Documentaire alpin réalisé en 1987, Faces Nord suit l’ascension hivernale de trois grandes faces nord des Alpes par le jeune alpiniste français Eric Escoffier, engagé dans une course à distance avec Christophe Profit sur les mêmes itinéraires de l’Eiger, du Cervin et des Grandes Jorasses, dans des conditions de matériel et de ravitaillement volontairement limitées (Source : IMDb, 1987).
Contexte et genèse du projet
Le film Faces Nord est tourné au printemps 1987, à un moment où l’alpinisme de haut niveau explore de nouvelles formes de performance fondées sur la vitesse, l’enchaînement et l’engagement en terrain mixte hivernal (Source : IMDb, 1987). Cette période voit émerger en France une génération d’alpinistes médiatisés pour leurs ascensions rapides et leurs prises de risque calculées, parmi lesquels Eric Escoffier et Christophe Profit occupent une place notable dans l’espace médiatique sportif et de montagne (Source : IMDb, 1987). Le documentaire s’inscrit dans ce contexte en suivant le projet d’Escoffier consistant à enchaîner en hiver trois faces nord mythiques des Alpes, l’Eiger, le Cervin et les Grandes Jorasses, réputées pour leur difficulté, leur exposition et leur charge symbolique dans l’histoire de l’alpinisme européen (Source : IMDb, 1987). Par ailleurs, le film met en parallèle cet objectif avec celui de Christophe Profit, parti plus tôt sur un projet similaire, ce qui inscrit la narration dans une dynamique de chronomètre et de défi à distance plutôt que dans une opposition frontale (Source : IMDb, 1987). Le documentaire se situe ainsi à la croisée du film de montagne, du reportage sportif et du témoignage sur une pratique extrême en mutation dans les années 1980 (Source : IMDb, 1987).
Sujet, synopsis et déroulement
Le point de départ de Faces Nord est clairement daté : le 12 mars 1987, Eric Escoffier prépare un équipement très réduit en matériel et en nourriture avant de s’élancer pour l’enchaînement des trois faces nord (Source : IMDb, 1987). Le film suit la progression de l’alpiniste à travers ces itinéraires emblématiques, en montrant la lenteur, les difficultés et les aléas de l’ascension du premier sommet, l’Eiger, qui se révèle particulièrement exigeant et « plein » d’obstacles techniques et de dangers objectifs (Source : IMDb, 1987). La narration met l’accent sur la dimension hivernale de l’entreprise, avec des conditions de froid, de glace et de neige qui renforcent le caractère engagé de la traversée et rappellent la réputation de ces parois, souvent associées à des drames et à des exploits dans l’imaginaire montagnard (Source : IMDb, 1987). En parallèle, le récit mentionne Christophe Profit, parti plus tôt pour enchaîner les mêmes faces, ce qui confère au dispositif une tension liée au temps, sans que le documentaire ne bascule dans le commentaire compétitif ou dans la comparaison directe (Source : IMDb, 1987). Le film se concentre avant tout sur l’expérience de l’ascension, la gestion du risque et le rapport au temps et à l’effort dans un environnement extrême (Source : IMDb, 1987).
Réalisation et équipe technique
Faces Nord est réalisé par Jean Afanassieff, alpiniste et cinéaste, qui signe ici un documentaire d’une durée d’environ 26 minutes consacré à une entreprise alpine de haut niveau (Source : IMDb, 1987). Le projet repose sur un dispositif filmique qui mêle prises de vue en montagne et images d’archives, notamment pour la présence à l’écran de Christophe Profit, crédité comme intervenant via des images déjà existantes (Source : IMDb, 1987). La courte durée du film implique un montage resserré, orienté vers les moments clés de l’ascension et les étapes successives de l’enchaînement, tout en conservant une lisibilité sur la progression géographique d’un massif à l’autre et sur les contraintes climatiques rencontrées (Source : IMDb, 1987). Jean Afanassieff apparaît également à l’image, crédité au générique aux côtés d’Eric Escoffier, ce qui témoigne d’une implication à la fois technique et narrative dans la construction du récit documentaire (Source : IMDb, 1987). Ce choix renforce la dimension de témoignage direct, tout en maintenant une distance factuelle dans la description des faits et du déroulement de l’expédition (Source : IMDb, 1987).
