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Jeu de massacre - Image de fond
Jeu de massacre (1967) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Avant-première : 28/04/1967
  • Cinéma : 29/04/1967
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs

Jeu de massacre(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

29/04/1967
•
1heure 30min
5.9 / 10

Réalisé par Alain Jessua et sorti en 1967, Jeu de massacre est une comédie française aux accents d’aventure qui met en scène un scénariste de bande dessinée, son épouse dessinatrice et un jeune play-boy suisse persuadé de vivre les péripéties des héros qu’il admire (Source : Wikipédia, 2005 ; IMDb, 2025). À partir de cette rencontre, l’intrigue glisse progressivement vers une mécanique où la fiction semble contaminer le réel, les situations imaginées pour les planches se retrouvant rejouées dans la vie du protagoniste, jusqu’à inclure des scénarios de meurtre (Source : IMDb, 2025 ; New Wave Film, 2009). Le film développe ainsi un jeu de miroirs entre fantasme et action concrète, sans recourir à un registre ouvertement fantastique, mais en s’appuyant sur le comportement instable de ce personnage qui souhaite transposer les histoires sur lesquelles il projette ses propres obsessions (Source : New Wave Film, 2009). S’inscrivant dans un cinéma français qui explore à la même période les rapports entre image, imaginaire et violence, l’œuvre propose un récit relativement bref – 91 minutes – construit autour d’un trio central et de quelques personnages secondaires qui cristallisent les tensions psychologiques et sociales en présence (Source : Wikipédia, 2005). Présenté au Festival de Cannes 1967, Jeu de massacre est distingué cette année-là par un prix du scénario, ce qui souligne l’importance accordée à son dispositif narratif et à la réflexion sur la création qu’il met en scène (Source : Festival de Cannes, 2023 ; AlloCiné, 2023).

Fiche artistique et technique

Jeu de massacre est écrit et réalisé par Alain Jessua, cinéaste français qui signe ici à la fois le scénario original et la mise en scène, prolongeant une réflexion déjà esquissée dans son premier long métrage La Vie à l’envers autour de la folie et de la norme sociale (Source : Wikipédia, 2005 ; New Wave Film, 2009). La musique est composée par Jacques Loussier, musicien connu pour ses arrangements autour de Bach, qui apporte une texture sonore identifiable au film (Source : Wikipédia, 2005). La photographie est assurée par Jacques Robin, avec Claude Zidi au poste de caméraman, ce qui ancre le projet dans un réseau de techniciens actifs au sein du cinéma français de l’époque, avant que Zidi ne se tourne lui-même vers la réalisation (Source : Wikipédia, 2005). Le montage est confié à Nicole Marko, dont le travail participe à l’articulation entre les séquences de comédie, les moments plus dramatiques et les scènes où l’action met en jeu le passage symbolique de la case de bande dessinée à l’espace filmique (Source : Wikipédia, 2005). Le film est produit par plusieurs sociétés françaises – Coficitel, A. J. Films, Les Films Modernes et Francinor – et bénéficie d’un tournage en couleurs au format 35 mm, avec une durée de 91 minutes qui s’inscrit dans le standard des comédies dramatiques de la seconde moitié des années 1960 (Source : Wikipédia, 2005).

