Nrmagazine
13 (2023) - Affiche
Langue originale
English
Pays producteurs

13(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

27/06/2023
•
13min

Long métrage américain de 91 minutes, « 13 » est un thriller criminel psychologique réalisé par Géla Babluani et sorti en 2010, qui transpose aux États‑Unis le dispositif déjà au cœur de son film franco‑géorgien « 13 Tzameti » de 2005, dont il constitue un remake officiel (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2010). Le récit suit Vincent « Vince » Ferro, un électricien d’origine modeste qui, en usurpant l’identité d’un inconnu récemment décédé, se retrouve plongé dans une compétition clandestine où des hommes misent d’importantes sommes d’argent sur la survie de participants soumis à un jeu de roulette russe organisé avec un protocole rigoureux (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2010). Dans un univers dominé par des parrains fortunés, des intermédiaires cyniques et des prisonniers désespérés, le personnage principal découvre progressivement les règles d’un affrontement mortel orchestré pour le divertissement d’une élite, la tension dramatique reposant sur l’enchaînement des tours, la mécanique du hasard et la manière dont l’appât du gain façonne les comportements (Source : Wikipedia, 2010 ; Moria, 2010). Sans dévoiler les retournements finaux, le film articule ainsi trajectoire individuelle, logique de pari et mécanisation de la violence dans un cadre fermé qui s’éloigne des codes du thriller d’action classique (Source : Wikipedia, 2010).

Fiche artistique et technique

« 13 » est mis en scène par Géla Babluani, qui signe également le scénario en collaboration avec Greg Pruss, prolongeant son travail initial sur « 13 Tzameti » et assumant la transposition linguistique et culturelle de son propre matériau vers un contexte américain anglophone (Source : IMDb, 2011 ; Moria, 2010). Le rôle principal de Vince Ferro est interprété par l’acteur britannique Sam Riley, remarqué quelques années plus tôt dans « Control », tandis que Jason Statham incarne Jasper, un parieur londonien fortuné et froid, directement impliqué dans l’organisation du jeu et dans le sort de certains participants (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2010). Autour d’eux se déploie une distribution à forte visibilité médiatique : Ray Winstone joue Ronald Lynn Bagges, détenu libéré d’un hôpital psychiatrique pour prendre part à la compétition, Mickey Rourke interprète Jefferson, un prisonnier convoyé depuis le Mexique vers l’arène clandestine, et Curtis « 50 Cent » Jackson tient le rôle de Jimmy, accompagnateur de ce dernier (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2010). S’ajoutent notamment Emmanuelle Chriqui, Gaby Hoffmann et David Zayas dans des seconds rôles qui inscrivent le film dans un ancrage contemporain américain, entre milieu policier, famille ouvrière et réseaux criminels (Source : IMDb, 2011). Produit aux États‑Unis, le long métrage s’inscrit dans le registre du film de genre à casting choral, mobilisant une photographie en couleurs et un dispositif sonore orienté vers la tension plutôt que vers le spectaculaire, dans la continuité du projet plus austère de l’original en noir et blanc (Source : Wikipedia, 2010 ; Moria, 2010).

Intrigue et enjeux dramatiques

Au début du film, Vince Ferro, ouvrier travaillant sur un chantier de rénovation, surprend par hasard une conversation relative à un « travail » qui pourrait rapporter une somme d’argent importante, ce qui l’amène à suivre la piste laissée par un homme toxicomane qui meurt d’overdose après avoir reçu des instructions codées (Source : IMDb, 2011). Avant l’arrivée des autorités, Vince récupère une enveloppe, un téléphone et un morceau de bois marqué du nombre 13, éléments qui l’entraînent vers un rendez‑vous dont il ignore encore la nature précise mais qu’il perçoit comme une opportunité économique décisive pour sa famille (Source : IMDb, 2011). En se présentant à la place du défunt, il est rapidement dépouillé de ses effets personnels, conduit dans un lieu tenu secret et intégré à un groupe d’hommes rassemblés dans une pièce circulaire, chacun numéroté et placé au centre d’un dispositif où les participants doivent pointer une arme sur le concurrent situé devant eux (Source : Wikipedia, 2010). À mesure qu’il découvre les règles, Vince comprend qu’il ne s’agit pas d’un simple trafic mais d’un système de paris clandestins sur une série de manches de roulette russe, organisé par des figures fortunées qui spéculent sur la mort des autres, chaque tour éliminant plusieurs joueurs selon un protocole graduel (Source : Wikipedia, 2010 ; Moria, 2010). Le film articule alors la montée de la tension autour des décisions individuelles, des alliances temporaires et des stratégies de survie, tout en montrant, en parallèle, la circulation de l’argent misé en coulisses et le regard des parieurs sur ce dispositif de violence ritualisée (Source : Wikipedia, 2010).

