zones de neige, épisodes de démontage de véhicules – mais aussi les étapes administratives et politiques, dans un contexte de tensions locales et de guerre civile en Chine, même si la narration demeure concentrée sur la continuité du voyage et sur la progression du convoi (Source : Regard Critique, 2023 ; YouTube, 2021). Après environ dix mois d’efforts, l’expédition atteint Pékin le 12 février 1932, après avoir parcouru plus de 12 000 kilomètres d’un bout à l’autre de l’Asie, ce que le film condense en une chronique qui fait de cette traversée une mise en scène de la mobilité moderne et d’une exploration encadrée par une firme industrielle (Source : YouTube, 2021 ; Histoire par l’image, 2023).

Distribution, exploitation et parcours en salles

Du point de vue de la distribution, La Croisière jaune s’appuie sur un dispositif qui associe les grandes structures de production et de diffusion françaises de l’époque, notamment la société Pathé-Natan pour la production et, plus récemment, des circuits spécialisés dans la redécouverte du patrimoine, comme Carlotta Films et l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma (ADRC) (Source : CinéSérie, 2024 ; ADRC, 2023 ; Carlotta Films, 2022). Le film, d’une durée d’environ 1 h 30 dans sa version classique et de 98 minutes dans certaines versions restaurées, obtient un visa d’exploitation sous le numéro 1864, ce qui permet sa circulation en salles dans le cadre réglementaire français (Source : ADRC, 2023 ; Carlotta Films, 2022). La distribution contemporaine s’appuie sur des copies restaurées en DCP et sur des projections en cycles thématiques autour du cinéma d’exploration et des grandes expéditions cinématographiques, ce qui contribue à repositionner le film dans l’histoire du documentaire français et de la représentation filmée de l’Orient (Source : ADRC, 2023 ; Carlotta Films, 2022). Par ailleurs, le film bénéficie d’une exploitation internationale dès les années 1930, avec notamment une projection aux États-Unis en 1936, élément qui souligne la volonté du commanditaire d’inscrire l’expédition et son récit visuel dans un cadre de circulation transnational de l’image de la marque Citroën (Source : YouTube, 2021).

Accueil critique, postérité et enjeux historiographiques

Au fil du temps, La Croisière jaune a suscité un intérêt critique renouvelé, comme en témoignent les analyses publiées sur des plateformes spécialisées et par des institutions patrimoniales, qui soulignent à la fois la dimension d’aventure, l’importance des enjeux technologiques et la portée ethnographique des images tournées lors de l’expédition (Source : Regard Critique, 2023 ; Histoire par l’image, 2023). Des textes récents insistent sur la manière dont le film conjugue esprit d’entreprise et mise en scène d’une conquête de l’Orient, dans un contexte où la circulation automobile devient un vecteur de projection coloniale et de promotion industrielle, ce qui le rattache à une histoire plus large des représentations européennes de l’Asie au XXe siècle (Source : Histoire par l’image, 2023). Sur le plan cinématographique, la réévaluation du travail d’André Sauvage, notamment à travers la restauration de ses films et la redécouverte de Études sur Paris, conduit également à reconsidérer la place de La Croisière jaune dans son œuvre et dans l’histoire du documentaire français, en soulignant la tension entre la vision du cinéaste et les attentes du commanditaire (Source : Histoire par l’image, 2023 ; Carlotta Films, 2022). Enfin, dans le champ historiographique, le film est mobilisé comme source visuelle pour l’étude des expéditions motorisées, des dispositifs de propagande industrielle et des relations entre science, exploration et communication au début des années 1930, ce qui explique sa présence dans des programmes de diffusion patrimoniale et des cycles consacrés au cinéma de voyage (Source : ADRC, 2023 ; Histoire par l’image, 2023 ; Regard Critique, 2023).

Critique sur La Croisière Jaune

6.4 / 10
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Où regarder en streaming La Croisière Jaune

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Casting et distribution

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