La distribution réunit Jean-Pierre Cassel dans le rôle de Pierre Meyrand, scénariste de bande dessinée, Michel Duchaussoy en Bob Neuman, jeune Suisse fantasque, et Claudine Auger en Jacqueline, épouse et dessinatrice, formant le cœur du dispositif dramatique (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2005). À leurs côtés, Éléonore Hirt interprète Geneviève Neuman, la mère de Bob, figure de contrôle et de surveillance qui participe à la dimension psychologique du récit (Source : Wikipédia, 2005 ; New Wave Film, 2009). Le casting inclut également Guy Saint-Jean (Ado), Anna Gaylor (Lisbeth) et Nancy Holloway (Brigitte), ainsi que plusieurs seconds rôles féminins associés à un club de strip-tease, ce qui ancre le film dans des lieux de sociabilité nocturne et de divertissement caractéristiques de son époque (Source : IMDb, 2025). La présence de Roger Curel dans le rôle d’un éditeur rappelle la dimension professionnelle de l’univers de la bande dessinée, centrale pour comprendre les enjeux économiques et créatifs qui lient les personnages principaux (Source : IMDb, 2025). La combinaison de ces interprètes, déjà actifs au théâtre ou au cinéma, inscrit le film dans une continuité avec d’autres productions françaises des années 1960 où l’on retrouve Cassel ou Duchaussoy dans des rôles jouant sur l’ambiguïté entre légèreté apparente et trouble latent (Source : IMDb, 2025).

Intrigue et thématiques

L’intrigue s’articule autour de Bob Neuman, jeune Suisse mythomane, qui invite chez lui un auteur de bandes dessinées, Pierre Meyrand, et son épouse, dont il admire l’œuvre au point de prétendre avoir vécu les aventures de leurs personnages (Source : Wikipédia, 2005 ; New Wave Film, 2009). Selon le synopsis disponible, Bob convie le couple dans sa demeure en Suisse, un environnement de luxe où la richesse matérielle contraste avec l’instabilité psychologique du personnage qui cherche à transformer sa vie en prolongement direct de la fiction qu’il vénère (Source : New Wave Film, 2009). Cette proposition donne lieu à une relation ambiguë : d’un côté, Pierre voit dans cet admirateur fortuné une opportunité de concrétiser ses ambitions et de financer de nouveaux projets, de l’autre, la dépendance croissante à ce mécène révèle un déséquilibre de pouvoir et un risque de dérive (Source : New Wave Film, 2009). À mesure que le couple développe un nouveau récit pour Bob, les limites entre l’invention scénaristique et l’action concrète se déplacent, et le play-boy commence à rejouer dans la réalité les situations imaginées pour lui, y compris lorsque celles-ci deviennent violentes ou mettent en jeu la mort (Source : IMDb, 2025 ; New Wave Film, 2009). Le film interroge ainsi la manière dont un imaginaire de papier, celui de la bande dessinée, peut influencer des comportements, tout en conservant une tonalité de comédie dramatique qui n’efface pas la dimension critique vis-à-vis de la fascination pour l’aventure et le danger (Source : Wikipédia, 2005 ; New Wave Film, 2009).

Les thématiques du double, de la projection et de la responsabilité de l’auteur occupent une place centrale, puisque le scénariste se trouve confronté aux conséquences concrètes de ce qu’il invente pour un lecteur qui refuse la distance nécessaire avec la fiction (Source : New Wave Film, 2009). Le film propose également une réflexion sur la classe sociale, en opposant la précarité économique du couple de créateurs, décrit comme « perennially broke » dans certains textes critiques, au confort matériel de Bob, qui utilise sa fortune pour mettre en scène ses fantasmes (Source : New Wave Film, 2009). La figure de la mère, Geneviève Neuman, qui fait surveiller son fils par un détective privé, ajoute une couche de contrôle et de suspicion, contribuant à un climat où la notion même de folie apparaît relative, dépendante du regard d’une société jugée elle-même imparfaite (Source : New Wave Film, 2009). En écho à La Vie à l’envers, Jessua poursuit ici une exploration de personnages dont le comportement marginal ou excessif interroge les normes dominantes plutôt qu’il ne se réduit à une pathologie individuelle (Source : New Wave Film, 2009). L’ensemble s’inscrit dans une période où le cinéma français, en marge de la Nouvelle Vague stricte, multiplie les œuvres jouant sur la frontière entre quotidien et dérèglement, avec un intérêt marqué pour les figures d’obsession et de dérive psychologique (Source : New Wave Film, 2009).

