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L'interprète - Image de fond
L'interprète (2005) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
The Interpreter
Budget
80 000 000,00 $
Revenus
162 944 923,00 $
Classification
u
Pays d’origine
US, GB
Sorties en France
  • Cinéma : 08/06/2005 (U)
Sociétés de production
Audio
Français, English, Português
Pays producteurs
Mots-clés

L'interprète(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

08/04/2005
•
u
•
2heure
6.3 / 10
“On ne traduit pas la vérité.”

The Interpreter est réalisé par Sydney Pollack, cinéaste américain dont il s’agit du dernier long métrage de fiction avant son décès en 2008, après une carrière marquée par des films comme Three Days of the Condor (1975) et Out of Africa (1985) (Source : Wikipedia, 2005). Le film est produit par Universal Pictures en partenariat avec Working Title Films et Misher Films, pour un budget estimé à 80 millions de dollars, ce qui le place dans la catégorie des productions de studio de grande ampleur de son époque (Source : IMDb, 2005). Tim Bevan, Eric Fellner et Kevin Misher figurent parmi les producteurs, consolidant l’implantation du projet dans une logique de coproduction anglo-américaine habituelle pour les thrillers internationaux du début des années 2000 (Source : Nations Unies, 2005). Le scénario est crédité à Martin Stellman, Brian Ward et Charles Randolph, tandis que David Rayfiel intervient comme script doctor non crédité dans certaines sources, dans la continuité de ses collaborations fréquentes avec Pollack (Source : Wikipedia, 2005). Le directeur de la photographie Darius Khondji et le monteur William Steinkamp participent à façonner une esthétique policée, centrée sur les espaces institutionnels et urbains, caractéristique des thrillers politiques contemporains que Pollack aborde ici par le prisme de la diplomatie multilatérale (Source : Shotonwhat, 2019; IMDb, 2005).

Intrigue et enjeux narratifs

L’intrigue s’ouvre sur Silvia Broome, interprète de l’anglais à l’ONU, qui affirme avoir surpris en kabu, langue fictive du Matobo, une conversation évoquant l’assassinat lors d’une prochaine session de l’Assemblée générale du président Edmond Zuwanie, dirigeant controversé de cet État africain imaginaire (Source : Wikipedia, 2005; Rotten Tomatoes, s.d.). Informés, les services secrets américains dépêchent l’agent Tobin Keller et sa collègue Dot Woods pour évaluer la crédibilité de cette alerte et assurer la sécurité du chef d’État lors de sa visite à New York (Source : Rotten Tomatoes, s.d.; IMDb, 2005). Au fil de l’enquête, la biographie de Silvia, marquée par la mort de sa famille sur un champ de mines attribué au régime de Zuwanie, ainsi que par ses liens passés avec un opposant, Ajene Xola, amène les enquêteurs à envisager la possibilité qu’elle ne soit pas seulement témoin mais également partie prenante d’un complot (Source : Wikipedia, 2005). Le récit multiplie les allers-retours entre les espaces sécurisés de l’ONU, les dispositifs de protection rapprochée et les quartiers new-yorkais, tout en exposant la manière dont la justice internationale, les procédures d’immunité et la mémoire des violences politiques se combinent dans la gestion d’une crise diplomatique (Source : Wikipedia, 2005; Nations Unies, 2005). La progression narrative repose sur la tension entre la parole de l’interprète, l’opacité des stratégies d’États et les limites de l’action des agents de sécurité dans un cadre juridique et institutionnel contraint (Source : Rotten Tomatoes, s.d.; Wikipedia, 2005).

Distribution et personnages principaux

Nicole Kidman incarne Silvia Broome, interprète née au Matobo et naturalisée américaine, dont la position à la croisée des cultures et des systèmes politiques structure l’essentiel du récit (Source : IMDb, 2005; Wikipedia, 2005). Sean Penn joue Tobin Keller, agent des services secrets chargé de la protection des dignitaires, un personnage traversé par un deuil récent, qui nourrit sa méfiance à l’égard du témoignage de Silvia tout en complexifiant sa manière d’appréhender la mission (Source : IMDb, 2005). Catherine Keener interprète Dot Woods, collègue de Keller, figure plus pragmatique de la chaîne de protection, qui permet de rendre visibles les procédures internes du Secret Service (Source : IMDb, 2005; Rotten Tomatoes, s.d.). Earl Cameron prête ses traits au président Edmond Zuwanie, dirigeant matobien contesté, accusé de crimes et de dérive autoritaire, dont la venue à l’ONU est encadrée par des dispositifs diplomatiques et sécuritaires qui jouent un rôle central dans l’économie du film (Source : IMDb, 2005; Wikipedia, 2005). Jesper Christensen, dans le rôle de Nils Lud, chef de la sécurité de Zuwanie, ainsi que Yvan Attal et d’autres interprètes secondaires, contribuent à dessiner un réseau de personnages où chaque fonction – diplomate, garde du corps, militant ou technicien – renvoie à des enjeux de pouvoir ou de loyauté (Source : IMDb, 2005).

