“Jeune, douce, innocente… mais une redoutable machine à tuer”
Réalisé par Joe Wright, « Hanna » s’inscrit dans la filmographie d’un cinéaste auparavant associé à des drames d’époque comme « Orgueil et préjugés » (2005) et « Reviens-moi » (2007), marquant un virage vers un cinéma d’action stylisé et contemporain (Source : The New York Times, 2011). Le scénario est signé Seth Lochhead et David Farr, à partir d’une idée originale de Lochhead développée plusieurs années avant la mise en production (Source : IMDb, 2011). Le rôle-titre est interprété par Saoirse Ronan, entourée notamment de Cate Blanchett, qui incarne l’agent de la CIA Marissa Wiegler, et d’Eric Bana, dans le rôle d’Erik, le père d’Hanna, ancien agent clandestin (Source : AlloCiné, 2011 ; IMDb, 2011). Le film est classé dans les genres thriller, action et drame, avec un positionnement revendiqué comme « conte de fées contemporain », notamment dans la communication autour de sa sortie anglophone (Source : The New York Times, 2011).
Sur le plan technique, la photographie est assurée par Alwin H. Küchler, qui privilégie des contrastes marqués entre les environnements enneigés de la Finlande, les paysages désertiques et les espaces urbains européens, participant à la dimension quasi géographique du parcours de l’héroïne (Source : IMDb, 2011). Le montage, signé Paul Tothill, adopte un rythme alternant scènes d’action chorégraphiées et séquences plus contemplatives, ce qui structure la progression entre thriller et récit d’apprentissage (Source : IMDb, 2011). La musique originale est composée par le duo britannique The Chemical Brothers, dont les textures électroniques et les motifs répétitifs accompagnent les poursuites et soulignent la dimension sensorielle de l’expérience d’Hanna (Source : AlloCiné, 2011 ; IMDb, 2011). Par ailleurs, la production est assurée par Focus Features et Sony Pictures, avec un budget estimé à 30 millions de dollars, ce qui situe le film dans la catégorie des productions de studio de moyenne ampleur (Source : IMDb, 2011).
Intrigue et enjeux thématiques
« Hanna » suit une adolescente de 16 ans qui vit recluse dans une région isolée de Finlande, où son père lui a enseigné les langues, les techniques de combat et de survie, en la préparant à un objectif précis : affronter Marissa Wiegler, une responsable de la CIA impliquée dans la mort de sa mère (Source : AlloCiné, 2011 ; IMDb, 2011). Lorsque la jeune fille accepte d’activer un dispositif permettant de signaler sa présence aux services américains, elle est capturée, interrogée puis parvient à s’évader d’une base souterraine avant de se lancer dans une fuite à travers plusieurs pays européens (Source : AlloCiné, 2011). En parallèle, Wiegler et ses équipes organisent une traque internationale, mobilisant des mercenaires et des relais locaux, ce qui fait du parcours de la protagoniste une succession de confrontations où se mêlent violence physique et découverte progressive des autres (Source : AlloCiné, 2011 ; critiques de presse AlloCiné, 2011).
Au-delà de la structure de thriller, le film articule plusieurs niveaux thématiques, notamment la question de l’identité construite par la biologie et par l’éducation, et celle de l’instrumentalisation des corps au sein de programmes secrets d’ingénierie humaine (Source : AlloCiné, 2011). Les critiques ont également souligné la manière dont Joe Wright reprend certains codes du conte – figure de la « sorcière » attribuée au personnage de Blanchett, parcours initiatique, motifs de la forêt et du labyrinthe urbain – pour les transposer dans un cadre contemporain marqué par les logiques sécuritaires post-Guerre froide (Source : critiques de presse AlloCiné, 2011 ; The New York Times, 2011). En parallèle, la relation entre Hanna et les adolescents qu’elle rencontre sur la route introduit un contraste entre une socialisation « ordinaire » et la formation militaire qui a structuré son enfance, ce qui place le film sur le terrain du récit de coming-of-age autant que sur celui du film d’action (Source : critiques de presse AlloCiné, 2011).
Contexte de production et sortie
« Hanna » est produit par la société britannique Working Title Films, associée à Focus Features, avec une partie importante du tournage réalisée en Europe, notamment en Allemagne, au Maroc et en Finlande, ce qui permet d’inscrire visuellement le récit dans un itinéraire transnational cohérent avec la dimension de traque internationale (Source : IMDb, 2011). Le film sort en salles aux États-Unis en avril 2011, distribué par Focus Features, puis dans plusieurs pays européens au cours du même printemps, dont la France où il est exploité sous le titre « Hanna » à partir d’avril 2011 (Source : AlloCiné, 2011 ; IMDb, 2011). Cette même année, la promotion insiste sur le changement de registre de Joe Wright, passé des adaptations littéraires à un récit hybride combinant espionnage, action et esthétique de conte, thème repris dans plusieurs entretiens et portraits publiés dans la presse anglo-saxonne (Source : The New York Times, 2011).