Contexte de production et remake

« 13 » s’inscrit dans le mouvement des remakes américains de films européens, en reprenant presque scène par scène la structure de « 13 Tzameti », long métrage franco‑géorgien en noir et blanc présenté en 2005, dont le titre en géorgien signifie littéralement « treize » (Source : Moria, 2010 ; Selenie, 2013). Après le succès d’estime de l’original sur le circuit festivalier, Géla Babluani est sollicité pour réaliser lui‑même cette nouvelle version en anglais, ce qui constitue un cas particulier où l’auteur transpose son propre travail plutôt qu’un studio confiant le projet à un autre cinéaste (Source : Moria, 2010). Pour le remake, la production mise sur une distribution étoffée, associant des acteurs issus du cinéma indépendant américain ou britannique à des figures plus identifiées du film d’action et de la culture populaire, ce qui vise à élargir le public potentiel par rapport à la diffusion plus confidentielle du film d’origine (Source : IMDb, 2011 ; Wikipedia, 2010). Par ailleurs, le passage à la couleur, le changement de langue et le repositionnement géographique du récit augmentent la visibilité des motifs de jeu clandestin et de hiérarchies sociales, dans un cadre qui renvoie davantage à une imagerie de thriller américain contemporain qu’au minimalisme esthétique de la première version (Source : Wikipedia, 2010 ; Selenie, 2013). Plusieurs analyses critiques soulignent que cette nouvelle mouture conserve la mécanique centrale du récit tout en ajoutant des scènes explicatives et des digressions, modifiant ainsi légèrement le rythme initial et la perception de la violence par le spectateur (Source : Moria, 2010 ; Selenie, 2013).

Distribution, sortie et accueil critique

Le film est distribué aux États‑Unis en 2010, avec une carrière en salles relativement limitée, avant de connaître une diffusion plus large en vidéo et en télévision, notamment grâce à la notoriété de son casting, ce qui favorise sa circulation auprès d’un public amateur de thrillers à haute teneur dramatique (Source : Wikipedia, 2010 ; IMDb, 2011). Sur le plan critique, « 13 » reçoit un accueil largement défavorable : l’agrégateur Rotten Tomatoes lui attribue un score de 8% sur la base de 13 critiques recensées, pour une note moyenne de 3,8 sur 10, soulignant de manière générale un manque de tension par rapport au film original (Source : Rotten Tomatoes, 2011). Plusieurs publications spécialisées, dont Variety, évoquent un long métrage qui, malgré une distribution « étoilée » et des moyens de production plus importants, ne parvient pas à retrouver la sécheresse formelle et l’efficacité narrative de « 13 Tzameti » (Source : Variety, 2010 ; Rotten Tomatoes, 2011). De son côté, la presse en ligne et certains critiques notent que la multiplication des personnages secondaires et l’ajout de scènes de contexte affaiblissent l’économie dramatique qui faisait la singularité de la version de 2005, tout en reconnaissant la cohérence du concept central et la présence d’acteurs familiers du grand public (Source : The A.V. Club, 2010 ; Movieline, 2011). Sur AlloCiné, la moyenne des notes spectateurs se situe aux alentours de 2,3 sur 5, témoignant d’un accueil mitigé en France, partagé entre la comparaison avec l’original et l’intérêt pour le dispositif du jeu mortel (Source : AlloCiné, 2013).

Thématiques et réception culturelle

Au‑delà de sa dimension de thriller, « 13 » explore des thématiques liées à la précarité économique, à l’exploitation de la vulnérabilité et à la marchandisation de la vie humaine, en plaçant en vis‑à‑vis des individus désargentés acceptant un risque extrême et des élites qui transforment ce risque en spectacle privé (Source : Wikipedia, 2010 ; Moria, 2010). La structure circulaire du jeu et la répétition des manches renforcent l’impression d’un dispositif quasi mécanique où les participants deviennent interchangeables, réduits à des numéros et à des probabilités de survie, tandis que les parieurs observent et commentent les événements comme un divertissement, dans une logique rappelant certains récits de jeux mortels contemporains, bien que le film s’inscrive dans une veine plus réaliste que fantastique (Source : Wikipedia, 2010). Dans la critique anglophone, plusieurs commentateurs situent « 13 » dans la continuité de représentations cinématographiques de la violence ritualisée et des jeux de hasard extrême, tout en notant que le remake s’adresse moins à un circuit cinéphile qu’à un marché de vidéo et de câble, où le pitch — une roulette russe organisée — constitue un élément d’accroche central (Source : Variety, 2010 ; Rotten Tomatoes, 2011). En parallèle, une partie des analyses souligne l’intérêt du film comme exemple de circulation des récits entre Europe et États‑Unis, montrant comment un matériau initialement produit dans un cadre indépendant est reconfiguré pour répondre à des attentes industrielles différentes, sans effacer totalement la signature de son auteur d’origine (Source : Moria, 2010 ; Selenie, 2013). Ainsi, même si son accueil critique reste contrasté, « 13 » occupe une place identifiable dans la cartographie des remakes internationaux de thrillers européens au début des années 2010 (Source : Moria, 2010 ; AlloCiné, 2013).

Critique sur 13

Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de 13 figurent Her, interprété par Danielle Nicolet, Him, interprété par Greg Vaughan et The Therapist, interprété par Jennifer O'Dell. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Actualités connexes