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Que le spectacle commence ! - Image de fond
Que le spectacle commence ! (1979) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
All That Jazz
Budget
12 000 000,00 $
Revenus
37 823 676,00 $
Classification
u
Pays d’origine
US
Sorties en France
  • Avant-première : 17/05/1980
  • Cinéma : 25/05/1980 (U)
  • Télévision : 26/08/2026 (TP)
Sociétés de production
Columbia Pictures20th Century Fox
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Que le spectacle commence !(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

16/12/1979
•
u
•
2heure 3min
7.5 / 10
“L'histoire de la réussite ou de l'échec, tout ce qui peut arriver avant le lever de rideau”

Que le spectacle commence est le quatrième long métrage réalisé par Bob Fosse, après notamment Cabaret (1972) et Lenny (1974), et s’inspire de manière directe de sa propre expérience de chorégraphe et cinéaste (Source : TCM, 2020). Le film est coécrit par Fosse et le scénariste et producteur Robert Alan Aurthur, dont il constitue l’ultime travail, celui-ci étant décédé un an avant la sortie du long métrage (Source : Wikipédia, 2002). La structure narrative trouve son origine dans une période de la vie de Fosse où il montait simultanément la comédie musicale Chicago à Broadway tout en finalisant le montage de Lenny, une phase marquée par une grande intensité de travail et des problèmes de santé, notamment une crise cardiaque quasi fatale (Source : Movies Fandom, 2026). Le projet, d’abord développé à partir d’un accord avec un autre studio, connaît des ajustements de production, et la participation d’un acteur différent est un temps envisagée avant que le rôle principal ne soit confié à Roy Scheider (Source : TCM, 2020). Le tournage et la conception du film permettent à Fosse d’intégrer dans la fiction des éléments de sa biographie, en particulier son rapport au travail, aux dépendances et aux relations affectives dans le cadre du show-business (Source : Wikipédia, 2002). Cette dimension autobiographique, assumée par le cinéaste, influence fortement la réception critique, certains commentateurs voyant dans le film un autoportrait lucide tandis que d’autres y lisent une démarche égocentrée (Source : Wikipédia, 2002).

Intrigue et construction narrative

L’intrigue se concentre sur Joe Gideon, metteur en scène et chorégraphe installé au sommet de sa carrière, qui prépare un nouveau spectacle musical tout en poursuivant le montage d’un film, dans un emploi du temps dominé par la répétition du même rituel matinal, entre médicaments, douche et visionnage de rushes (Source : Criterion Collection, 2014). La narration alterne scènes de répétitions chorégraphiques, moments de casting, discussions de production et fragments de la vie privée du protagoniste, notamment ses relations avec son ex-compagne, sa fille, sa compagne actuelle et ses collègues de travail (Source : Letterboxd, consulté 2026). En parallèle, le film insère des séquences où Joe dialogue avec une figure féminine allégorique, jouée par Jessica Lange, qui incarne une forme de présence mortifère ou de conscience, donnant au récit une dimension de fantaisie et de réflexion sur la fin de vie (Source : Wikipédia, 2005). À mesure que la pression professionnelle s’intensifie, la santé du personnage se dégrade, jusqu’à l’accident cardiaque qui entraîne une hospitalisation et de nouvelles scènes où la mise en scène bascule davantage dans le registre du spectacle mental et du numéro final (Source : TCM, 2020). L’ensemble repose sur un montage qui juxtapose réalité quotidienne, coulisses du show-business et visions intérieures, construisant un récit fragmenté qui privilégie la subjectivité du protagoniste plutôt qu’un déroulé chronologique classique (Source : Criterion Collection, 2014).

Distribution artistique et personnages

Le rôle de Joe Gideon est interprété par Roy Scheider, connu notamment pour ses compositions dans Les Dents de la mer (1975) et Marathon Man (1976), et qui incarne ici un metteur en scène charismatique, épuisé et constamment partagé entre pulsion créative et autodestruction (Source : Snippet of History, 2019). Jessica Lange interprète une figure féminine associée à la mort ou à une présence surnaturelle, constituant un contrepoint aux scènes réalistes et introduisant une dimension méditative au récit (Source : Wikipédia, 2005). Leland Palmer et Ann Reinking incarnent respectivement des figures proches du protagoniste, liées à sa vie professionnelle et sentimentale, Reinking retrouvant ici Fosse après avoir longtemps collaboré avec lui comme danseuse et chorégraphe (Source : Criterion Collection, 2014). La distribution s’organise autour de personnages issus du milieu du spectacle – producteurs, danseurs, interprètes – qui fonctionnent à la fois comme partenaires de travail et comme témoins des dérives du héros (Source : TCM, 2020). Le film met également en valeur la présence de nombreux danseurs et interprètes au sein des séquences chorégraphiques, renforçant l’ancrage de l’histoire dans l’écosystème du Broadway de la fin des années 1970 (Source : Criterion Collection, 2014).

