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Inherent Vice - Image de fond
Inherent Vice (2014) - Affiche
Langue originale
English
Budget
20 000 000,00 $
Revenus
14 810 975,00 $
Classification
tp
Pays d’origine
US
Sorties en France
  • Cinéma : 04/03/2015 (TP)
  • Support physique : 15/07/2015 (TP)
Sociétés de production
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Inherent Vice(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

12/12/2014
•
tp
•
2heure 28min
6.5 / 10
“Sous les pavés, la plage !”

Inherent Vice est un film américain écrit, coproduit et réalisé par Paul Thomas Anderson, adapté du roman Vice caché de l’écrivain Thomas Pynchon, publié en 2009 (Source : Wikipédia, 2013 ; Le Monde, 2015). Il s’agit de la première adaptation cinématographique d’une œuvre de Pynchon, auteur réputé pour la densité de ses intrigues et la complexité de ses constructions narratives (Source : Wikipédia, 2013 ; Le Rayon Vert, 2025). Anderson a travaillé plusieurs années sur le scénario et a notamment choisi d’ajouter la figure de la narratrice Sortilège, absente en tant que voix off explicite dans le roman, afin de guider le spectateur à travers la trame foisonnante du récit (Source : Wikipédia, 2013 ; Le Monde, 2015). Le cinéaste a indiqué, dans un entretien avec la presse française, avoir initialement été sceptique quant à la possibilité d’adapter Pynchon, soulignant la difficulté de traduire à l’écran une écriture où l’humour, les digressions et la dimension historique sont profondément imbriqués (Source : Le Monde, 2015). Le projet s’inscrit dans la filmographie d’Anderson comme son septième long métrage, réalisé deux ans après The Master, et poursuit son exploration de l’histoire récente des États-Unis à travers des récits centrés sur des communautés, des groupes marginaux et des figures en décalage avec leur époque (Source : Le Monde, 2015 ; Wikipédia, 2013).

La production du film est assurée notamment par JoAnne Sellar, Daniel Lupi et Paul Thomas Anderson, avec le soutien de la société de financement et de distribution Warner Bros., qui assure la sortie américaine (Source : Wikipédia, 2013). Le budget de production est estimé à environ 20 millions de dollars, situant le film dans une catégorie intermédiaire entre cinéma de studio et projet d’auteur (Source : The Numbers, 2015). Le tournage a lieu principalement en Californie, ce qui permet de restituer de manière concrète les décors urbains et balnéaires de la région de Los Angeles au début des années 1970, période marquée par la coexistence de la contre-culture hippie et de formes plus traditionnelles d’autorité policière et institutionnelle (Source : Wikipédia, 2013 ; Le Monde, 2015). Anderson, qui revendique l’importance de la dimension comique dans l’œuvre de Pynchon, insiste par ailleurs sur l’idée que l’humour du film doit servir de porte d’entrée à un matériau historique et politique potentiellement aride, en particulier autour de l’échec de la « révolution hippie » (Source : Le Monde, 2015). Cette orientation se traduit, dans la mise en scène, par un mélange assumé de situations burlesques, de séquences de dialogue très écrites et de moments où la confusion du protagoniste reflète celle du spectateur (Source : Le Rayon Vert, 2025 ; Wikipédia, 2013).

Distribution, personnages et collaborations

Le rôle principal de Larry « Doc » Sportello est interprété par Joaquin Phoenix, acteur qui avait déjà collaboré avec Paul Thomas Anderson sur The Master en 2012 (Source : IMDb, 2015 ; Wikipédia, 2013). Le personnage de Doc, détective privé marqué par la culture hippie, constitue un pivot autour duquel gravite une large galerie de personnages secondaires, souvent introduits de manière fragmentaire au fil de l’enquête (Source : Wikipédia, 2013). Josh Brolin incarne le lieutenant Christian F. « Bigfoot » Bjornsen, policier aux méthodes rigides, figure d’autorité ambiguë qui entretient avec Doc une relation faite de rivalité professionnelle et de rapports de force fluctuants (Source : IMDb, 2015 ; Wikipédia, 2013). Katherine Waterston joue Shasta Fay Hepworth, l’ex-compagne de Doc, dont la réapparition déclenche la mécanique narrative et ancre l’enquête dans un registre à la fois intime et romanesque (Source : IMDb, 2015). La distribution comprend également Owen Wilson dans le rôle de Coy Harlingen, musicien disparu, ainsi que Benicio del Toro, Reese Witherspoon, Jena Malone, Martin Short, Maya Rudolph, Joanna Newsom et Eric Roberts, participant à la dimension chorale du film (Source : IMDb, 2015 ; Wikipédia, 2013).

