“Une guerre ancestrale. Deux clans immortels…”
Underworld est un film d’action horrifique réalisé par Len Wiseman, qui signe avec ce long métrage son premier film de cinéma après avoir travaillé comme directeur artistique sur divers projets hollywoodiens (Source : Wikipedia, 2004). Le scénario est écrit par Danny McBride à partir d’une histoire développée conjointement avec Kevin Grevioux et Len Wiseman, les auteurs revendiquant une approche inspirée à la fois par le cinéma de genre et par certains codes de la bande dessinée contemporaine (Source : Wikipedia, 2004). Le film est produit notamment par Lakeshore Entertainment et distribué aux États-Unis par Screen Gems, filiale de Sony Pictures, qui accompagne la sortie comme un produit de genre à destination d’un public adolescent et jeune adulte (Source : Box Office Mojo, 2003 ; Source : IMDb, 2003). Tourné principalement en Europe de l’Est, le film exploite des décors urbains nocturnes et une photographie bleutée, ce qui contribue à installer une identité visuelle reconnaissable autour d’un imaginaire gothique et industriel (Source : Wikipedia, 2004).
Le budget de production est estimé à 22 millions de dollars, un niveau intermédiaire pour une production d’action fantastique du début des années 2000, qui laisse entrevoir l’ambition de développer une franchise tout en contrôlant les coûts (Source : IMDb, 2003 ; Source : Box Office Mojo, 2003). La production s’inscrit dans un contexte où le marché voit se multiplier les films de vampires et de créatures surnaturelles, entre relectures de classiques et hybridations avec le film d’action, ce qui place Underworld dans une dynamique de concurrence mais aussi d’opportunité auprès d’un public familier de ces codes (Source : Wikipedia, 2004). Par ailleurs, le projet se positionne sur un créneau de fantasy urbaine à dimension « mythologique », en proposant un univers structuré par des règles internes et une histoire secrète des vampires et des lycans qui se déploie en arrière-plan du récit principal (Source : Wikipedia, 2004).
Intrigue et univers narratif
L’intrigue de Underworld s’ouvre sur une ville contemporaine plongée dans l’obscurité, où Selene, guerrière vampire, traque un groupe de lycans dans le métro, révélant d’emblée un conflit armé qui dure depuis des siècles à l’insu des humains (Source : Wikipedia, 2004 ; Source : AlloCiné, 2003). Cette séquence initiale introduit le double registre du film, partagé entre fusillades chorégraphiées et exposition progressive des enjeux historiques et politiques qui structurent l’affrontement entre les deux espèces (Source : Wikipedia, 2004). Le personnage de Michael Corvin, humain sans connaissance de ce monde souterrain, devient rapidement l’objet de la convoitise des lycans, qui cherchent à exploiter sa lignée pour créer un hybride combinant les forces des deux camps (Source : Wikipedia, 2004). Selene, en enquêtant sur ces motivations, met au jour des secrets liés à la maison vampirique, notamment autour de la figure de Viktor, un ancien seigneur vampire, et des manipulations du dirigeant Kraven (Source : Wikipedia, 2004).
Le film développe un univers régi par des règles internes, incluant des cycles de réveil et de sommeil des anciens vampires, des hiérarchies rigides et des rivalités à l’intérieur même du clan de Selene (Source : Wikipedia, 2004). En parallèle, il décrit une communauté lycan organisée autour de Lucian, chef charismatique dont la trajectoire est étroitement liée au passé des vampires, ce qui nourrit la dimension tragique et politique du conflit (Source : Wikipedia, 2004). La narration alterne entre scènes d’action et scènes d’explication, où sont détaés des éléments comme les origines de la guerre, les lignées de sang et les enjeux de pureté ou de mélange des espèces, participant à la construction d’une mythologie interne reprise par les suites (Source : Wikipedia, 2004). Sans proposer de résolution définitive de ce conflit, le film se conclut sur une reconfiguration des rapports de force, ouvrant explicitement la voie à des prolongements narratifs ultérieurs (Source : Wikipedia, 2004).
Distribution artistique et personnages
Kate Beckinsale interprète Selene, une vampire « Death Dealer » spécialisée dans la chasse aux lycans, rôle qui marque un tournant dans sa carrière alors principalement associée à des films dramatiques et à des productions en costumes (Source : IMDb, 2003 ; Source : AlloCiné, 2003). Son personnage est caractérisé par une tenue noire moulante et un arsenal d’armes modernes, ce qui contribue à inscrire la figure de Selene dans une iconographie d’héroïne d’action gothique, relayée largement par le matériel promotionnel (Source : Wikipedia, 2004). Scott Speedman incarne Michael Corvin, humain pris malgré lui dans le conflit, dont la trajectoire repose sur la découverte progressive de l’univers vampirique et lycan, puis sur sa transformation physique et identitaire (Source : IMDb, 2003 ; Source : AlloCiné, 2003). Michael Sheen joue Lucian, chef des lycans, personnage qui articule charisme, ressentiment et mémoire du passé, et qui deviendra central dans le développement de la franchise, notamment avec le prequel Underworld: Rise of the Lycans sorti en 2009 (Source : IMDb, 2009 ; Source : Wikipedia, 2009).