Tournage, décor onusien et ancrage institutionnel

The Interpreter est le premier film de fiction auquel les Nations unies ont accordé l’autorisation de tourner à l’intérieur même de leur siège new-yorkais, notamment dans la salle de l’Assemblée générale, celle du Conseil de sécurité et certaines zones de circulation (Source : Nations Unies, 2005; Wikipedia, 2005). Après des refus initiaux, Sydney Pollack obtient ce feu vert à la suite d’échanges directs avec le Secrétaire général Kofi Annan, ce qui évite à la production de reproduire l’ensemble des décors en studio à Toronto, hypothèse un temps envisagée (Source : Wikipedia, 2005; Translorial, 2005). Les Nations unies, par l’intermédiaire de leur bureau de communication (CCOI), indiquent avoir facilité le tournage sur place, notamment en fournissant des figurants issus du personnel de l’organisation, ce qui renforce l’aspect procédural et institutionnel de plusieurs séquences (Source : Nations Unies, 2005). Parallèlement, le film est également tourné en décors réels à New York et dans d’autres lieux internationaux, témoignant d’une volonté de placer l’action dans un environnement urbain contemporain, connecté à la mobilité des représentants et des délégations (Source : IMDb, 2005; Shotonwhat, 2019). La préparation de Pollack se caractérise par un travail de documentation sur le métier d’interprète de conférence, confirmé par des témoignages de professionnelles ayant été consultées sur le plateau, ce qui influe sur la représentation des cabines, des techniques d’écoute et des contraintes déontologiques propres à cette profession (Source : Translorial, 2005).

Sortie, box-office et diffusion internationale

Le film sort en Amérique du Nord le 22 avril 2005, après des sorties anticipées dans plusieurs territoires européens, comme la Grèce dès le 8 avril 2005, et une programmation échelonnée dans d’autres pays jusqu’à l’automne de la même année (Source : Box Office Mojo, s.d.; IMDb, 2005). Aux États-Unis et au Canada, il réalise un démarrage en tête du box-office avec un week-end d’ouverture estimé à 22,8 millions de dollars pour 2 758 salles, selon les données de Box Office Mojo et la presse spécialisée, avant d’atteindre un total de 72,7 millions sur ce marché (Source : Box Office Mojo, 2005; Box Office Mojo, s.d.). À l’international, The Interpreter engrange environ 90,2 millions de dollars supplémentaires, pour un cumul mondial avoisinant 162,9 millions de dollars, soit un résultat supérieur à son budget de production de 80 millions de dollars (Source : IMDb, 2005; Box Office Mojo, s.d.). Des marchés comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, l’Australie ou le Japon contribuent notablement à cette performance, avec des recettes comprises entre environ 3 et 13,7 millions de dollars par territoire pour les plus importants (Source : Box Office Mojo, s.d.). Cette trajectoire commerciale confirme l’inscription du film dans la catégorie des thrillers politiques de studio capables de trouver un public sur plusieurs continents, en s’appuyant sur la notoriété de son casting et sur le caractère exceptionnel de son accès aux espaces onusiens (Source : Box Office Mojo, 2005; Nations Unies, 2005).

Accueil critique et réception institutionnelle

Sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, The Interpreter obtient un score d’environ 57% sur la base des critiques recensées, ce qui signale un accueil partagé, oscillant entre reconnaissance de son dispositif institutionnel et réserves sur certains aspects narratifs (Source : Rotten Tomatoes, s.d.). Les critiques saluent fréquemment l’utilisation inédite des décors de l’ONU ainsi que le jeu de Nicole Kidman et Sean Penn, tout en pointant parfois la manière dont le film articule les ressorts du thriller classique avec des enjeux politiques complexes autour des régimes autoritaires et de la justice internationale (Source : Rotten Tomatoes, s.d.; Wikipedia, 2005). Du point de vue institutionnel, les Nations unies, dans leurs communications, mettent en avant le film comme une première collaboration d’ampleur avec un long métrage de fiction, tout en rappelant le caractère fictionnel de l’intrigue et des États représentés (Source : Nations Unies, 2005). Cette même année, la presse spécialisée insiste sur le retour de Sydney Pollack au thriller politique après plusieurs années d’absence derrière la caméra, en situant le film dans une tradition hollywoodienne d’œuvres s’intéressant aux coulisses du pouvoir, mais transposée ici dans un cadre multilatéral et diplomatique (Source : China Daily, 2005; Box Office Mojo, 2005). La combinaison de ces éléments contribue à faire de The Interpreter un objet situé à l’intersection du cinéma de divertissement, de la représentation des organisations internationales et des débats médiatiques sur la responsabilité des dirigeants politiques face à des accusations de crimes de masse (Source : Nations Unies, 2005; Rotten Tomatoes, s.d.).

Critique sur L'interprète

6.3 / 10
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Où regarder en streaming L'interprète

L'interprète est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de L'interprète figurent Silvia Broome, interprété par Nicole Kidman, Tobin Keller, interprété par Sean Penn et Dot Woods, interprété par Catherine Keener. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Nicole Kidman - Photo
Nicole Kidman
Silvia Broome
Sean Penn - Photo
Sean Penn
Tobin Keller
Yvan Attal - Photo
Yvan Attal
Philippe
George Harris - Photo
George Harris
Kuman-Kuman
Clyde Kusatsu - Photo
Clyde Kusatsu
Police Chief Lee Wu
Hugo Speer - Photo
Hugo Speer
Simon Broome
Curtiss Cook - Photo
Curtiss Cook
Ajene Xola
Byron Utley - Photo
Byron Utley
Jean Gamba

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