La présence de Joanna Newsom est double, puisqu’elle incarne à l’image Sortilège tout en assumant la fonction de narratrice en voix off, élément structurant du dispositif narratif conçu par Anderson (Source : Wikipédia, 2013). Maya Rudolph, partenaire de longue date du réalisateur, apparaît dans le rôle de Petunia Leeway, tandis que Benicio del Toro interprète l’avocat Sauncho Smilax, qui fournit à Doc des informations juridiques et contextuelles au fil de l’enquête (Source : IMDb, 2015). Reese Witherspoon endosse le personnage de Penny, assistante du procureur et relation ponctuelle de Doc, créant un contraste entre sphère institutionnelle et milieu marginal fréquenté par le détective (Source : IMDb, 2015 ; Frame Rated, 2015). La galerie de personnages souligne la dimension de fresque sociale du film, en articulant hippies, membres de la bourgeoisie californienne, représentants de l’ordre et figures du show-business (Source : Le Rayon Vert, 2025 ; Wikipédia, 2013). Cette distribution étendue, que plusieurs critiques ont qualifiée de « star-studded ensemble », place Inherent Vice dans la lignée des films choraux où la multiplicité des trajectoires sert à décrire un climat historique et culturel plutôt qu’un simple affrontement individuel (Source : Wikipédia, 2013 ; Frame Rated, 2015).

Esthétique, musique et ancrage historique

Inherent Vice est fréquemment décrit comme un film néo-noir mêlé de comédie noire et de chronique psychédélique, en raison de son intrigue criminelle, de son enquête fragmentée et de son recours à l’humour pour désamorcer la gravité potentielle des situations (Source : Wikipédia, 2013 ; Le Rayon Vert, 2025). L’action se déroule en 1970, dans un contexte où l’horizon utopique des années 1960 se heurte à des formes de normalisation sociale et politique, ce que le film traduit par la confrontation entre les restes de la culture hippie et les forces de l’ordre, de la spéculation immobilière et de la contre-culture déjà institutionnalisée (Source : Le Monde, 2015 ; Le Rayon Vert, 2025). Visuellement, Anderson et son directeur de la photographie Robert Elswit privilégient une lumière chaude et légèrement voilée, qui évoque à la fois la nostalgie d’une époque et la perception altérée du protagoniste, souvent sous l’effet de drogues (Source : Wikipédia, 2013). Le film adopte un découpage où les scènes dialoguées s’enchaînent selon une logique associative, renforçant l’impression de dérive contrôlée propre à la structure du roman de Pynchon (Source : Le Rayon Vert, 2025). Cette approche esthétique se traduit par un usage marqué des plans rapprochés, des intérieurs enfumés et des décors urbains légèrement décalés, qui ancrent le récit dans une Californie à la fois reconnaissable et déjà mythifiée (Source : Wikipédia, 2013 ; Le Monde, 2015).

La musique occupe une place centrale dans la construction de l’atmosphère, avec une bande originale signée par Jonny Greenwood, collaborateur régulier d’Anderson, qui combine partitions originales et morceaux issus de la culture populaire de l’époque (Source : Wikipédia, 2013). Les choix musicaux participent à la reconstitution d’un paysage sonore où se croisent rock, folk et sonorités plus expérimentales, en écho à la diversité des milieux sociaux traversés par Doc (Source : Wikipédia, 2013 ; Le Monde, 2015). Le film s’inscrit ainsi dans un mouvement de relecture cinématographique des années 1960-1970 qui, loin de l’iconisation purement nostalgique, interroge les tensions entre idéal communautaire, dérives commerciales et montée d’un capitalisme plus structuré, comme le soulignent plusieurs analyses critiques (Source : Le Rayon Vert, 2025). Anderson lui-même, dans ses déclarations, insiste sur le fait que l’humour et les situations apparemment absurdes servent à éviter un discours didactique sur l’échec de la révolution hippie, au profit d’une approche plus oblique où le spectateur est invité à recomposer le sens à partir d’indices dispersés (Source : Le Monde, 2015). Cette configuration confère à Inherent Vice une place particulière dans la filmographie du cinéaste, en tant que film qui conjugue enquête policière, chronique historique et réflexion indirecte sur la mémoire d’une période charnière de la culture américaine (Source : Le Monde, 2015 ; Wikipédia, 2013).

