“Le western où les enfants font la loi”
Sorti en salles en décembre 2007, Big City est un long-métrage franco-belge qui transpose l’imaginaire du western dans un récit mené presque exclusivement par des enfants, dans une petite ville fictive de l’Ouest américain à la fin du XIXe siècle (Source : Unifrance, 2011 ; Wikipédia, 2007). L’intrigue se déroule après le départ précipité des adultes, partis défendre une caravane de colons attaquée par des Indiens, laissant la cité livrée aux plus jeunes, contraints de réorganiser la vie collective et de reproduire les fonctions sociales de leurs parents (Source : Unifrance, 2011 ; Filmages, s.d. ; Le Monde, 2007). Le film adopte un ton de comédie d’aventures, mais inscrit dans ce cadre ludique une série de situations qui renvoient à des enjeux de pouvoir, de cohabitation entre communautés et de hiérarchies sociales, caractéristiques du genre western revisité par un regard enfantin (Source : Unifrance, 2011 ; Wikipédia, 2007). En filigrane, le récit articule ainsi le jeu des cow-boys et des Indiens avec des thématiques de racisme, d’exclusion et de rapports de domination, relevées notamment par la critique de la presse française lors de sa sortie (Source : Le Monde, 2007 ; Filmages, s.d.). Sans dévoiler le dénouement, le film s’attache à montrer comment ces personnages très jeunes expérimentent le pouvoir, l’altérité et la responsabilité dans un univers codé par les mythes de l’Ouest (Source : Filmages, s.d. ; Unifrance, 2011).
Fiche technique et production
Réalisé par Djamel Bensalah, Big City est crédité à son nom pour la mise en scène, tandis que le scénario est coécrit par Djamel Bensalah et Gilles Laurent (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2007). La production réunit plusieurs sociétés françaises et belges, parmi lesquelles Miroir Magique, la RTBF, TF1 Films Production et Gaumont, ce qui inscrit le film dans un cadre de coproduction européenne à dominante française (Source : Wikipédia, 2007 ; Unifrance, 2011). Classé comme long-métrage de fiction, le film est identifié par Unifrance comme une œuvre d’aventure et de western, tournée en langue française et bénéficiant du statut de production majoritairement française, avec participation belge (Source : Unifrance, 2011). La durée annoncée est de 1 h 40, soit 100 minutes, détail confirmé à la fois par Unifrance, la base Filmages et la fiche technique d’IMDb (Source : Unifrance, 2011 ; Filmages, s.d. ; IMDb, 2007). La sortie française est datée du 12 décembre 2007, avec un visa d’exploitation référencé sous le numéro 115 975, ce qui ancre le film dans la saison cinématographique de fin d’année (Source : Unifrance, 2011 ; Wikipédia, 2007). Sur le plan budgétaire, la page Wikipédia mentionne un budget de 16,98 millions d’euros, tandis qu’IMDb évoque une estimation de 22 millions de dollars canadiens, indiquant des ordres de grandeur significatifs pour un film familial de ce type (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2007).
Intrigue et univers narratif
L’action de Big City se situe dans les années 1880, aux confins de l’Ouest américain, dans une petite ville qui attend l’arrivée d’une caravane de nouveaux immigrants censée assurer son développement économique et démographique (Source : Unifrance, 2011 ; Wikipédia, 2007). L’attaque de cette caravane par des Indiens entraîne le départ de tous les adultes et des enfants de plus de douze ans, laissant derrière eux uniquement les plus jeunes, accompagnés d’un vieil homme alcoolique et d’un simple d’esprit, qui ne constituent pas une autorité structurante stable (Source : Unifrance, 2011 ; Filmages, s.d.). Les enfants décident alors de reprendre les rôles de leurs parents : le fils du maire devient maire, la fille de l’entraîneuse reprend l’activité de sa mère, et chaque enfant se voit assigner une fonction alignée sur la profession familiale, reproduisant ainsi les divisions sociales existantes (Source : Filmages, s.d. ; Wikipédia, 2007). Dans ce cadre, la mise en scène met en avant un ensemble de situations caricaturales – châtiments corporels, bagarres, malversations, formes de racisme et prostitution – qui transposent les codes du western et des rapports de pouvoir dans un univers joué par des enfants (Source : Filmages, s.d.). Cette configuration narrative est également décrite par la critique comme un dispositif allégorique qui, sous couvert de divertissement familial, aborde les conflits entre colons et Indiens, les frontières entre communautés et les rôles imposés aux minorités (Source : Le Monde, 2007 ; Filmages, s.d.).
