Réalisé par Charles Ferguson, connu pour les documentaires No End in Sight (2007) et Inside Job (2010), Time to Choose s’inscrit dans une filmographie marquée par l’exploration de crises systémiques, qu’elles soient géopolitiques, financières ou environnementales (Source : Site officiel de Charles Ferguson, 2024 ; IMDb, 2016). Le film est produit aux États-Unis et achevé en 2015, avec une durée d’environ 1 h 40, sans classification d’âge spécifique mentionnée sur sa fiche IMDb (Source : IMDb, 2016). Sa sortie intervient dans un contexte de forte médiatisation des enjeux climatiques, notamment l’année de la COP21 à Paris, même si le film ne s’y réduit pas et revendique une approche globale de la crise climatique et de ses solutions possibles (Source : Site officiel du film, 2015). La narration est assurée par **Oscar Isaac**, acteur déjà reconnu pour ses rôles dans des productions américaines et internationales, dont la voix sert ici de fil conducteur entre les séquences tournées sur plusieurs continents (Source : Film Platform, 2023 ; Site officiel de Charles Ferguson, 2024).
Le projet est présenté comme une enquête documentaire mettant en avant les « défis » et les « solutions » liés au changement climatique, dans la continuité du travail de Ferguson sur les effets de la dérégulation financière ou des décisions politiques américaines au Moyen-Orient (Source : Site officiel de Charles Ferguson, 2024). La production du film implique des équipes de tournage présentes dans différentes régions, notamment en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie et en Océanie, afin de rendre compte des conséquences locales de phénomènes globaux tels que l’exploitation du charbon, les hydrocarbures non conventionnels ou la déforestation liée à l’agro-industrie (Source : Site officiel du film, 2015). La structure globale de l’œuvre, divisée en grands volets thématiques et géographiques, témoigne d’une volonté de relier des situations locales disparates à des dynamiques économiques et politiques mondiales, tout en donnant la parole à des acteurs très divers, des habitants de villages miniers aux dirigeants d’entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables (Source : Site officiel du film, 2015 ; The New York Times, 2016).
Synopsis détaillé et axes thématiques
Time to Choose s’articule autour de plusieurs blocs thématiques qui traitent successivement des secteurs de l’énergie (charbon, pétrole et gaz), de l’usage des terres et de l’agriculture, en montrant comment ces domaines structurent à la fois les émissions de gaz à effet de serre et les conditions de vie des populations (Source : Site officiel du film, 2015 ; The New York Times, 2016). Le film ouvre sur les paysages marqués par l’extraction du charbon, notamment en Appalaches aux États-Unis, où les habitants témoignent des effets de la pollution sur l’eau et la santé, avant de se déplacer vers d’autres régions comme la Chine ou le Nigeria, confrontées à des formes différentes mais liées d’exploitation des ressources fossiles (Source : Site officiel du film, 2015 ; The New York Times, 2016). En parallèle, le documentaire expose les impacts de l’agriculture industrielle, en particulier la déforestation et l’usage intensif de pesticides et d’engrais, à travers des exemples situés en Indonésie ou dans d’autres zones tropicales, tout en introduisant des pratiques alternatives, entre agroécologie et agriculture de conservation (Source : Site officiel du film, 2015).
Au fil de ces segments, la mise en scène combine des images de paysages dégradés ou industrialisés, des portraits d’habitants affectés par les transformations environnementales et des interventions de spécialistes, afin de montrer les liens entre modèles énergétiques, systèmes alimentaires et changement climatique (Source : Site officiel du film, 2015 ; Film Platform, 2023). Le dispositif narratif insiste sur l’existence de solutions techniquement disponibles, notamment dans les domaines de l’énergie solaire et éolienne, de la sobriété énergétique ou de modes de production agricole moins intensifs, présentés à travers des entreprises, des élus locaux ou des organisations de la société civile (Source : Film Platform, 2023). Sans dévoiler la totalité de son développement, le film adopte une progression qui part d’un diagnostic jugé préoccupant par les intervenants, puis converge vers une démonstration selon laquelle une transition reste possible à condition d’engager rapidement des transformations structurelles, en s’appuyant sur les expériences déjà mises en œuvre dans plusieurs pays (Source : Site officiel du film, 2015 ; Film Platform, 2023).
Réalisateur, intervenants et équipe artistique
Charles Ferguson, né aux États-Unis et formé en sciences politiques et économie, s’est imposé dans le champ du documentaire avec No End in Sight, consacré à la guerre en Irak, puis avec Inside Job, analyse de la crise financière de 2008, qui lui vaut l’Oscar du meilleur documentaire en 2011 (Source : Site officiel de Charles Ferguson, 2024 ; Academy of Motion Picture Arts and Sciences, 2011). Avec Time to Choose, il applique une méthodologie similaire d’enquête approfondie et d’entretiens multiples à la question du changement climatique, en mobilisant à la fois des experts de la recherche climatique, des acteurs de terrain et des responsables politiques (Source : Site officiel de Charles Ferguson, 2024). Le générique mentionne notamment la participation du climatologue James Hansen, de l’éthologue Jane Goodall, de l’activiste Maria Gunnoe ou encore de l’entrepreneur Danny Kennedy, figures associées respectivement à la science du climat, à la protection de la biodiversité, aux luttes locales contre l’industrie du charbon et au secteur des énergies renouvelables (Source : IMDb, 2016).