Sortie, accueil critique et carrière en festivals

Inherent Vice est présenté en avant-première mondiale au New York Film Festival en 2014, puis connaît une sortie limitée aux États-Unis avant une distribution plus large en janvier 2015 (Source : The Wrap, 2014 ; Wikipédia, 2013). Lors de son premier week-end d’exploitation limitée, le film engrange environ 330 000 dollars sur cinq écrans, avec une moyenne par salle élevée, avant de s’étendre à plus de 600 salles quelques semaines plus tard (Source : The Wrap, 2014 ; The Numbers, 2015). Au total, le film enregistre un box-office d’environ 8,1 millions de dollars en Amérique du Nord et 6,7 millions de dollars à l’international, pour un cumul mondial proche de 14,8 millions de dollars, soit un score inférieur à son budget estimé (Source : The Numbers, 2015 ; Wikipédia, 2013). Cette performance commerciale modérée contraste avec l’ampleur de la distribution et avec la réputation de son réalisateur, mais reste cohérente avec le positionnement d’un film d’auteur au ton singulier, distribué par un grand studio (Source : The Numbers, 2015). En France, le film sort en 2015 sous le titre Inherent Vice, suscitant un intérêt critique nourri, comme en témoignent l’entretien de Paul Thomas Anderson dans Le Monde et diverses analyses publiées dans la presse spécialisée (Source : Le Monde, 2015 ; Le Rayon Vert, 2025).

Sur le plan des récompenses, le film obtient deux nominations aux Oscars 2015, dans les catégories meilleur scénario adapté et meilleur costume, sans remporter de statuette (Source : AlloCiné, 2015 ; Wikipédia, 2013). Ces nominations reconnaissent à la fois le travail d’écriture d’Anderson dans la transposition de Pynchon et la reconstitution minutieuse de l’esthétique vestimentaire du début des années 1970 (Source : AlloCiné, 2015 ; Wikipédia, 2013). La réception critique se révèle globalement favorable, nombre de commentateurs saluant la fidélité à l’esprit de l’auteur, tout en notant la difficulté pour certains spectateurs de suivre une intrigue volontairement sinueuse et éclatée (Source : Wikipédia, 2013 ; Le Rayon Vert, 2025). Des analyses ultérieures insistent sur la dimension politique et mélancolique du film, qui dépasse le simple pastiche de film noir pour interroger la transformation des imaginaires collectifs américains à la fin de la contre-culture (Source : Le Rayon Vert, 2025). Au sein de la filmographie de Paul Thomas Anderson, Inherent Vice occupe ainsi une position singulière, à la croisée du film de genre, de la chronique historique et de l’adaptation littéraire ambitieuse, dont la réception critique tend à souligner la richesse interprétative plus que le succès populaire immédiat (Source : Le Monde, 2015 ; Wikipédia, 2013).

Critique sur Inherent Vice

6.5 / 10
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Où regarder en streaming Inherent Vice

Inherent Vice est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV et SFR Play, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Inherent Vice figurent Larry "Doc" Sportello, interprété par Joaquin Phoenix, Lt. Det. Christian F. "Bigfoot" Bjornsen, interprété par Josh Brolin et Coy Harlingen, interprété par Owen Wilson. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Joaquin Phoenix - Photo
Joaquin Phoenix
Larry "Doc" Sportello
Josh Brolin - Photo
Josh Brolin
Lt. Det. Christian F. "Bigfoot" Bjornsen
Owen Wilson - Photo
Owen Wilson
Coy Harlingen
Katherine Waterston - Photo
Katherine Waterston
Shasta Fay Hepworth
Reese Witherspoon - Photo
Reese Witherspoon
Deputy D.A. Penny Kimball
Benicio del Toro - Photo
Benicio del Toro
Sauncho Smilax, Esq.
Jena Malone - Photo
Jena Malone
Hope Harlingen
Joanna Newsom - Photo
Joanna Newsom
Sortilège, who is also the narrator
Maya Rudolph - Photo
Maya Rudolph
Petunia Leeway
Martin Short - Photo
Martin Short
Dr. Rudy Blatnoyd, D.D.S.
Sasha Pieterse - Photo
Sasha Pieterse
Japonica Fenway

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