Distribution et protagonistes
La distribution du film se compose principalement d’Eric Escoffier, présenté à l’écran sous son propre nom, et de Jean Afanassieff, également crédité comme intervenant dans le dispositif documentaire (Source : IMDb, 1987). Christophe Profit figure dans le casting en tant que « Self » à partir d’images d’archives, ce qui souligne la nature documentaire et non fictionnelle du projet, centré sur des figures réelles de l’alpinisme de cette époque (Source : IMDb, 1987). Le traitement des protagonistes repose sur leur rôle effectif dans l’histoire racontée : Escoffier comme alpiniste filmé au présent de l’action, Profit comme référence parallèle sur un projet similaire, et Afanassieff comme médiateur entre la pratique de la montagne et sa mise en forme cinématographique (Source : IMDb, 1987). Cette distribution restreinte renforce la focalisation sur l’expérience de l’ascension et limite les détours vers des personnages secondaires ou des éléments fictionnels (Source : IMDb, 1987). Le film adopte ainsi une approche centrée sur quelques figures clés de l’alpinisme français des années 1980, sans surcharger le récit de témoignages annexes (Source : IMDb, 1987).
Fiche technique et diffusion
Faces Nord est référencé comme un documentaire d’aventure produit en France et sorti en 1987, avec une durée d’environ 26 minutes (Source : IMDb, 1987). Les informations de diffusion indiquent une première sortie en France le 1er janvier 1987, la base de données IMDb référençant cette date comme point de repère pour la mise en circulation de l’œuvre (Source : IMDb, 1987). Le film est classé dans la catégorie documentaire et aventure, ce qui correspond à son sujet et à son traitement, centré sur une entreprise alpine réelle et sur les conditions extrêmes de sa réalisation (Source : IMDb, 1987). Il est identifié comme production française, avec un tournage en langue française, même si les bases de données consultées n’apportent pas de précisions détaillées sur la structure de production ou les sociétés impliquées (Source : IMDb, 1987). Le film fait par ailleurs l’objet d’une présence dans certains catalogues de diffusion en ligne, qui reprennent les principaux éléments de sa fiche technique – titre, année, réalisateur et interprètes – sans développement critique approfondi (Source : Plex, 2026).
Réception et place dans le cinéma de montagne
Les bases de données consultées ne proposent pas, à ce jour, de synthèse détaillée de la réception critique de Faces Nord, et ne mentionnent ni prix ni sélection dans un festival spécifique, ce qui limite les informations disponibles sur son parcours en salles ou en manifestations spécialisées (Source : IMDb, 1987). L’absence de critiques référencées ne permet pas de retracer précisément l’accueil réservé au film lors de sa sortie, que ce soit dans la presse généraliste ou dans la presse spécialisée en montagne et en sports de plein air (Source : IMDb, 1987). Toutefois, son référencement comme documentaire d’alpinisme consacré à l’enchaînement hivernal des faces nord de l’Eiger, du Cervin et des Grandes Jorasses le place clairement dans la continuité d’un cinéma de montagne français et européen attaché à documenter des entreprises emblématiques sur ces parois (Source : IMDb, 1987). Cette même année et dans les années voisines, plusieurs productions audiovisuelles s’intéressent aux performances d’alpinistes de la même génération, ce qui inscrit le film dans un ensemble plus large de représentations de la haute montagne à la télévision et au cinéma (Source : IMDb, 1987). En l’état des sources disponibles, Faces Nord apparaît ainsi comme un document de son époque, centré sur une figure et un projet précis, sans que sa trajectoire critique ne soit abondamment documentée dans les archives publiques accessibles (Source : IMDb, 1987).
Critique sur Faces Nord
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Faces Nord figurent Self, interprété par Eric Escoffier, Self, interprété par Jean Afanassieff et Self, interprété par Christophe Profit. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