Esthétique, mise en scène et chorégraphie

La mise en scène de Bob Fosse se caractérise par un usage intensif du montage rapide, de la répétition de gestes et de la fragmentation du corps des danseurs, une approche déjà perceptible dans ses travaux antérieurs mais poussée ici à un niveau particulier de stylisation (Source : Criterion Collection, 2014). Les séquences de répétition et de spectacle sont construites autour d’une chorégraphie précise qui joue sur les lignes, les contrastes de lumière et les mouvements de caméra, donnant au film une identité visuelle immédiatement reconnaissable (Source : TCM, 2020). Certaines scènes, comme le numéro « Take Off with Us / Air-otica », sont régulièrement citées pour leur manière de conjuguer érotisme, ironie et réflexion sur l’industrie du spectacle, y compris dans des analyses critiques consacrées au cinéma musical américain (Source : CVS-Médiathèques, 2005). Le film combine des moments de comédie musicale classique avec des passages plus sombres, proches du film dramatique et de la fable introspective, ce qui contribue à brouiller les frontières entre genres (Source : Wikipédia, 2005). Par son traitement de l’espace scénique et des coulisses, le long métrage interroge la fabrication du numéro musical, depuis la préparation laborieuse jusqu’à la mise en forme spectaculaire, en intégrant ces étapes au cœur même du dispositif narratif (Source : Criterion Collection, 2014).

Contexte culturel et thématiques

Situé à la fin des années 1970, Que le spectacle commence s’inscrit dans un moment où le film musical hollywoodien connaît une redéfinition, après l’âge d’or des décennies précédentes (Source : aVoir-aLire via CVS-Médiathèques, 2005). Le film propose une réflexion sur le show-business américain en montrant les mécanismes de production d’un spectacle, les négociations financières et les tensions entre ambitions artistiques et contraintes économiques (Source : CVS-Médiathèques, 2005). Il aborde également la question du corps au travail, soumis à des cadences intensives et à la répétition, en parallèle avec l’usage de médicaments, d’alcool et de cigarettes qui affectent la santé du protagoniste (Source : Criterion Collection, 2014). La thématique de la mort y est omniprésente, que ce soit à travers les dialogues entre Joe Gideon et la figure interprétée par Jessica Lange ou par l’inscription de la maladie et de la dégradation physique au cœur de la dramaturgie (Source : TCM, 2020). En filigrane, le film interroge le lien entre création et autodestruction, mettant en scène un personnage qui tente de justifier les désordres de sa vie au nom de son travail artistique, comme l’ont relevé plusieurs critiques français (Source : CVS-Médiathèques, 2005).

Réception critique et carrière en festivals

À sa sortie américaine en décembre 1979, All That Jazz reçoit un accueil critique globalement favorable, de nombreux commentateurs saluant son ambition formelle, la performance de Roy Scheider et la manière dont le film revisite les codes de la comédie musicale (Source : Wikipédia, 2002). Certaines critiques, notamment, insistent sur le caractère autoréflexif et « fellinien » de l’œuvre, la comparant aux films de Federico Fellini pour son mélange de réalité, de fantasme et de méditation sur la figure de l’artiste (Source : The Horse’s Head, 2022). D’autres voix soulignent néanmoins un aspect jugé parfois « égomaniaque » ou excessivement autocentré, en raison de la dimension autobiographique assumée par Fosse (Source : Wikipédia, 2002). En France, la presse spécialisée met en avant la tonalité satirique du film à l’égard de l’industrie du spectacle et la manière dont il dresse un autoportrait lucide d’un créateur confronté à ses contradictions, comme l’indiquent les analyses de Critikat, Télérama et aVoir-aLire (Source : CVS-Médiathèques, 2005). Cette réception partagée contribue à installer le film comme un objet singulier au sein du paysage du cinéma musical de la période, régulièrement réévalué par la critique dans les décennies suivantes (Source : Criterion Collection, 2014).

