Il était une fois Deadpool s’inscrit dans la continuité de Deadpool 2, réalisé par David Leitch et sorti en salles en mai 2018, qui prolongeait le succès du premier Deadpool et de son approche décalée du film de super-héros dans le cadre de la franchise X-Men de 20th Century Fox (Source : Deadpool 2, Wikipedia, 2018). Le film original, produit notamment par Marvel Entertainment, Kinberg Genre et Maximum Effort, reposait sur un budget d’environ 110 millions de dollars et avait réalisé plus de 700 millions de dollars de recettes mondiales, donnant à la major un levier pour explorer de nouvelles stratégies de diffusion, dont ce remontage PG-13 (Source : Deadpool 2, Wikipedia, 2018 ; Box Office Mojo, 2018). Cette version alternative, confiée au même réalisateur, a été pensée comme une reconfiguration de Deadpool 2 plutôt que comme un tournage entièrement nouveau : la plupart des scènes d’action et des arcs narratifs sont issus du montage cinéma, tandis que des séquences additionnelles, centrées sur l’interaction entre Deadpool et Fred Savage, ont été spécialement tournées pour cette sortie (Source : IMDb, 2018 ; IMDb News, 2018). Par ailleurs, 20th Century Fox a présenté l’opération comme une manière d’élargir l’audience du personnage à un public qui n’avait pas eu accès au film classé R tout en capitalisant sur la popularité de l’univers et en préparant la transition de la franchise dans un paysage industriel marqué par le rapprochement entre Disney et Fox (Source : IMDb News, 2018 ; ComicBook.com, 2018).
Fiche artistique et technique
La réalisation de Il était une fois Deadpool est attribuée à David Leitch, ancien coordinateur de cascades devenu cinéaste, déjà crédité sur Deadpool 2, ce qui assure une continuité de mise en scène entre les deux montages (Source : IMDb, 2018 ; AlloCiné, 2018). Le scénario conserve les bases écrites par Rhett Reese, Paul Wernick et Ryan Reynolds, déjà auteurs sur la franchise, auxquels s’ajoutent ici des apports d’écriture pour les scènes encadrant le récit, sous forme de dialogues entre Deadpool et Fred Savage, inspirés d’une structure de conte ironique (Source : IMDb, 2018). Ryan Reynolds reprend le rôle principal de Wade Wilson / Deadpool, tandis que l’on retrouve Josh Brolin en Cable, Morena Baccarin en Vanessa, Julian Dennison en Russell, ainsi que Zazie Beetz, T.J. Miller, Brianna Hildebrand ou encore Stefan Kapicic dans leurs rôles respectifs issus de Deadpool 2 (Source : IMDb, 2018 ; AlloCiné, 2018). La principale nouveauté au casting réside dans la présence de Fred Savage, qui interprète sa propre version fictive, placé dans une chambre recréant celle du jeune héros de Princess Bride, ce qui introduit un second niveau de narration et permet au film d’articuler pastiche, commentaire et autocensure dans un espace clos, mis en scène comme un théâtre de récit (Source : IMDb, 2018 ; IMDb News, 2018).
Intrigue et dispositif narratif
Le récit de Il était une fois Deadpool conserve la ligne dramatique de Deadpool 2 : Wade Wilson, confronté à une perte personnelle, rejoint les X-Men, rencontre Russell dans un foyer pour mutants et affronte ensuite Cable, voyageur temporel déterminé à éliminer l’adolescent avant qu’il ne devienne une menace, le tout menant à la formation de l’équipe X-Force et à une série d’affrontements où se croisent humour et enjeux de rédemption (Source : IMDb, 2018 ; Deadpool 2, Wikipedia, 2018). Toutefois, cette version PG-13 réorganise la narration autour d’un cadre : Deadpool a enlevé Fred Savage et lui raconte l’histoire en adoptant le ton d’un conte, dans une mise en abyme qui rappelle les dispositifs de narration de Princess Bride tout en en proposant une lecture parodique (Source : IMDb, 2018 ; IMDb News, 2018). Ce procédé permet d’interrompre régulièrement le récit principal par des apartés, commentaires ou contestations de Fred Savage, qui réagit aux choix scénaristiques, aux coupes et aux contraintes de la classification, créant un dialogue explicite avec le spectateur sur la nature même du remontage (Source : IMDb, 2018). En parallèle, la structure conserve les ruptures de ton caractéristiques de la franchise, alternant scènes d’action chorégraphiées, échanges humoristiques à forte dimension méta et moments plus sérieux où Wade Wilson interroge sa responsabilité, tout en intégrant les limites imposées par la nouvelle classification, ce qui influe sur la manière dont certains passages violents ou explicites sont suggérés plutôt que montrés (Source : Deadpool 2, Wikipedia, 2018 ; IMDb, 2018).
