“Le passé va venir vous hanter.”
« Catacombes » est le titre français du long métrage « As Above, So Below », réalisé par John Erick Dowdle et sorti en 2014, le film appartenant au registre de l’horreur avec éléments d’aventure et de mystère (Source : IMDb, 2014 ; Source : AlloCiné, 2014). John Erick Dowdle cosigne le scénario avec son frère Drew Dowdle, avec lequel il avait déjà collaboré sur des œuvres comme « Quarantine » et « Devil », inscrivant ce projet dans une continuité de films de genre à dispositif formel marqué (Source : Wikipedia, 2014). La production est assurée par Legendary Pictures et Universal Pictures, ce qui permet un tournage en décors réels à Paris, y compris dans les véritables catacombes, sous réserve d’autorisations spécifiques délivrées par les autorités municipales et les services patrimoniaux (Source : Universal Pictures, 2014 ; Source : Ville de Paris, 2014). Le film affiche une durée d’environ 93 minutes et obtient aux États-Unis une classification R de la MPAA en raison de son contenu violent et de ses images angoissantes, ce qui le destine à un public averti (Source : Box Office Mojo, 2014 ; Source : MPAA, 2014). Distribué en salles à l’été 2014 sur plusieurs territoires, il bénéficie d’une sortie en France sous le titre « Catacombes » le 20 août 2014, accompagnée d’un matériel promotionnel localisé et de bandes-annonces sous-titrées ou doublées (Source : AlloCiné, 2014 ; Source : Le Film Français, 2014).
Intrigue et principaux personnages
L’intrigue se concentre sur Scarlett Marlowe, archéologue britannique spécialisée en alchimie, qui poursuit la quête théorique et matérielle de la pierre philosophale, un artefact mythique censé conférer pouvoir de guérison et transmutation (Source : Rotten Tomatoes, 2014 ; Source : Wikipedia, 2014). Guidée par les travaux inachevés de son père, elle identifie les catacombes parisiennes comme le lieu potentiel où se trouverait cette pierre, ce qui motive l’organisation d’une expédition clandestine dans un réseau de galeries partiellement interdit au public (Source : IMDb, 2014 ; Source : Universal Pictures, 2014). Scarlett est accompagnée de George, ami de longue date maîtrisant les langues anciennes, d’un chef opérateur et de techniciens qui documentent l’exploration, ainsi que d’un groupe de cataphiles parisiens connaissant l’architecture complexe du site (Source : Wikipedia, 2014 ; Source : LeMagduCiné, 2019). Le récit met en place un dispositif de progression verticale et horizontale où le groupe franchit successivement des passages étroits, des salles ornées d’ossements et des couloirs effondrés, chaque étape intensifiant la pression psychologique et les phénomènes inexpliqués (Source : Rotten Tomatoes, 2014 ; Source : Zickma, 2018). Au fur et à mesure, les personnages se confrontent à des visions liées à leur histoire personnelle, créant un lien narratif entre le décor souterrain, la thématique de la culpabilité et la dimension quasi allégorique de la descente (Source : LeMagduCiné, 2019 ; Source : Aurian2012, 2014).
Distribution artistique
Le rôle de Scarlett Marlowe est interprété par Perdita Weeks, actrice britannique formée notamment à la télévision et au cinéma, qui trouve avec ce personnage un rôle central articulant détermination scientifique et vulnérabilité émotionnelle (Source : IMDb, 2014 ; Source : AlloCiné, 2014). Ben Feldman incarne George, figure de contrepoint plus prudent, dont la relation avec Scarlett et les connaissances linguistiques alimentent plusieurs scènes de décryptage de symboles et d’inscriptions murales (Source : IMDb, 2014 ; Source : Rotten Tomatoes, 2014). Edwin Hodge figure parmi les membres de l’équipe de tournage intradiégétique, contribuant à la dynamique collective et à la mise en place du regard caméra propre au found footage (Source : Wikipedia, 2014). Le film réunit également plusieurs comédiens français, dont François Civil et Ali Marhyar, qui interprètent des cataphiles guidant le groupe à travers des passages connus seulement des habitués de ce réseau souterrain (Source : IMDb, 2014 ; Source : LeMagduCiné, 2019). Cette distribution mixte anglo-franco-phone participe à l’ancrage du récit dans un Paris touristique et souterrain, tout en répondant aux impératifs d’un film coproduit et tourné en langue anglaise mais situé en France (Source : AlloCiné, 2014 ; Source : Unifrance, 2014).
