Réalisé par le duo de documentaristes Alice Odiot et Jean-Robert Viallet, Stups est un long métrage documentaire français sorti en salles le 1er octobre 2025 en France. (Source : IMDb, 2025 ; AlloCiné, 2025) Le film est produit par la société Unité, en coproduction notamment avec Arte France et avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), ainsi que de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. (Source : IMDb, 2025 ; AlloCiné, 2025) Tourné en langue française, il adopte une forme classique de documentaire d’observation, en couleur, avec une durée comprise entre 1h26 et 1h31 selon les sources, qui le situent dans le format du long métrage cinéma. (Source : IMDb, 2025 ; AlloCiné, 2025)
Le film s’inscrit dans la continuité du travail d’Alice Odiot et Jean-Robert Viallet sur les institutions judiciaires et pénitentiaires, après leur précédent documentaire Des hommes, consacré à la prison marseillaise des Baumettes, sorti en 2019. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) En se déplaçant du milieu carcéral à celui du tribunal judiciaire, le tandem poursuit une exploration des rouages de la répression pénale en France, centrée sur les trajectoires d’individus confrontés à la justice pour des infractions liées aux stupéfiants. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) Le choix de Marseille, décrite comme l’une des juridictions les plus engorgées de France en matière de stupéfiants, structure le dispositif du film et conditionne la densité des situations observées à l’écran. (Source : Le Monde, 2025)
Contexte et inscription dans le parcours des auteurs
Avec Des hommes, sortit en 2019, Alice Odiot et Jean-Robert Viallet avaient filmé le quotidien de détenus à la prison des Baumettes, déjà à Marseille, en scrutant les conditions de détention et la mécanique carcérale. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) Stups prolonge ce travail en remontant ce que certains commentateurs décrivent comme la « chaîne » de l’industrie carcérale, des cellules d’incarcération vers la machine judiciaire qui décide de l’enfermement. (Source : Politis, 2025) Le tribunal judiciaire de Marseille devient ainsi le nouveau terrain d’observation, placé au centre d’un dispositif qui croise l’urgence des audiences et la répétition des situations. (Source : Le Monde, 2025)
Ce déplacement de la prison au tribunal permet de saisir, selon la presse spécialisée, les premières étapes du parcours pénal des prévenus, avant l’éventuelle incarcération. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) En se focalisant sur les affaires de stupéfiants, les cinéastes s’intéressent à un contentieux massif dans les juridictions françaises, en particulier dans les grandes villes comme Marseille, marquées par la présence de réseaux de trafic. (Source : Le Monde, 2025) Les auteurs s’inscrivent dans une tradition documentaire française attentive aux institutions, aux dispositifs de pouvoir et aux effets concrets des politiques publiques, tout en conservant une approche fondée sur l’observation directe plutôt que sur le commentaire explicatif. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025)
Dispositif de tournage et approche formelle
Le film repose sur un dispositif d’immersion au long cours dans les locaux du tribunal de Marseille, incluant les geôles, les couloirs, les bureaux et les salles d’audience où se déroulent les comparutions immédiates. (Source : Le Monde, 2025) Les réalisateurs posent leur caméra au plus près des protagonistes judiciaires – prévenus, magistrats, avocats, greffiers – sans voix off ni commentaire explicatif, en laissant le déroulé des procédures et des échanges porter le récit. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) Cette méthode privilégie les plans de durée moyenne à longue, donnant à voir la temporalité des audiences et la gestuelle des intervenants, tout en laissant affleurer les paroles des prévenus sur leur parcours. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025)
Les comparutions immédiates filmées durent environ trente minutes chacune, selon les descriptions publiées, et donnent lieu à une succession de stratégies de défense où les prévenus invoquent la précarité, l’absence de perspectives professionnelles ou la tentation de l’argent rapide. (Source : Le Monde, 2025) Le film s’attache à rendre perceptible la répétition des situations et la standardisation apparente des dossiers, tout en laissant émerger des moments de parole singuliers, parfois qualifiés de « moments de vérité » par certains critiques. (Source : Politis, 2025) L’absence de commentaire extérieur et la concentration sur l’espace judiciaire confèrent au documentaire une forme d’« huis clos » institutionnel, où la ville et le contexte urbain restent en arrière-plan, perceptibles surtout à travers les récits des personnes jugées. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025)
Personnages filmés et portrait social
