Los sonámbulos est une œuvre de fiction dramatique produite en Argentine, écrite et réalisée par Paula Hernández, cinéaste née en 1969, connue notamment pour Herencia (2001) et Las siamesas (2020) (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb, 2019). Le tournage du film s’est déroulé entre octobre et novembre 2018, un calendrier qui place la préparation du projet dans le sillage d’un regain de visibilité des réalisatrices latino-américaines sur la scène festivalière internationale (Source : Wikipedia, 2024). Le film est présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto en septembre 2019, dans la section Contemporary World Cinema, ce qui lui assure une vitrine importante auprès des programmateurs et de la critique (Source : Wikipedia, 2024). La même année, il est sélectionné au Festival international du film de San Sebastián et au Festival de Mar del Plata, renforçant son inscription dans le circuit des festivals de cinéma d’auteur (Source : IMDb – Awards, 2025 ; Micropsia, 2019). La sortie en salles en Argentine intervient en novembre 2019, dans un contexte de visibilité accrue pour le cinéma national, avant une exploitation ultérieure dans plusieurs pays et une sortie retardée en France en 2022 sous le même titre (Source : Wikipedia, 2024 ; AlloCiné, 2022). Par ailleurs, le film est choisi pour représenter l’Argentine dans la course à la nomination à l’Oscar du meilleur long métrage international pour la 93e cérémonie, ce qui lui confère un statut de candidat officiel bien identifié dans la filmographie récente du pays (Source : Wikipedia, 2024).
Intrigue et thématiques
L’intrigue se déroule au cours de vacances d’été dans une maison de campagne appartenant à la famille d’Emilio, où se retrouvent Luisa, son mari et leur fille Ana, aux côtés de la grand-mère Memé et d’autres membres du clan, dont Sergio, Inés et plusieurs cousins (Source : IMDb, 2019 ; Wikipedia, 2024). Le film s’ouvre sur un épisode de sonambulisme d’Ana, qui donne son titre à l’œuvre et installe une tension discrète autour du corps adolescent, de la vulnérabilité nocturne et du contrôle parental (Source : IMDb, 2019 ; YouTube – Trailer officiel, 2019). Le point de vue narratif s’articule principalement autour de Luisa, en crise personnelle et professionnelle, et d’Ana, dont l’éveil sexuel et l’émancipation progressive se heurtent à un environnement familial endogamique et ritualisé (Source : IMDb, 2019 ; Micropsia, 2019). En parallèle, le couple formé par Luisa et Emilio traverse une crise silencieuse, nourrie par des divergences sur l’avenir professionnel, la gestion de l’héritage et l’éducation de leur fille, tandis que les discussions sur la vente éventuelle de la maison de famille révèlent les enjeux patrimoniaux et affectifs à l’œuvre (Source : IMDb, 2019 ; Micropsia, 2019). Le film aborde de manière transversale des thématiques liées aux rapports de pouvoir au sein de la famille, à la transmission, à la sexualité adolescente et à la manière dont les traditions et les fêtes de fin d’année peuvent servir de décor à la mise à nu de tensions longtemps contenues (Source : Micropsia, 2019 ; YouTube – Trailer officiel, 2019).
Personnages et interprètes
Le rôle de Luisa est interprété par Érica Rivas, actrice argentine reconnue, qui incarne ici une traductrice en suspens, prise entre sa vie professionnelle, ses doutes créatifs et son rôle de mère dans un environnement familial contraignant (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb, 2019). Ana, sa fille de 14 ans sujette au sonambulisme, est jouée par Ornella D’Elía, dont la performance est régulièrement signalée comme une révélation dans les analyses critiques du film, notamment pour la manière dont elle donne forme à un personnage en pleine transformation (Source : Wikipedia, 2024 ; Micropsia, 2019). Marilú Marini interprète Memé, la grand-mère, figure matriarcale qui incarne la mémoire des lieux et des rituels, tandis que Luis Ziembrowski prête ses traits à Emilio, mari de Luisa, dont la position au sein de la famille et les prises de décision alimentent plusieurs conflits sous-jacents (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb, 2019). Le reste de la distribution comprend Daniel Hendler dans le rôle de Sergio, Valeria Lois dans celui d’Inés, Rafael Federman en Alejo, ainsi que Gloria Demassi et Teo Inama Chiabrando, qui complètent le tableau d’une famille élargie aux trajectoires diverses mais étroitement imbriquées (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb, 2019). Par la direction d’acteurs de Paula Hernández, le film privilégie un jeu d’ensemble et une dynamique de groupe, où les scènes « chorales » servent à rendre visibles les alliances, les exclusions et les non-dits, davantage qu’à isoler des performances individuelles spectaculaires (Source : IMDb, 2019 ; Micropsia, 2019).
