“Los Angeles 2028, un refuge secret pour les criminels régi par un code strict : Pas d'arme, pas de flic, pas de règlement de compte.”
« Hotel Artemis » est un film de science-fiction criminelle sorti en 2018, écrit et réalisé par le Britannique Drew Pearce, qui signe là son premier long métrage en tant que réalisateur après avoir notamment coécrit « Iron Man 3 » et travaillé sur « Mission: Impossible – Rogue Nation » (Source : Wikipédia, 2018 ; Visual Hollywood, 2018). Le tournage s’inscrit dans une tendance du cinéma de genre contemporain à mêler dystopie urbaine, action et éléments de thriller, dans un cadre de futur proche qui repose davantage sur une stylisation de la violence sociale que sur un dispositif de science-fiction purement technologique (Source : Wikipédia, 2018 ; aVoir-aLire, 2018). Le film est produit notamment par The Ink Factory et Global Road Entertainment, dans un format d’exploitation de cinéma de genre à budget modéré, orienté vers un public amateur de thrillers de niche plutôt que vers une franchise à très grand spectacle (Source : Wikipédia, 2018). La sortie en salles intervient en juin 2018 aux États-Unis, dans un calendrier marqué par la présence de plusieurs productions à forte visibilité, ce qui positionne « Hotel Artemis » comme une proposition alternative au sein de la saison estivale (Source : IMDb, 2018 ; Wikipédia, 2018).
Le scénario repose sur un concept central de refuge médical pour criminels, décliné en huis clos quasi théâtral, dans lequel l’architecture narrative est structurée autour de la circulation entre les chambres portant des noms de villes, comme « Waikiki », « Nice » ou « Acapulco », autant de pseudonymes attribués aux patients pour préserver leur anonymat (Source : Wikipédia, 2018 ; IMDb, 2018). Cette approche permet à Drew Pearce d’articuler une dramaturgie chorale, en s’appuyant sur la diversité des profils criminels plutôt que sur une intrigue policière classique centrée sur une enquête (Source : aVoir-aLire, 2018 ; Abus de Ciné, 2019). La mise en scène met l’accent sur la topographie du lieu unique, combinant couloirs étroits, portes verrouillées et espaces médicaux, afin de renforcer la sensation d’enfermement et de souligner le contraste entre le chaos extérieur et le relatif ordre interne imposé par le règlement de l’établissement (Source : aVoir-aLire, 2018 ; Dark Side Reviews, 2018).
Intrigue et univers narratif
L’action se déroule en 2028, dans un Los Angeles fracturé par de violentes émeutes provoquées par la hausse du prix de l’eau, qui constituent la toile de fond sociale du récit sans être développées comme un sujet politique autonome (Source : Abus de Ciné, 2019 ; IMDb, 2018). Au cœur de cette ville en crise, l’Hotel Artemis se présente comme un hôpital secret réservé aux membres d’un syndicat criminel, soumis à un code interne strict : pas d’armes à l’intérieur, pas de policiers, ni de violence entre clients, des règles qui conditionnent la survie de ce refuge illégal (Source : AlloCiné, 2018 ; Metropolitan Films, 2018 ; aVoir-aLire, 2018). L’établissement est administré par Jean Thomas, infirmière expérimentée mais fragile, assistée d’Everest, un aide-soignant imposant qui assure la sécurité physique des lieux et l’application du règlement (Source : IMDb, 2018 ; Dailymotion, 2024).
Un braquage de banque qui tourne mal conduit le criminel connu sous le nom de Waikiki et son frère blessé, Honolulu, à chercher refuge à l’Hotel Artemis, déclenchant une chaîne d’événements qui rassemblent dans le même espace plusieurs figures de la pègre : une tueuse à gages surnommée Nice, un marchand d’armes xénophobe appelé Acapulco, ainsi que des membres de l’entourage d’un baron du crime surnommé le « Wolfking » (Source : Wikipédia, 2018 ; IMDb, 2018 ; Dailymotion, 2024). La structure narrative exploite la cohabitation forcée de ces personnages, chacun portant un alias lié au nom de sa chambre, pour faire émerger tensions, suspicions et enjeux de loyauté, sur fond d’affrontements extérieurs qui se rapprochent progressivement de l’hôtel (Source : aVoir-aLire, 2018 ; Abus de Ciné, 2019). Le récit reste circonscrit à cette unité de temps et de lieu, privilégiant l’escalade dramatique à l’extension géographique, et utilise l’univers dystopique comme cadre pour interroger les rapports de pouvoir au sein de la criminalité organisée, même si ces pistes demeurent esquissées plus que développées (Source : Abus de Ciné, 2019 ; Dark Side Reviews, 2018).