Stups ne s’intéresse ni aux chefs de réseaux ni aux figures du grand banditisme, mais aux « petites mains » du trafic de drogue : guetteurs, nourrices, transporteurs, vendeurs, parfois conductrices, souvent placés en bas de la hiérarchie des marchés illicites. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) Les personnes filmées sont décrites comme majoritairement jeunes, issues de milieux précaires, et très souvent d’origine immigrée ou descendants de l’immigration postcoloniale, ce que soulignent plusieurs articles. (Source : Le Monde, 2025) Ces prévenus sont présentés comme ceux qui gagnent le moins d’argent dans le trafic, s’exposent le plus aux risques, et se retrouvent les premiers confrontés à la justice et à la prison. (Source : Le Monde, 2025)
Au fil des audiences, le documentaire laisse apparaître des trajectoires marquées par la pauvreté, les ruptures familiales, la difficulté à accéder à l’emploi ou à des formations stables. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) Les propos rapportés par la presse évoquent notamment le sentiment, exprimé par certains prévenus, d’une impossibilité de « se racheter » après un passage en prison, et la conviction que le casier judiciaire ferme de nombreuses portes. (Source : Politis, 2025) Le film montre également la diversité des positions des prévenus face aux faits reprochés : certains reconnaissent les faits en insistant sur la dureté de leur situation, d’autres minimisent, nient ou tentent de se distancier de leur implication. (Source : Le Monde, 2025) Ce portrait collectif compose un tableau social d’une partie de la jeunesse urbaine populaire prise dans les filets d’une économie illégale structurée. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025)
Justice, institution et enjeux politiques
Le tribunal de Marseille est présenté comme l’un des plus chargés de France en matière d’affaires de stupéfiants, ce qui se traduit par un flux continu de dossiers et par une mise sous tension des audiences de comparution immédiate. (Source : Le Monde, 2025) Stups enregistre cette intensité institutionnelle en filmant la succession rapide des cas et le rythme des décisions, dans un cadre où la nécessité de juger vite se conjugue avec la gravité des enjeux pour les prévenus. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) Le documentaire donne à voir comment s’articulent, à l’échelle du tribunal, les politiques publiques de lutte contre les stupéfiants, traduites en peines de prison, de sursis ou de contrôle judiciaire. (Source : Le Monde, 2025)
Les critiques soulignent que le film interroge en creux l’efficacité et les effets sociaux de cette réponse pénale, sans adopter de commentaire didactique ni de discours programmatique. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) En montrant la répétition des profils précaires et la dimension quasi industrielle de la répression des petites mains du trafic, le documentaire participe à un débat plus large sur la politique des drogues, les alternatives éventuelles à l’incarcération et la question des inégalités sociales devant la justice. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025) Le choix d’un point de vue strictement situé à l’intérieur du tribunal – plutôt que dans la rue ou sur les lieux de trafic – met en lumière la dimension institutionnelle de ce combat contre les stupéfiants, qui se joue autant dans les salles d’audience que sur le terrain policier. (Source : Le Monde, 2025)
Accueil critique et diffusion
À sa sortie, Stups fait l’objet de recensions dans la presse généraliste et spécialisée, qui mettent en avant la continuité du travail d’Alice Odiot et Jean-Robert Viallet sur le système pénal et l’attention portée aux personnes en situation de vulnérabilité sociale. (Source : Le Monde, 2025 ; Politis, 2025 ; AlloCiné, 2025) Dans son article consacré au film, le quotidien Le Monde qualifie le documentaire de plongée au cœur des comparutions immédiates dédiées aux affaires de stupéfiants, insistant sur l’angle choisi, centré sur les petites mains du trafic. (Source : Le Monde, 2025) La critique de Politis insiste de son côté sur la manière dont le film met en lumière les conditions de vie et les discours des prévenus, en soulignant la récurrence de certains motifs, comme le sentiment d’impasse sociale et la difficulté à se réinsérer. (Source : Politis, 2025)
Des plateformes de référence comme AlloCiné et IMDb répertorient le film comme un documentaire français de 2025, en précisant le nom des réalisateurs, la durée et les structures de production impliquées, tout en relayant une partie des informations de sortie et de diffusion. (Source : IMDb, 2025 ; AlloCiné, 2025) Le documentaire trouve sa place dans le paysage des sorties de films d’auteur et de cinéma documentaire en France, où il est programmé en salles et relayé par la presse culturelle nationale. (Source : Le Monde, 2025 ; AlloCiné, 2025) L’inscription d’Stups dans les bases de données cinématographiques internationales contribue par ailleurs à lui offrir une visibilité au-delà du territoire français, en particulier auprès des programmateurs et festivals attentifs aux questions judiciaires et sociales. (Source : IMDb, 2025 ; AlloCiné, 2025)
Critique sur Stups
Où regarder en streaming Stups
Stups est disponible à la location sur Amazon Video, Canal VOD, Rakuten TV, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD, Rakuten TV, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Découvrez la distribution et l'équipe technique de Stups, ainsi que les talents devant et derrière la caméra qui ont donné vie à ce film.