Contexte de production et inscription dans le cinéma français

Sorti en 1967, Jeu de massacre apparaît dans un moment charnière du cinéma français, à la veille des bouleversements de 1968 et alors que la Nouvelle Vague a déjà renouvelé les formes et les récits depuis la fin des années 1950 (Source : Wikipédia, 2005). Sans appartenir strictement à ce mouvement, le film s’inscrit dans un paysage où coexistent comédies populaires, œuvres d’auteur et expérimentations autour des rapports entre image et réalité, ce qui lui permet de combiner un dispositif narratif accessible avec des questionnements plus réflexifs sur la création (Source : New Wave Film, 2009). Le recours à la bande dessinée comme matériau dramatique anticipe, par ailleurs, l’intérêt croissant du cinéma pour ce médium, qui deviendra une source d’adaptation et d’inspiration importante dans les décennies suivantes (Source : New Wave Film, 2009). La présence de comédiens comme Jean-Pierre Cassel et Michel Duchaussoy, déjà identifiés par le public français, contribue à ancrer l’œuvre dans une tradition de comédies dramatiques où le jeu repose autant sur la fantaisie que sur une certaine observation des comportements sociaux (Source : IMDb, 2025). Le tournage en Suisse pour une partie de l’intrigue, au sein d’un décor de villa luxueuse, renforce également l’idée d’un espace à la fois concret et légèrement déconnecté du quotidien français, propice aux expérimentations de ce personnage qui souhaite vivre comme un héros de fiction (Source : New Wave Film, 2009).

Alain Jessua, qui obtient avec ce film une reconnaissance internationale à Cannes, poursuit par la suite une carrière marquée par des œuvres interrogeant les structures sociales et les mécanismes de pouvoir, même si Jeu de massacre reste l’un de ses titres les plus visibles sur la scène festivalière (Source : Festival de Cannes, 2023 ; New Wave Film, 2009). Le choix de traiter la violence à travers le prisme de la comédie dramatique, plutôt que dans un registre ouvertement policier ou tragique, s’inscrit dans une tendance de l’époque à aborder les tensions politiques et sociales par la satire ou l’absurde, tout en restant dans le cadre d’un récit resserré (Source : New Wave Film, 2009). Le film propose aussi une forme de commentaire indirect sur les industries culturelles, en montrant la dépendance des auteurs à l’égard de mécènes, d’éditeurs ou de lecteurs qui orientent la production, ce qui rejoint des préoccupations partagées par d’autres cinéastes français soucieux des conditions matérielles de la création (Source : New Wave Film, 2009). En parallèle, la mise en avant d’un personnage de lecteur extrême, qui refuse la distance critique, permet de questionner les usages de la fiction dans une société de consommation où l’accès aux images et aux récits se banalise (Source : New Wave Film, 2009). À ce titre, Jeu de massacre se situe à la croisée du divertissement et de la réflexion sur la responsabilité des créateurs, sans adopter de position explicitement militante ou théorique, mais en inscrivant ces enjeux dans la dynamique dramatique (Source : New Wave Film, 2009).