Répartition des rôles et direction d’acteurs
La distribution de Big City se singularise par la place centrale accordée aux interprètes mineurs, qui occupent la quasi-totalité des fonctions habituellement dévolues aux adultes dans le western classique (Source : MyMovies, 2008 ; IMDb, 2007). Vincent Valladon incarne James Wayne, l’un des personnages principaux, tandis que Paolina Biguine interprète Deborah White, décrite dans le générique comme « la jolie fille », et Jérémy Denisty joue William White, le fils du maire (Source : IMDb, 2007 ; Filmages, s.d.). Parmi les jeunes acteurs figurent également Samy Seghir dans le rôle de Wapiti, Alexis Maah dans celui d’Independance et Samen Télesphore Teunou en Jefferson, composant un groupe d’enfants marqué par une diversité d’origines, point souligné dans plusieurs analyses comme un élément constitutif du dispositif allégorique (Source : IMDb, 2007 ; Filmages, s.d.). À leurs côtés, quelques adultes complètent la distribution, notamment Eddy Mitchell, qui interprète un vieil alcoolique resté en ville, ainsi qu’Atmen Kelif dans un double rôle de Banjo et Papy Banjo, personnages mentionnés dans la fiche de données clés du film (Source : Wikipédia, 2007 ; Filmages, s.d.). La critique italienne de MyMovies note que le cinéaste dirige une « schiera di attori rigorosamente under 14 », insistant sur le choix de confier à des comédiens de moins de quatorze ans la quasi-totalité des positions de pouvoir représentées à l’écran (Source : MyMovies, 2008). Cette orientation participe de la dimension expérimentale de la mise en scène, qui articule jeu enfantin et reproduction de comportements d’adultes dans l’espace codé de Big City (Source : Filmages, s.d. ; MyMovies, 2008).
Thématiques, références et lecture critique
Sur le plan thématique, plusieurs sources critiques rapprochent Big City d’un ensemble de récits où des groupes d’enfants sont confrontés à la vacance du pouvoir adulte, évoquant notamment Sa majesté des mouches et Bugsy Malone (Piccoli Gangster) d’Alan Parker comme points de comparaison (Source : MyMovies, 2008). La fiche analytique de Filmages souligne la manière dont le film met en scène, de manière volontairement caricaturale, les châtiments corporels, la corruption, le racisme ou encore la prostitution, en associant à chaque communauté un rôle économique ou social stéréotypé – le personnage noir affecté au nettoyage, le personnage juif à la banque, le personnage chinois à l’épicerie (Source : Filmages, s.d.). L’article du Monde décrit le film comme un western pour enfants accompagné d’un « parfum dérangeant », en relevant que, tout en se présentant comme un appel à la tolérance, l’œuvre reconduit certaines hiérarchies de classes et de communautés, incarnées notamment par un jeune garçon blanc et riche dont les intérêts le conduisent à menacer les autres groupes (Source : Le Monde, 2007). Cette même critique insiste sur la manière dont la transformation des enfants en adultes à travers leurs rôles respectifs tend à naturaliser des rapports de domination déjà présents, ce qui nourrit une réception nuancée dans la presse généraliste (Source : Le Monde, 2007). En parallèle, les bases de données et notices spécialisées qualifient néanmoins le film de western familial ou de comédie d’aventures, destiné à un public jeune tout en proposant une lecture symbolique du monde contemporain et de l’Europe face aux questions migratoires et à l’intégration, comme le suggère la critique italienne qui parle d’« allegoria del mondo moderno » (Source : MyMovies, 2008 ; Wikipédia, 2007).
Réception, diffusion et indicateurs de carrière
Du point de vue de la carrière commerciale, les données disponibles indiquent une exploitation modérée. La page Wikipédia fait état de 344 648 entrées en Europe, un chiffre qui situe le film dans la moyenne basse des productions familiales françaises de la période (Source : Wikipédia, 2007). IMDb mentionne un box-office mondial de 2 786 776 dollars, sans détailler la répartition territoriale, ce qui rend difficile l’évaluation fine des performances marché par marché, mais donne un ordre de grandeur de la circulation internationale de l’œuvre (Source : IMDb, 2007). Sur le plan critique, la note agrégée d’AlloCiné pour Big City est de 2,0 sur 5, d’après la fiche de ce site, révélant un accueil plutôt réservé de la part des spectateurs et des critiques réunis (Source : AlloCiné, s.d.). Le Monde, dans son article de décembre 2007, souligne le décalage entre le positionnement apparent de « western pour enfants » et les motifs plus sombres qui traversent le film, ce qui contribue à un climat de réception marqué par l’ambivalence (Source : Le Monde, 2007). Enfin, sur Rotten Tomatoes, la fiche attribue au film un classement dans les genres aventure, comédie et western, sans toutefois proposer de score critique détaillé, ce qui confirme la visibilité limitée de l’œuvre sur la scène anglo-saxonne (Source : Rotten Tomatoes, s.d.). L’ensemble de ces éléments place Big City comme un objet singulier dans la filmographie de Djamel Bensalah, à la croisée du cinéma familial, du western parodique et de l’allégorie sociale (Source : Wikipédia, 2007 ; MyMovies, 2008).
Critique sur Big City
Où regarder en streaming Big City
Big City est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Big City figurent Tyler, interprété par Eddy Mitchell, Banjo, interprété par Atmen Kelif et James Wayne, interprété par Vincent Valladon. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




