Classification, durée et diffusion
À la différence de Deadpool 2, classé R par la Motion Picture Association en raison de sa violence, de son langage et de ses contenus sexuels explicites, Il était une fois Deadpool a été distribué aux États-Unis avec une classification PG-13, ce qui le rend accessible à un public adolescent accompagné et s’inscrit dans une stratégie d’élargissement de l’audience potentielle (Source : Deadpool 2, Wikipedia, 2018 ; Rotten Tomatoes, 2018). La durée de cette version est d’environ 1 h 58 ou 1 h 59 selon les sources, soit un format très proche de celui du montage cinéma, ce qui indique un travail de redistribution plutôt qu’une réduction massive du matériau initial (Source : Rotten Tomatoes, 2018 ; Box Office Mojo, 2018). Le film a été distribué par 20th Century Fox, avec une sortie en salles nord-américaine à partir du 12 décembre 2018, pour une exploitation limitée dans le temps qui s’est prolongée jusqu’à fin janvier 2019, avant une mise à disposition en vidéo à la demande et en streaming dès janvier 2019 sur certains territoires (Source : Box Office Mojo, 2018 ; Rotten Tomatoes, 2018). En France, la version intitulée Deadpool 2 : Il était une fois Deadpool a été référencée en tant que film d’action au format cinéma, avec une durée similaire et une mise à disposition en VOD à partir du 1er septembre 2020, ce qui témoigne d’une circulation plus tardive sur le marché francophone (Source : AlloCiné, 2018 ; Programme TV, 2018).
Box-office et stratégie économique
Au box-office, Il était une fois Deadpool a généré environ 6,1 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord, pour un total mondial proche de 51,3 millions de dollars, l’essentiel du chiffre provenant des marchés internationaux, ce qui souligne la portée de la marque Deadpool à l’échelle globale (Source : Box Office Mojo, 2018). La sortie s’est effectuée sur un parc allant jusqu’à 1 566 salles aux États-Unis, avec un démarrage à plus de 900 000 dollars lors de la journée de previews et un opening estimé à plus de 2,6 millions de dollars, avant une exploitation resserrée pendant la période des fêtes de fin d’année (Source : Box Office Mojo, 2018 ; IMDb News, 2018). Le budget de production est indexé sur celui de Deadpool 2, évalué à environ 110 millions de dollars, la nouvelle version étant comptabilisée par le studio comme une extension des recettes du film original, ce qui permet à 20th Century Fox de consolider le cumul global de la franchise sans engager un nouvel investissement d’ampleur équivalente (Source : Box Office Mojo, 2018 ; ComicBook.com, 2018). Par ailleurs, cette exploitation vient compléter la trajectoire économique de Deadpool 2, qui avait déjà atteint près de 785,9 millions de dollars de recettes mondiales, faisant de cette relecture PG-13 un outil de prolongation de carrière commerciale plutôt qu’une sortie destinée à concurrencer frontalement les grosses productions de fin d’année (Source : Deadpool 2, Wikipedia, 2018 ; ComicBook.com, 2018).