Esthétique visuelle et dispositif found footage
« Catacombes » adopte une esthétique de found footage en intégrant la caméra comme élément diégétique principal, les images étant supposées provenir des équipements portés par les membres de l’équipe ou de caméras embarquées sur leurs casques (Source : Wikipedia, 2014 ; Source : Zickma, 2018). Ce dispositif se traduit par une image instable, des variations de luminosité brutales et un cadrage souvent partiel, ce qui cherche à reproduire les conditions d’une progression en milieu confiné où la visibilité est limitée à la portée des lampes frontales (Source : LeMagduCiné, 2019 ; Source : Universal Pictures, 2014). Le tournage dans les catacombes implique par ailleurs un travail spécifique sur la texture des murs, la densité de l’obscurité et la matérialité des ossements, donnant au décor la fonction de protagoniste à part entière dans la dramaturgie (Source : LeMagduCiné, 2019 ; Source : AlloCiné, 2014). Les plans serrés et les tunnels étroits accentuent la sensation de claustrophobie, tandis que la bande sonore exploite bruits de pas, échos et crissements de pierre pour construire une atmosphère d’angoisse continue, parfois ponctuée de silences marqués (Source : Rotten Tomatoes, 2014 ; Source : Universal Pictures, 2014). L’ensemble s’inscrit dans une lignée de films de genre utilisant des espaces clos et un registre pseudo-documentaire, en prolongeant des tendances apparues dans le cinéma d’horreur des années 2000 avec la généralisation des caméras numériques légères (Source : Cahiers du cinéma, 2014 ; Source : Upopi-Ciclic, 2000).
Contexte de production et tournage à Paris
Le film se distingue par un tournage partiel dans les vraies catacombes de Paris, un site géré par la Ville de Paris et habituellement soumis à des restrictions strictes concernant les prises de vue et l’accès à certaines galeries (Source : Ville de Paris, 2014 ; Source : Universal Pictures, 2014). La production a également recours à des reconstitutions en studio pour des raisons de sécurité et de logistique, ce qui permet de combiner authenticité du décor historique et contrôle technique sur les séquences les plus complexes (Source : Le Film Français, 2014 ; Source : LeMagduCiné, 2019). Cette articulation entre lieux patrimoniaux réels et espaces reconstruits s’inscrit dans une tradition de tournages internationaux en France, où les institutions locales encadrent l’utilisation d’infrastructures sensibles comme les réseaux souterrains ou les monuments (Source : CNC, 2014 ; Source : Unifrance, 2014). La présence d’une équipe internationale et d’un financement majoritairement américain participe à la visibilité du film sur le marché mondial, tout en exploitant l’imaginaire spécifique des catacombes parisiennes, régulièrement mobilisé dans la littérature et le cinéma de genre (Source : Unifrance, 2014 ; Source : Cahiers du cinéma, 2014). En parallèle, la production s’insère dans un moment où Paris sert de décor à plusieurs films de genre et superproductions, renforçant l’attractivité de la ville comme lieu de tournage pour des récits mêlant patrimoine et fantastique (Source : Commission du Film Île-de-France, 2014 ; Source : Le Film Français, 2014).
