Vincent, graphiste ordinaire, voit sa vie basculer lorsque des inconnus l'agressent sans motif apparent, mus par une pulsion meurtrière déclenchée par un simple regard. Ce phénomène irrationnel s'amplifie, le contraignant à la fuite et à une remise en question radicale de son existence. Premier long métrage de Stéphan Castang, le film mêle thriller fantastique et comédie noire dans une exploration de la violence contemporaine. (Source : Wikipédia, 2023 ; IMDb, tt23790924)
Synopsis
Vincent Borel exerce comme graphiste dans une agence lyonnaise. Du jour au lendemain, un stagiaire l'attaque violemment sans raison, suivi d'un collègue qui le poignarde au stylo. Les incidents se multiplient : accidents de voiture, assauts de voisins, même un rendez-vous chez un psychiatre tourne mal. Vincent identifie un pattern : le contact visuel provoque chez autrui une rage incontrôlable. Il fuit la ville, rencontre d'autres victimes via un forum en ligne et adopte des mesures extrêmes pour survivre, comme bander ses yeux. Parallèlement, une serveuse nommée Margaux semble immunisée, amorçant une relation improbable au cœur du chaos. (Source : Wikipédia, 2023)
Le récit progresse vers une escalade sociétale, avec des radios évoquant une vague de violence nationale. Vincent et ses proches affrontent un monde où l'agressivité devient contagieuse. Le film culmine sur une autoroute apocalyptique, symbolisant l'effondrement collectif. Cette structure narrative alterne séquences d'action tendues et moments introspectifs, sans jamais expliciter pleinement le phénomène. (Source : Allociné, 2023)
Équipe artistique
Stéphan Castang réalise et co-écrit Vincent doit mourir, son premier long métrage, d'après un scénario partagé avec Mathieu Naert, lauréat des Résidences Sofilm de genre en 2017. Castang, comédien au théâtre, s'inspire de Invasion Los Angeles de John Carpenter pour sa paranoïa ironique et sa physicalité. La photographie est signée Manu Dacosse, la musique par John Kaced, les décors par Samuel Charbonnot et le montage par Méloé Poilleve. (Source : CNC, 2023 ; Wikipédia, 2023)
La production réunit Capricci Production, Bobi Lux, Gapbusters, Arte France Cinéma et Frakas Productions, sous l'égide de Thierry Lounas, Vincent Maraval et Claire Bonnefoy. Distribué par Capricci Films en France et Goodfellas ailleurs, le film bénéficie du soutien de SOFICA comme Cinéventure 6. Tourné à Lyon, il s'inscrit dans le label Wild West dédié au cinéma de genre. Cette collaboration collective, comme l'évoque Castang, a permis une réalisation fluide malgré un budget modeste. (Source : Unifrance, 2023)
Distribution
Karim Leklou incarne Vincent Borel, graphiste traqué, dans un rôle physique et nuancé. Vimala Pons joue Margaux Lamy, la serveuse échappant au phénomène, apportant une présence singulière. François Chattot interprète Jean-Pierre Borel, le père de Vincent, confronté au drame familial. Michaël Perez est Joachim DB, une autre victime connectée via le forum des Sentinelles. (Source : IMDb, tt23790924 ; Allociné, 2023)
- Emmanuel Vérité : Yves, le comptable agressif
- Jean-Rémi Chaize : Alex, le DRH
- Ulysse Genevrey : Hugo Monnier, le stagiaire
- Pierre Maillet : le psychiatre
- Karoline Rose Sun : Audrey
- Sébastien Chabane : Lionel, collègue
Ces seconds rôles, souvent brefs mais intenses, soulignent la contagion de la violence chez des figures banales. Leklou, acclamé pour sa mutation de placide à survivaliste, domine l'ensemble. (Source : Les Inrocks, 2023)
Production et contexte
Développé à partir du scénario de Naert soutenu par Sofilm, le projet intègre le label Wild West de Wild Bunch et Capricci, dédié aux films de genre audacieux. Le tournage, centré à Lyon, capture une province française ordinaire basculant dans l'absurde. Castang insiste sur une approche collective, avec des influences comme Carpenter pour la satire paranoïaque. Sorti dans un contexte post-pandémique, le film reflète les angoisses de méfiance sociale sans le thématiser explicitement. (Source : CNC, 2023)
En 2025, une enquête des Jours révèle des irrégularités budgétaires chez les producteurs Lounas et Bonnefoy, finançant un train de vie luxueux via les fonds, dans un scandale plus large de violences sexuelles. Cela n'altère pas la diffusion du film, déjà primé. Le format, 108 minutes, genre hybride – comédie dramatique, thriller fantastique –, vise un public festivalier. (Source : Wikipédia, 2023)
Festival et exploitation
Sélectionné à la Semaine de la critique du Festival de Cannes 2023, le film y est présenté en mai, marquant les débuts remarqués de Castang. Il enchaîne aux festivals de Sitges (meilleur premier film et acteur pour Leklou), Neuchâtel (meilleur européen), Fantasia (mention spéciale), Strasbourg (Octopus d'or) et Champs-Élysées (prix du public). Nominations aux European Film Awards et Magritte 2024 (meilleur film étranger en coproduction). (Source : Semaine de la Critique, 2023 ; Wikipédia, 2023)
Au César 2024, Castang remporte le meilleur premier film. Sortie nationale française le 15 novembre 2023, il attire 49 133 entrées en salles, selon Allociné, et environ 50 000 au total. Sur Allociné, presse moyenne 3,6/5 sur 28 critiques ; IMDb note 6,4/10. Exploitation modeste mais cohérente avec un cinéma indépendant de genre. (Source : Allociné, 2023 ; The Numbers, 2023)
Accueil critique
La presse salue l'originalité du concept, mêlant horreur, comédie et survival. Libération loue les métaphores opérantes et Leklou excellent, brisant tabous sur la violence. Le Monde met en avant la mutation physique de Leklou, de placide à brute. Le Parisien note un premier film intense malgré longueurs, Les Echos un fantastique apocalyptique brutal. (Source : Allociné critiques presse, 2023)
Certains regrettent une seconde partie analytique diluant le nonsensique initial, comme Culturopoing ou Le Figaro. Télé 7 Jours apprécie suspense et parabole humoristique sur la violence anxiogène. Globalement, un accueil positif pour ce thriller inclassable, vu comme miroir des divisions sociales. (Source : Cineuropa, 2023 ; SensCritique, 2023)
Critique sur Vincent doit mourir
Où regarder en streaming Vincent doit mourir
Vincent doit mourir est disponible à la location sur Google Play Movies, YouTube et Orange VOD et à l'achat sur Google Play Movies, YouTube et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Vincent doit mourir figurent Vincent, interprété par Karim Leklou, Margaux, interprété par Vimala Pons et Le père de Vincent, interprété par François Chattot. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
