Bill Nighy prête ses traits à Viktor, l’un des anciens vampires, figure d’autorité dont le réveil et les décisions influent directement sur le destin de Selene et de son clan (Source : IMDb, 2003 ; Source : Wikipedia, 2004). Shane Brolly interprète Kraven, membre de la haute hiérarchie vampire, dont les manœuvres politiques et les alliances ambiguës structurent une partie des tensions internes au camp de Selene (Source : IMDb, 2003). Erwin Leder incarne Singe, scientifique lycan impliqué dans les expérimentations autour du sang et de la lignée Corvin, ajoutant une dimension pseudo-scientifique au dispositif fantastique (Source : IMDb, 2003 ; Source : Wikipedia, 2004). La distribution comprend également des seconds rôles comme Sophia Myles, qui interprète le personnage de Erika, vampire de rang inférieur, participant à l’illustration des rapports de pouvoir au sein de la société vampirique (Source : IMDb, 2003). L’ensemble de cette distribution contribue à installer une galerie de personnages codés de manière nette, chacun associé à une fonction narrative précise au service du conflit central (Source : IMDb, 2003 ; Source : AlloCiné, 2003).
Sortie, box-office et accueil critique
Underworld est présenté en avant-première au Grauman’s Chinese Theatre de Los Angeles le 15 septembre 2003, avant sa sortie en salles aux États-Unis le 19 septembre 2003, distribuée par Sony Pictures Releasing via Screen Gems (Source : Wikipedia, 2004 ; Source : Box Office Mojo, 2003). En France, le film sort le 24 septembre 2003, distribué par Metropolitan FilmExport, et se positionne dans le calendrier comme une proposition de cinéma de genre à l’approche de l’automne (Source : AlloCiné, 2003). Au box-office, le film ouvre à la première place du classement nord-américain avec un week-end de lancement estimé à 21,7 millions de dollars, dépassant son budget de production dès les premières semaines d’exploitation (Source : Box Office Mojo, 2003 ; Source : IMDb, 2003). Sur la durée, Underworld engrange environ 51,97 millions de dollars aux États-Unis et au Canada et 43,7 millions de dollars à l’international, pour un total mondial d’environ 95,7 millions de dollars (Source : Box Office Mojo, 2003 ; Source : IMDb, 2003).
Sur le plan critique, le film reçoit des avis globalement défavorables de la part de la presse spécialisée, tout en enregistrant un accueil plus favorable du côté du public (Source : Wikipedia, 2004). Sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, Underworld obtient un taux d’approbation de 31% sur la base de 162 critiques et une note moyenne de 4,8 sur 10, le consensus éditorial soulignant une dimension répétitive et dérivative malgré un style visuel remarqué (Source : Rotten Tomatoes, 2003). Metacritic lui attribue un score de 42 sur 100, calculé à partir de 34 critiques, indiquant des avis « mitigés ou moyens » (Source : Metacritic, 2003). À l’inverse, les enquêtes de CinemaScore auprès des spectateurs lui accordent une note moyenne de « B+ » sur une échelle allant de A+ à F, ce qui suggère un écart entre réception critique et réception populaire (Source : CinemaScore, 2003 ; Source : Wikipedia, 2004). Cette combinaison de critiques réservées et de performance commerciale solide contribue à installer le film comme un succès de genre susceptible de générer une franchise (Source : Wikipedia, 2004 ; Source : Box Office Mojo, 2003).
Prolongements et place dans la franchise
Le succès financier de Underworld conduit rapidement au lancement d’une franchise comprenant plusieurs suites et un prequel, prolongeant l’univers narratif et approfondissant la mythologie des vampires et des lycans (Source : Wikipedia, 2004). Une première suite directe, Underworld: Evolution, sort en 2006 et poursuit l’histoire de Selene et Michael, en développant davantage la figure de la famille Corvinus et l’origine des espèces (Source : Wikipedia, 2006). En 2009, Underworld: Rise of the Lycans adopte la forme d’un prequel centré sur Lucian et sur les origines de la révolte lycan, revenant sur des éléments seulement évoqués dans le premier film (Source : Wikipedia, 2009). Suivent ensuite Underworld: Awakening (2012) et Underworld: Blood Wars (2016), qui prolongent le parcours de Selene dans un contexte où le conflit entre humains, vampires et lycans évolue (Source : Wikipedia, 2012 ; Source : Wikipedia, 2016).
Au fil de ces prolongements, le premier Underworld acquiert le statut de point de départ d’un univers transmedia, cité régulièrement dans les analyses de franchises de cinéma de genre des années 2000 pour sa stratégie de fidélisation d’un public spécifique (Source : The Richest, 2023 ; Source : Wikipedia, 2004). La série de films cumule, selon certaines estimations, plus de 500 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget global de l’ordre de 200 millions de dollars, ce qui illustre la viabilité commerciale de ce type de licences à moyennes ambitions budgétaires (Source : The Richest, 2023). Sur le plan culturel, le film de 2003 est souvent mentionné pour sa combinaison de vampires et de loups-garous dans un environnement urbain modernisé, ainsi que pour la place donnée à une protagoniste féminine d’action au centre de la narration (Source : Wikipedia, 2004). Cette position lui assure une visibilité durable dans le paysage du cinéma de genre du début du XXIe siècle, malgré une réception critique initiale mesurée (Source : Rotten Tomatoes, 2003 ; Source : Metacritic, 2003).
Critique sur Underworld
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Underworld figurent Selene, interprété par Kate Beckinsale, Michael Corvin, interprété par Scott Speedman et Lucian, interprété par Michael Sheen. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.


















