“Entraîné à tuer. Laissé pour mort. De retour pour plus.”
Réalisé par Robert Rodriguez, Machete Kills est présenté comme la suite directe de Machete, lui-même issu d’une fausse bande-annonce conçue pour le diptyque Grindhouse de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, sorti en 2007 (Source : Wikipédia, 2013). Le projet prolonge ainsi la démarche de pastiche assumé du cinéma d’exploitation des années 1970, déjà à l’œuvre dans Planet Terror et Machete (Source : Wikipédia, 2013). Tourné au Texas, le film bénéficie d’un budget estimé à 20 millions de dollars, financé notamment via la société de production Troublemaker Studios de Rodriguez, avec une distribution assurée aux États-Unis par Open Road Films (Source : IMDb, 2013 ; The Numbers, 2014). Cette même année, Rodriguez poursuit par ailleurs le développement de son univers de genre, dans le prolongement d’une filmographie où figurent notamment Desperado (1995), From Dusk Till Dawn (1996), la trilogie Spy Kids (2001–2011) et Sin City (2005) (Source : IMDb, 2013 ; AlloCiné, 2013). En parallèle, le film s’inscrit dans un moment où Hollywood multiplie les suites et relances de franchises, notamment dans le registre de l’action et du cinéma de genre à tonalité rétro, ce qui contribue à situer Machete Kills dans une dynamique de série B revendiquée (Source : The Hollywood Reporter, 2013).
Intrigue et enjeux narratifs
L’intrigue s’ouvre à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, où Machete Cortez et l’agent Sartana Rivera tentent d’interrompre un trafic d’armes impliquant des militaires corrompus et un cartel de la drogue mexicain (Source : Wikipédia, 2013 ; Wikipédia FR, 2013). L’intervention tourne court lorsque l’équipe est décimée par un groupe d’hommes masqués, menés par un chef portant un masque de lucha libre, qui abat Sartana sous les yeux de Machete (Source : Wikipédia FR, 2013). Arrêté puis pendu par un shérif véreux, Machete survit à l’exécution et se retrouve finalement convoqué à la Maison-Blanche, où le président lui propose d’effacer son casier en échange d’une mission officieuse (Source : Wikipédia, 2013 ; IMDb, 2013). Il doit neutraliser Marcos Mendez, un révolutionnaire instable qui menace de lancer un missile nucléaire sur Washington si les États-Unis ne révisent pas leur politique à l’égard des cartels et du gouvernement mexicain (Source : Wikipédia, 2013). À partir de là, le récit articule fil de conspiration politique, infiltration de réseaux criminels et affrontements avec divers intermédiaires, tout en annonçant un prolongement sous la forme d’un projet fictif de suite intitulée Machete Kills Again... in Space, présenté au sein même du film comme une bande-annonce (Source : Wikipédia, 2013).
Distribution artistique et personnages
Le rôle principal est tenu par Danny Trejo, qui reprend le personnage de Machete Cortez déjà interprété dans Machete et dans la bande-annonce fictive de Grindhouse (Source : IMDb, 2013 ; Wikipédia, 2013). Il est entouré d’une distribution étoffée comprenant Michelle Rodriguez en Luz, également connue sous le nom de Shé, figure de cheffe d’un réseau d’aide aux migrants, déjà présente dans le premier film (Source : Wikipédia, 2013 ; AlloCiné, 2013). Sofía Vergara incarne Madame Desdemona, propriétaire d’un club et personnage lié au milieu criminel, tandis qu’Amber Heard interprète Miss San Antonio, une reine de beauté impliquée dans l’opération gouvernementale (Source : IMDb, 2013 ; Rotten Tomatoes, 2013). Le film réunit également Demian Bichir dans le rôle de Marcos Mendez, révolutionnaire aux multiples personnalités, et Mel Gibson dans celui de Luther Voz, industriel de l’armement aux ambitions globales (Source : IMDb, 2013 ; Movie Insider, 2013). En outre, Charlie Sheen – crédité sous son nom de naissance Carlos Estévez – apparaît en président des États-Unis, aux côtés d’Antonio Banderas, Cuba Gooding Jr. et Walton Goggins, qui incarnent différentes incarnations d’un même assassin, El Camaleón, renforçant la dimension ludique de la distribution (Source : IMDb, 2013 ; Rotten Tomatoes, 2013).
Équipe technique et choix esthétiques
Robert Rodriguez assure la réalisation, la production et une partie de la photographie, prolongeant sa pratique de cinéaste multi-tâches déjà observée sur plusieurs de ses films précédents (Source : IMDb, 2013 ; Fandango, 2026). Le scénario est signé Kyle Ward, à partir d’une histoire conçue par Robert et Marcel Rodriguez, ce qui garantit une continuité d’univers et de ton avec le premier Machete (Source : Wikipédia, 2013). La musique originale, également supervisée par Rodriguez, se situe dans la lignée des bandes-son mêlant influences rock, mexicaines et motifs de western moderne, déjà présentes dans la trilogie du Mariachi (Source : IMDb, 2013 ; AlloCiné, 2013). Sur le plan visuel, le film reprend certains codes stylistiques du grindhouse, notamment l’usage d’images saturées, d’effets numériques assumés et d’un montage privilégiant la surenchère graphique, même si les effets de faux vieillissement de pellicule sont moins marqués que dans Planet Terror (Source : Wikipédia, 2013 ; The New York Times, 2013). Le dispositif de mise en scène s’appuie enfin sur une alternance entre scènes d’action chorégraphiées et moments de dialogue conçus comme des clins d’œil aux films d’espionnage et de science-fiction politique, ce qui inscrit le long métrage dans une hybridation de genres revendiquée (Source : The Guardian, 2013).
