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La Chasse aux sorcières - Image de fond
La Chasse aux sorcières (1996) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
The Crucible
Budget
25 000 000,00 $
Revenus
7 343 114,00 $
Classification
12
Pays d’origine
US
Sorties en France
  • Cinéma : 26/02/1997 (12)
  • Numérique : 23/02/2021
Sociétés de production
20th Century Fox
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

La Chasse aux sorcières(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

27/11/1996
•
12
•
2heure 3min
6.6 / 10

Le film La Chasse aux sorcières est directement adapté de la pièce Les Sorcières de Salem, écrite par Arthur Miller en 1952 en réaction à l’hystérie anticommuniste et aux travaux de la Commission des activités anti-américaines, dont l’auteur fut lui-même l’une des cibles (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, 2008). Miller y met en parallèle les procès de sorcellerie de 1692 à Salem, dans le Massachusetts, et la logique de suspicion et de dénonciation qui frappe les milieux intellectuels et artistiques américains dans les années 1950, établissant un lien entre la théocratie puritaine et la chasse aux sympathisants communistes (Source : AlloCiné, s.d.). Pour l’adaptation cinématographique, le dramaturge signe lui-même le scénario, ce qui confère au film une continuité thématique et narrative avec le texte original, tout en permettant quelques ajustements pour tirer parti de l’espace et du mouvement propres au cinéma (Source : Wikipédia, 2008). Le tournage s’inscrit dans un moment où Hollywood revisite de manière régulière l’histoire américaine coloniale et les récits fondés sur la culpabilité collective ou les crises morales, ce qui place l’œuvre de Nicholas Hytner dans une lignée de drames historiques interrogeant les fondements politiques et religieux des États-Unis (Source : Disney+, 2025 ; SensCritique, 2012). Par ailleurs, la référence explicite au maccarthysme, souvent rappelée dans la présentation du film et de la pièce, maintient la dimension allégorique de l’ensemble, en invitant à lire Salem comme un laboratoire des dérives possibles de toute société traversée par la peur de l’ennemi intérieur (Source : AlloCiné, s.d. ; DVDcritiques.com, 2004).

Fiche technique et distribution

Réalisé par Nicholas Hytner, La Chasse aux sorcières est un film dramatique et de procès produit aux États-Unis, d’une durée d’environ 2 h 03 à 2 h 04 selon les sources, et sorti en 1996, avec une arrivée dans les salles françaises le 26 février 1997 (Source : Wikipédia, 2008 ; IMDb, s.d. ; SensCritique, 2012). Le casting réunit Daniel Day-Lewis dans le rôle de John Proctor, Winona Ryder dans celui d’Abigail Williams, Joan Allen en Elizabeth Proctor et Paul Scofield en juge Danforth, entourés notamment de Bruce Davison, Rob Campbell et d’un ensemble de seconds rôles chargé d’incarner la communauté de Salem (Source : Disney+, 2025 ; DVDcritiques.com, 2004). La musique originale est composée par George Fenton, tandis que la production est notamment assurée par Robert A. Miller, fils du dramaturge, en lien avec un studio majeur, la Twentieth Century Fox (Source : Wikipédia, 2008 ; DVDcritiques.com, 2004; IMDb, s.d.). Le film est tourné en partie dans le Massachusetts, avec des lieux emblématiques tels que la House of Seven Gables à Salem, ce qui renforce l’ancrage géographique et historique de la reconstitution (Source : IMDb, s.d.). Présenté comme un drame historique et judiciaire, le long métrage est distribué dans plusieurs pays sous des titres différents, dont Las brujas de Salem pour certaines exploitations internationales, tout en conservant le titre The Crucible dans les territoires anglophones (Source : IMDb, s.d.; Wikipédia, 2008).