Accueil critique et réception
Sur le site agrégateur Rotten Tomatoes, Once Upon a Deadpool affiche un score d’environ 57 % sur la base des critiques recensées, indiquant un accueil globalement mitigé, certains commentateurs saluant l’inventivité du cadre narratif avec Fred Savage tandis que d’autres soulignent la redondance de l’ensemble pour les spectateurs ayant déjà vu Deadpool 2 (Source : Rotten Tomatoes, 2018). Les critiques mettent en avant la capacité du film à jouer sur son propre statut de remontage, notamment grâce aux scènes supplémentaires qui ironisent sur la censure, les classifications et les exigences des studios, tout en notant que les coupes imposées par la version PG-13 atténuent une partie de la charge subversive et de la violence graphique caractéristique de la franchise (Source : Rotten Tomatoes, 2018 ; IMDb, 2018). En parallèle, plusieurs analyses rappellent que la force du dispositif repose sur le charisme de Ryan Reynolds et sur la dynamique verbale entre Deadpool et Fred Savage, éléments qui offrent un angle inédit pour revisiter un récit déjà connu du public, mais dont l’impact dépend largement de la familiarité des spectateurs avec la version R d’origine (Source : IMDb, 2018 ; Rotten Tomatoes, 2018). Cette réception contrastée s’inscrit dans un contexte où les studios expérimentent avec des versions alternatives de blockbusters et interroge, pour une partie de la critique, la frontière entre geste créatif, stratégie de segmentation du public et prolongement commercial d’un succès antérieur (Source : Rotten Tomatoes, 2018 ; IMDb News, 2018).
Place dans la franchise et enjeux culturels
Dans l’histoire de la franchise Deadpool, Il était une fois Deadpool occupe une position singulière, à la fois appendice de Deadpool 2 et expérimentation autour de la malléabilité des blockbusters contemporains, dont les montages peuvent être revus pour répondre à des contraintes de classification ou à des objectifs d’audience spécifiques (Source : Deadpool 2, Wikipedia, 2018 ; ComicBook.com, 2018). Le recours à une structure de conte encadré, avec un narrateur qui commente et parfois conteste son propre récit, s’inscrit dans une tradition méta déjà présente dans les deux premiers films, mais la radicalise en l’articulant à une réflexion ironique sur le pouvoir des studios, la censure et la place du public dans la fabrication des œuvres (Source : IMDb, 2018 ; IMDb News, 2018). Par ailleurs, la sortie de cette version PG-13 intervient dans un moment de recomposition de l’industrie des super-héros au cinéma, marqué par la montée en puissance des univers partagés et par le rachat de 21st Century Fox par Disney, ce qui confère au film une dimension de témoignage sur la fin d’une période où Fox exploitait encore de manière autonome la licence X-Men (Source : Deadpool 2, Wikipedia, 2018). En ce sens, Il était une fois Deadpool apparaît comme un objet hybride : ni simple reprise, ni œuvre totalement autonome, mais un montage qui révèle, par son existence même, les logiques industrielles, commerciales et culturelles qui structurent la circulation des super-héros sur les écrans contemporains (Source : Rotten Tomatoes, 2018 ; ComicBook.com, 2018).
- Réalisation : David Leitch (Source : IMDb, 2018 ; AlloCiné, 2018)
- Scénario : Rhett Reese, Paul Wernick, Ryan Reynolds (Source : IMDb, 2018)
- Interprètes principaux : Ryan Reynolds, Josh Brolin, Morena Baccarin, Julian Dennison, Zazie Beetz, Fred Savage (Source : IMDb, 2018 ; AlloCiné, 2018)
- Production : Kinberg Genre, Maximum Effort, Marvel Entertainment, 20th Century Fox (Source : IMDb, 2018 ; Box Office Mojo, 2018)
- Distribution : 20th Century Fox (Source : Box Office Mojo, 2018)
- Durée : environ 1 h 58–1 h 59 (Source : Rotten Tomatoes, 2018 ; AlloCiné, 2018)
- Sortie en salles (États-Unis) : 12 décembre 2018 (Source : Box Office Mojo, 2018 ; IMDb, 2018)
- Recettes mondiales estimées : 51,3 millions de dollars (Source : Box Office Mojo, 2018)
Critique sur Il était une fois Deadpool
Où regarder en streaming Il était une fois Deadpool
Il était une fois Deadpool est disponible à la location sur Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Il était une fois Deadpool figurent Wade Wilson / Deadpool / Juggernaut (voice), interprété par Ryan Reynolds, Cable, interprété par Josh Brolin et Vanessa, interprété par Morena Baccarin. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
