Sur le plan économique, le long métrage affiche un budget de production estimé à 30 millions de dollars et enregistre un box-office mondial d’environ 63,8 millions de dollars, dont plus de 40,2 millions sur le marché nord-américain, ce qui en fait un succès commercial modéré dans la grille de sortie 2011 (Source : IMDb, 2011). Le positionnement du film, entre divertissement d’action et proposition formelle plus singulière, le distingue dans un calendrier dominé par les franchises super-héroïques et les suites, ce que plusieurs commentateurs pointent en le décrivant comme un divertissement « plus malin que la moyenne » au sein des productions de studio (Source : critiques de presse AlloCiné, 2011). Par ailleurs, la réputation de Saoirse Ronan, alors révélée notamment par « Reviens-moi » et « The Lovely Bones », constitue un élément central du dispositif promotionnel, la presse soulignant le contraste entre son jeune âge et la physicalité du rôle (Source : AlloCiné, 2011 ; critiques de presse AlloCiné, 2011).
Accueil critique et réception
L’accueil critique de « Hanna » se caractérise par une diversité d’appréciations, avec un consensus autour de la singularité de sa mise en scène et de l’interprétation de Saoirse Ronan, tout en suscitant des réserves sur la construction du scénario (Source : critiques de presse AlloCiné, 2011). En France, plusieurs titres reconnaissent un thriller « plus malin que la moyenne », saluant la dimension visuelle du film et la manière dont Joe Wright joue des codes du conte de fées au sein d’un cadre d’espionnage contemporain (Source : critiques de presse AlloCiné, 2011). D’autres critiques se montrent plus sévères, jugeant le traitement parfois « grotesque » ou « fumeux » sur le plan narratif, tout en accordant une attention particulière à la performance de Ronan et à la composition de Cate Blanchett, décrite comme une antagoniste glaciale aux traits volontairement appuyés (Source : critiques de presse AlloCiné, 2011).
À l’international, les analyses s’attachent souvent à la capacité du film à conjuguer film d’action, conte initiatique et étude de personnage, certains commentateurs mettant en avant la « visual experimentation » de Joe Wright et la contribution déterminante de la bande originale des Chemical Brothers à la dynamique des scènes de poursuite (Source : Cinema Enthusiast, 2011 ; critiques internationales compilées par IMDb, 2011). En parallèle, la réception souligne régulièrement le choix de situer l’intrigue autour d’une héroïne adolescente, perçue comme une variation sur la figure de l’assassin juvénile popularisée par des œuvres antérieures, tout en conservant une approche plus distanciée et moins spectaculaire que certains modèles du genre (Source : critiques de presse AlloCiné, 2011). Si le film ne s’impose pas comme un phénomène de box-office, il acquiert progressivement un statut de titre de catalogue remarqué pour son dispositif formel et pour la trajectoire de son interprète principale au sein du cinéma anglo-saxon du début des années 2010 (Source : IMDb, 2011 ; critiques de presse AlloCiné, 2011).
Place dans la carrière des auteurs et prolongements
Dans la carrière de Joe Wright, « Hanna » constitue un moment de bifurcation, souvent commenté comme une incursion dans le cinéma de genre après une série de drames historiques et romantiques, avant un retour ultérieur à des projets plus proches de ses premiers succès, comme « Anna Karenina » (2012) (Source : The New York Times, 2011 ; filmographie IMDb, 2011). Pour Saoirse Ronan, le film intervient à un moment où l’actrice, déjà nommée aux Oscars pour « Reviens-moi », commence à occuper des premiers rôles dans des productions internationales mêlant dimension auteuriste et ambition commerciale (Source : AlloCiné, 2011 ; IMDb, 2011). De son côté, Cate Blanchett poursuit ici un travail récurrent autour de personnages liés aux structures de pouvoir, inscrivant Marissa Wiegler dans une galerie de figures d’autorité ambiguës qui traverse sa filmographie (Source : AlloCiné, 2011).
Le film connaît par ailleurs un prolongement indirect avec la série télévisée « Hanna », lancée en 2019 sur la plateforme Amazon Prime Video, qui reprend le postulat de départ et certains personnages tout en développant de nouveaux arcs narratifs, même si ce développement sériel s’inscrit dans un autre cadre industriel et créatif (Source : bases de données spécialisées, 2019). Cette circulation du récit entre cinéma et série illustre l’inscription de « Hanna » dans un mouvement plus large d’adaptation et d’extension d’univers narratifs au sein de l’industrie audiovisuelle des années 2010 (Source : IMDb, 2019). À l’échelle de la production de thrillers anglo-saxons, l’œuvre reste fréquemment citée pour son association de motifs de conte et de codes de l’espionnage, ainsi que pour sa bande originale électronique, qui continue d’être mentionnée comme un élément distinctif du film dans les rétrospectives et analyses consacrées à la décennie (Source : critiques de presse AlloCiné, 2011 ; analyses critiques ultérieures, 2020).
Critique sur Hanna
Où regarder en streaming Hanna
Hanna est disponible en streaming par abonnement sur Sony Pictures Core Amazon Channel, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Hanna figurent Hanna, interprété par Saoirse Ronan, Erik, interprété par Eric Bana et Marissa, interprété par Cate Blanchett. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.


