Accueil critique et réception publique
À sa sortie, « Catacombes » reçoit un accueil critique mitigé, voire négatif, sur plusieurs agrégateurs, les commentaires soulignant à la fois l’originalité relative du décor et les limites perçues du dispositif found footage (Source : Rotten Tomatoes, 2014 ; Source : Metacritic, 2014). Sur Rotten Tomatoes, le film affiche un pourcentage d’avis positifs modestes et une note moyenne reflétant une réception partagée, tandis que Metacritic indique des critiques globalement défavorables à partir de publications anglophones (Source : Rotten Tomatoes, 2014 ; Source : Metacritic, 2014). En France, certains médias spécialisés mettent en avant la dimension de voyage au cœur d’une psyché tourmentée et d’un espace souterrain oppressant, comme le souligne un article de LeMagduCiné évoquant « un voyage au cœur de la folie et de la terreur » tout en pointant les faiblesses de l’ensemble (Source : LeMagduCiné, 2019). D’autres sites, à l’image de Zickma, se montrent nettement plus réservés, critiquant la cohérence interne du found footage et l’exploitation des caméras embarquées, ce qui se traduit par des notes basses et des analyses sévères (Source : Zickma, 2018). Malgré ces réserves critiques, le film trouve un public dans le circuit de l’horreur en salles et en vidéo, s’inscrivant dans une offre régulière de productions de genre à budget moyen destinées à un marché international (Source : Box Office Mojo, 2014 ; Source : IMDb, 2014).
Résultats au box-office et diffusion
Sur le plan commercial, « As Above, So Below » enregistre un box-office mondial d’environ 41,9 millions de dollars, dont près de la moitié sur le territoire nord-américain et l’autre moitié sur les marchés internationaux, selon les données de Box Office Mojo (Source : Box Office Mojo, 2014). Le film réalise un démarrage aux États-Unis avec un week-end d’ouverture autour de 8,6 millions de dollars, ce qui le positionne dans la moyenne des productions d’horreur à budget contrôlé sorties à la fin de l’été (Source : Box Office Mojo, 2014 ; Source : The Hollywood Reporter, 2014). En France, « Catacombes » bénéficie d’une sortie en salles soutenue par une campagne d’affichage et de bande-annonce, avec des résultats en salle corrects mais sans atteindre les niveaux des franchises d’horreur les plus installées (Source : AlloCiné, 2014 ; Source : Le Film Français, 2014). Par la suite, le long métrage connaît une seconde vie en vidéo à la demande, DVD et diffusion télévisée sur des chaînes spécialisées dans le cinéma de genre ou dans les programmations nocturnes (Source : Unifrance, 2015 ; Source : Universal Pictures Home Entertainment, 2015). Cette circulation prolongée contribue à stabiliser la place du film dans le paysage de l’horreur des années 2010, où il est régulièrement cité pour son utilisation des catacombes parisiennes comme cadre narratif central (Source : Rotten Tomatoes, 2014 ; Source : Aurian2012, 2014).
Place dans le paysage de l’horreur des années 2010
« Catacombes » s’insère dans une décennie marquée par la persistance du found footage après le succès commercial de films comme « Paranormal Activity », dont il prolonge certains choix formels tout en les déplaçant vers un environnement patrimonial européen (Source : Cahiers du cinéma, 2014 ; Source : Metacritic, 2014). En combinant l’imaginaire de l’alchimie, de la pierre philosophale et d’une ville-musée comme Paris, le film articule des motifs culturels anciens à une mise en scène contemporaine de l’exploration et de la peur en milieu confiné (Source : Wikipedia, 2014 ; Source : Rotten Tomatoes, 2014). Cette orientation le distingue d’autres productions de la même période centrées sur des maisons hantées ou des environnements suburbains, en privilégiant un décor souterrain réel généralement inaccessible au public (Source : LeMagduCiné, 2019 ; Source : Ville de Paris, 2014). Dans la critique et les discours de spectateurs, le long métrage est souvent évoqué comme un exemple d’exploitation des catacombes au cinéma, aux côtés d’autres œuvres qui mobilisent ce réseau souterrain comme motif de mystère ou de menace (Source : Aurian2012, 2014 ; Source : Rotten Tomatoes, 2014). Sa trajectoire confirme par ailleurs l’importance des coproductions et des tournages internationaux pour le cinéma de genre, qui s’appuie sur des lieux reconnaissables pour se démarquer sur un marché saturé de propositions horrifiques (Source : CNC, 2014 ; Source : Unifrance, 2014).
Critique sur Catacombes
Où regarder en streaming Catacombes
Catacombes est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Catacombes figurent Scarlett, interprété par Perdita Weeks, George, interprété par Ben Feldman et Benji, interprété par Edwin Hodge. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




























