“Ce n’est pas ce que vous regardez qui compte, c’est ce que vous voyez.”
Le Musée des merveilles est un film dramatique américain réalisé par Todd Haynes, adapté du roman jeunesse Wonderstruck de Brian Selznick, publié en 2011, l’auteur signant lui-même le scénario de cette transposition (Source : Wikipédia, 2017 ; IMDb, 2017). La production est assurée notamment par Amazon Studios, en collaboration avec Killer Films, société avec laquelle Haynes a déjà travaillé sur plusieurs projets, et bénéficie d’un budget de long métrage indépendant destiné à une sortie en salles et à une exploitation sur plateforme (Source : IMDb, 2017). Le tournage a eu lieu principalement aux États-Unis, avec des reconstitutions de New York des années 1920 et 1970, mobilisant un important travail de direction artistique, de décors et de costumes afin de distinguer visuellement les deux temporalités (Source : IMDb, 2017 ; AlloCiné, 2017). La photographie est signée Edward Lachman, collaborateur régulier de Todd Haynes, dont l’esthétique joue sur l’opposition entre un noir et blanc évoquant le cinéma muet et une image en couleur saturée inspirée de la culture populaire des années 1970 (Source : IMDb, 2017 ; Festival de Cannes, 2017). La musique originale est composée par Carter Burwell, également habitué du cinéaste, qui conçoit une partition traversant les codes du film muet, de l’orchestre classique et de sonorités plus contemporaines, afin d’accompagner la dualité temporelle et sensorielle du récit (Source : IMDb, 2017 ; AwardsWatch, 2017).
Distribution et personnages principaux
Le film repose sur une distribution qui associe interprètes confirmés et jeunes acteurs, à commencer par Oakes Fegley dans le rôle de Ben, enfant devenu sourd à la suite d’un accident lié à la foudre, et Millicent Simmonds, jeune comédienne sourde, qui incarne Rose dans sa première apparition au cinéma (Source : IMDb, 2017 ; Metropolitan Films, 2017). Julianne Moore tient un double rôle, celui de l’actrice Lillian Mayhew, star du cinéma muet admirée par Rose, et celui d’une figure liée à la trajectoire de Ben, ce qui renforce le jeu de correspondances au cœur de la structure narrative (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2017). Michelle Williams interprète la mère de Ben, dont les affaires personnelles contiennent l’indice qui met en marche l’enquête du garçon, tandis que Jaden Michael prête ses traits à un jeune New-Yorkais qui accompagne Ben dans sa découverte de la ville (Source : IMDb, 2017 ; YouTube – bande-annonce VF, 2017). Tom Noonan figure également au générique dans un second rôle associé au musée, ce qui contribue à ancrer la quête des personnages dans un environnement institutionnel et culturel précis (Source : IMDb, 2017). La présence de Millicent Simmonds, actrice sourde, a été fréquemment relevée dans les articles et critiques comme un élément important de la représentation de la surdité à l’écran, en cohérence avec le dispositif formel du film (Source : IMDb, 2017 ; Florida Film Critics Circle, 2017).
