“Le film que la Corée du Nord a voulu bannir.”
L’Interview qui tue ! est coréalisé par Evan Goldberg et Seth Rogen, qui signent également le scénario avec Dan Sterling, à partir d’une histoire conçue en commun (Source : Wikipédia, 2014). Le film est produit notamment par Columbia Pictures, Point Grey Pictures et LStar Capital, ce qui l’inscrit dans le cadre de la production de studio hollywoodienne grand public (Source : Wikipédia, 2014). Il appartient aux genres de la comédie, de l’action, de l’aventure et de l’espionnage, dans un format hybride qui joue sur les codes du film de mission et du buddy movie (Source : Wikipédia, 2014). La durée est de 112 minutes dans sa version cinéma, soit 1 h 52, et le long métrage bénéficie d’une classification restreinte aux publics avertis dans plusieurs territoires, en raison de son contenu violent et de son humour politiquement explicite (Source : IMDb, 2014). Sur le plan de la diffusion, le film est tourné en anglais et distribué sous son titre original The Interview dans les pays anglophones, tandis que la France adopte le titre L’Interview qui tue ! pour l’exploitation en salles et en vidéo (Source : Wikipédia, 2014).
La distribution principale réunit James Franco dans le rôle de Dave Skylark, Seth Rogen dans celui d’Aaron Rapoport, Randall Park dans celui de Kim Jong‑un et Lizzy Caplan dans le rôle de l’agente de la CIA Lacey (Source : Wikipédia, 2014). Autour de ce noyau central, le film fait intervenir un ensemble de seconds rôles et de caméos qui participent à l’univers satirique de l’émission fictive Skylark Tonight (Source : SensCritique, 2015). La photographie, le montage et la direction artistique sont conçus pour reprendre les codes visuels de la télévision de divertissement et du film d’action contemporain, en alternant plateaux de talk‑show, décors nord‑coréens reconstitués et scènes de mission (Source : IMDb, 2014). Le projet s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre Rogen et Goldberg, déjà coproducteurs et coréalisateurs de This Is the End, avec une même approche de la comédie de situation appliquée ici à un sujet explicitement politique (Source : Wikipédia, 2014). La musique et le design sonore accompagnent ce mélange de registres, oscillant entre pastiche de codes hollywoodiens et traitement parodique des scènes de tension (Source : Wikipédia, 2014).
- Réalisation : Evan Goldberg, Seth Rogen (Source : Wikipédia, 2014)
- Scénario : Dan Sterling, d’après une histoire de Evan Goldberg, Seth Rogen et Dan Sterling (Source : Wikipédia, 2014)
- Production : Columbia Pictures, Point Grey Pictures, LStar Capital (Source : Wikipédia, 2014)
- Genre : comédie, action, aventure, espionnage (Source : Wikipédia, 2014)
- Durée : 112 minutes (Source : Wikipédia, 2014)
- Interprètes principaux : James Franco, Seth Rogen, Randall Park, Lizzy Caplan (Source : Wikipédia, 2014)
Intrigue et thématiques
Le récit se concentre sur Dave Skylark, animateur d’un talk‑show people intitulé Skylark Tonight, et sur son producteur Aaron Rapoport, soucieux de donner une orientation plus sérieuse à leur programme (Source : AlloCiné, 2015). Lorsque les deux hommes découvrent que Kim Jong‑un est un spectateur de l’émission, ils parviennent à obtenir une interview exclusive avec le dirigeant nord‑coréen, qui doit se dérouler à Pyongyang (Source : AlloCiné, 2015). À ce stade, une agente de la CIA nommée Lacey les approche et leur propose de profiter de cette rencontre pour assassiner le chef d’État, transformant la mission médiatique en opération clandestine (Source : Wikipédia, 2014). Le film suit alors leur préparation, le déplacement en Corée du Nord et les interactions avec l’entourage du dirigeant, marquées par des quiproquos et des manipulations médiatiques (Source : SensCritique, 2015). Au fil de cette progression, l’intrigue croise les motifs de la propagande, de la fabrication de l’image publique et de la responsabilité des médias face au pouvoir politique (Source : The Viking Vanguard, 2015).