Intrigue, personnages et enjeux dramatiques

L’intrigue se déroule en 1692 dans le village de Salem, où un groupe de jeunes filles est surpris en train de danser dans la forêt, pratique jugée suspecte par la communauté puritaine et qui ouvre la voie à des accusations de sorcellerie, attisées par la peur et les rivalités locales (Source : DVDcritiques.com, 2004; AlloCiné, s.d.). Sous la conduite d’Abigail Williams, adolescente qui a entretenu une relation avec le fermier John Proctor, certaines jeunes filles simulent des symptômes d’envoûtement et désignent des habitants comme pactisant avec le diable, transformant des tensions privées en charges publiques (Source : DVDcritiques.com, 2004; Disney+, 2025). John Proctor, mari d’Elizabeth, se trouve alors pris entre la nécessité de révéler la nature de sa relation passée avec Abigail pour discréditer les accusations et le risque de détruire sa propre réputation dans une société où la morale religieuse structure l’ensemble de la vie sociale (Source : Disney+, 2025; IMDb, s.d.). Le film suit la montée en puissance des tribunaux spéciaux et des interrogatoires, où les aveux arrachés et les dénonciations successives alimentent un système judiciaire qui se nourrit de la peur plutôt que de la preuve, jusqu’à la condamnation à mort de plusieurs accusés (Source : AlloCiné, s.d.; DVDcritiques.com, 2004). En filigrane, la relation entre Proctor, Abigail et Elizabeth, ainsi que les luttes pour la propriété des terres et la place dans la hiérarchie locale, illustrent comment des intérêts privés et des passions individuelles se combinent à un discours religieux pour structurer la mécanique de la “chasse aux sorcières” (Source : DVDcritiques.com, 2004; AlloCiné, s.d.).

Dimension historique et résonances politiques

Le film s’appuie sur les événements historiques des procès de Salem, au cours desquels une vingtaine de personnes furent exécutées en 1692 après des accusations de sorcellerie, épisode qui a durablement marqué l’imaginaire américain et la représentation de la justice coloniale puritaine (Source : DVDcritiques.com, 2004; Wikipédia, 2004). Arthur Miller a utilisé cette matière historique pour élaborer une parabole sur le maccarthysme, en transposant les mécanismes de dénonciation, les listes d’ennemis et la pression à l’aveu dans un contexte religieux qui rend visible la dimension morale et symbolique de l’exclusion (Source : AlloCiné, s.d.; Wikipédia, 2008). L’adaptation de Nicholas Hytner conserve cette double lecture, proposant à la fois un drame judiciaire situé au XVIIe siècle et un récit qui peut être perçu comme un commentaire sur les campagnes politiques fondées sur la peur, que ce soit au milieu du XXe siècle ou dans d’autres périodes de crise (Source : Disney+, 2025; DVDcritiques.com, 2004). En montrant la fabrication de la rumeur et la manière dont la parole des adolescentes est instrumentalisée par les autorités religieuses et civiles, le long métrage souligne les liens entre croyance, pouvoir et contrôle social dans une société théocratique (Source : AlloCiné, s.d.; IMDb, s.d.). En parallèle, l’insistance sur le refus de certains personnages de signer des aveux mensongers, au prix de leur vie, renvoie à la question de l’intégrité individuelle face à un appareil collectif qui exige l’adhésion et la collaboration, motif central de l’œuvre de Miller (Source : DVDcritiques.com, 2004; Wikipédia, 2008).

Accueil critique, carrière en festivals et postérité

À sa sortie, La Chasse aux sorcières connaît un accueil critique généralement favorable pour la qualité de son adaptation et l’interprétation de ses principaux acteurs, même si son parcours commercial reste limité par rapport à d’autres productions américaines de la même période (Source : DVDcritiques.com, 2004; Disney+, 2025). Le film est sélectionné en compétition au Festival de Berlin en 1997, où il est nommé pour l’Ours d’or, ce qui contribue à l’inscrire dans le paysage des grandes productions internationales à dimension historique et politique (Source : DVDcritiques.com, 2004). La même année, l’œuvre obtient une nomination aux Oscars dans la catégorie du meilleur scénario adapté, récompense qui distingue le travail d’Arthur Miller dans la transposition de sa pièce au cinéma, sans pour autant se traduire par une statuette (Source : DVDcritiques.com, 2004; IMDb, s.d.). Plusieurs critiques soulignent la fidélité du film au matériau théâtral, en relevant la place centrale des dialogues et la focalisation sur les confrontations verbales au détriment de l’action spectaculaire, choix formel perçu comme cohérent avec la nature de la pièce (Source : DVDcritiques.com, 2004). Avec le temps, le long métrage continue d’être régulièrement cité dans les listes et dossiers consacrés aux représentations des sorcières au cinéma et aux récits de procès collectifs, occupant une place singulière entre le film historique, le drame de mœurs et l’allégorie politique (Source : SensCritique, 2012; AlloCiné, s.d.).