Intrigue, structure narrative et dispositif formel
Le récit de Le Musée des merveilles se construit autour de deux lignes temporelles séparées de cinquante ans, l’une située en 1927 autour de Rose, l’autre en 1977 autour de Ben, qui se répondent par effets de miroir et par motifs récurrents (Source : Wikipedia, 2017 ; Metropolitan Films, 2017). Rose, jeune fille sourde vivant dans le New Jersey, fuit le domicile paternel pour rejoindre New York et se rapprocher de Lillian Mayhew, actrice de cinéma muet qu’elle admire, tandis que Ben, orphelin récent vivant au Minnesota, part pour la même ville après avoir découvert un indice relatif à l’identité de son père (Source : Wikipedia, 2017 ; SensCritique, 2017). Le film alterne constamment entre ces deux trajectoires, la partie des années 1920 étant tournée en noir et blanc et quasiment sans dialogues, à la manière d’un film muet, alors que la partie des années 1970 adopte la couleur et un paysage sonore marqué par l’époque (Source : IMDb, 2017 ; Festival de Cannes, 2017). Cette structure permet de mettre en parallèle la condition de deux enfants sourds dans des contextes historiques différents, tout en reliant progressivement leurs histoires par la médiation d’un musée new-yorkais, qui devient le lieu de révélation des liens familiaux et des secrets du passé (Source : Wikipedia, 2017 ; Metropolitan Films, 2017). Le motif du cabinet de curiosités et des expositions muséales, directement repris du roman de Brian Selznick, confère au récit une dimension de conte moderne fondée sur la découverte d’objets, de maquettes et de dioramas qui matérialisent la mémoire et l’imaginaire (Source : Wikipédia, 2017 ; Unifrance, 2017).
Contexte de production et place dans l’œuvre de Todd Haynes
Présenté en compétition officielle au 70e Festival de Cannes, Le Musée des merveilles marque une nouvelle collaboration entre Todd Haynes et le scénariste-romancier Brian Selznick, après l’intérêt suscité par l’adaptation de son ouvrage The Invention of Hugo Cabret par Martin Scorsese, sorti en 2011 (Source : Festival de Cannes, 2017 ; Wikipedia, 2017). Le film s’inscrit dans une filmographie où Haynes explore régulièrement les relations entre identité, histoire personnelle et formes populaires, comme dans Far from Heaven ou Carol, cette fois-ci à travers un récit destiné à un public familial mais traité avec une exigence formelle affirmée (Source : IMDb, 2017 ; AwardsWatch, 2017). La mise en scène croise ici des références au cinéma muet, à la culture visuelle des années 1970 et à la tradition du film d’enfance américain, avec une attention particulière portée aux textures d’image et au travail sonore, dimension centrale dans un récit consacré à des personnages sourds (Source : IMDb, 2017 ; Festival de Cannes, 2017). Le projet illustre également la stratégie d’Amazon Studios au milieu des années 2010, consistant à accompagner des auteurs reconnus sur des œuvres présentées dans les grands festivals internationaux avant une exploitation en salles puis en ligne (Source : IMDb, 2017 ; Variety, 2017). En France, le film est distribué par Metropolitan FilmExport et sort en salles le 15 novembre 2017, sous un titre français qui insiste sur la dimension muséale et merveilleuse de l’univers imaginé par Selznick (Source : Metropolitan Films, 2017 ; AlloCiné, 2017).
Sortie, diffusion et accueil critique
Le Musée des merveilles est présenté pour la première fois le 18 mai 2017 en compétition officielle au Festival de Cannes, avant de connaître une sortie limitée aux États-Unis le 20 octobre 2017, distribuée par Amazon Studios et Roadside Attractions (Source : Festival de Cannes, 2017 ; IMDb, 2017). En France, la sortie commerciale intervient le 15 novembre 2017, dans un calendrier automnal marqué par plusieurs autres productions américaines, avec une durée d’environ 1 h 57 qui le situe dans la moyenne des drames de cette période (Source : Metropolitan Films, 2017 ; SensCritique, 2017). Le film reçoit globalement des critiques favorables, plusieurs commentateurs saluant la photographie d’Edward Lachman, la partition de Carter Burwell et le travail de mise en scène, tout en relevant parfois un rythme jugé contemplatif et une narration exigeante pour un jeune public (Source : AwardsWatch, 2017 ; IMDb – Critiques, 2017). Sur les agrégateurs et bases de données, l’accueil se traduit par des notes intermédiaires, IMDb indiquant une moyenne d’environ 6,2/10 sur plusieurs milliers de votes, ce qui témoigne d’une réception mitigée mais globalement positive (Source : IMDb, 2017). À Cannes, le film ne reçoit pas de prix officiel, mais alimente les discussions autour de la place du cinéma jeunesse dans la compétition, tandis que certains observateurs y voient un candidat potentiel dans la course aux récompenses techniques et musicales au cours de la saison de prix suivante (Source : AwardsWatch, 2017 ; Festival de Cannes, 2017).
