Une fortune à Venise retrace l'ascension et le déclin de la famille Stucky, des meuniers suisses installés à Venise au XIXe siècle jusqu'à leur ruine au milieu du XXe. Ce documentaire explore comment cette dynastie a bâti un empire industriel dans la cité des Doges, avant que les tumultes historiques ne l'emportent. Réalisé à partir d'archives rares et d'entretiens, il dépeint une saga entrepreneuriale intimement liée à l'histoire européenne.
Synopsis général
En 1841, Hans Stucky, jeune meunier suisse, s'établit à Venise pour y tenter fortune (Source : film-documentaire.fr, 2018). Son entreprise de minoterie grandit rapidement et se transforme en empire commercial sous l'impulsion de son fils Giovanni. Celui-ci emploie plus de quarante personnes en 1880, s'approvisionne en grain sur les rives de la mer Noire et assèche des terrains marécageux pour y cultiver du blé (Source : film-documentaire.fr, 2018).
La famille construit un moulin industriel imposant sur l'île de la Giudecca, aujourd'hui hôtel Hilton Molino Stucky. Elle intègre la haute société vénitienne en achetant le Palazzo Grassi, lieu de réceptions fastueuses. L'assassinat de Giovanni en 1910 par un ancien employé anarchiste marque le début du déclin (Source : film-documentaire.fr, 2018).
Son fils Giancarlo, éduqué en Europe, peine à maintenir l'empire familial. La participation à l'effort de guerre de 1915-1918 épuise les ressources, tandis que l'ascension fasciste entrave ses affaires. Le film mêle images contemporaines, archives privées en couleur et entretiens avec historiens pour éclairer ce contexte (Source : Imagissime Productions, 2018).
Réalisation et équipe technique
Emiland Guillerme et François Rabaté signent la réalisation et l'écriture du film (Source : IMDb, 2016). Giuseppe Maio et Patrice Michaux officient à l'image, capturant Venise actuelle et archives historiques en noir et blanc ou couleur. Enrico Roselli gère le son, Nathalie Plicot le montage (Source : film-documentaire.fr, 2018).
La musique originale est composée par Jean-Étienne Loose et Geoffroy Dauptain. Maya Sansa intervient en narration vocale. Production menée par Imagissime, avec coproductions AT-Doc et Pandataria Film ; diffusion sur Arte France et RTBF (Source : IMDb, 2016).
Le documentaire dure 52 à 56 minutes selon les sources, au format digital vidéo, ratio 16:9, stéréo (Source : film-documentaire.fr, 2018 ; IMDb, 2016). Les réalisateurs soulignent l'usage d'archives exceptionnelles, dont films amateurs 15 mm tournés dès 1900 par Giancarlo Stucky avec une Pocket Chrono Gaumont (Source : film-documentaire.fr, 2018).
Production et diffusion
Imagissime produit ce documentaire franco-belgo-italien, sorti en 2018 après une première en 2016 (Source : IMDb, 2016). Arte le diffuse le 17 juillet 2018, explorant la saga Stucky comme une épopée industrielle (Source : Imagissime Productions, 2018). RTBF suit en Belgique ; le titre international est The Last Merchants of Venice.
Sélectionné à Il Cinema Ritrovato à Bologne en 2018 (Source : film-documentaire.fr, 2018). Pas d'édition DVD connue ni de VOD signalée à ce jour. Le film ressuscite la Venise oubliée via photos privées et films amateurs inédits (Source : YouTube Arte, 2018).
Contexte : tourné dans une Venise contemporaine réinvestie pour recréer l'atmosphère du XIXe siècle. Les réalisateurs insistent sur la dimension shakespearienne de cette tragédie familiale, prisme de l'histoire européenne (Source : film-documentaire.fr, 2018).
Contexte historique de la famille Stucky
Hans Stucky arrive à Trévise puis Venise en 1841, dans une cité des Doges en mutation industrielle. Son fils Giovanni modernise la minoterie, achète terrains marécageux et érige le moulin de la Giudecca en 1884. La famille devient la plus riche de Venise, surnommée "nouveaux Doges" (Source : YouTube Arte, 2018).
Intégration sociale via Palazzo Grassi acquis fin XIXe siècle. Assassinat de Giovanni en 1910 par anarchiste révèle tensions ouvrières. Giancarlo hérite mais affronte crise économique post-1918 et montée mussolinienne en 1922 (Source : film-documentaire.fr, 2018).
Fascistes imposent pressions : licenciements, ventes d'œuvres d'art pour dettes. Empire s'effondre, moulin nationalisé. Saga incarne révolutions industrielles, guerres mondiales et totalitarismes (Source : Imagissime Productions, 2018).
Accueil et pertinence culturelle
IMDb note le film 7,0/10 sur quinze avis, saluant archives inédites en couleur des années 1900 (Source : IMDb, 2016). Sélection à Bologne souligne valeur patrimoniale. Pas de critiques presse majeures recensées dans Cahiers du Cinéma ou Le Monde.
Le récit éclaire Venise industrielle oubliée, des meuniers suisses aux magnats. Historiens interrogés contextualisent essor via commerce maritime et assèchements (Source : film-documentaire.fr, 2018). Écho à mythes du self-made-man et décadence.
En 2018, diffusion Arte coïncide avec intérêt pour sagas familiales européennes. Documentaire évite sensationalisme, privilégiant faits via archives privées Rosanna S. Chiggiato (Source : film-documentaire.fr, 2018).
Critique sur Une fortune à Venise
Où regarder en streaming Une fortune à Venise
Une fortune à Venise est disponible sur les plateformes ci-dessous. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Découvrez la distribution et l'équipe technique de Une fortune à Venise, ainsi que les talents devant et derrière la caméra qui ont donné vie à ce film.




