Nrmagazine
Simon les nuages - Image de fond
Simon les nuages (1990) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
CA
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs

Simon les nuages(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

04/12/1990
•
1heure 22min
7 / 10
“Avant Matusalem....”

Sorti au Québec au printemps 1990, Simon les nuages est un long métrage d’aventures pour la jeunesse réalisé et écrit par Roger Cantin, qui y met en scène un groupe d’enfants entraînés dans une quête vers un territoire imaginaire où se seraient réfugiés les animaux disparus, entre rêve et exploration des peurs liées à la disparition du vivant (Source : Films du Québec, 2009 ; Wikipédia, 2012 ; ONF/Éléphant, 1990). Le film suit le jeune Simon, surnommé « les nuages » pour son tempérament rêveur, convaincu de pouvoir atteindre ce pays fabuleux à condition de partir avant de devenir adulte, entouré de camarades qui participent à une expédition dont la réussite dépend de leur capacité à rester hors de portée du regard des grandes personnes (Source : Films du Québec, 2009 ; ONF/Éléphant, 1990). Sans dévoiler les rebondissements de l’intrigue, le récit s’ancre dans un cadre de vacances à la campagne et associe un imaginaire écologique à une structure de quête initiatique, dans un registre qui conjugue merveilleux et observation du groupe d’enfants (Source : Ouvoir.ca, 1990 ; IMDb, 2025).

Contexte de production et genèse du projet

Simon les nuages constitue le premier long métrage de fiction réalisé par Roger Cantin, scénariste notamment du film québécois pour enfants La guerre des tuques, ce qui inscrit d’emblée l’œuvre dans une continuité de cinéma jeunesse produit au Québec à la fin des années 1980 (Source : Films du Québec, 2009 ; Wikipédia, 2012). Le tournage s’est déroulé en deux temps : d’abord à Cuba, du 20 au 24 février 1989, puis à Montréal et dans sa banlieue, du 2 mai au 10 juin 1989, révélant un dispositif de production articulé entre paysages tropicaux et décors québécois pour matérialiser à la fois le quotidien et le monde rêvé (Source : Films du Québec, 2009). Le film est produit par Les Films Vision 4, avec la participation de l’Office national du film du Canada, et bénéficie d’un budget approximatif de 2,1 millions de dollars canadiens, ce qui témoigne d’un investissement significatif pour un film jeunesse de l’époque dans le contexte québécois (Source : Films du Québec, 2009 ; IMDb, 2025). La durée de la version originale est de 83 minutes, en français, et l’œuvre s’inscrit dans le double registre générique de l’aventure et du fantastique, tel qu’indiqué par les bases de données spécialisées (Source : Wikipédia, 2012 ; ONF/Éléphant, 1990). Par ailleurs, le film se positionne dans un moment où le cinéma francophone pour enfants cherche à articuler des récits de groupe et des thématiques environnementales accessibles, ce que confirment les notices critiques qui le décrivent comme une comédie d’aventures destinée à la jeunesse (Source : Films du Québec, 2009).

Intrigue et thématiques

Le récit s’ouvre sur Simon, un enfant qui fait régulièrement le même rêve : un pays paisible et fabuleux où se sont retirés les animaux disparus ou décimés par les activités humaines, vision qui structure sa conviction que ce lieu existe réellement et qu’il peut y accéder tant qu’il reste enfant (Source : Films du Québec, 2009 ; ONF/Éléphant, 1990). Il parvient à convaincre son cousin Pierre-Alexandre de l’accompagner, puis, par le jeu des confidences et des indiscrétions, d’autres enfants se joignent à l’expédition clandestine vers un endroit nommé le « troisième bois », présenté comme la porte d’entrée vers ce territoire caché (Source : Films du Québec, 2009 ; IMDb, 2025). La règle qui gouverne cette quête est explicite : aucun adulte ne doit être témoin de leur périple, sous peine de rompre l’enchantement et de devoir tout recommencer, ce qui introduit une tension constante entre l’univers enfantin et le monde des grandes personnes (Source : Films du Québec, 2009 ; IMDb, 2025). En parallèle, le scénario met en scène diverses stratégies mises en œuvre par le groupe pour déjouer la surveillance des adultes, que ce soit dans l’espace familial ou dans le village, et explore la dynamique de solidarité, de rivalités et de confidences propres aux bandes d’enfants (Source : Films du Québec, 2009 ; Ouvoir.ca, 1990). Sans entrer dans le détail du dénouement, les sources signalent que les personnages découvrent un secret qu’ils s’engagent à garder toute leur vie, ancrant le film dans une tradition de contes initiatiques où la promesse et la mémoire collective demeurent centrales (Source : Films du Québec, 2009).