Distinctions, nominations et reconnaissance
Sur le circuit des prix, Le Musée des merveilles obtient plusieurs nominations, notamment au Festival de Cannes 2017, où il concourt pour la Palme d’or, ce qui l’inscrit d’emblée dans un cadre de reconnaissance internationale (Source : Festival de Cannes, 2017 ; IMDb – Awards, 2017). La performance de Millicent Simmonds est repérée par certains organismes critiques, la jeune actrice étant nommée au Critics’ Choice Award dans la catégorie Meilleur jeune acteur/actrice, ainsi qu’au sein de diverses associations de critiques, comme la Seattle Film Critics Society (Source : IMDb – Awards, 2017 ; Critics’ Choice Awards, 2018). Le film se distingue également dans des catégories techniques, avec des nominations pour la photographie d’Edward Lachman, notamment au festival Camerimage, consacré à l’image de cinéma, où il est en compétition pour le Golden Frog (Source : IMDb – Awards, 2017 ; Camerimage, 2017). Brian Selznick reçoit pour sa part des nominations pour le scénario adapté dans le cadre de prix comme les Satellite Awards, tandis que la partition de Carter Burwell est plusieurs fois citée dans des listes de fin d’année et des prix de critiques (Source : IMDb – Awards, 2017 ; International Press Academy, 2018). À Cannes, le film est enfin distingué par l’International Cinephile Society, qui décerne à Todd Haynes un prix de la mise en scène au sein de ses propres récompenses parallèles, ce qui confirme l’attention portée à la dimension formelle du projet (Source : IMDb – Awards, 2017 ; International Cinephile Society, 2017).
Réception thématique et inscription culturelle
La réception critique de Le Musée des merveilles insiste souvent sur le traitement de la surdité et sur la manière dont Todd Haynes articule expérience sensorielle et mise en scène, en particulier dans les séquences tournées comme un film muet en noir et blanc (Source : IMDb – Critiques, 2017 ; Festival de Cannes, 2017). La présence d’une actrice sourde dans un rôle central, combinée à une réflexion sur la communication gestuelle, le langage écrit et la perception du son, alimente les analyses autour de la représentation du handicap au cinéma (Source : IMDb, 2017 ; Critics’ Choice Awards, 2018). Par ailleurs, le film se situe dans un mouvement plus large d’adaptations de romans illustrés et de récits jeunesse ambitieux, inauguré notamment par Hugo de Martin Scorsese, également tiré d’un ouvrage de Brian Selznick, et qui fait du musée et de la ville des espaces privilégiés de l’imaginaire enfantin (Source : Wikipedia, 2017 ; Unifrance, 2017). Plusieurs commentaires soulignent enfin la place que l’œuvre accorde aux institutions culturelles, en particulier les musées d’histoire naturelle et de ville, conçus comme des lieux où les histoires individuelles se reconnectent à une histoire collective matérialisée par les objets exposés (Source : Metropolitan Films, 2017 ; IMDb, 2017). Dans ce cadre, Le Musée des merveilles occupe une position singulière dans le paysage du cinéma américain des années 2010, à la croisée du film familial, du drame d’époque et de l’expérimentation formelle à destination d’un public élargi (Source : Festival de Cannes, 2017 ; AwardsWatch, 2017).
Critique sur Le Musée des merveilles
Où regarder en streaming Le Musée des merveilles
Le Musée des merveilles est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, Cinemas a la Demande et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Le Musée des merveilles figurent Ben, interprété par Oakes Fegley, Rose, interprété par Millicent Simmonds et Lillian Mayhew / Rose, interprété par Julianne Moore. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





