Mise en scène, esthétique et dispositifs
La mise en scène de Paula Hernández repose sur une observation attentive des gestes et des interactions, soutenue par une caméra qui circule dans les espaces de la maison de campagne, accentuant l’impression de huis clos et de chaleur étouffante (Source : Micropsia, 2019 ; IMDb, 2019). Le film privilégie des plans relativement longs, un montage mesuré et une utilisation de la lumière naturelle qui inscrit les corps dans un environnement estival fait de sueur, de baignades, de repas et de veillées, au sein desquels les tensions se manifestent par touches successives plutôt que par éclats brusques continus (Source : Micropsia, 2019 ; YouTube – Trailer officiel, 2019). Le travail sonore, notamment l’usage des bruits ambiants et des conversations entrecroisées, participe à une immersion dans la vie domestique du groupe, tandis que la musique originale de Pedro Onetto, distinguée par l’Académie argentine de cinéma, accompagne discrètement les variations de ton du récit (Source : IMDb – Awards, 2025). Visuellement, le film opte pour une colorimétrie chaude et une photographie qui met en avant les textures de la maison et de la nature environnante, renforçant la dimension presque organique de ce microcosme familial (Source : IMDb, 2019 ; AlloCiné, 2022). Plusieurs critiques ont souligné la capacité du film à glisser d’un registre de drame intimiste vers une forme de récit proche du cinéma de tension, voire du « film d’angoisse domestique », notamment dans son dernier mouvement, sans recourir à des codes explicites du cinéma de genre (Source : Micropsia, 2019).
Réception critique et distinctions
Los sonámbulos a connu une circulation remarquée en festival, cumulant 9 prix et 17 nominations selon la base de données d’IMDb, ce qui en fait l’un des titres argentins les plus visibles de sa génération sur le circuit international (Source : IMDb – Awards, 2025). Le film obtient notamment le Grand Coral du meilleur film au Festival du nouveau cinéma latino-américain de La Havane en 2019, ainsi que les prix du meilleur scénario et de la meilleure actrice pour Érica Rivas dans ce même festival (Source : IMDb – Awards, 2025). En 2020, il reçoit le Cóndor de Plata de la meilleure fiction de l’Association des critiques de cinéma d’Argentine, renforçant sa reconnaissance critique nationale (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb – Awards, 2025). À l’Académie argentine des arts et des sciences du cinéma, le film est récompensé par plusieurs prix, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation pour Paula Hernández, de la meilleure musique originale pour Pedro Onetto, ainsi que des distinctions techniques pour le maquillage et les costumes (Source : IMDb – Awards, 2025). La critique spécialisée met en avant la direction d’acteurs, l’écriture des personnages féminins et la construction d’une atmosphère de tension diffuse, comme en témoigne la presse argentine et les analyses publiées à l’occasion du Festival de Mar del Plata, qui insistent sur la manière dont le film transforme un drame familial en récit d’alerte sur les violences symboliques et les impasses de la communication (Source : Micropsia, 2019). Enfin, sa sélection comme candidat argentin à l’Oscar du meilleur film international pour l’édition 2021 marque l’inscription du film dans le paysage du cinéma mondial, même s’il ne figure pas parmi les finalistes de la sélection de l’Académie américaine (Source : Wikipedia, 2024).
Place dans l’œuvre de Paula Hernández et contexte argentin
Dans la filmographie de Paula Hernández, Los sonámbulos s’inscrit dans une continuité thématique autour des dynamiques familiales et des trajectoires féminines, déjà présentes dans des films comme Herencia et prolongées plus tard avec Las siamesas (Source : Micropsia, 2019 ; Wikipedia, 2024). Le film arrive à un moment où le cinéma argentin accorde une visibilité accrue aux récits centrés sur les expériences de femmes et d’adolescentes, dans un contexte plus large de débats sociétaux autour des droits reproductifs, de la violence de genre et de la redistribution des rôles au sein de la famille (Source : Wikipedia – cinéma argentin, 2023, via notice film ; Micropsia, 2019). En mettant au premier plan une mère et une fille confrontées à des injonctions contradictoires, ainsi qu’à un environnement familial qui oscille entre protection et contrôle, le film dialogue avec d’autres œuvres contemporaines qui interrogent la structure patriarcale et les héritages matriarcaux en Amérique latine (Source : Micropsia, 2019). Sur le plan industriel, le succès critique et les récompenses obtenues par Los sonámbulos contribuent à renforcer la visibilité de Hernández au sein du cinéma d’auteur ibéro-américain, facilitant la circulation internationale de ses réalisations ultérieures (Source : IMDb – Awards, 2025 ; Wikipedia, 2024). Enfin, sa diffusion en Europe, notamment en France via une sortie salles en 2022, permet au film de rejoindre une série de productions argentines qui, depuis les années 2000, occupent une place régulière dans les programmations d’art et essai et les festivals, participant ainsi à la reconnaissance continue du « nouveau cinéma argentin » auprès du public cinéphile (Source : AlloCiné, 2022 ; Wikipedia, 2024).
Critique sur Los sonámbulos
Où regarder en streaming Los sonámbulos
Los sonámbulos est disponible à la location sur Amazon Video, Canal VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Los sonámbulos figurent Luisa, interprété par Érica Rivas, Ana, interprété par Ornella D'Elía et Meme, interprété par Marilú Marini. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
