Sur le plan thématique, L’Interview qui tue ! s’inscrit dans la tradition de la satire politique qui interroge les régimes autoritaires à travers la comédie (Source : Time, 2014). Le film met en scène une représentation fictionnelle de la Corée du Nord et de son dirigeant, en s’appuyant sur des clichés médiatiques, mais aussi sur le fonctionnement supposé de la propagande d’État, notamment à travers les visites guidées et la mise en scène de la population (Source : The Viking Vanguard, 2015). Par ailleurs, l’intrigue exploite la figure du journaliste de divertissement confronté à des enjeux géopolitiques, ce qui crée un contraste entre la légèreté du format télévisuel et la gravité de la mission qui lui est confiée (Source : IMDb, 2014). Cette tension alimente la dynamique du duo principal, partagé entre ambition professionnelle, fascination pour l’accès au pouvoir et conscience progressive des risques encourus (Source : Wikipédia, 2014). En parallèle, certains passages soulignent les mécanismes de censure et de contrôle de l’information, en écho aux débats contemporains sur la liberté d’expression et la satire politique (Source : Time, 2014).
Production, diffusion et controverse
La production de L’Interview qui tue ! s’inscrit dans une collaboration déjà établie entre Seth Rogen, Evan Goldberg et Sony Pictures, dans la lignée de comédies antérieures orientées vers un public adulte (Source : Wikipédia, 2014). Dès l’annonce du projet, le film suscite une attention particulière en raison de son sujet, centré sur une tentative d’assassinat fictive du dirigeant nord‑coréen Kim Jong‑un (Source : Time, 2014). En juin 2014, les autorités nord‑coréennes qualifient le long métrage de « acte de terrorisme » et menacent de représailles « impitoyables » contre les États‑Unis si le film est distribué (Source : Time, 2014). Sony modifie alors certains éléments du film et reporte la sortie, initialement prévue en octobre 2014, à la fin de l’année (Source : Time, 2014). Dans ce contexte, le projet quitte le cadre d’une simple comédie de studio pour devenir un objet de friction diplomatique et médiatique (Source : Time, 2014).
En novembre 2014, Sony Pictures est victime d’une vaste cyberattaque revendiquée par un groupe se présentant comme les « Guardians of Peace », qui exige l’annulation de la sortie du film et diffuse des données internes de la société (Source : Variety, 2025). À la suite de menaces visant les salles qui projèteraient The Interview, plusieurs grands circuits de cinémas américains renoncent à programmer le long métrage (Source : Variety, 2025). Sony décide alors de retirer sa sortie nationale en salles et opte pour une diffusion numérique, proposant le film en location et en achat en ligne dès le 24 décembre 2014, avant une sortie limitée dans un réseau restreint de cinémas indépendants le 25 décembre (Source : Wikipédia, 2014). Ce mode de diffusion hybride, largement commenté à l’époque, conduit à des recettes numériques estimées à 40 millions de dollars, auxquelles s’ajoutent environ 12,3 millions de dollars de box‑office mondial, pour un budget de 44 millions de dollars (Source : Wikipédia, 2014). La trajectoire du film illustre ainsi l’impact d’une controverse politique et d’un conflit cybernétique sur les stratégies de distribution d’un studio hollywoodien (Source : Variety, 2025).
- Cyberattaque : intrusion dans les systèmes de Sony par le groupe « Guardians of Peace », novembre 2014 (Source : Variety, 2025)
- Menaces : déclarations nord‑coréennes contre la sortie du film, juin 2014 (Source : Time, 2014)
- Sortie numérique : mise en ligne le 24 décembre 2014 aux États‑Unis (Source : Wikipédia, 2014)
- Budget et recettes : budget de 44 millions de dollars, 40 millions en vidéo à la demande, 12,3 millions en salles (Source : Wikipédia, 2014)
Accueil critique et postérité
À sa sortie, L’Interview qui tue ! reçoit un accueil critique contrasté, plusieurs commentateurs saluant le jeu des acteurs principaux tout en pointant les limites de l’écriture comique (Source : Wikipédia, 2014). Les performances de James Franco et de Randall Park sont régulièrement mises en avant, la première pour son interprétation d’un animateur narcissique, la seconde pour sa composition du dirigeant nord‑coréen dans un registre mêlant candeur et menace (Source : Wikipédia, 2014). Seth Rogen et Lizzy Caplan sont également cités pour leur contribution à la dynamique du récit, en particulier dans les scènes articulant la mission d’espionnage et les ressorts de la comédie de duo (Source : Wikipédia, 2014). Du côté des agrégateurs, le film atteint une note moyenne reflétant ces réactions mitigées, avec une répartition partagée entre critiques favorables et réservées (Source : IMDb, 2014). Le public contribue néanmoins à la visibilité de l’œuvre par un important volume de visionnages en ligne, lié à la médiatisation de la controverse (Source : Wikipédia, 2014).