Fiche artistique et personnages

La distribution repose sur un ensemble de jeunes interprètes, menés par Hugolin Chevrette-Landesque dans le rôle de Simon, figure centrale dont le surnom renvoie à une propension à rêver et à s’évader mentalement du quotidien (Source : Films du Québec, 2009 ; IMDb, 2025). Il est entouré de Patrick St-Pierre, qui incarne Pierre-Alexandre, le cousin entraîné dans l’aventure, et de Jessica Barker, créditée pour le rôle de Carole, ainsi que d’Anaïs Goulet-Robitaille, interprétant Michelle, et de Naad Joseph dans le rôle de Laperle, autant de personnages qui composent le noyau de la bande d’enfants (Source : Films du Québec, 2009 ; IMDb, 2025). Benoît Robitaille (Picard), Isabelle Lapointe (Hélène) et Charles-André Therrien (Paul) complètent ce groupe, dessinant une galerie de figures enfantines aux statuts variés au sein de la communauté villageoise (Source : Films du Québec, 2009). Du côté des adultes, le film fait intervenir notamment Edgar Fruitier dans le rôle de M. Walkers, Kim Yaroshevskaya dans celui de Mlle Margot, ainsi que Bernard Carez et Louisette Dussault dans les rôles de M. et Mme Cadotte, figures d’autorité qui structurent la frontière entre le monde des enfants et celui des grandes personnes (Source : Films du Québec, 2009 ; IMDb, 2025). Cette distribution, composée d’interprètes issus de la scène québécoise, contribue à ancrer le film dans son territoire de production, comme le souligne la fiche de l’Office national du film et les bases de données cinématographiques qui répertorient le long métrage (Source : ONF/Éléphant, 1990 ; IMDb, 2025).

Équipe technique et choix esthétiques

À la réalisation et au scénario, Roger Cantin occupe une position centrale dans la conception du projet, prolongeant son travail antérieur dans le champ du cinéma jeunesse québécois en signant ici une œuvre à la fois écrite et mise en scène par lui-même (Source : Wikipédia, 2012 ; Films du Québec, 2009). Le montage est assuré par Yves Chaput, tandis que la musique originale est composée par Milan Kymlicka, dont la partition accompagne le basculement entre réalités quotidiennes et dimension fantastique du récit, tel que l’indiquent les fiches techniques disponibles (Source : Wikipédia, 2012). La direction artistique est confiée à Vianney Gauthier, chargée de matérialiser le contraste entre les espaces ruraux ordinaires et les lieux associés au monde rêvé, dans une économie de moyens propre à un budget moyen pour un film canadien francophone de cette période (Source : Wikipédia, 2012 ; Films du Québec, 2009). Les données de production mentionnent un tournage en 16 mm, en couleur, avec un métrage de long format, ce qui souligne une fabrication pensée pour l’exploitation en salles tout en restant adaptée aux contraintes financières du secteur (Source : ONF/Éléphant, 1990). Par ailleurs, le choix de décors réels à Mascouche, au Québec, et de segments tournés à Cuba, renforce le décalage visuel entre l’univers familier des personnages et la dimension plus exotique du territoire imaginaire recherché par Simon et ses amis (Source : IMDb, 2025 ; Films du Québec, 2009).

Diffusion, réception et postérité

Simon les nuages est présenté en première au Cinéma Impérial de Montréal le 12 mai 1990, avant sa sortie en salles québécoises le 18 mai de la même année, ce qui inscrit le film dans le calendrier des sorties nationales du printemps (Source : Films du Québec, 2009 ; IMDb, 2025). Les données synthétiques le classent comme un film d’aventure fantastique destiné à un public familial, avec un visa général, ce qui permet une diffusion large auprès des enfants et des adolescents (Source : Films du Québec, 2009 ; Wikipédia, 2012). Sur la base des notes agrégées, il obtient une évaluation de 6,5 sur 10 sur IMDb, à partir d’un peu plus d’une centaine de votes, indicateur chiffré d’un accueil modérément favorable dans le cadre des bases de données en ligne, même si celles-ci ne reflètent qu’une partie de la réception globale (Source : IMDb, 2025). Les notices critiques disponibles le présentent comme une comédie d’aventures pour la jeunesse, mettant en avant la dimension fabuleuse du récit et son ancrage dans la question de la disparition des animaux, ce qui l’insère dans un ensemble d’œuvres abordant des enjeux écologiques par le prisme du conte (Source : Films du Québec, 2009 ; Ouvoir.ca, 1990). Le film engendre par la suite deux suites, Matusalem (1993) et Matusalem II : Le Dernier des Beauchesne, qui prolongent la collaboration de Roger Cantin avec le cinéma jeunesse québécois et contribuent à faire de Simon les nuages un jalon identifiable dans la filmographie de ce cinéaste (Source : Wikipédia, 2012 ; IMDb, 2025).

Critique sur Simon les nuages

7 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Simon les nuages figurent Simon, interprété par Hugolin Chevrette, Pierre-Alexandre, interprété par Patrick St-Pierre et Picard, interprété par Benoît Robitaille. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Actualités connexes