La voix off est assurée par Oscar Isaac, dont l’intervention pose le cadre des différentes séquences et assure une continuité narrative entre des lieux et des situations très variés (Source : Film Platform, 2023 ; IMDb, 2016). Du côté du scénario et du montage, la fiche IMDb mentionne la participation de Chad Beck en tant que coscénariste, aux côtés de Charles Ferguson, ce qui renvoie à une construction narrative particulièrement structurée autour de grands chapitres thématiques (Source : IMDb, 2016). Les choix de mise en scène, qui alternent interviews en champ-contrechamp, vues aériennes de sites industriels et plans d’observation des activités humaines, s’inscrivent dans une tradition du documentaire contemporain sur l’environnement, privilégiant l’illustration visuelle des données et des témoignages (Source : Site officiel du film, 2015 ; The New York Times, 2016). L’ensemble compose un dispositif où la parole de spécialistes et de témoins ordinaires coexiste, sans commentaire intrusif autre que la narration, afin de laisser apparaître les différents registres de discours sur la crise climatique et ses solutions possibles (Source : Site officiel du film, 2015).
Diffusion, accueil critique et contexte de réception
Time to Choose est diffusé à partir de 2015, avec une exploitation en salles commercialisée notamment aux États-Unis et une sortie plus large à partir de 2016, comme l’indiquent les dates de critiques publiées dans la presse internationale (Source : The New York Times, 2016 ; IMDb, 2016). Le film est présenté comme un documentaire de long métrage destiné à un public large, et intégré à des programmations de festivals et de circuits de projection spécialisés dans les questions environnementales, selon les informations communiquées sur le site officiel du projet (Source : Site officiel du film, 2015). Sur IMDb, l’œuvre obtient une note moyenne de 7,4 sur 10 sur la base de plusieurs centaines de votes, ce qui reflète un accueil globalement favorable des spectateurs recensés par cette base de données, sans constituer pour autant une mesure exhaustive de la réception (Source : IMDb, 2016).
Dans la presse, la critique du New York Times décrit le film comme un « polemic » sur le climat, insistant sur l’équilibre recherché entre la présentation de scénarios de dérèglement climatique et l’exploration de pistes liées aux énergies renouvelables, qualifiées de source d’« optimism » pour l’avenir (Source : The New York Times, 2016). Le même article souligne la structure en trois parties consacrées respectivement au charbon, au pétrole et gaz, puis aux questions de terres et de nourriture, ce qui permet de clarifier les principaux moteurs des émissions globales tout en montrant les marges de manœuvre possibles (Source : The New York Times, 2016). D’autres commentaires critiques, publiés sur des sites spécialisés en cinéma ou en environnement, insistent sur le caractère didactique de la démarche et sur la volonté de proposer des exemples concrets d’initiatives locales et industrielles, afin de dépasser une approche uniquement catastrophiste du changement climatique (Source : Movies and Shakers, 2018 ; Film Platform, 2023). Le film s’inscrit ainsi dans un ensemble plus large de documentaires contemporains traitant de l’Anthropocène et des transitions énergétiques, en offrant une synthèse accessible des enjeux politiques, économiques et technologiques qui structurent les débats sur la réponse globale au réchauffement (Source : Site officiel du film, 2015 ; Film Platform, 2023).
Place du film dans le paysage documentaire climatique
Par sa portée internationale et son insistance sur les solutions techniques et politiques disponibles, Time to Choose occupe une place singulière dans la vague de films documentaires consacrés au climat des années 2000 et 2010 (Source : Site officiel du film, 2015 ; Film Platform, 2023). Là où certains films antérieurs se concentraient principalement sur l’alerte scientifique ou la vulgarisation des mécanismes physiques du réchauffement, le documentaire de Charles Ferguson met l’accent sur les leviers d’action et sur les choix collectifs et individuels qui structurent les trajectoires d’émissions, d’où son titre explicitement formulé comme une injonction au choix (Source : Site officiel de Charles Ferguson, 2024 ; The New York Times, 2016). Le recours à des exemples situés en Chine, au Nigeria, en Indonésie ou aux États-Unis permet de relativiser une vision uniquement nord-américaine du problème, en montrant comment des systèmes économiques différents reproduisent pourtant des logiques d’extraction et de consommation intensives (Source : Site officiel du film, 2015).
La présence de figures comme James Hansen ou Jane Goodall ancre le discours du film dans le champ de la recherche scientifique et de la conservation, tandis que les interventions d’entrepreneurs et de responsables politiques illustrent les débats contemporains autour de la rentabilité et de la faisabilité de la transition énergétique (Source : IMDb, 2016 ; Site officiel du film, 2015). En adoptant un ton explicatif, le documentaire se situe à la croisée du cinéma militant, de l’enquête économique et du film de vulgarisation, sans chercher à imposer une esthétique expérimentale ou une narration autobiographique (Source : The New York Times, 2016 ; Movies and Shakers, 2018). Dans ce paysage, Time to Choose fonctionne comme un outil de sensibilisation destiné à des circuits variés, des salles de cinéma aux programmations éducatives ou associatives, et continue d’être référencé dans des catalogues de diffusion documentaire dédiés aux enjeux du climat et du développement durable (Source : Film Platform, 2023 ; Site officiel du film, 2015).
Critique sur Time to Choose
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Time to Choose figurent Self - Narrator (voice), interprété par Oscar Isaac, Self, interprété par Jane Goodall et Self, interprété par Jerry Brown. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.