Distribution et personnages
La distribution du film réunit Jodie Foster, Sterling K. Brown, Sofia Boutella, Jeff Goldblum, Charlie Day, Brian Tyree Henry, Jenny Slate, Dave Bautista et Zachary Quinto, dans une configuration qui associe comédiens confirmés et visages marquants de séries et de franchises contemporaines (Source : Wikipédia, 2018 ; IMDb, 2018). Jodie Foster incarne Jean Thomas, appelée « The Nurse », figure centrale du récit qui gère l’Hotel Artemis et ses patients criminels, tandis que Sterling K. Brown prête ses traits à Sherman, alias Waikiki, braqueur professionnel confronté à la survie de son frère (Source : Wikipédia, 2018 ; IMDb, 2018). Sofia Boutella interprète Nice, tueuse à gages dont la présence à l’hôtel obéit à des objectifs qui dépassent le simple besoin de soins, et Jeff Goldblum joue Orian Franklin, surnommé « The Wolfking » ou « Niagara », chef criminel dont l’arrivée fait monter la tension au sein de l’établissement (Source : Wikipédia, 2018).
Par ailleurs, Brian Tyree Henry incarne Honolulu, le frère blessé de Waikiki, Jenny Slate apparaît en officier de police Morgan Daniels, dont la relation passée avec Jean Thomas introduit une dimension plus intime dans le récit, et Charlie Day interprète Acapulco, marchand d’armes au comportement agressif (Source : Wikipédia, 2018 ; IMDb, 2018). Dave Bautista joue Everest, aide-soignant et homme de main chargé de la sécurité de l’hôtel, tandis que Zachary Quinto incarne Crosby Franklin, fils du Wolfking, dont l’attitude impulsive perturbe les équilibres déjà précaires entre les différents protagonistes (Source : Wikipédia, 2018 ; IMDb, 2018). Cette distribution contribue à installer un ensemble de personnages typés, chacun représentatif d’un pan du milieu criminel, sans que le film ne s’oriente vers une dimension explicitement réaliste ou documentaire sur l’organisation mafieuse (Source : Abus de Ciné, 2019 ; aVoir-aLire, 2018).
Esthétique, thématiques et réception critique
L’esthétique de « Hotel Artemis » s’appuie sur une reconstitution stylisée d’un hôtel-hôpital art déco transformé en refuge médical clandestin, avec une direction artistique qui joue sur les contrastes entre intérieurs feutrés, éclairages néon et traces de délabrement, inscrivant le film dans une lignée de dystopies urbaines visuellement marquées (Source : aVoir-aLire, 2018 ; Dark Side Reviews, 2018). La bande-son et le design sonore accompagnent cette atmosphère de nuit agitée, ponctuée d’émeutes et d’interventions chirurgicales improvisées, sans chercher à imposer un thème musical emblématique au-delà du soutien de la tension dramatique (Source : Abus de Ciné, 2019). Sur le plan thématique, le film aborde la question de l’accès aux soins, de la privatisation des ressources et des zones grises de la morale dans un système de criminalité organisée, mais il le fait dans le cadre d’un récit de genre qui privilégie l’efficacité narrative à une exploration approfondie des enjeux socio-politiques (Source : aVoir-aLire, 2018 ; Abus de Ciné, 2019).
Du point de vue de la réception, « Hotel Artemis » obtient un accueil critique mitigé, certains articles soulignant l’intérêt du concept de huis clos pour criminels et la performance de Jodie Foster, tandis que d’autres regrettent un scénario jugé peu développé et une exploitation partielle des potentialités de son univers (Source : Abus de Ciné, 2019 ; aVoir-aLire, 2018). Sur les plateformes de référence, le film recueille une note de 6,1/10 sur IMDb, reflet d’une appréciation moyenne auprès des utilisateurs de la base de données (Source : IMDb, 2018). AlloCiné indique quant à lui une moyenne de 2,8 étoiles sur 5 pour la presse, ce qui confirme une réception nuancée, oscillant entre reconnaissance du dispositif formel et réserves sur l’écriture dramatique (Source : AlloCiné, 2018). Dans ce contexte, « Hotel Artemis » s’inscrit comme une proposition singulière au sein du paysage du cinéma de genre de la fin des années 2010, davantage remarquée pour son cadre et son casting que pour son impact durable sur le marché international (Source : AlloCiné, 2018 ; Wikipédia, 2018).
Critique sur Hotel Artemis
Où regarder en streaming Hotel Artemis
Hotel Artemis est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD et Cinemas a la Demande et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Hotel Artemis figurent Jean Thomas / Nurse, interprété par Jodie Foster, Sherman / Waikiki, interprété par Sterling K. Brown et Nice, interprété par Sofia Boutella. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






