Récompenses, distinctions et postérité

Que le spectacle commence obtient la Palme d’or au Festival de Cannes 1980, ex æquo avec Kagemusha, l’Ombre du guerrier d’Akira Kurosawa, consacrant ainsi la reconnaissance internationale du film et de son auteur (Source : Wikipédia, 2005). Cette même année, il reçoit quatre Oscars lors de la 52e cérémonie des Academy Awards, dans les catégories meilleure musique originale, meilleure direction artistique, meilleurs costumes et meilleur montage, après avoir totalisé neuf nominations incluant celles de meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur pour Roy Scheider (Source : Wikipédia, 2002). Le long métrage est également distingué aux BAFTA Awards, où il remporte notamment les prix du meilleur montage et de la meilleure photographie, confirmant l’attention portée à ses qualités techniques et esthétiques (Source : CVS-Médiathèques, 2005). Sur le plan patrimonial, il intègre en 2001 le National Film Registry de la Library of Congress, qui souligne son importance historique, culturelle et esthétique dans le cinéma américain (Source : The Horse’s Head, 2022). Sa diffusion ultérieure, notamment via des éditions restaurées et analytiques proposées par la Criterion Collection, contribue à maintenir sa visibilité auprès de nouvelles générations de spectateurs et de chercheurs (Source : Criterion Collection, 2014).

  • Palme d’or – Festival de Cannes 1980 (ex æquo) (Source : Festival de Cannes via IMDb Awards, consulté 2026)
  • Oscars 1980 : meilleure musique originale, meilleure direction artistique, meilleurs costumes, meilleur montage (Source : Wikipédia, 2002)
  • Neuf nominations aux Oscars, incluant meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur (Source : Wikipédia, 2002)
  • BAFTA Awards 1980 : meilleur montage, meilleure photographie (Source : CVS-Médiathèques, 2005)
  • Inscription au National Film Registry (sélection 2001) (Source : The Horse’s Head, 2022)

Fiche technique et principales informations

Que le spectacle commence est un film de nationalité américaine, réalisé par Bob Fosse et produit à la fin des années 1970 dans le système du cinéma de studio (Source : Wikipédia, 2005). Sa durée varie légèrement selon les sources, oscillant entre 118 et environ 123 minutes, selon les versions et les pays de diffusion (Source : CVS-Médiathèques, 2005 ; Télé 7 Jours, 2025). Le film appartient au genre du drame musical, ou film musical dramatique, combinant numéros chorégraphiques et récit centré sur la crise existentielle d’un créateur (Source : Wikipédia, 2005). Il sort en 1979 aux États-Unis, avant de parvenir sur les écrans français en 1980, distribué notamment par Warner Columbia en France (Source : L’Officiel des spectacles, consulté 2026). Le titre français, Que le spectacle commence, est associé au sous-titre ou rappel du titre original All That Jazz dans plusieurs supports de programmation et de diffusion (Source : Télé 7 Jours, 2025).

  • Titre original : All That Jazz (Source : Wikipédia, 2005)
  • Titre français : Que le spectacle commence (Source : Wikipédia, 2005)
  • Réalisation : Bob Fosse (Source : Wikipédia, 2005)
  • Scénario : Bob Fosse, Robert Alan Aurthur (Source : Wikipédia, 2002)
  • Interprètes principaux : Roy Scheider, Jessica Lange, Leland Palmer, Ann Reinking (Source : Wikipédia, 2005)
  • Nationalité : États-Unis (Source : Wikipédia, 2005)
  • Genre : drame musical, film musical (Source : Wikipédia, 2005)
  • Durée : environ 118–123 minutes selon les sources (Source : CVS-Médiathèques, 2005 ; Télé 7 Jours, 2025)
  • Année de production : 1979 (Source : L’Officiel des spectacles, consulté 2026)
  • Date de sortie française : 28 mai 1980 (Source : L’Officiel des spectacles, consulté 2026)

Critique sur Que le spectacle commence !

7.5 / 10
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Où regarder en streaming Que le spectacle commence !

Que le spectacle commence ! est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, Cine+ OCS Amazon Channel et SFR Play, à la location sur Amazon Video, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, LaCinetek et Sooner et à l'achat sur VIVA by videofutur, Premiere Max et LaCinetek. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Que le spectacle commence ! figurent Joe Gideon, interprété par Roy Scheider, Angelique, interprété par Jessica Lange et Kate Jagger, interprété par Ann Reinking. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Roy Scheider - Photo
Roy Scheider
Joe Gideon
Jessica Lange - Photo
Jessica Lange
Angelique
Ann Reinking - Photo
Ann Reinking
Kate Jagger
Leland Palmer - Photo
Leland Palmer
Audrey Paris
Cliff Gorman - Photo
Cliff Gorman
Davis Newman
Ben Vereen - Photo
Ben Vereen
O'Connor Flood
Erzsebet Foldi - Photo
Erzsebet Foldi
Michelle Gideon
Michael Tolan - Photo
Michael Tolan
Dr. Ballinger
Max Wright - Photo
Max Wright
Joshua Penn
William LeMassena
Jonesy Hecht
Irene Kane - Photo
Irene Kane
Leslie Perry
Robert Hitt
Ted Christopher

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