Sur le plan de la réception médiatique, plusieurs articles analysent le film moins pour ses qualités artistiques que pour ce qu’il révèle des tensions autour de la liberté d’expression et de la satire politique à l’ère numérique (Source : Time, 2014). Des commentateurs interprètent la réaction nord‑coréenne et la cyberattaque contre Sony comme un cas emblématique de pression exercée sur les industries culturelles par un État étranger, à propos d’une œuvre de fiction (Source : Variety, 2025). D’autres analyses s’intéressent au rôle des plateformes de vidéo à la demande dans la circulation du film, vu comme un précédent dans l’exploitation alternative d’un blockbuster affecté par un risque sécuritaire (Source : Time, 2014). Dans ce contexte, L’Interview qui tue ! acquiert une place singulière au sein de la filmographie de Seth Rogen et Evan Goldberg, en tant que comédie qui a déclenché des débats dépassant le seul champ du cinéma de divertissement (Source : Wikipédia, 2014). Cette postérité tient autant à son intrigue satirique qu’aux conditions exceptionnelles de sa sortie et de sa diffusion (Source : Variety, 2025).
Contexte dans la carrière des auteurs
Evan Goldberg et Seth Rogen ont commencé à travailler ensemble dès les années 2000, notamment sur des scénarios de comédie comme Superbad, avant de passer à la réalisation avec This Is the End en 2013 (Source : Wikipédia, 2014). L’Interview qui tue ! constitue leur second long métrage coréalisé, prolongeant un univers comique marqué par le recours au registre parodique et à des situations extrêmes (Source : Wikipédia, 2014). Cette même année‑là et les années suivantes, ils continuent d’occuper une place visible au sein de la comédie américaine contemporaine, en alternant rôles d’acteurs, fonctions de scénaristes et de producteurs (Source : Wikipédia, 2014). Le film s’inscrit donc dans une trajectoire où la comédie sert de cadre à l’exploration de thèmes plus directement politiques, ce qui n’était pas le cas de manière aussi frontale dans leurs projets antérieurs (Source : Wikipédia, 2014). En parallèle, leur collaboration avec Sony contribue à installer Point Grey Pictures comme une structure de production associée à des comédies destinées au marché international (Source : Wikipédia, 2014).
Pour James Franco, L’Interview qui tue ! s’ajoute à une filmographie déjà marquée par des rôles dans des productions à la fois grand public et indépendantes, allant de films de super‑héros à des projets plus expérimentaux (Source : IMDb, 2014). Seth Rogen poursuit de son côté une carrière d’acteur‑producteur où il occupe fréquemment des premiers rôles dans des comédies à tonalité adulte, souvent issues de son propre réseau de collaborateurs (Source : IMDb, 2014). Randall Park, déjà actif à la télévision et au cinéma, voit son interprétation de Kim Jong‑un commentée comme l’un des éléments les plus remarqués du film, ce qui renforcera sa visibilité dans les productions américaines des années suivantes (Source : Wikipédia, 2014). Lizzy Caplan, enfin, confirme sa présence régulière dans des œuvres mêlant comédie et intrigue de genre, après des apparitions dans des séries et longs métrages reconnus (Source : IMDb, 2014). Ensemble, ces parcours professionnels situent L’Interview qui tue ! à la croisée du cinéma de studio, de la comédie d’auteur et de la satire géopolitique (Source : Wikipédia, 2014).
Critique sur L’Interview qui tue !
Où regarder en streaming L’Interview qui tue !
L’Interview qui tue ! est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de L’Interview qui tue ! figurent Dave Skylark, interprété par James Franco, Aaron Rapaport, interprété par Seth Rogen et Agent Lacey, interprété par Lizzy Caplan. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




