Sortie, diffusion et chiffres de box-office
Machete Kills est présenté en avant-première lors du Fantastic Fest à Austin, au Texas, avant sa sortie en salles aux États-Unis le 11 octobre 2013, distribuée par Open Road Films (Source : Wikipédia, 2013 ; Fantastic Fest, 2013). Le film sort la même année sur plusieurs marchés internationaux, dont la France, où il est exploité sous le titre Machete Kills et classé interdit aux moins de 12 ans, tandis qu’au Québec il est distribué sous le titre Machete tue (Source : AlloCiné, 2013 ; Wikipédia FR, 2013). Sur le plan commercial, le long métrage enregistre un week-end d’ouverture à 3,8 millions de dollars sur le territoire nord-américain, se classant quatrième du box-office derrière notamment Gravity et Captain Phillips (Source : Box Office Mojo, 2013 ; IGN, 2013). Au total, le film cumule environ 8 millions de dollars aux États-Unis et au Canada et 17 à 18 millions de dollars dans le monde, pour un budget estimé à 20 millions de dollars, ce qui en fait une performance inférieure à celle du premier opus (Source : IMDb, 2013 ; The Numbers, 2014). Cette réception commerciale modérée a des conséquences sur la mise en chantier d’une éventuelle suite, longtemps évoquée sous le titre Machete Kills Again... in Space mais non produite à ce jour (Source : Wikipédia, 2013 ; The Hollywood Reporter, 2014).
Accueil critique et réception publique
À sa sortie, Machete Kills reçoit un accueil critique globalement mitigé, de nombreux commentateurs soulignant l’usure du dispositif par rapport au premier film (Source : Rotten Tomatoes, 2013 ; Metacritic, 2013). Sur Rotten Tomatoes, l’œuvre obtient un score d’environ 29% sur la base de plus de cent critiques, avec une moyenne de 4,6/10, tandis que Metacritic affiche une note agrégée indiquant des avis partagés (Source : Rotten Tomatoes, 2013 ; Metacritic, 2013). Plusieurs publications américaines mettent en avant la fidélité de Rodriguez à l’esthétique du grindhouse tout en estimant que la surenchère narrative et l’abondance de caméos affaiblissent la cohésion du récit (Source : Variety, 2013 ; The New York Times, 2013). En parallèle, certains critiques relèvent la dimension ludique de la mise en scène, notamment dans la manière dont le film détourne les codes du film d’espionnage et de la science-fiction militaro-industrielle (Source : The Guardian, 2013 ; Los Angeles Times, 2013). Du côté du public, les scores de satisfaction se situent à un niveau intermédiaire, avec une base de spectateurs sensible à l’univers déjà établi de Machete, mais un rayon d’adhésion plus restreint que pour d’autres productions d’action contemporaines de studio (Source : IMDb, 2013 ; CinemaScore, 2013).
Place dans le paysage du cinéma de genre
Dans le paysage du cinéma d’action des années 2010, Machete Kills occupe une position singulière, à la croisée de la série B, du film de vengeance et du pastiche politique (Source : Cahiers du cinéma, 2013 ; Sight & Sound, 2013). Le film prolonge la tendance à revisiter les codes du grindhouse et du cinéma d’exploitation, amorcée au milieu des années 2000, dans un contexte où les studios misent par ailleurs sur des franchises d’action à plus gros budgets comme Fast & Furious ou les adaptations de comics (Source : Variety, 2013 ; The Hollywood Reporter, 2013). À travers le personnage de Machete, ancien agent fédéral devenu figure solitaire, le récit réactive des motifs classiques du justicier marginal tout en les déplaçant vers un terrain où la frontière États-Unis–Mexique sert de décor récurrent (Source : Wikipédia, 2013 ; AlloCiné, 2013). Par ailleurs, la présence d’un casting international et de nombreuses célébrités issues de sphères distinctes – télévision, musique, cinéma d’auteur et cinéma commercial – souligne la volonté d’inscrire le film dans un horizon de divertissement référentiel, où chaque apparition constitue un signe en soi (Source : IMDb, 2013 ; Rotten Tomatoes, 2013). Enfin, la structure du film, qui intègre la promesse d’un épisode suivant sous forme de bande-annonce fictive, renvoie à une logique de sérialisation propre aux films pulp et aux feuilletons, tout en jouant avec les attentes contemporaines en matière de franchises (Source : Wikipédia, 2013 ; The Guardian, 2013).
Critique sur Machete Kills
Où regarder en streaming Machete Kills
Machete Kills est disponible en streaming par abonnement sur Amazon Prime Video with Ads et Amazon Prime Video, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Machete Kills figurent Machete, interprété par Danny Trejo, Voz, interprété par Mel Gibson et Mendez, interprété par Demián Bichir. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



