Filmographies essentielles des principaux artisans

Le parcours des principaux artisans de La Chasse aux sorcières permet de situer le film dans leurs trajectoires respectives, entre théâtre filmé, drame social et cinéma de prestige tourné vers les grandes institutions de prix (Source : IMDb, s.d.; Wikipédia, 2008). Nicholas Hytner, venu du théâtre, poursuivra notamment avec des adaptations et des œuvres centrées sur les rapports de pouvoir et les conflits de valeurs, tandis que Daniel Day-Lewis et Winona Ryder confirment à cette occasion leur présence dans le registre du drame historique américain (Source : IMDb, s.d.; Disney+, 2025). La filmographie d’Arthur Miller au cinéma reste marquée par cette adaptation tardive de l’une de ses pièces majeures, qui s’ajoute à d’autres transpositions de son œuvre dramatique, tandis que la musique de George Fenton s’inscrit dans un ensemble de partitions pour des films historiques ou sociaux de grande production (Source : Wikipédia, 2008; IMDb, s.d.).

  • Nicholas Hytner : The Madness of King George (1994), La Chasse aux sorcières (1996), The History Boys (2006) (Source : IMDb, s.d.).
  • Arthur Miller (scénariste) : adaptations de Les Sorcières de Salem (1957, 1996), Une vue du pont et diverses œuvres tirées de son théâtre (Source : Wikipédia, 2008).
  • Daniel Day-Lewis : My Left Foot (1989), Le Dernier des Mohicans (1992), Au nom du père (1993), La Chasse aux sorcières (1996) (Source : IMDb, s.d.).
  • Winona Ryder : Edward aux mains d’argent (1990), Dracula (1992), Les Quatre Filles du docteur March (1994), La Chasse aux sorcières (1996) (Source : IMDb, s.d.).
  • Joan Allen : Nixon (1995), La Chasse aux sorcières (1996), The Contender (2000) (Source : IMDb, s.d.).

Ce positionnement dans les filmographies des acteurs et du réalisateur contribue à faire de La Chasse aux sorcières un exemple de collaboration entre théâtre et cinéma dans les années 1990, où la relecture d’un événement fondateur de l’histoire américaine se double d’une réflexion sur la mémoire politique récente (Source : Wikipédia, 2008; IMDb, s.d.). En réunissant une distribution associée à des projets d’auteur et de studio, le film occupe un espace intermédiaire entre production grand public et cinéma de prestige, souvent mobilisé dans les débats autour de la représentation de l’intolérance et des dérives judiciaires à l’écran (Source : DVDcritiques.com, 2004; AlloCiné, s.d.). Par ailleurs, sa diffusion continue sur les plateformes et sa présence dans les catalogues de films historiques entretiennent sa visibilité auprès de nouvelles générations de spectateurs, pour qui le récit fonctionne à la fois comme reconstitution d’un épisode du XVIIe siècle et comme étude des mécanismes contemporains de la suspicion politique et sociale (Source : Disney+, 2025; SensCritique, 2012).

Critique sur La Chasse aux sorcières

6.6 / 10
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Où regarder en streaming La Chasse aux sorcières

La Chasse aux sorcières est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de La Chasse aux sorcières figurent John Proctor, interprété par Daniel Day-Lewis, Abigail Williams, interprété par Winona Ryder et Judge Thomas Danforth, interprété par Paul Scofield. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Daniel Day-Lewis - Photo
Daniel Day-Lewis
John Proctor
Winona Ryder - Photo
Winona Ryder
Abigail Williams
Paul Scofield - Photo
Paul Scofield
Judge Thomas Danforth
Joan Allen - Photo
Joan Allen
Elizabeth Proctor
Bruce Davison - Photo
Bruce Davison
Reverend Parris
Rob Campbell - Photo
Rob Campbell
Reverend Hale
Jeffrey Jones - Photo
Jeffrey Jones
Thomas Putnam
Peter Vaughan - Photo
Peter Vaughan
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Karron Graves - Photo
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Frances Conroy - Photo
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