Réception critique et distinctions

Jeu de massacre est présenté au Festival de Cannes 1967, où il reçoit le prix du scénario, distinction attribuée à Alain Jessua pour l’écriture du film, comme le mentionne la rétrospective officielle du festival et le palmarès publié par AlloCiné (Source : Festival de Cannes, 2023 ; AlloCiné, 2023). Cette reconnaissance place l’œuvre dans la catégorie des films repérés pour leur dispositif narratif, plutôt que pour une performance d’acteur ou un aspect technique spécifique (Source : Festival de Cannes, 2023). Les bases de données contemporaines indiquent une réception critique et publique modérée mais durable : IMDb recense une note moyenne de 6,3 sur 10, fondée sur quelques centaines de votes, tandis qu’AlloCiné affiche une note spectateurs autour de 2,9 sur 5, ce qui témoigne d’un accueil nuancé mais stable sur la durée (Source : IMDb, 2025 ; AlloCiné, 2023). Des textes analytiques consacrés à l’œuvre, tels que celui publié sur le site New Wave Film, soulignent la dimension « offbeat » du film et insistent sur la manière dont Jessua y traite la folie comme une notion relative, dépendante du jugement social, tout en mentionnant la prestation de Michel Duchaussoy dans le rôle de Bob (Source : New Wave Film, 2009). Ce type de lecture contribue à inscrire le film dans une histoire plus large du cinéma français des années 1960, en particulier dans les approches qui s’intéressent aux marges de la Nouvelle Vague et aux cinéastes travaillant des motifs voisins – confusion entre réalité et imaginaire, critique implicite des normes collectives – par des voies moins directement identifiées comme expérimentales (Source : New Wave Film, 2009).

La réception internationale reste mesurée, mais la présence du film sous le titre anglais The Killing Game dans des bases de données anglophones atteste d’une diffusion au-delà du seul territoire français, notamment via des circuits de festivals et de cinémathèques (Source : Wikipédia (en), 2009 ; IMDb, 2025). Les critiques anglo-saxonnes disponibles mettent en avant la singularité du ton, situé entre comédie et inquiétude diffuse, ainsi que la capacité de l’œuvre à exploiter le motif de la bande dessinée sans s’en tenir à un simple décor pittoresque (Source : New Wave Film, 2009). Même si Jeu de massacre ne figure pas parmi les titres les plus cités du canon international des années 1960, sa présence récurrente dans les rétrospectives consacrées à Jessua ou aux représentations de la folie au cinéma montre qu’il conserve une place identifiable dans les études spécialisées (Source : New Wave Film, 2009). Les éléments disponibles ne permettent pas de documenter précisément les chiffres de fréquentation en salle, mais les palmarès cannois et les bases de données de référence confirment la visibilité du film dans le circuit d’auteur français de l’époque (Source : Festival de Cannes, 2023 ; Wikipédia, 2005). En ce sens, Jeu de massacre apparaît aujourd’hui comme une œuvre de niche mais régulièrement redécouverte, notamment à travers les programmations de ciné-clubs ou de plateformes qui mettent en avant le patrimoine cinématographique européen des années 1960 (Source : New Wave Film, 2009).

  • Réalisateur : Alain Jessua (Source : Wikipédia, 2005)
  • Principaux interprètes : Jean-Pierre Cassel, Claudine Auger, Michel Duchaussoy, Éléonore Hirt (Source : Wikipédia, 2005 ; IMDb, 2025)
  • Durée : 91 minutes (Source : Wikipédia, 2005)
  • Prix du scénario, Festival de Cannes 1967 (Source : Festival de Cannes, 2023 ; AlloCiné, 2023)

Critique sur Jeu de massacre

5.9 / 10
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Où regarder en streaming Jeu de massacre

Jeu de massacre est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Canal VOD et Orange VOD et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Jeu de massacre figurent Pierre Meyrand, interprété par Jean-Pierre Cassel, Jacqueline Meyrand, interprété par Claudine Auger et Bob Neuman, interprété par Michel Duchaussoy. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Jean-Pierre Cassel - Photo
Jean-Pierre Cassel
Pierre Meyrand
Claudine Auger - Photo
Claudine Auger
Jacqueline Meyrand
Eléonore Hirt - Photo
Eléonore Hirt
Geneviève Neuman
Guy Saint-Jean - Photo
Guy Saint-Jean
Adonis Lepoutre, dit Ado
Régine
Une fille du club de strip-tease
Oyo
Une fille du club de strip-tease
Nora
Une fille du club de strip-tease
Ysmane My
Une fille du club de strip-tease
Roger Curel
Curel, l'éditeur
Alain Belmondo - Photo
Alain Belmondo
Un policier (uncredited)

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